Christian Aubry

Web + Vidéo = Communication @ Montréal, Qc

Blog - 352 billets depuis 2003

Savoir-Faire Linux vs. Régie des rentes du Québec

La question n’est pas de savoir si telle technologie est meilleure que telle autre. La question, c’est de savoir si le processus d’appel d’offres mis en place par le Gouvernement du Québec a été ou non correctement appliqué dans l’octroi d’un important contrat de mise à jour des postes de travail informatiques de la Régie des rentes du Québec.

Tel est, en substance, ce que m’a expliqué Benoit Grégoire, directeur général de Savoir-Faire Linux, qui témoignait la semaine dernière au procès opposant son employeur à ce puissant ministère. L’entrevue a eu lieu à la toute fin du Confoo Report, alors que nous venions de discuter d’une tout autre question, soit la diversité méconnue des systèmes de bases de données. Seul point commun : la diversité méconnue ;)

En ce qui me concerne, mon opinion est faite, mais j’espère que ce témoignage public ― Savoir-Faire Linux cultive cette élégance très XXIe siècle de pratiquer la transparence ― à la fois honnête et prudent vous aidera à faire la vôtre. Sinon, demandez à Google ce qu’il en pense ou tapez-vous des vidéos plus divertissantes sur la RRQ ;)

Ah oui ! J’oubliais… Le Gouvernement du Québec persiste dans l’opacité et son Centre de services partagés (CSPQ) se montre décidément très mauvais joueur. À mon humble avis de communicateur d’images et de journaliste citoyen, il devrait plutôt flairer l’incendie qui couve et régler le problème en bon père de famille avant que l’Opposition officielle ne s’en empare et réclame une autre commission d’enquête sur ses chantiers de construction informatique. Surtout que SFL, voyez-vous, le domaine de la construction, elle en connait un bout ;)

Divulgation et appendices

  • Ce billet a été rédigé dans Google Chrome 4.0 turbinant sous Windows 7 dans un ordinateur portable de marque Lenovo made in China.
  • La capsule vidéo n’a (hélas!;) reçu aucun soutien financier de Savoir-Faire Linux, ni d’aucun gouvernement, ni d’aucune multinationale basée dans le Nord-Ouest des États-Unis. En revanche, elle a été co-produite par moi-même Confoo.CA, Kindo Communications et INBOX International, que je félicite pour leur foi dans la communication durable.
  • N’hésitez pas à vous en emparer car, ayant été payée, cette vidéo peut circuler librement (BY-SA), et profitez aussi des versions téléchargeables de la colonne de droite.
  • Pour connaitre les suites de cette affaire, suivez @sflrrq, abonnez-vous au flux de Cyrille Béraud et lisez de bons journaux (pas ceux-là, malheureusement).

Confoo Report : le reportage collaboratif 2.0

GENERIQUEVoici les archives complètes du Confoo Report, un reportage réalisé, la semaine dernière, à la conférence Confoo sur les technologies Web grâce à une co-production éditoriale et financière avec Mathieu Chartier et Marc-André-Lanciault (voir plus bas). Je reviendrai bientôt sur ce sujet, mais place aux entrevues :

