Un an auparavant, c’est à deux que Christian Aubry et Laurent Maisonnave entreprirent l’aventure VidéoPresse. Aujourd’hui, c’est toujours en équipe qu’ils referment les portes de ce beau chapitre. Comme la communication en vidéo sur le Web est leur cheval de bataille, ils ne pouvaient qu’utiliser leur outil favori pour partager la nouvelle avec vous. Voici les derniers mots de VidéoPresse en 3 minutes 54 secondes de vidéo.
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Hier matin, sur le blogue de Yannick Manuri, j’ai découvert une fausse publicité virale pour la bière Guiness diffusée sur YouTube. La célèbre boisson y est associée à l’habile suggestion d’une relation sexuelle entre une femme et quelques hommes. La compagnie exploitant la marque a évidemment réagi en désapprouvant formellement cette parodie. Youtube n’a pas encore retiré le clip et cela ne m’étonne pas, puisque je le trouve moi-même intéressant à plus d’un titre.
Cette fausse pub pousse un cran plus loin l’attitude d’exploitation psychosociale de la sensualité, de la jeunesse et du corps féminin auquel les publicitaires s’adonnent déjà depuis des lustres au profit de commerces de tout acabit — boissons, voitures, vêtements, meubles et j’en passe. Le terrain étant bien préparé, il n’est pas étonnant que plusieurs commentateurs — et commentatrices!– de Yannick avouent l’avoir appréciée. Il n’y a d’ailleurs rien d’explicitement obscène à l’écran. La connexion cognitive avec l’image d’une relation sexuelle orgiaque créée dans l’esprit du webspectateur lui appartient totalement(enfin, presque, comme le précise Martin en commentaire). D’où cette impression de plaisir polisson, mais non coupable.
C’est le même phénomène qui est à l’œuvre lorsqu’on présente une boisson houblonnée dans un contexte qui ne lui est absolument pas associé dans la réalité, mais que nos perceptions et mémoires cognitives associent à une émotion positive. La bière et le party, par exemple. La bière et le flirt lascif avec cette belle fille assise, là, au bar. La bière et le rock & roll à fond la caisse, baby. La bière et le pouvoir régénérant de la nature et de l’océan — ah ben tiens, ça c’est nouveau et cela en dit long sur l’évolution actuelle de notre société, j’y reviendrai dans un instant…
Bref, en passant de la sensualité lascive à l’allusion sexuelle explicite, ce pastiche fort bien réalisé donne à voir les ressorts subliminaux profonds du discours publicitaire traditionnel. De ce fait, il m’apparait plus didactique que scandaleux. D’une certaine manière, on peut le regarder comme on regarde une oeuvre d’art.
L’aspect politique
Par exemple, J’ai l’impression que ce genre de détournement rééquilibre quelque peu la relation de pouvoir qui existe, à travers la publicité, entre les sociétés commerciales et les simples citoyens que l’on a pris soin de déshumaniser en les baptisant « consommateurs ». Après des décennies au cours desquelles la pub a manipulé, sans se poser trop de questions éthiques, la psyché collective, voici que la manipulation n’est plus à sens unique et que les images de marque sont elles-mêmes détournées sans vergogne.
Dans le premier cas, la manipulation mentale est désignée par le noble terme de « création publicitaire ». Dans le second, on parlera plus simplement de piratage et d’atteinte à l’image de marque, celle-ci étant protégée par le système juridique des marques de commerce. Pourtant, au fond, il s’agit essentiellement du même phénomène : un mensonge ou, si vous préférez, une fausse promesse destinée à créer une émotion positive à travers une association cognitive artificielle. Pensez à toutes ces pubs automobiles qui, au premier degré, nous vendent une belle fille sexy ou un excès de vitesse criminel.
Reste à évaluer le mobile de ces deux types de manipulations. Dans le cas de la publicité commerciale, il s’agit de provoquer un acte d’achat aux finalités strictement économiques et financières. Dans le second, comme par exemple ce pastiche Guiness, il s’agit de provoquer une distanciation cognitive et, au final, une prise de conscience sociale. C’est, en tout cas, ce que je me plais à croire jusqu’à de plus amples informations sur les motivations réelles des auteurs de ce clip.
