Christian Aubry

Web + Video = Communication @ Montreal, Qc

Personnel

Ustream Producer: l’erreur fatale à éviter


Hier soir, j’avais la chance de webdiffuser une conférence passionnante de Tara Hunt en direct du 3e Mardi | Third Tuesday Montreal. C’était la deuxième fois que j’utilisais, en production, le logiciel Ustream Producer Pro, sorti il y a quelques semaines à peine. À la suite d’un concours de circonstances indépendant de ma volonté suivi d’une négligence fatale de ma part, j’ai raté cette webdiffusion. En en faisant ici l’autopsie, je souhaite fournir l’explication technique de cet échec et partager la leçon avec d’autres Ustreamer francophones.

Le concours de circonstances

Ustream Producer: l’erreur fatale à éviterDepuis que le 3e Mardi existe, il y a toujours eu une équipe de Duocom sur place assurant, grâce à l’appui de commandite de CNW,  le son et l’éclairage. En arrivant sur place, je n’avais qu’à brancher le câble de sortie de console dans l’une des entrées son de ma caméra et pouvais me concentrer sur le paramétrage de ma webdiffusion tranquillement.

Or, hier soir, cet équipement n’était pas là. Je ne l’ai appris qu’en arrivant sur place, 40 minutes avant l’heure prévue du début de mon show. J’ai passé ces précieuses minutes à monter mon matériel, puis à tenter de fonctionner avec la petite console de son fournie par Daylight Factory afin de sonoriser la salle. Celle-ci ne comportant pas de seconde sortie exploitable pour ma caméra, j’ai dû faire un aller-retour chez moi, en plein trafic, afin de me doter d’un matériel plus adéquat.

À 18h, j’étais de retour au Daylight Factory. La salle était noire de monde. Au dernier moment, les organisateurs avaient inversé la disposition de la projection et j’ai dû déplacer quelques tables, ma caméra et tout mon matériel afin d’adapter l’angle de prise de vue. Puis j’ai installé ma propre console de son, branché mes micros sans fil, cafouillé avec l’effet larsen, puis, finalement, le plus rapidement possible, démarré le show en direct, sans prendre le temps de réviser un à un tous les paramètres comme je le fais habituellement.

Or, le son avait l’air bon. Cela sonnait impeccable dans ma caméra et la première écoute du retour en ligne se révélait positive. À deux mètres de moi, un complice suivait le show sur un ordinateur portable afin de modérer le clavardage et me rapporter d’éventuels problème. Malheureusement, il n’avait pas de casque et je n’y ai pas fait attention.

Encore plus malheureusement, nous avions pris du retard sur l’horaire de webdiffusion, peu de gens relayaient l’événement sur Twitter et les rares personnes (25) qui se sont connectées n’ont pas clairement sonné l’alarme. Ce n’est que bien plus tard, en rentrant chez moi, heureux d’avoir réussi à dominer une situation potentiellement dangereuse, que j’ai réécouté l’enregistrement et constaté le problème sonore. Cet enregistrement est inexploitable. J’ai fourni beaucoup d’efforts pour rien. Je n’ai pas permis à ces centaines, voire des milliers d’internautes de se nourrir de l’excellente conférence que nous a offert Tara. Je n’ai donc pas donné satisfaction à mon commanditaire. Dont acte. #FAIL


Transparence: la vie privée n’est-elle plus qu’une forme d’hypocrisie?


L’ennui, avec les sites d’information payants comme celui du quotidien Le Devoir auquel je viens de me réabonner, c’est que les fils de commentaires des articles réservés aux abonnés n’y sont pas publiquement accessibles. Ce qui m’oblige, pour ne pas littéralement “perdre le fil”, à republier ma réponse à Denise Bombardier. Autre avantage fort bien illustré par @NicolasBoileau, « Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage / Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage / Polissez-le sans cesse, et le repolissez / Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » ;~)

Transparence: la vie privée n'est-elle plus qu'une forme d'hypocrisie?L’évolution des technologies numériques, chère Madame, pose en effet des problèmes moraux qu’il est juste d’examiner. Je ne vous reproche pas ce questionnement mettant en cause le délicat rapport entre transparence et vie privée, mais j’aimerais vous suggérer un angle d’analyse un peu moins effrayant.

Nous sortons d’un siècle terrible, XXème du nom, qui a consacré la puissance et le déclin de tous les totalitarismes. Sous Hitler, Staline, McCarthy et Honecker, en effet, la défense de la vie privée était absolument essentielle à la survie de la liberté individuelle. Au Québec de la Grande Noirceur, étouffant de catholicisme intégral, elle permettait de respirer un peu.

Dans la démocratie représentative qui est aujourd’hui la nôtre, cependant, tout est différent. Le divorce, l’avortement et la garde partagée ne sont plus des péchés. L’homosexualité et même la transexualité sont socialement admises, même si des âmes conservatrices conservent encore à cet égard des préjugés. Nous savons depuis l’Antiquité que l’erreur est humaine, mais le pardon ne nous vient plus de Dieu, par l’entremise d’un prêtre plus ou moins vertueux. Il découle de nos propres législations des causes et des effets liées à nos conceptions de la complexité de la condition humaine. Nous sommes généralement mieux éduqués, mieux préparés au déferlement de la transparence.

D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? Très simplement et à titre individuel, selon moi, cela revient à vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses principes et ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois courageusement le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte à demander de l’aide à mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, en revanche, pourquoi devrais-je le cacher? Je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte à me battre pour faire évoluer la morale de mes pairs.