À propos du Confoo Report À propos du « Confoo Report »
Voici la dernière vidéo du « Confoo Report 2010 », un reportage réalisé grâce à une collaboration technique, éditoriale et financière entre la conférence Confoo, Marc-André Lanciault (INBOX International), Mathieu Chartier (KINDOWEB.COM) et Christian Aubry.
Mathieu Chartier (KindoWeb.com) Mathieu Chartier (KindoWeb.com)
Un portrait de Mathieu Chartier et de son entreprise, Kindo Communication, basée à Montréal et dans les Cantons de l’Est. Mathieu est vice-président du W3Québec depuis 2 ans, spécialiste des standards du W3C, co-organisateur de la conférence, initiateur et co-producteur du Confoo Report.
Marc-André Lanciault (INBOX International) Marc-André Lanciault (INBOX International)
Marc-André Lanciault était à Confoo pour donner une conférence, participer à une table ronde et co-produire cette série d’entrevues. Ouf! Rien d’anormal pour ce chef d’entreprise prolifique, lead developer du gestionnaire de contenu ImpressCMS, dont les experts sont répartis dans le monde entier.
ElePHPhant ElePHPhant
Une entrevue exclusive avec la mascotte de PHP, ÉlePHPhant, réalisée avec la complicité du ventriloque PHP Damien Séguy.
Rasmus Lerdorf (PHP) Rasmus Lerdorf (PHP)
Rasmus Lerdorf, the founder of the PHP project, was at Confoo to give a talk on PHP performance — an issue that lately spurred by Facebook’s HipHop PHP announcement in February.
Make Web Not War (Microsoft) Make Web Not War (Microsoft)
Marc-André Lanciault meets with Arun Kirupananthan (Microsoft) and Yann Larrivée (PHP Québec) around open source development for Windows IIS Services. Microsoft promotes this trend this season with both the Make Web Not War conference and For The Web coding competition (FTW, not to be confused with WTF;).
Matyas Gabor (w.illi.am) Matyas Gabor (w.illi.am)
Matyas Gabor explique la présence de w.illi.am à la conférence et l’importance croissante que prend le conseil en technologie dans les activités de cette entreprise intégrée.
Vive PYTHOOOOOON !!! Vive PYTHOOOOOON !!!
Un sketch d’humour geek d’Alexandre Bourget et Tarek Ziadé, deux adorateurs du Python. À les entendre, on pourrait croire qu’ils détestent tous les autres animaux de la création informatique, à commencer par le pauvre ÉléPHPhant ;)
Francis Bégin (PHP Québec) Francis Bégin (PHP Québec)
Francis Bégin, responsable des communications de Confoo 2010, nous parle du beau défi que représentait la réunion une large variété de communautés technologiques qui ne se parle pas très souvent.
Philippe Gamache (Confoo) Philippe Gamache (Confoo)
Philippe Gamache, co-organisateur de la conférence Confoo 2010, nous parle de la piste sur la sécurité des applications Web dont il a assuré la programmation et des tendances actuelles dans ce domaine.
Adrian Dafinei (AQIII) Adrian Dafinei (AQIII)
Adrian Dafinei, vice-président de l’Association québécoise des informaticiennes et informaticiens indépendants (AQIII), explique la présence de son organisme au Salon de l’emploi de la conférence.
Elie Sloïm (Temesis) Elie Sloïm (Temesis)
Elie Sloïm a fait le voyage de Bordeaux à Montréal pour parler de contrôle de la qualité Web à Confoo 2010. Ce nouveau paradigme technologique couvre autant les aspects techniques que les aspects humains.
Sherif Zaroubi (w.illi.am) Sherif Zaroubi (w.illi.am)
Sherif Zaroubi is an IT Consultant at w.illi.am. Speaking about “Optimization of web applications: a theoretical approach” at Confoo 2010, he met with Marc-André Lanciault to summarize the issue.
Brendan Sera-Shriar (Optimal Payments) Brendan Sera-Shriar (Optimal Payments)
Marc-André Lanciault talks with Brendan Sera-Shriar aka digibomb from Optimal Payments about his presentation focused on WordPress theme development – and more.
Yannick Gingras (Python Montréal) Yannick Gingras (Python Montréal)
Yannick Gingras était l’organisateur principal du groupe Montréal Python à Confoo 2010. Il discute avec Marc-André Lanciault du langage de programmation Python qu’il a découvert… grâce aux délais de livraison hasardeux d’Amazon.com ;)
Mathieu Viau (PHP Québec) Mathieu Viau (PHP Québec)
Mathieu Viau, développeur Web, membre de PHP Québec et co-organisateur de Confoo 2010, nous donne son point de vue sur l’organisation de la conférence.
Sheeri Cabral (Pythian) Sheeri Cabral (Pythian)
Sheeri Cabral (DBA and Team Lead at Pythian) explains to Marc-André Lanciault what she means by “Bending queries to your will with EXPLAIN” — the title of her conference at Confoo.