L’aspect techno-sociologique
Après avoir malmené le système institutionnalisé de protection des droits d’auteur appliqué aux industries médiatiques, musicales et cinématographiques, il est clair que les technologies numériques associées au réseau Internet commencent à malmener également le système de protection des images de marque. Les œuvres artistiques numérisées et les images de marque ont en effet ceci en commun, qu’elles sont immatérielles et peuvent donc être produites, copiées, modifiées et rediffusées à l’infini.
Par ailleurs, l’amélioration permanente des outils numériques et leur production de masse en font sans cesse baisser la courbe d’apprentissage et les coûts. La réalisation d’un tel pastiche ou la diffusion massive d’une information sont maintenant à la portée de n’importe qui d’assez intelligent et déterminé pour s’en donner la peine. Il est donc à prévoir que les détournements d’images de ce genre vont, à l’avenir, se multiplier.
Et la « comm », dans tout ça ?
Je trouve assez intéressant que Guiness ait récemment choisi d’associer sa marque avec la nature, comme on l’a vu plus haut, plutôt qu’avec l’énergie festive de la jeunesse et la sexualité. Même s’il s’agit toujours d’une exagération publicitaire aux finalités mercantiles, cela dénote un glissement de la psyché collective vers des valeurs plus naturelles, permanentes, essentielles, liées à l’être plutôt qu’à l’avoir et au paraitre.
Tout comme le monde de la pub, celui de la communication a cruellement besoin de faire son examen de conscience afin de mieux répondre aux exigences de notre époque. Je crois profondément qu’il est fini, ce temps où des spins doctors en relations publiques manipulaient sans état d’âme les journalistes — souvent consentants, il faut bien le dire — et rédigeaient des communiqués de presse ronflants et triomphants afin de faire mousser une information objectivement intéressante, mais sans plus.
Dans ce contexte, je crois que nous devons revenir à l’essentiel : des communications factuelles propres et bien faites, visant à servir l’intérêt public à long terme plutôt qu’à obtenir un gain corporatif artificiel à court terme. Bien sûr, c’est loin d’être aujourd’hui ce que tous nos clients nous demandent. Mais certains d’entre le font déjà, ayant compris qu’il est dans leur intérêt de positionner leur entreprise à long terme pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle prétend être. Il est également dans notre intérêt de faire comprendre cela aux autres.
Un aspirateur innovant et bien conçu n’a pas besoin de se cacher derrière une paire de seins pour être bien communiqué. Il en va de même pour une entreprise saine qui a tout à gagner à communiquer en profondeur, avec sincérité, en privilégiant les valeurs humanistes qui devraient idéalement sous-tendre chacune de ses actions économiques.
La communication Web vidéo est un outil particulièrement adapté à ce type de communication. Il n’est pas le seul, certes, mais il permet de mettre l’image, le verbe et l’humain au service des organisations mieux que n’importe quel autre. Nous en reparlerons…
Le succès phénoménal de la vidéo en ligne n’attire pas que les communicateurs d’entreprises, des médias et du divertissement. Depuis quelques temps, les actes de piraterie informatique dissimulés derrière le téléchargement d’un inoffensif clip vidéo se multiplient. Ceci dit, il n’y a là rien de nouveau et cela ne fait que confirmer deux évidences : la vidéo en ligne, c’est attirant et la sécurité informatique, c’est important.
De nos jours, en effet, les pirates informatiques n’ont plus grand chose à voir avec une bande de joyeux drilles s’amusant à contourner les dispositifs de sécurité des systèmes d’exploitation populaires par défi technico-sportif. La plupart du temps, il s’agit de gangs mafieux arraisonnant des millions d’ordinateurs à l’aide de vers et de chevaux de Troie afin de les utiliser à leurs fins criminelles : vol d’identité, pollupostage, attaques par force brute sur des sites sensibles, etc.
Pour arriver à leurs fins, les pirates exploitent toutes les failles disponibles : celles du populaire système d’exploitation Windows, bien sûr (et, à l’occasion, de son concurrent Mac OS), celles des principaux logiciels du marché, des plateformes mobiles, etc., mais surtout et avant tout, l’insouciance d’internautes avides d’information instantanée et de plaisirs faciles.