La transparence est inhérente au XXIème siècle

Au plan socio-politico-économique, la transparence est aujourd’hui nécessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu inacceptable de diriger la société tout en acceptant des enveloppes brunes; de prêcher la vertu tout en exploitant sous la soutane la sensualité immature des enfants; de cacher des primes mirobolantes qui influent fatalement sur votre gouvernance; de polluer la planète en catimini; et, même, d’incarner un héros multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.

La montée de transparence (comme on dit “montée de lait”) à laquelle nous assistons est bien réelle. Elle est très largement induite par les technologies que nous avons nous-mêmes créées : « We shape our tools and thereafter our tools shape us », écrivait Marshall McLuhan il y a déjà 45 ans. L’évolution récente des technologies de l’information et de la communication entraine effectivement un recul des frontière de la vie privée, certes, mais elle s’accompagne aussi d’une moralisation forcée de la société, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sports business et du celebrity business.

Cette moralisation n’est pas inféodée à une idéologie politique ou religieuse. Elle est ancrée dans une culture de la tolérance. Votre vie intime n’est pas menacée si vous vivez modestement et sans porter à conséquence. Elle l’est, en revanche, si vous vivez sous les projecteurs de la société ou si vous prétendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela très sain. C’est même indispensable si nous voulons avoir une chance de régler les immenses problèmes auxquels notre espèce fait face (écologie => développement durable, démographie => démocratie).

Cela ne nous dispense pas de rester vigilant face à deux épiphénomènes : (1) la perversion d’un certain voyeurisme et (2) d’éventuelles dérives totalitaires, qui sont, dans ce contexte, de véritables ennemies. Mais, par pitié, ne jetons pas l’innocent bébé de la transparence avec l’eau du bain ;~)

Dans la démocratie représentative qui est la nôtre, aujourd’hui, tout est différent. Le divorce, l’avortement et la garde partagée ne sont plus des péchés. L’homosexualité et même la transexualité sont socialement admises, même si des âmes conservatrices conservent encore des préjugés. Nous savons depuis toujours que l’erreur est humaine, mais le pardon ne vient plus de Dieu par l’entremise d’un prêtre plus ou moins vertueux, mais de nos lois et de nos conceptions avancées de la complexité de la condition humaine. Nous sommes généralement mieux éduqués, mieux préparés au déferlement de la transparence.
D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? D’après moi, c’est vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte à demander de l’aide à mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, je n’ai pas à le cacher; je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte à me battre pour faire évoluer la morale de mes concitoyens.
Au plan socio-politico-économique, la transparence est aujourd’hui nécessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu totalement inacceptable de diriger la société tout en acceptant des pots de vin secrets en argent comptant; de prêcher la vertu religieuse tout en abusant sous la soutane du corps de jeunes enfants, de cacher des revenus mirobolants qui influent fatalement sur votre gouvernance, de polluer la planète en catimini et, même, d’incarner un héros populaire multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.
La montée de transparence à laquelle nous assistons est réelle. Elle est très largement induite par les technologies que nous avons nous-mêmes créées : “We shape our tools and then our tools shape us”, disait Marshall McLuhan.
Cela entraine effectivement un recul de la vie privée, qui s’accompagne d’une moralisation obligatoire de la société, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sport business et du celebrity business.
Entendons-nous bien: cette moralisation n’est pas inféodée à une idéologie politique ou religieuse. Elle est ancrée dans une culture de la tolérance mais, aussi, de la vérité des causes et des effets. Votre vie privée n’est pas menacée si vous vivez modestement et sans porter à conséquence. Elle l’est si vous souhaitez vivre en pleine lumière et si vous prétendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela totalement sain. Je crois même que c’est indispensable si nous voulons avoir une chance de régler les immenses problèmes auxquels notre espèce fait face — écologie => développement durable, démographie => démocratie.
Cela ne nous dispense pas de rester vigilant face à d’éventuelles dérives idéologiques et totalitaires, qui sont en fait nos vraies ennemies. Mais, par pitié, ne jetons pas l’innocent bébé de la transparence avec l’eau du bain ;

Martin Ouellette : « Payons la WebTV pour qu’elle reste gratuite! »


J’aime beaucoup Martin Ouellette, le président de Provokat. C’est un personnage épicé, inspiré et attachant. Un visionnaire d’une espèce et d’une honnêteté rare, même, puisqu’il est capable de donner une conférence qui remet en cause son propre modèle d’affaires.

Je croise souvent Martin à Yulbiz et, le mois dernier, il m’a parlé d’un billet qu’il voulait publier sur un modèle d’affaires 2.0 qu’il venait d’imaginer lors du RDV Media 2009.  Un modèle d’affaires pour la WebTV, basé sur le don et sur son corollaire, la gratuité. Très intéressé par son raisonnement, je me suis porté volontaire pour en faire cette capsule vidéo.

Pourquoi ? Eh bien parce que je crois énormément qu’il s’agit d’un modèle d’avenir pour les productions WebTV de divertissement et de fiction. Le temps de la propriété intellectuelle est dépassé, la culture doit désormais circuler plus librement et le plus souvent gratuitement, mais les créateurs et les artistes doivent également trouver le moyen de gagner leur vie correctement.

Il faut donc que quelqu’un paie, quelque part. L’État? À part les vedettes reconnues, ce sera difficile. Le public dans son ensemble? Cela va à l’encontre de la tendance qu gratuit que l’on observe depuis quelques années et qui devrait continuer à s’imposer. Alors qui?