WordPress vu par ÉquiSoft WordPress vu par ÉquiSoft
Une conversation improvisée entre Sylvain Carle (Praized), Éric Maltais et Carl Alexander (ÉquiSoft) à propos de WordPress comme environnement industriel de développement.
Yann Larrivée (PHP Québec) Yann Larrivée (PHP Québec)
Rencontre avec Yann Larrivée autour d’une bière virtuelle pour discuter de PHP Québec, l’association professionnelle des utilisateurs de PHP au Québec, de l’évolution de sa communauté et de ses activités, dont la conférence Confoo est un peu l’apothéose.
À propos d'Android À propos d’Android
Alexandre Bourget (Savoir-Faire Linux) et Yannick Brosseau discutent avec Christian Aubry de la plateforme Internet mobile Android.
Nicolas Roberge (Ovologic) Nicolas Roberge (Ovologic)
Conversation informelle avec Nicolas Roberge, intégrateur Web de Québec, qui s’est notamment intéressé à la piste du W3Québec sur les standards du Web. On parle aussi de la communauté de développement de la Capitale nationale et du Webcamp Québec du 19 mai prochain.
Joey Devilla & Arun Kirupananthan (Microsoft) Joey Devilla & Arun Kirupananthan (Microsoft)
Marc-André Lanciault talked on a panel along with two Microsoft executives — Joey Devilla and Arun Kirupananthan — who stated that open source is (quote) “an opportunity” for their company. Microsoft, BTW, was a Gold sponsor at the conference.
Asher Snyder (NOLOH) Asher Snyder (NOLOH)
Asher Snyder is the driving personality behind The NOLOH PHP Framework — NOLOH stands for Not One Line of HTML. Interview.
Julian Egelstaff (Freeform Solutions) Julian Egelstaff (Freeform Solutions)
Lead programmer of Freeform Solutions’s open source project Formulize, Julian Egelstaff presented a case study in integrating two CMS — namely Drupal and XOOPS — in order to get the best of both worlds.
Damien Seguy (Alter Way Consulting) Damien Seguy (Alter Way Consulting)
Marc-André Lanciault rencontre Damien Seguy, leader des services d’expertise Alter Way Consulting, qui donnait à Confoo une présentation sur l’industrialisation des projets de développement PHP.
François Viens (W3Québec) François Viens (W3Québec)
François Viens, président de l’entreprise QuiboWeb, explique pourquoi il s’est impliqué sur le CA de W3Québec (association de promotion des standards ouverts et bonnes pratiques du Web), comment celle-ci évolue et pourquoi elle était présente à Confoo.
Ruby on Rail Ruby on Rails
Sylvain Carle (Praized), who designed the Ruby on Rails conference track at Confoo.ca, recaps all the good stuff with Gary Haran, Marc-André Cournoyer (both from Sauté Applications) and Matt Aimonetti (Sony America).
Yannick Pavard (InfoGlobe) Yannick Pavard (InfoGlobe)
Marc-André Lanciault discute avec Yannick Pavard (InfoGlobe) du gestionnaire de contenus Typo3, très populaire au sein du gouvernement québécois qu’il présentait à Confoo.
Gary Haran et Laurent Villeneuve (JS-Montreal.org) Gary Haran et Laurent Villeneuve (JS-Montreal.org)
Gary Haran (Sauté Applications) et Laurent Villeneuve (Silanis Technology) présentent le nouveau groupe d’utilisateurs Javascript de Montréal, JS-Montreal.org, grâce auquel ce langage omniprésent sur le Web sera peut-être mieux représenté à la prochaine conférence Confoo ;)
Patrice Caron (Vision SAO) Patrice Caron (Vision SAO)
Patrice Caron, intégrateur libre (sic) et fondateur de Vision AOS Technologies, qui présentait une double conférence sur l’architecture orientée service (SAO) dans la session Java. Il explique ici sa vision d’une SAO «ouverte», c’est à dire non dépendante de technologies propriétaires.
Marc Laporte (TikiWiki) & Wade Elmo (Microsoft / IIS) Marc Laporte (TikiWiki) & Wade Elmo (IIS)
Marc-André Lanciault, leader of the ImpressCMS project, talks with Marc Laporte (TikiWiki) and Wade Hilmo (Microsoft) about the challenge of integrating open sources CMS on Microsoft IIS Web server instead of their native Apache server stack.
Benoit Grégoire (Savoir-Faire Linux) Benoit Grégoire (Savoir-Faire Linux)
Christian Aubry s’entretient avec Benoit Grégoire était à Confoo pour donner une conférence sur les bases de données, concept omniprésent mais souvent méconnu de la programmation Web.
Sébastien Gioria (OWASP) Sébastien Gioria (OWASP)
Marc-André Lanciault rencontre Sébastien Gioria (OWASP France) pour discuter de ses deux conférences qui portaient bien entendu sur la sécurité des applications Web.