Ainsi, les courriels proposant de télécharger gratuitement une vidéo classée XXX sont tellement en vogue qu’on pourra bientôt les qualifier de maladies « cyber-vénériennes ». L’actualité constitue également un déguisement de choix. Ces jours-ci, par exemple, le programme malicieux Storm Worm se propage au moyen d’un courriel vous invitant à visionner une vidéo d’un tremblement de terre ayant frappé la Chine en endommageant les infrastructures olympiques !
En réalité, les vidéos elles-mêmes sont et restent totalement inoffensives. Ce qui l’est moins, par contre, c’est le code exécutable intégré dans les pages Web où sont présentées ces vidéos, ou encore l’enveloppe exécutable (reconnaissables aux extensions .exe ou .zip des noms de fichiers) censée favoriser un téléchargement plus rapide. Certains pirates poussent la roublardise jusqu’à demander à l’internaute la permission d’installer un nouveau codec vidéo sur son ordinateur, sans quoi il lui sera impossible d’accéder aux images convoitées.
Même si tout ceci ne date pas d’hier (on en parlait déjà en l’an 2000 !), il n’est pas inutile de rappeler à vos proches ces quelques points fondamentaux :
Pour peu que vous disposiez déjà des lecteurs Adobe Flash, Apple Quicktime et Windows Media (ou de logiciels libres équivalents), vous ne devriez jamais avoir à installer délibérément quoi que ce soit sur votre ordinateur pour lire une vidéo en ligne.
Il est totalement déconseillé d’ouvrir sans précaution un fichier exécutable de provenance inconnue ou douteuse, même si c’est un ami qui vous l’envoie.
Un bon logiciel antivirus et par un pare-feu efficace sont des pré-requis pour tous les internautes, y compris et surtout ceux qui ne s’intéressent pas au fonctionnement de leur ordinateur.
Internet n’est pas un réseau familial. C’est un écosystème informatique ouvert aussi merveilleux mais, parfois, aussi dangereux que peut l’être « la vraie vie ». Dans le monde réel comme dans le monde virtuel, prudence, réflexion et gros bon sens sont de mise.
Le carnet de commande étant ce qu’il est, Laurent y est allé seul, d’autant qu’il a vécu cette expérience avec un peu plus de recul que moi, étant plus souvent derrière le clavier ou la caméra que derrière le micro. Son expertise de veilleur en marketing Web et en Web vidéo n’est plus à démontrer. Voici un extrait de huit minutes de l’émission.
À part l’échange savoureux entre Sandrine Prom Tep et Carl Charest (à qui l’on doit l’inénarrable notion de « conférencier template »), Michel a donc trouvé cette émission live un peu trop « langue de bois », mal extirpée du message corporate que les gens d’affaires croient devoir livrer à « la presse ». Et c’est vrai que la caméra et le micro entrainent un stress qui entraine un certain polissage du discours.
En live comme en différé, on ne communique pourtant pas sur le Web comme on si on s’adressait à des centaines de milliers de téléspectateurs impersonnels. On est en relation directe avec une niche pointue constituée de quelques dizaines, quelques centaines, voire quelques milliers tout au plus de « vidéonautes » — chic ! un nouveau paradigme ! :)
Qui plus est, avec une application comme Yahoo! Live, on est en situation d’interactivité avec son auditoire, par le truchement du clavardage et des retours de webcam. Cet environnement communicationnel riche devrait se traduire par une décontraction, une intimité, un esprit d’échange et de partage propre à la communication interpersonnelle.
Laurent a bien fait d’éclairer le passage de Pierre-Karl Péladeau à notre micro sous l’angle de cette relation particulière. Entrainé par son équipe de RP vers une caméra risiblement minuscule et des animateurs totalement inconnus, il nous a d’abord servi des réparties assez plates sur les tarifs astronomiques de l’accès Internet au Canada. Puis il s’est aperçu qu’il y avait des gens et un fil de commentaires incontrôlables à l’écran. Il s’est alors concentré là-dessus et son attitude a changé.