  • Des “micro-mécènes”, d’abord, c’est à dire des gens comme vous et moi pouvant s’offrir le luxe d’envoyer quelques dollars à des créateurs de contenus numériques ayant de la valeur à leurs yeux, recevant en échange la gratification d’être publiquement associés à leur diffusion. Le ruissellement de contributions modestes a le pouvoir d’alimenter de grandes lacs de création.
  • Des entreprises et des marques, ensuite, qui trouveront encore plus avantage à investir dans des contenus de valeur plutôt que dans des publicités primaires (et la plupart du temps mensongères) fonctionnant de moins en moins. En s’associant à ces communautés de soutien artistique et culturel, elles gagneront leur sympathie et leurs oreilles attentives.

Dans le domaine de la WebTV professionnelle et ciblée, c’est un peu déjà comme cela que je fonctionne moi-même pour certains projets. Mes webdiffusions des soirées-conférences de W3Québec et du 3e Mardi, par exemple, sont produites en coproduction avec des partenaires issus de la communauté qui me soutiennent financièrement. Idem pour le talk show interactif du webcom live, que je produirai à nouveau le mois prochain en co-production avec AgentSolo et Le Lien MULTIMÉDIA. Une fois que mes objectifs stratégiques et financiers sont atteints, le contenu généré peut bien circuler et servir à d’autres fins. Il en va de même pour tous les artisans.

Et il en va de même aussi pour la capsule de Martin. Je l’ai produite à mes frais, mais rien ne vous empêche, si vous la trouvez utile, de me verser ne serait-ce que la moitié de 5 dollars en cliquant sur le bouton ci-dessus. Si cela fonctionne, j’inventerai le « DonatorRoll » en me disant qu’il y a peut-être de l’avenir pour les journalistes reporters d’image indépendants et culottés ;D


Adieu, Renée, femme nomade, âme libre pour l’éternité


L’impensable est arrivé. Paix à l’âme de Renée et compassion pour toutes celles et ceux que sa disparition plonge dans la peine. Son sourire est éternel et sa force vitale est maintenant en chacun de nous.


Le retour de vacances torride d’un AgentSolo


Biarritz à marée haute Biarritz à marée haute Biarritz à marée haute Biarritz à marée haute Biarritz à marée haute Juliette à Biarritz Biarritz à marée haute Jambons de Bayonne sur langue de sable Villa du centre de Biarritz Juliette à Hondarribia Hondarribia (Pais Basco) Éphèbe en cabine Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Hondarribia (Pais Basco) Retour en autocar vers Biarritz Façade baroque (St-Jean-de-Luz) Jardin secret Rien à signaler à St-Jean-de-Luz Bain de soleil à St-Jean-de-Luz Volley ball à St-Jean-de-Luz Petits vieux sous les arbres (St-Jean-de-Luz) Sauveteurs et plage de St-Jean-de-Luz St-Jean-de-Luz St-Jean-de-Luz St-Jean-de-Luz Promenade au bord de la plage de St-Jean-de-Luz Promenade au bord de la plage de St-Jean-de-Luz Papa WordPress vu par Juliette Le port de St-Jean-de-Luz vu de la Maison de l'Infante Le port de St-Jean-de-Luz vu de la Maison de l'Infante Juliette devant la Maison de l'Infante (St-Jean-de-Luz) 20090731_26 Podcamp Montréal en vacances à Biarritz Ma mère (et moi) à 2 jours de son 80e anniversaire Jeux de plage sur la Côte des Basques (Biarritz) La promenade des quatre générations Fouillis urbain Plage du Port-Vieux (Biarritz) Plage des basques (Biarritz) Plage des basques (Biarritz) Le repos du surfeur Plage des basques (Biarritz) Pitonnage des basques (Biarritz) Camionnettes rose et verte Scénographie mobile (on the road again) Plage des basques (Biarritz) Plage des basques (Biarritz) Plage des basques (Biarritz) Promenade dans Biarritz Promenade en famille à Biarritz Promenade en famille à Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Promenade dans Biarritz Place Clémenceau Photographe photographié Juliette à la Mer de blé Paris : la Place des Vosges La Coupure (Daniel Buren) La Coupure (Daniel Buren) La Coupure (Daniel Buren) Un lustre de l'Hôtel Sallé Sculpture et autoportrait Cubisme et mouvement Cubisme architectural au Musée Picasso Musée Picasso Un lustre de l'Hôtel Salé Fenêtres mises en abyme La chèvre de Pablo Picasso Musée Picasso Chèvre, berger et bergère réfléchissant et réfléchis La Coupure, Musée Picasso La femme, lumière de l'homme Les pigeons du Pyegemalion La Tour Saint-Jacques Paris-Plage Paris-Plage Paris-Plage Bons Baisers de Paris

Au feu !

D’après ce que j’entends depuis mon retour en ville, jeudi dernier, l’été viendrait tout juste de commencer à Montréal. Et c’est vrai qu’il a fait chaud, très chaud, ces derniers jours. Tellement chaud que ma fille, Juliette, s’est brulé la main au deuxième degré avec de la cire à épiler chauffée sans précaution aux micro-ondes. Aouch ! Ça fait très mal.

J’étais en train de boire ma première bière canadienne depuis trois semaines au Laïka en compagnie de Philippe Martin lorsque c’est arrivé. Fort heureusement, la Maman de Juliette, qui devait l’emmener à la campagne, est arrivée à la maison quelques instants après l’accident. Très rapidement, elle m’a alerté et je rejoignais ma fille aux urgences de l’Hôtel-Dieu où on lui prodiguait réconfort et soins immédiats.