Guillaume Brunet entre chez Cossette Optimum en passant par Yulbiz ;)

Please RT !!! Le copain blogueur, yulbizeur, marketeur, twitter et «foursquareur» Guillaume Brunet a terminé sa période Transcontinental. Dès le 8 mars 2010, il sera à l’emploi d’Optimum relations publiques (une division de Cossette) à titre de directeur principal des médias sociaux.

C’est à Yulbiz qu’il a officiellement dévoilé la nouvelle hier soir en me demandant d’en immortaliser l’annonce en vidéo. Étant donné la carrure — dans tous les sens du terme — du bonhomme, j’aurais vraiment eu tort de refuser ;)

PS: Merci aux gentils figurants involontaires — on n’a plus de vie privée ;)

Ustream Producer: l’erreur fatale à éviter

Hier soir, j’avais la chance de webdiffuser une conférence passionnante de Tara Hunt en direct du 3e Mardi | Third Tuesday Montreal. C’était la deuxième fois que j’utilisais, en production, le logiciel Ustream Producer Pro, sorti il y a quelques semaines à peine. À la suite d’un concours de circonstances indépendant de ma volonté suivi d’une négligence fatale de ma part, j’ai raté cette webdiffusion. En en faisant ici l’autopsie, je souhaite fournir l’explication technique de cet échec et partager la leçon avec d’autres Ustreamer francophones.

Le concours de circonstances

Ustream Producer: l’erreur fatale à éviterDepuis que le 3e Mardi existe, il y a toujours eu une équipe de Duocom sur place assurant, grâce à l’appui de commandite de CNW,  le son et l’éclairage. En arrivant sur place, je n’avais qu’à brancher le câble de sortie de console dans l’une des entrées son de ma caméra et pouvais me concentrer sur le paramétrage de ma webdiffusion tranquillement.

Or, hier soir, cet équipement n’était pas là. Je ne l’ai appris qu’en arrivant sur place, 40 minutes avant l’heure prévue du début de mon show. J’ai passé ces précieuses minutes à monter mon matériel, puis à tenter de fonctionner avec la petite console de son fournie par Daylight Factory afin de sonoriser la salle. Celle-ci ne comportant pas de seconde sortie exploitable pour ma caméra, j’ai dû faire un aller-retour chez moi, en plein trafic, afin de me doter d’un matériel plus adéquat.

À 18h, j’étais de retour au Daylight Factory. La salle était noire de monde. Au dernier moment, les organisateurs avaient inversé la disposition de la projection et j’ai dû déplacer quelques tables, ma caméra et tout mon matériel afin d’adapter l’angle de prise de vue. Puis j’ai installé ma propre console de son, branché mes micros sans fil, cafouillé avec l’effet larsen, puis, finalement, le plus rapidement possible, démarré le show en direct, sans prendre le temps de réviser un à un tous les paramètres comme je le fais habituellement.

Or, le son avait l’air bon. Cela sonnait impeccable dans ma caméra et la première écoute du retour en ligne se révélait positive. À deux mètres de moi, un complice suivait le show sur un ordinateur portable afin de modérer le clavardage et me rapporter d’éventuels problème. Malheureusement, il n’avait pas de casque et je n’y ai pas fait attention.