À notre grande surprise, le e-Citizen Kane québecois s’est mis en mode ouverture, improvisation et interaction avec les vidéonautes. Il avait compris que son véritable interlocuteur était là. Il n’est pas devenu quelqu’un d’autre, mais sa réactivité immédiate à la communication participative en disait plus long sur la sensibilité médiatique réelle du bonhomme que le discours remarqué qu’il avait livré en mode 1.0 le matin.
Autre bon point amené par Laurent à Michel, qui comparait son émission de Web radio « historique » réalisée avec Bruno Guglielminetti lors la conférence Inet’ 96 avec notre émission vidéo live : la différence fondamentale entre les deux, c’est l’interactivité. La Web radio ne l’offre toujours pas totalement, en 2008*. Elle ne l’offrira sans doute jamais, car on n’imagine mal une interface intégrée Web radio + clavardage + sources sonores à la carte pour les utilisateurs qui ne comprenne pas également, aujourd’hui, des sources vidéos !
Au final, j’ai trouvé que Michel soulevait des points intéressants et je rend hommage à son immense talent d’animateur live. Ceci dit, j’ai ressenti plein de vibrations et d’attitudes positives de la part des participants du Webcom rencontrés au micro ce jour-là. Nous apprenons de chaque expérience et nous serons certainement mieux préparés la prochaine fois. C’est à nous tous — citoyens, professionnels, artistes, entrepreneurs, journalistes et communicateurs confondus — de tirer le meilleur de ces nouveaux environnements de communication que nous créons, qui transforment nos messages et finissent par nous transformer.
Plus qu’une quinzaine d’heures avant le coup d’envoi de la conférence Webcom Montréal 2008 qui mettra, demain, les technologies et les usages du Web 2.0 sur toutes les bouches au siège de l’OACI. Comme vous le savez, VideoPresse y animera, pendant toute la journée, une émission de Web TV à la même sauce 2.0 : créativité, simplicité, participation, rétroaction !
Laurent et moi avons procédé, hier après-midi, à quelques tests sur notre chaîne Yahoo!Live afin de nous assurer d’être parés au plan technique. Avec ce type d’applications en ligne, il n’est pas nécessaire de disposer de matériel sophistiqué pour réaliser une émission. Au contraire, seules les webcams et les caméras vidéos bas de gamme disposant d’une fonction webcam sont reconnues par l’extension Flash des navigateurs Web pilotant la transmission. Voilà un trait bien caractéristique du Web 2.0 : la démocratisation de l’accès aux outils de communication.
Nous avons déjà une liste de conférenciers, organisateurs et partenaires de la conférence qu’il serait bon d’avoir devant notre caméra, mais pas encore d’horaire établi. En fait, la programmation sera réalisée sur place, en temps réel, dans la plus pure tradition beta, et annoncée au fur et à mesure sur notre chaîne Twitter. Il vous suffit de vous abonner à celle-ci ou de la consulter en ligne pour ne rien rater de ce qui vous intéresse.
Par ailleurs, le Web 2.0 est aussi une affaire de contenu généré par l’utilisateur (UGC). Nous sommes donc très heureux d’inviter les organisateurs, conférenciers, partenaires — sans oublier les participants — à s’exprimer, témoigner, débattre et commenter la conférence devant nos caméras. À l’inverse, ceux parmi vous qui suivrons l’émission en ligne sont invités à se connecter à Yahoo! (ou à ouvrir un nouveau compte) afin de pouvoir clavarder avec nous, voire même participer aux échanges par l’entremise de leur webcam de bureau.
Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que tout se passe bien dans le meilleur des mondes beta. Merci d’avance à toutes celles et ceux qui participeront à cette expérience digne de Webcom et de cette nouvelle frontière que nous essayons tous de repousser un peu plus chaque jour. Bonne conférence ! Bonne Webmission ! : )
PS : nous ne sommes pas les premiers à joindre Twitter à Yahoo! Live dans une même diffusion. En fait, l’équipe de Yahoo! Live a ouvert sa chaîne Twitter en janvier dernier. C’est ainsi que j’ai pu suivre, ce matin, une vidéoconférence en direct de Jordin Sparks, alias J-Speezy, qui s’entretenait de façon très naturelle avec plus d’une centaine de teenagers devant sa webcam. Imaginez, esprits créatifs et allumés, tout ce qui devient possible !