Miracle : grâce à l’humanité de ses médecins et infirmières et à un bon système d’éducation, le système de santé québécois n’a pas encore complètement flanché.

Ça déménage !

Malgré ce fâcheux incident, la fin de semaine torride m’aura quand même permis de mettre un peu d’ordre dans mes affaires avant de faire ma rentrée officielle, ce lundi. Les archives vidéo du dernier « 3e Mardi Live » sont enfin publiées, une seconde vidéo industrielle sera bientôt en ligne sur iCRIQ.com et j’ai synchronisé tous mes disques durs en vue du « grand déménagement ».

Dès que possible, en effet, je vais m’installer dans les locaux de netsym, où je continuerai mon œuvre d’agent solo en compagnie de mes bons amis, Yves Williams, Sandrine Prom Tep et Geoffroi Garon. J’ai l’intime conviction que cette nouvelle vie de bureau m’est nécessaire afin de mieux structurer ma double vie, personnelle et professionnelle. Mes clients y gagneront, mes partenaires et mes proches aussi.

Il n’y a guère que mon chat et Bruno Ricciardi Rigault, le patron du Laïka, qui y trouveront peut-être à redire ;~}

Carte postale

Et pour clore cette mise à jour en contexte, que pourrais-je t’offrir de mieux, cher(e) visiteur(e), que cette carte postale vidéo de Notre-Dame de Paris ? ;~)


Et les nominés du tirage au sort d’une WEB VIDÉO GRATUITE sont…


Le premier «twit» de 13h50Quelle aventure ! Pour mémoire, j’ai lancé un appel à tous sur Twitter et Facebook vers 13h50, hier, implorant l’aide de mes contacts afin d’atteindre les 100 “fans” nécessaires à l’octroi d’une URL personnalisée pour ma page “commerciale” Facebook. Je venais tout juste de la sortir de mes boîtes — ah, la folie du déménagement de juillet ! ;)

(more…)


Michael Jackson, le performer posthume Dolby stéréo et multi-angle HD


Installez Flash Player!

Dans ce podcast vidéo tout à fait expérimental, je parle des Évangiles, de Gregory Marshall, d’Alain Baschung et du prochain CD/DVD/Blu-Ray de devinez qui ? Eh bien oui : Michael Jackson.

Agacé par l’hypermédiatisation grotesque du décès de ce dernier, je m’étais livré, la semaine dernière, à quelques tweets faciles qui ont peut-être blessé les âmes généreuses et sensibles, ai-je pensé après coup. Puis j’ai eu la révélation du leg ultime laissé par le « Roi de la Pop » à l’humanité : une performance scénographique complète posthume filmée en HD multi-angle / Dolby FX stéréo.

Mea culpa. Grâce à l’impénétrabilité des voies du Show Business, nous assisterons peut-être, cet automne, à la première Résurrection numérique du troisième millénaire. Malgré ses fameuses lunettes noires, je reconnais que le grand petit Michael avait de la vision.


Pour en finir avec les demandes de connexion Facebook (et Linkedin*) infondées


Comme vous-même, je suppose, je reçois régulièrement des demandes de connexion Facebook émanant de personnes inconnues qui ne me donnent aucune façon d’évaluer la pertinence de leur répondre “oui” ou “non”. Très souvent, la consultation de leur profil, laconique et/ou insignifiant, n’apporte aucun élément de réponse.

business_cardPour ne pas être impoli, j’ignore donc leur demande tout en leur envoyant un petit mot personnalisé, du genre:

« Bonjour Gisèle. Où nous sommes-nous rencontrés? Si ce n’est pas le cas, que me vaut l’immense plaisir de m’interroger avec une grande perplexité sur la raison de votre demande de connexion? »

Quelle perte de temps!

Pourtant, chaque formulaire de demande est accompagnée d’une option “Ajouter un message personnel…permettant, justement, d’ajouter une once de savoir-vivre, quelques explications, une touche personnelle, enfin, à sa demande. Comment se fait-il que ces gens ne l’utilisent pas puisqu’ils s’adressent à un pur inconnu?

Une carte d’affaires? La belle affaire!

Certes, ma copine Michelle Blanc affirme sur toutes les ondes accepter les demandes de n’importe qui car (je résume) « on ne refuse pas une carte d’affaires, n’est-ce pas? ». Michelle étant désormais un personnage public, c’est son privilège et son droit. Ce qui est vraie pour elle ne l’est cependant pas forcément pour tout le monde et je vais tenter de vous expliquer pourquoi.

En ce qui me concerne, Facebook n’est pas un lieu de travail, mais un lieu de détente personnelle et professionnelle, un “partenariat public/privé”, en quelque sorte. J’y tiens librement des propos professionnels et personnels. J’y suis relié avec ma fille adolescente, avec des membres de ma famille, avec des collègues de travail, des relations socio-professionnelles proches ou lointaines et même avec des gens que je ne connais ni d’Adam ni d’Ève, mais avec qui j’ai dialogué un minimum ici ou là.

Je publie ainsi sur Facebook des éléments publics ainsi que des éléments classés “privés mais non confidentiels”. Je tiens donc à connaitre un peu les gens avant de leur donner accès à ces données. Idéalement, je m’impose de créer avec eux un début de relation personnelle, mais si celle-ci est mince et embryonnaire.

Dans la vraie vie, je ne refuse jamais une carte d’affaires que l’on me tend en me disant bonjour, puis en m’adressant quelques mots d’explication et un sourire. Sinon, que ferais-je de la carte d’un inconnu dont je ne sais rien? Elle finirait dans une poubelle ou un tiroir. À quoi bon? Et pourquoi donnerais-je la mienne à une personne qui ne m’adresse même pas la parole sans raison? Pour me donner quelle illusion?

