Christian Aubry

Web + Video = Communication @ Montreal, Qc

Archive for 25 February 2005

Pincez-moi, je vole !


OOoooo!Il ne m’a fallu ce soir qu’environ 22 secondes et 92 centièmes pour télécharger la dernière version “preview” d’OpenOffice 2.0 depuis le serveur miroir du GULUS. Le RISQ a beau être un réseau très performant, cette prouesse s’explique par le fait que ce serveur se trouve à quelques mètres seulement de ma chaise de bureau < ça aide ;-> et aussi, accessoirement, parce que cette suite bureautique fabuleuse ne “pèse” que 64 Mo, soit quatre fois moins que sa concurrente soit-disant microdouce. Quatre fois moins de bits, certes, mais autant sinon quatre fois plus de tonus !

En effet, par rapport à la version précédente, OpenOffice 2.0 améliore considérablement le confort de travail et la compatibilité avec “MsO”. En prime, elle comprend maintenant un système de gestion de bases de données qui peut travailler dans à peu près n’importe quelle “BD”, y compris — ô joie! — sur le serveur MySQL ronronnant en silence sous le capot de mon ordi. Voilà toute une nouvelle pour les développeurs Web qui vont maintenant pouvoir tout faire avec MySQL, y compris leur liste d’épicerie ;)

Comme il s’agit encore d’une mouture beta, je vais conserver par précaution l’ogre propriétaire sur mon ordinateur. Attendez-vous cependant à ce que que fasse désormais tout ce que je peux en “OO” et à ce que je vous envoie le fruit de mon dur labeur en format OpenOffice, avec une sortie PDF, RTF ou Word, selon le contexte. Cette excellente idée m’ayant été soufflée à l’oreille la semaine dernière par Robert “César” Gérin-Lajoie, je lui rends bien volontiers la paternité de ce move à la Brutus ;->


Real politics, justice à retardement ou leçon d’humilité ?


Le purgatoireTrois éléments ont récemment refroidi mon ardeur à brocarder la décision de l’ENAP d’inviter Alain Juppé en son sein :

  1. La réaction de l’intéressé à la pluie de tomates québecoise qu’il a reçue ;
  2. les précisions apportées par Jacques Plamondon, lui-même professeur associé de l’ENAP et, accessoirement, président du conseil d’administration de mon employeur, qui relativise lui aussi les délits reproché à l’ancien premier ministre et présente des signes rassurants de sa stature morale ;
  3. Une conversation téléphonique avec mon père, indéracinable parisien de souche, qui prétend lui aussi que Juppé n’est pas la meilleure cible puisqu’il a peu péché à une époque où tout le monde trichait allègrement avec les règles officielles du financement politique.

Soit.

Reste néanmoins le symbole de la corruption agitée sous nos yeux et une sentence judicaire déjà adoucie qui se verrait presque annihilée, du coup, par le purgatoire du Cap Diamant. Il me semble que s’il voulait réellement “servir encore quelque part”, Alain Juppé ferait mieux d’occuper son année à écrire le premier tome de ses mémoires (ce serait payant!) tout en réfléchissant sereinement et humblement au grand destin qui l’attend.

En parlant d’humilité, je me demande jusqu’à quel point sa soif de “servir” se distingue du plaisir qu’il éprouve à occuper le sommet de l’estrade sour les regards ébaudissants des badauds ébahis. Notez que je suis bien placé pour poser cette question puisque je ne rate jamais moi-même une occasion de me taire ;)