À titre de Partenaire média, l’équipe de VideoPresse sera présente à Webcom Montréal, la conférence internationale sur les communications interactives et le Web 2.0, qui se tiendra au siège de l’OACI le 14 mai prochain. En partenariat avec Yahoo! Québec, Laurent et moi y produirons une longue émission Web Vidéo en direct à laquelle participerons conférenciers, participants, observateurs et partenaires de l’événement. Le programme détaillé sera annoncé au fil des heures sur Twitter et le flux vidéo disponible en temps réel sur Yahoo! Live et sur VideoPresse.com.
Une seconde de vidéo valant 1000 mots, voici le communiqué vidéo tourné la semaine dernière en compagnie de Michel Chioini, le producteur de l’événement :
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En réalisant cette webdiffusion en temps réel, nous entendons prouver que des applications Web 2.0 peuvent aujourd’hui être mises en oeuvre pour communiquer de façon à la fois simple, peu coûteuse et tout à fait professionnelle. N’ayant pas à gérer de droits d’auteur ni le souci de limiter le visionnement de l’émission, une plateforme ouverte et un réseau solide comme ceux de Yahoo! Live font parfaitement l’affaire.
En surveillant nos mises à jour Twitter sur le Web ou par messagerie cellulaire, vous serez informés des entrevues et discussions à venir au cours des prochaines minutes. Grâce à la fonction de clavardage (chat) de Yahoo! Live, enfin, vous aurez la possibilité d’échanger des commentaires ou de poser des questions.
Voici une vidéo accompagnant un communiqué de presse qui me tient particulièrement à coeur : Pierre Root, directeur général de TechnoMontréal, et Laurent Maisonnave, associé et co-fondateur de VidéoPresse, y annoncent un partenariat visant à promouvoir les entreprises de technologies de l’information et de la communication du Grand Montréal à l’aide de la Web Vidéo. Cette annonce se prolongera ce soir, au 5@7 de TechnoMontréal, où nous vous espérons nombreux.
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Ce soir, au Restaurant Le Quartier, nous ferons donc une courte présentation sur les petits secrets d’une bonne “Web communication vidéo”. Nous y fêterons aussi, de façon très informelle, un double anniversaire. C’est le 13 avril 2007, en effet, que la Grappe des technologies de l’information et de la communication du Grand Montréal était officiellement lancée par sa P.-d.g. fondatrice, Lyne Bouchard. Par ailleurs, Laurent Maisonnave et moi-même réalisions le même jour notre première collaboration vidéo, laquelle allait nous amener, de fil de micro en lampe halogène, à nous associer afin de bâtir VidéoPresse.
Un an plus tard, la vision de Mme Bouchard quant à la nécessité de promouvoir l’industrie montréalaise des TIC ne se dément pas, comme vous pourrez le vérifier en écoutant plus bas un extrait de l’entrevue réalisée l’an dernier. Grâce aux retombées de cette entrevue en termes d’image et de contacts internationaux, Lyne avait découvert la force de la Web communication vidéo. C’est avec elle que nous avions jeté les bases du partenariat annoncé aujourd’hui et c’est avec son successeur, Pierre Root, qui en a également saisi tout le potentiel, que nous l’avons finalement conclu.
Ceci dit, ce partenariat est un peu comme un blogue : un bel engin prêt à vrombir, mais dans lequel l’essentiel reste à créer, à savoir le contenu. Il appartient donc maintenant aux 2750 entreprises de la Grappe de saisir cette opportunité et de prendre, efficacement et simplement, le « virage » de la Web communication vidéo. Si la tendance se maintient, comme dit un présentateur célèbre, c’est toute l’économie montréalaise qui en sortira gagnante au plan international, affirmant ainsi son dynamisme, sa convivialité et son positionnement à la fine pointe de l’évolution des TIC.
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Marshall McLuhan l’a expliqué il y a 44 ans: « le médium est le message ». Transformant nos perceptions, le réseau Internet a imprimé sa marque sur la communication telle que nous la pratiquons. On lui devait déjà le mode de conversation atomisée et asynchrone pratiqué sur les blogues. Il conditionne aussi, désormais, notre approche de la Web vidéo.