Encore plus malheureusement, nous avions pris du retard sur l’horaire de webdiffusion, peu de gens relayaient l’événement sur Twitter et les rares personnes (25) qui se sont connectées n’ont pas clairement sonné l’alarme. Ce n’est que bien plus tard, en rentrant chez moi, heureux d’avoir réussi à dominer une situation potentiellement dangereuse, que j’ai réécouté l’enregistrement et constaté le problème sonore. Cet enregistrement est inexploitable. J’ai fourni beaucoup d’efforts pour rien. Je n’ai pas permis à ces centaines, voire des milliers d’internautes de se nourrir de l’excellente conférence que nous a offert Tara. Je n’ai donc pas donné satisfaction à mon commanditaire. Dont acte. #FAIL

3e Mardi | Congrats Michelle | Hello Tara Hunt

Sur un air connu (Il est rev’nu le temps des cooféreeeenceuuuu…), et après la rentrée de W3Québec, j’aurai le plaisir, mardi prochain, de webdiffuser celle du 3e Mardi | Third Tuesday Montreal en direct du chic Daylight Factory. Et quoi de plus agréable, pour vous donner envie de nous rejoindre sur place ou à distance, qu’une petite entrevue vidéo avec Michelle Sullivan, co-animatrice de l’événement ?



En attendant la conférence de Tara Hunt au 3e Mardi

Si l’on en croit la liste des invités ayant répondu présent sur Facebook, le petit café du centre-ville où se tient les “cooférences” (un néologisme de mon cru) du 3e Mardi va être plein à craquer. La réputation de Tara Hunt y est évidemment pour quelque chose et nombreux seront ceux, au Canada, aux États-Unis et au-delà, qui auront le goût de suivre sa présentation en direct sur le canal Ustream du 3e Mardi.

Cette webdiffusion sera présentée par HKDP (Hill & Knowlton à Montréal), l’un des principaux cabinets-conseils en communications et en relations publiques au Québec qu’a récemment intégré Michelle à titre de Directrice des communications numériques.

Bonne fin de semaine et à mardi !

1 tournage = 3 capsules pour Vision PDG et l’AQT

À l’occasion du cocktail de rentrée 2009 de l’AQT, organisme rassemblant les sociétés technologiques du Québec et leurs dirigeants dans une variété d’évènements de formation et de maillage, j’ai reçu la mission de réaliser une série d’entrevues de ses membres à des fins de promotion. Dont acte.

Le tournage unique a eu lieu en septembre. Bien que les deux premières vidéos soient sorties dans le courant de l’automne, je n’en rends compte ici qu’aujourd’hui, faute de temps et d’énergie à consacrer à ma propre promotion. Les clients et la bûche de Noël d’abord ;~) Ces trois capsules sont néanmoins publiées depuis belle lurette sur la page Youtube de l’AQT :

Bilan de l’opération: deux heures de tournage, trois jours de montage, un peu de communication et de suivi pour lier le tout, et voilà ! Pour un budget très raisonnable, l’AQT valorise à la fois son action, un échantillon représentatif de ses membres, sa présence Web et elle sème en prime de jolis petits cailloux dans les moteurs de recherche :

Transparence: la vie privée n’est-elle plus qu’une forme d’hypocrisie?

L’ennui, avec les sites d’information payants comme celui du quotidien Le Devoir auquel je viens de me réabonner, c’est que les fils de commentaires des articles réservés aux abonnés n’y sont pas publiquement accessibles. Ce qui m’oblige, pour ne pas littéralement “perdre le fil”, à republier ma réponse à Denise Bombardier. Autre avantage fort bien illustré par @NicolasBoileau, « Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage / Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage / Polissez-le sans cesse, et le repolissez / Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » ;~)

Transparence: la vie privée n'est-elle plus qu'une forme d'hypocrisie?L’évolution des technologies numériques, chère Madame, pose en effet des problèmes moraux qu’il est juste d’examiner. Je ne vous reproche pas ce questionnement mettant en cause le délicat rapport entre transparence et vie privée, mais j’aimerais vous suggérer un angle d’analyse un peu moins effrayant.

Nous sortons d’un siècle terrible, XXème du nom, qui a consacré la puissance et le déclin de tous les totalitarismes. Sous Hitler, Staline, McCarthy et Honecker, en effet, la défense de la vie privée était absolument essentielle à la survie de la liberté individuelle. Au Québec de la Grande Noirceur, étouffant de catholicisme intégral, elle permettait de respirer un peu.