Connexion, mode d’emploi

En conclusion, j’invite tous celles et ceux qui souhaitent me compter parmi leurs amis Facebook à ne pas le faire à la légère. Je leur demande aimablement de se poser simplement cette question: « Pourquoi et qu’est-ce que j’ai à échanger avec ce type? ». Ensuite, il leur suffit d’accompagner leur demande d’un petit mot *personnalisé* et d’y partager avec moi la réponse à cette question. Voilà, c’est tout!

Si c’est encore trop leur demander, il peuvent toujours se connecter à mon profil LinkedIn. Il s’agit là d’un strict profil d’affaires. Je n’y verrai donc aucun inconvénient.

Mise à jour (13 février 2012)

* Dérives actuelles et bon usage de Linkedin :

Malheureusement, Linkedin est devenu entretemps le nouvel Eldorado des chercheurs d’or virtuel, collectionneurs de contacts et solliciteurs commerciaux en tous genres. À mon grand regret, je n’y accueillerai plus que les demandes de connexions pertinentes, c’est à dire conformes à la vocation de ce réseau de contacts professionnels avérés.

Je me suis rendu compte, en effet, qu’il n’est pas du tout pertinent de créer des connexions Linkedin factices avec des inconnus, aussi sympathiques et bienveillants soient-ils. En plus de “délayer la sauce” et d’affaiblir le rapport signal/bruit, cela dénature la valeur même de ce réseau dans lequel tout contact découle théoriquement d’une relation préexistante à même d’engendrer, le cas échéant, une recommandation crédible. La nécessité de cette relation est écrite noir sur blanc dans les conditions d’utilisation (article 10-2-5: “[Don't] Invite people you do not know to join your network“).

Si la magie de « l’effet réseau » permet d’y entrer en contact avec un grand nombre d’inconnus constituant autant de nouveaux contacts potentiels, c’est avant tout grâce au filtrage bidirectionnel de personnes dignes de foi, pas à l’aveuglette. Plus cette chaîne de confiance professionnelle basée sur l’expérience vécue est trahie par ses propres utilisateurs, plus Linkedin perd de sa pertinence et, avec elle, de son utilité socio-professionnelle. Pour ne pas dire de sa future valeur boursière, mais souhaitons-lui de ne pas en arriver là.

Si vous cherchez à faire de nouveaux contacts sur Linkedin, voici mes conseils:

  • N’envoyez jamais de demande de connexion à une personne qui ne vous connait pas sans lui envoyer en même temps un message personnalisé contenant des explications claires et solides de ce geste;
  • N’affirmez jamais de contre-vérité en cochant n’importe quoi sur le formulaire de validation de la demande (“Comment avez-vous rencontré Untel?”);
  • Ne présumez pas que le fait d’être abonnés à un même groupe Linkedin est une raison suffisante pour accepter votre invitation;
  • Participez plutôt avec dynamisme aux groupes de discussion afin de démontrer qu’ils correspondent à vos intérêts professionnels majeurs. Vous y susciterez alors certainement la sympathie et l’intérêt de gens qui, comme vous, sont ouverts à de nouvelles connexions. Une fois qu’ils auront échangé leurs opinions avec vous dans une ou plusieurs conversations, ils seront prêts à répondre favorablement à votre message personnalisé d’invitation.
  • Enfin, posez-vous toujours deux questions avant d’inviter une personne dans votre réseau:
    • Quel intérêt ai-je à établir cette connexion, alors que je peux suivre cette personne sur un groupe de discussion Linkedin, peut-être aussi sur Twitter ou Google Plus, sans nécessairement l’ajouter à mes contacts?
    • Quel intérêt ma demande a-t-elle pour elle et comment la lui la mieux présenter ?

Ça a l’air bête comme ça, mais, à en juger par les demandes que je reçois, bien des gens ne se posent jamais ces questions élémentaires !


Yahoo! Live bénit l’union d’Isabelle et Laurent


Grosse fin de semaine, à VideoPresse ! Samedi, Laurent Maisonnave, mon associé et animateur principal de ce blogue, a pris dame Isabelle Houle pour épouse légitime dans une auberge de St-Alexis-des-Monts, en bordure d’un lac à l’eau claire. Près de 80 invités se pressaient dans la salle de cérémonie, dont plusieurs français ayant traversé l’Atlantique pour l’occasion ainsi que quelques amis britanno-colombiens d’Isabelle, qui a vécu plusieurs années à Vancouver. Malheureusement, d’autres membres de leurs familles éloignées ne pouvaient être présents et il a donc fallu trouver un moyen de leur faire partager l’heureux événement.

Laurent Maisonnave et Isabelle Houle se marientUne webdiffusion en temps réel s’imposait aux artisans de VideoPresse, d’autant plus que l’idée d’un mariage diffusé en ligne n’est pas nouvelle. La grande première historique a eu lieu en 1999, pendant la Fête de l’Internet. Les artistes Fred Forest et Sophie Lavaud diffusaient leur mariage en vidéo sur Internet. Parmi les témoins, on retrouvait rien moins que Vinton Cerf, le « père du World Wide Web », et Jean-Michel Billaut, personnalité de premier plan de la netéconomie française.