Il y a un rapprochement évident à faire entre le caractère éclaté du réseau Internet et le style de montage vidéo qui s’avère le plus apte à capter l’attention des internautes, aujourd’hui, notamment les plus jeunes. J’en ai découvert une illustration assez frappante, il y a quelques semaines, en visionnant deux vidéos destinées à promouvoir l’Heure de la Terre, un événement participatif à caractère écologique organisé par le Word Wildlife Fund.
La première vidéo est justement signée par la WWF. Une série de plans cinématographiques illustre un texte récité avec emphase par l’acteur américain Jeremy Piven, sur fond de musique pompeuse. Le concept de l’événement y est exposé dans le plus pur style « vidéo corporative ». La qualité est impeccable, le tout est très professionnel et… à mourir d’ennui.
Rien à voir avec cette vidéo, nettement plus accrocheuse, entièrement réalisée par le jeune humoriste torontois Derek Forgie. Pas de mise en scène cinématographique. Pas de musique pompeuse. Pas de plan aérien — rien qu’un animateur crédible et allumé qui, en se filmant lui-même, nous livre son message en nous regardant droit dans les yeux.
Derek a eu l’excellente idée d’enregistrer sa narration à plusieurs reprises et toujours dans la rue. En arrière-plan, on découvre un transformateur électrique, le bureau local de la WWF, une plaque murale de Toronto Hydro, des immeubles commerciaux, l’Hôtel de ville de Toronto et la devanture d’un grand magasin : rien que du quotidien ! Il a varié les angles afin de dynamiser l’image, puis a monté le tout comme on tisse un patchwork, alternant les bribes de séquences au rythme de son propos.
Au final, ce discours « éclaté » dans l’espace et dans le temps retrouve sa continuité de départ, mais ce n’est plus un discours linéaire « classique » plaqué sur des images de circonstance. Il s’agit d’un collage de moments et de lieux distincts, restitués à l’état brut (style « reportage ») et habilement superposés au montage.
Le caractère asynchrone de ce petit film n’a rien à voir avec les ellipses du cinéma classique. À la limite, on aurait pu choisir de mettre en scène plusieurs personnages composant le même discours dans des temporalités et des lieux différents, comme cela se fait couramment dans les publicités télévisées. On aurait alors abouti à un effet de conversation unifiée, à l’image même de celles qui ont cours sur un blogue. Sous un angle strictement publicitaire, cela aurait favorisé l’identification instinctive du spectateur avec les messagers. Mais le locuteur unique (et talentueux!) offre, dans ce cas-ci, beaucoup plus de connivence et augmente ainsi la force de persuasion.
La vidéo n’est pas une conversation bi-directionnelle en soi, mais il est intéressant de constater qu’elle peut en répliquer l’essence. Si les blogues sont le produit communicationnel des technologies de réseau asynchrones et décentralisées (Internet), on peut légitimement se risquer à affirmer que la Web Vidéo est le produit multimédia de la conversation telle qu’elle se pratique dans les blogues.
Il y a des enseignements simples à tirer de cette hypothèse :
Pour être crédible dans une Web vidéo, il est moins important d’impressionner que d’être « vrai ».
Trois inconnus livrant un discours convergent en mode asynchrone seront plus efficaces, en multipliant ainsi les angles cognitifs, qu’une grosse vedette livrant le même discours de façon linéaire.
Ce n’est pas l’importance des moyens mis en oeuvre qui fait la différence, c’est leur adéquation à la communication Web et, surtout, la façon dont on les utilise.
Chaque billet de blogue est, on le sait, le point de départ d’une conversation à plusieurs éclatée dans l’espace et dans le temps. De la même manière, chaque Web vidéo est le point de départ d’une conversation entre un émetteur et des récepteurs qui réémettent vers d’autres récepteurs, et ce idéalement à l’infini, selon le shéma de la longue traîne.
C’est cette conversation virale qui constitue le produit communicationnel recherché — et non la vidéo elle-même, qui n’en est, finalement, que la mèche « allumée ». :)
Une nouvelle vague de plateformes vidéo mobiles a vu le jour en 2007 et commence tranquillement à bâtir sa niche sur le Web. Prenez les derniers protocoles de compression vidéo, ajoutez-y une gamme de téléphones mobiles de pointe, une pincée d’interactivité puisée dans la blogosphère, la puissance de diffusion d’un Youtube, nappez le tout de créativité et… servez à chaud, sans laisser reposer.
