Trois éléments ont récemment refroidi mon ardeur à brocarder la décision de l’ENAP d’inviter Alain Juppé en son sein :
Soit.
Reste néanmoins le symbole de la corruption agitée sous nos yeux et une sentence judicaire déjà adoucie qui se verrait presque annihilée, du coup, par le purgatoire du Cap Diamant. Il me semble que s’il voulait réellement “servir encore quelque part”, Alain Juppé ferait mieux d’occuper son année à écrire le premier tome de ses mémoires (ce serait payant!) tout en réfléchissant sereinement et humblement au grand destin qui l’attend.
En parlant d’humilité, je me demande jusqu’à quel point sa soif de “servir” se distingue du plaisir qu’il éprouve à occuper le sommet de l’estrade sour les regards ébaudissants des badauds ébahis. Notez que je suis bien placé pour poser cette question puisque je ne rate jamais moi-même une occasion de me taire ;)