Côté captation professionnelle, ce ne sont pas les offres de service qui manquent. Il suffit de taper « +mariage +vidéo québec montréal » dans « Big G. » pour s’en convaincre. Ceci dit, une captation de qualité ne constitue qu’une partie du cahier des charges, l’autre partie étant les moyens d’encodage en temps réel et de webdiffusion. Chez nous comme ailleurs, plusieurs entreprises spécialisées offrent ce service, mais il en coûte au bas mot quelques milliers de dollars, ce qui n’est pas à la portée de toutes les dots.

Heureusement, nous sommes à l’heure du Web 2.0, du contenu généré par les utilisateurs et des modèles d’affaires freemium. Plusieurs services de webdiffusion gratuits ont fait leur apparition sur la Toile, dont ustream et BlogTV (via Laurent).

Laurent Maisonnave et Isabelle Houle se marientMalgré le faux départ de Yahoo! Live, c’est vers cette plateforme fiable et extraordinairement simple à utiliser que nous nous sommes tournés. La raison? Je désirais utiliser deux caméras afin de me permettre de changer d’angle tout en gardant une image stable à l’écran. Or, si ustream permet bien de choisir la caméra à utiliser, mes sessions de test ont systématiquement “gelé” lorsque je changeais de caméra à la volée. Avec Yahoo! Live, aucun problème. On peut changer de caméra ou de source sonore en tout temps, sans mettre en péril la diffusion.

Last but not least, les webspectateurs peuvent également diffuser leur image vidéo en temps réel en bas de la fenêtre de clavardage. Cela signifie que la vidéoconférence interactive gratuite est arrivée en ville et cela démontre, une fois de plus, que les modèles d’affaires sont éphémères dans la bulle technologique d’Internet en constante évolution.

Au final, la webdiffusion du mariage d’Isabelle et Laurent s’est fort bien passé et a reçu très exactement 77 visiteurs. Des proches de Clermont-Ferrand, Montréal et Vancouver ont pu lâcher une petite larme d’émotion et adresser leurs voeux aux jeunes mariés en direct, sans se déplacer. Évidemment, rien ne vaut la présence physique, mais dans certains cas, la « téléprésence » vaut mieux que l’absence totale.

En ce qui concerne VideoPresse, il est évident que nous allons continuer à explorer les outils disponibles pour nous permettre d’offrir à nos clients des solutions de webdiffusion simples à mettre en œuvre, économiques, conviviales et de qualité. Je songe aussi à réaliser une série de screencasts pour Intruders Canada afin de partager mes impressions. Il se pourrait bien aussi, à l’instar de Thierry Bézier, que nous produisions un de ces jours une émission en direct, que ce soit pour VideoPresse ou pour Intruders Canada. Stay tuned!

D’ici là, tous mes vœux de bonheur aux jeunes mariés qui ont raccroché leurs claviers et souris pour quelques jours — et on les comprend bien : )


Pré-lancement du livre ‘Pourquoi bloguer’ à Webcom 2007



« Pas encore un livre de blogueurs ! », s’exclameront certains, en référence au fameux Yulblog de mars dernier au cours duquel furent lancés les livres de trois blogueurs montréalais. Cette fois-ci, le lancement a lieu au dernier Yulbiz de l’année et il n’y aura qu’un seul livre à saluer.

Autre différence : Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires est moins un livre d’auteur qu’un « livre en réseau » puisqu’il a été rédigé, cet été, par dix blogueurs influents collaborant sur un wiki à la rédaction de leurs chapitres respectifs. Destiné à inciter les gens d’affaires à bloguer, ce projet a été initié l’an dernier par Claude Malaison, président d’émergenceweb et directeur de la programmation de Webcom Montréal.

Présents au dernier Webcom où nous avons réalisé plusieurs entrevues que nous présenterons ici au cours des prochaines semaines, nous en avons profité pour demander à Claude de nous parler du livre, mais aussi de la conférence Webcom dont le succès augmente à chaque édition. En prime, nous avons eu droit à l’annonce du retour à Webcom du « pape du blogue », Loïc Le Meur, le 14 mai prochain.

Publication originale sur Intruders CANADA


Mise en abîme pour Yvan


Aller-retour... C’est l’histoire d’un lien qui renvoie vers un site qui contient un lien qui renvoie vers un site qui contient un lien ramenant à la case départ (ad libitum).

Continue, Yvan. Je ne te connais pas autrement que par la magie des liens mais je suis sûr que tu vas bien aimer. :)

Ami Calmant,

C.A.


Pincez-moi, je rêve !


Pincez-moi, je rêve !La doctrine américaine des brevets logiciels appliqués à l’internet vient encore de démontrer son aberrante stupidité — aussi aberrante que la politique étrangère de George W. Bush, ce qui n’est pas peu dire.

La compagnie Test.com Inc. prétend en effet détenir, depuis le 28 janvier 2003, un brevet sur “la distribution et la vente de tests sur Internet“. Le simple fait de faire passer un test en ligne moyennant rétribution violerait sa soi-disante propriété intellectuelle. Sont directement visés, bien sûr, les instituts de formation en ligne, de certification professionnelle, mais également les collèges, écoles et universités qui proposent ce genre de tests à leurs étudiants moyennant des droits d’inscription génériques.

Dans un excellent article publié dans son édition du 26 mars mais malheureusement réservé aux abonnés, le Chronicle of Higher Education précise qu’une autre entreprise américaine, Acacia Research, prétend de son côté que les collèges et entreprises ayant recours à la webdiffusion en transit (media streaming) violeraient son brevet (voir à ce sujet les précisions de mediastreaming.com). « Cela revient à ouvrir la boîte de Pandore », commente Mme Sally Johnstone, directrice exécutive de WICHE. En effet, n’importe qui pourrait breveter n’importe quelle idée générique et réclamer ainsi sa retraite à vie.