Le 24 mars dernier, une conférence sur l’évolution et la monétisation de la vidéo mobile se tenait à New York, dans le cadre du MobileMonday local. Comme de raison, les tables rondes étaient diffusées en temps réel sur Internet à partir de simples téléphones portables. La qualité est minimale ― surtout le son ! ― mais il faut bien comprendre qu’on en est encore aux premiers balbutiements de cette technologie.
Cette semaine, la blogueuse et “webvidéaste” française Natacha Quester-Séméon ouvrait un canal sur Qik, une plateforme dédiée à la vidéophonie mobile en temps réel et lancée en novembre dernier. Robert Scoble, la star de la blogosphère yankee, avait mis cette nouvelle pratique à l’honneur lors du forum économique mondial de Davos de janvier dernier.
Le long travelling de Natacha sur les quais de la Seine, diffusé live en 3G, est relativement impressionnant, si l’on prend en considération l’extrême légèreté des moyens de captation et de diffusion mis en oeuvre, les conditions de tournage nocturne et la vitesse du véhicule en mouvement. Évidemment, il s’agit ici de simples tests, de R&D éditoriale, en quelque sorte. Je vous conseille donc de baisser le son avant de lancer cette vidéo :
Il est évident que les plateformes de vidéo mobile comme Qik et Flixwagon ont de l’avenir. À terme, elles permettront de créer une nouvelle couche de Web communication interactive extrêmement dynamique. Le killer feature de Qik, en effet, c’est la possibilité offerte aux webspectateurs de dialoguer avec les diffuseurs en temps réel.
Avec un peu de chance, en vous rendant sur la page d’accueil du site, vous vous trouverez face à une vidéo live en train d’être filmée. Au bas du cadre vidéo, cliquez sur le lien “chat” et tapez un court message à l’intention du cameraman. Une poignée de secondes plus tard, celui-ci pourra lire votre note sur l’écran LCD de son téléphone, y répondre lui-même ou la transmettre verbalement, le cas échéant, à la personne filmée.
Il s’agit là d’un paradigme tout nouveau et très séduisant, surtout qu’il est désormais trivial de diffuser les archives de ces flux live sur Youtube. Conséquence prévisible : il sera de plus en plus difficile, pour toute organisation économique, sociale ou politique, de contrôler la libre expression de populations de plus en plus agiles avec ces technologies révolutionnaires. À tout moment, un téléphone pourra surgir et, discrètement, diffuser un événement, un phrase incriminante, un commentaire déplacé ou une bavure en temps réel, sans qu’il soit matériellement ni temporellement possible de l’en empêcher.
Il me semble que la démocratie mondiale à tout à gagner de cette évolution. Au pied du mur, la transparence et l’imputabilité dont elle a besoin pour progresser seront peut-être les seules options restantes pour ceux dont le succès repose sur la crédibilité. À la moindre entourloupe, on devra assumer le risque de se retrouver instantanément sur Youtube les culottes baissées. Cette vision est encore très utopique, j’en conviens, et les réactions musclées seront à surveiller, mais c’est dans cette direction que le vent nous pousse à vitesse 3G.
Voici la dernière vidéo du séminaire WebÉducation sur le Web 2.0. Frederic Brown, webmestre au Centre de services partagés du Québec, y présentait la très populaire technologie AJAX dont les effets d’interface fluide et intuitive enrichissent nombre d’applications Web 2.0.
Questions abordées :
Qu’est-ce qu’Ajax ?
Comment et avec quelle technologies Ajax fonctionne-t-il ?
Ajax, seul ou enchâssé dans un produit de plus haut niveau, constitue-il une opportunité pour les communicateurs gouvernementaux ?
Si oui, comment peut-on en tirer le meilleur parti ?
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Trois mois après la conférence WebÉducation sur le Web 2.0 de décembre dernier, nous publions cette semaine les deux dernières présentations de la série. Pour commencer, voici celle qui nous aura donné le plus de fil à retordre, si je puis dire. Patrice Caron y démêle les mille et une possibilités offertes par les fils RSS.