Tant qu’à y être, apprenez que je dépose demain matin un brevet sur les carnets Web. Carnetiers, si vous voulez continuer à aligner dans une interface homme-machine bidimensionnelle, de façon verticale et linéaire, des textes ou extraits de textes classés par ordre chronologique inverse, dotés de liens vers d’autres pages contenant les textes complets munis d’une adresse permanente, éventuellement assortis d’une fonction pour que les lecteurs puissent ajouter de façon interactive à cette page, ou à toute page directement liée à celle-ci, des commentaires de leur cru, eh bien vous devrez désormais me verser une caisse de bière hebdomadaire, deux kilos de filet-mignon et 200 dollars d’argent de poche. Si vous refusez de vous conformer à cette demande, je serai au grand regret de vous envoyer mes avocats.

Que voulez vous? Le génie, ça ne se marchande pas. Mon brevet porte le numéro XB4569437y23405 et sera déposé le 1er avril 2004 dans mon bac vert, les arêtes de poisson faisant foi.


Peu importe par qui le scandale arrive


Drahcir NialaAprès quelques discussions téléphoniques sans concession, j’accepte le scepticisme (pour ne pas dire l’apathie) du milieu face à cette affaire. Alain Richard est en effet détesté par bien du monde qui juge son comportement atypique plus que douteux, et ce depuis des lustres. Il n’y a qu’à chercher son nom — maintes fois cité — dans cette page de feu-pssst pour saisir l’ampleur du phénomène. Si le personnage est à la hauteur (bassesse?) de sa réputation, son témoignage devant la Commission parlementaire se dégonflera de lui-même. D’accord.

Si c’est le cas, cependant, la portée vitriolique des propos qu’il a livré au Devoir signe son arrêt de mort économique et politique total. Certains prétendent que c’est déjà fait, mais je ne crois pas que ce soit vrai. Même si le petit milieu québécois de la communication numérique condamne Alain Richard d’avance, ce n’est pas le cas d’autres milieuxéconomiques où il peut encore gagner des clients. Après un flop retentissant devant la Commission, il perdrait fatalement toute crédibilité pour ces “non initiés”.

Compte tenu de cela, c’est à mon tour d’être sceptique. Je ne vois pas comment Richard pourrait se mettre ainsi la tête sur le billot — et en première page en plus! — s’il n’a pas de preuves solides à mettre sur la table. Qu’il en profite pour se faire de la pub, pour tenter de redorer son blason, j’en conviens et j’ai moi-même signalé le communiqué de presse qui annonçait, la semaine dernière, son départ imminent du pays. Cela ne signifie pourtant pas qu’il n’ait rien à dire de pertinent sur le scandale des commandites. Tout individu aspirant à un certain assainissement des moeurs politiques devrait donc vouloir l’entendre à tout prix et faire tout ce qui lui est possible pour le protéger de ces présumés menaces de mort jusqu’à ce qu’il présente son témoignage devant les députés.

Il ne s’agit pas ici de plébisciter Alain Richard ni d’en faire un héros. Il s’agit de faire toute la lumière possible sur une histoire très louche témoignant de détournements inacceptables de l’argent de nos impôts par une classe politico-administrative s’estimant de toute évidence au-dessus des lois.

Peu importe par qui le scandale arrive, du moment qu’il advienne. D’après ce que je comprend, Alain Richard n’a plus grand-chose à perdre à dire tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas. C’est peut-être bien quelqu’un comme cela que ça prend pour abattre le mur du silence. Et si toute cette histoire n’était qu’un vulgaire coup de bluff, réjouissez-vous : Alain Richard se serait alors mis lui-même totalement hors d’état de nuire et vous en seriez enfin débarrassés.


Ne touchez pas à Alain Richard!


Alain RichardEnfin, dans le pesant scandale des commandites qui se déroule depuis maintenant des mois sous nos yeux, voici un protagoniste avec lequel nous pouvons nous identifier: Alain Richard, fondateur et premier rebelle de rebelles.com. Et quoi? Des pourris voudraient l’éliminer?

Que ce soit vrai ou que que ce soit un fantastique coup de pub (c’est sûr qu’il y a aussi cette dimension-là, il n’y a qu’à lire le premier paragraphe de ce communiqué pour s’en convaincre), il faut absolument que les Libéraux et les semi-mafieux qui gravitent dans leur ombre opaque sachent qu’Alain Richard et ses proches sont désormais intouchables parce qu’ils incarnent rien moins que le droit des citoyens à savoir, à dire et à entendre la vérité.

Qui que vous soyez, ne touchez pas à Alain Richard. Nous voulons entendre ce qu’il a à nous dire. S’il devait lui arriver quelque chose, nous ne vous le pardonnerions jamais.


La licence GPL serait-elle trop stricte?


Adios!Nombreux sont les adeptes de Linux qui utilisent le logiciel libre MPlayer pour visionner leurs programmes vidéos favoris. Ils seront peut-être étonnés d’apprendre que le lead developer de ce petit chef d’oeuvre de technologie librement partagée quitte aujourd’hui le navire qu’il a lui-même mis à flot en l’an 2000, et ce… pour cause de désaccord avec la licence publique générale (GPL) qui régit la propriété intellectuelle de la plupart des logiciels libres.

Ce développeur hongrois surnommé A’rpi, alias Àrpàd Gereöffy, dirigeait le développement de Mplayer depuis l’an 2000. Il jette aujourd’hui l’éponge car il se trouve en désaccord avec la licence GPL qui, dit-il, « ne nous protège pas des voleurs de codes (…), tout en éloignant de nous les commanditaires et les entreprises. » Cette prise de position ne date pourtant pas d’hier puisqu’il en parlait déjà dans une entrevue remontant à novembre 2001.

Le fond de l’histoire, c’est qu’A'rpi aurait souhaité pouvoir intégrer quelques API développées pour Mplayer G2 dans certaines applications commerciales. Il préconisait donc le recours à une licence mixte (dual licensing), mais « la licence GPL, dit-il, est trop stricte pour cela et toutes les licences alternatives ont immédiatement été rejetées par tous les autres développeurs. »

Voici un sujet qui ne manquera pas de faire jaser les partenaires du Réseau d’expertise en standards ouverts et logiciels libres et ouverts (RESOLL), et notamment les représentants en son sein du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal qui lui apporteront leur expertise juridique.

<plogue>Signalons en passant que le RESOLL commentera justement, ce lundi 29 mars, l’étude qu’il vient de réaliser sur l’offre en matière de logiciel libre au Québec, une étude dont le rapport est déjà disponible sur son tout nouveau site Web auquel j’ai le très grand plaisir de collaborer :) </plogue>


C’est la faute aux médias!


Il n'y a pas d'âge pour manifesterÀ Montréal, plus de 7000 personnes ont répondu à l’appel du Collectif Échec à la guerre et ont revendiqué la fin de l’occupation irakienne, contre 150 000 en 2003 qui avaient manifesté contre la guerre.

C’est exact, mais comparons des pommes avec des pommes. Le 15 mars 2003, on en était à la troisième manif d’une série de quatre et les médias avaient un petit peu mieux rempli leur rôle. Par exemple, Le Devoir annonçait la manifestation record du 15 mars 2003 trois jours avant qu’elle n’ait lieu. Cette année, il n’en a parlé à ses lecteurs que le matin même. C’est un peu court, jeune homme, comme disait Cyrano.

Comment peut-on participer à une manifestation dont on ne soupçonne même pas l’existence? Le rôle des médias n’est certes pas de promouvoir toutes les causes ni de médiatiser tous les mouvements de contestation. Ceux-ci devraient par ailleurs s’assurer de mieux communiquer avec la population. Mais en ont-ils les moyens?

La journée de manifestations de samedi dernier a été décrétée au Forum social mondial de Bombay, le 19 janvier dernier. Ce matin-là, Le Devoir publiait une dépêche d’agence intitulée Les altermondialistes dénoncent les méfaits de la guerre et du militarisme américain. Trois mois plus tard, pas un mot sur la journée mondiale d’action pour la paix programmée en mars, qui constituait pourtant l’une des annonces factuelles les plus “sexy” — journalistiquement parlant — faites ce jour-là. Elle avait en plus des retombées locales directes pour les lecteurs. N’est-ce pas là une très regrettable omission?

Selon mon estimation personnelle, il y a eu au moins 5000 manifestants sortis de nulle part, à Montréal, samedi. Comparée à celle de la première manif anti-guerre de décembre 2002, c’est vraiment bien.

Ceci dit, la participation populaire ayant été très limitée, les slogans et le ton général faisaient un peu gau-gauche. Mon amie Ariane me faisait d’ailleurs remarquer qu’il est stupide de demander aux Américains de quitter l’Irak maintenant, étant donné l’état dans lequel ils l’ont mis. C’est vrai, mais si l’intelligentsia et les médias québécois avaient mis la population au parfum un peu plus tôt quant à cette manif, il y aurait eu plus de monde et les slogans auraient fatalement reflété cette diversité.


Des menteurs aux pieds d’argile


Politicien mal prisLe mensonge d’État n’a pas tellement la cote, ces jours-ci.

* Le Parti pseudo-populaire s’est fait jeter dehors, en Espagne, à cause de sa gestion déplorable de la crise terroriste de Madrid, pendant laquelle le Premier Sinistre Aznar a tenté de faire pression sur les médias afin qu’ils accréditent la piste invraisemblable de l’ETA.

* À Washington, Donald Rumsfeld s’est fait épinglé en flagrant délire de mensonge (peut-être s’agit-il d’Alzeihmer, ce serait presque rassurant). Il faut le voir pour le croire!

* Au Canada, le Premier Ministre, Paul Martin, se démène pour faire croire à ses électeurs qu’il ne savait rien du croustillant scandale des commandites. Le voilà coincé entre le flagrant délit d’incompétence et celui de mensonge éhonté. Mais qu’à cela ne tienne! Il affirme aujourd’hui que « la bureaucratie, le processus politique, Ottawa au complet ne seront plus jamais comme avant »

J’espère que les Canadiens le prendront au mot. J’espère aussi que les journalistes et les fonctionnaires feront leur travail et dénonceront tout manquement à la parole donnée. Notre espèce et la planète qui la supporte seront à l’agonie avant cent ans si les politiciens continuent de se moquer des valeurs humanistes de l’intérêt du peuple et, somme toute, de la démocratie.


Bush-toi les yeux!


Dans l'eau dans le gaz d'échappement...Je ne veux pas rajouter de l’huile de chauffage sur le feu, mais cette étude prospective sur les conséquences prévisibles des bouleversements climatiques dès 2010 commandé par le Pentagone au think-tank américain Environmental Media Services a de quoi faire frémir. Encore une fois, Papa Noël Bush a du pain sur la planche pour nous convaincre qu’il est autre chose que le fruit de l’accouplement d’un singe politique et d’une autruche.