Ce jeu de mots facile n’est pas anodin : la présentation de Patrice comportait en effet plusieurs démonstrations en temps réel fort intéressantes, mais difficiles à restituer confortablement en vidéo. Finalement, nous avons pris le parti de les retirer de la séquence. Les 30 minutes restantes permettent cependant de faire le tour des tenants et aboutissants du format RSS et de son utilisation pour diffuser l’information gouvernementale, comme le démontre Patrice dans son agrégateur des fils RSS du domaine gouv.qc.ca.
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Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF (220 Ko). Notons que les deux dernières diapositives contiennent une sélection de liens complémentaires pour celles et ceux qui voudront aller plus loin.
Voici la troisième présentation vidéo de la journée-rencontre WebÉducation du 13 décembre 2007, consacrée à la démystification des innovations du Web 2.0. Cette fois, Benoît des Ligneris, président de Révolution Linux, montait au créneau pour décortiquer le phénomène des wikis et évoquer leurs usages possibles en milieu gouvernemental. En conclusion, il prédit même l’arrivée imminente des wikis, comme outil d’intelligence collective, dans les réseaux sociaux.
var so = new SWFObject("http://christian.aubry.org/wp-content/themes/high-def-child/library/apps/flash/flvPlayer.swf?imagePath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/3_Benoit-des-Ligneris.jpg&videoPath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/3_Benoit-des-Ligneris.flv&autoStart=false&autoHide=false&autoHideTime=5&hideLogo=true&volAudio=60&newWidth=480&newHeight=310&disableMiddleButton=false&playSounds=true&soundBarColor=0x0066FF&barColor=0x0066FF&barShadowColor=0x91BBFB&subbarColor=0xffffff", "sotester", "480", "310", "9", "#efefef");
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Au programme : Qu’est-ce qu’un wiki ? Comment un wiki fonctionne-t-il ? Les wikis constituent-ils une opportunité pour les communicateurs gouvernementaux et, si oui, quelles en sont les écueils et les conditions de succès ? Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF.
var so = new SWFObject("http://christian.aubry.org/wp-content/themes/high-def-child/library/apps/flash/flvPlayer.swf?imagePath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/2_Thierry_Goulet.jpg&videoPath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/2_Thierry_Goulet.flv&autoStart=false&autoHide=false&autoHideTime=5&hideLogo=true&volAudio=60&newWidth=480&newHeight=310&disableMiddleButton=false&playSounds=true&soundBarColor=0x0066FF&barColor=0x0066FF&barShadowColor=0x91BBFB&subbarColor=0xffffff", "sotester", "480", "310", "9", "#efefef");
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Au programme: qu’est-ce qu’un blogue ? Comment cela fonctionne-t-il ? Les blogues constituent-ils une opportunité pour les communicateurs gouvernementaux et, si oui, quelles en sont les écueils et les conditions de succès ? Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF.
Chose promise, chose due. Voici la vidéo de la première présentation de WebÉducation, la journée de formation des webmestres du Gouvernement du Québec sur le Web 2.0 qui a eu lieu le 13 décembre dernier. Cette courte introduction avait pour objectif de planter le décor et les enjeux principaux du Web 2.0. Elle fut suivie de cinq conférences plus étoffées dont nous mettrons les vidéos en ligne au cours des prochaines semaines.
var so = new SWFObject("http://christian.aubry.org/wp-content/themes/high-def-child/library/apps/flash/flvPlayer.swf?imagePath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/1_Christian_Aubry.jpg&videoPath=http://media.videopresse.com/webeducation2007/1_Christian_Aubry.flv&autoStart=false&autoHide=false&autoHideTime=5&hideLogo=true&volAudio=60&newWidth=480&newHeight=310&disableMiddleButton=false&playSounds=true&soundBarColor=0x0066FF&barColor=0x0066FF&barShadowColor=0x91BBFB&subbarColor=0xffffff", "sotester", "480", "310", "9", "#efefef");
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Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF. La vidéo commence à la troisième diapositive, les précédentes n’ayant pas vraiment d’intérêt dans le contexte de cette webdiffusion.