Dans la démocratie représentative qui est aujourd’hui la nôtre, cependant, tout est différent. Le divorce, l’avortement et la garde partagée ne sont plus des péchés. L’homosexualité et même la transexualité sont socialement admises, même si des âmes conservatrices conservent encore à cet égard des préjugés. Nous savons depuis l’Antiquité que l’erreur est humaine, mais le pardon ne nous vient plus de Dieu, par l’entremise d’un prêtre plus ou moins vertueux. Il découle de nos propres législations des causes et des effets liées à nos conceptions de la complexité de la condition humaine. Nous sommes généralement mieux éduqués, mieux préparés au déferlement de la transparence.

D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? Très simplement et à titre individuel, selon moi, cela revient à vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses principes et ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois courageusement le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte à demander de l’aide à mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, en revanche, pourquoi devrais-je le cacher? Je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte à me battre pour faire évoluer la morale de mes pairs.

La transparence est inhérente au XXIème siècle

Au plan socio-politico-économique, la transparence est aujourd’hui nécessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu inacceptable de diriger la société tout en acceptant des enveloppes brunes; de prêcher la vertu tout en exploitant sous la soutane la sensualité immature des enfants; de cacher des primes mirobolantes qui influent fatalement sur votre gouvernance; de polluer la planète en catimini; et, même, d’incarner un héros multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.

La montée de transparence (comme on dit “montée de lait”) à laquelle nous assistons est bien réelle. Elle est très largement induite par les technologies que nous avons nous-mêmes créées : « We shape our tools and thereafter our tools shape us », écrivait Marshall McLuhan il y a déjà 45 ans. L’évolution récente des technologies de l’information et de la communication entraine effectivement un recul des frontière de la vie privée, certes, mais elle s’accompagne aussi d’une moralisation forcée de la société, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sports business et du celebrity business.

Cette moralisation n’est pas inféodée à une idéologie politique ou religieuse. Elle est ancrée dans une culture de la tolérance. Votre vie intime n’est pas menacée si vous vivez modestement et sans porter à conséquence. Elle l’est, en revanche, si vous vivez sous les projecteurs de la société ou si vous prétendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela très sain. C’est même indispensable si nous voulons avoir une chance de régler les immenses problèmes auxquels notre espèce fait face (écologie => développement durable, démographie => démocratie).

Cela ne nous dispense pas de rester vigilant face à deux épiphénomènes : (1) la perversion d’un certain voyeurisme et (2) d’éventuelles dérives totalitaires, qui sont, dans ce contexte, de véritables ennemies. Mais, par pitié, ne jetons pas l’innocent bébé de la transparence avec l’eau du bain ;~)

Dans la démocratie représentative qui est la nôtre, aujourd’hui, tout est différent. Le divorce, l’avortement et la garde partagée ne sont plus des péchés. L’homosexualité et même la transexualité sont socialement admises, même si des âmes conservatrices conservent encore des préjugés. Nous savons depuis toujours que l’erreur est humaine, mais le pardon ne vient plus de Dieu par l’entremise d’un prêtre plus ou moins vertueux, mais de nos lois et de nos conceptions avancées de la complexité de la condition humaine. Nous sommes généralement mieux éduqués, mieux préparés au déferlement de la transparence.
D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? D’après moi, c’est vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte à demander de l’aide à mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, je n’ai pas à le cacher; je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte à me battre pour faire évoluer la morale de mes concitoyens.
Au plan socio-politico-économique, la transparence est aujourd’hui nécessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu totalement inacceptable de diriger la société tout en acceptant des pots de vin secrets en argent comptant; de prêcher la vertu religieuse tout en abusant sous la soutane du corps de jeunes enfants, de cacher des revenus mirobolants qui influent fatalement sur votre gouvernance, de polluer la planète en catimini et, même, d’incarner un héros populaire multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.
La montée de transparence à laquelle nous assistons est réelle. Elle est très largement induite par les technologies que nous avons nous-mêmes créées : “We shape our tools and then our tools shape us”, disait Marshall McLuhan.
Cela entraine effectivement un recul de la vie privée, qui s’accompagne d’une moralisation obligatoire de la société, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sport business et du celebrity business.
Entendons-nous bien: cette moralisation n’est pas inféodée à une idéologie politique ou religieuse. Elle est ancrée dans une culture de la tolérance mais, aussi, de la vérité des causes et des effets. Votre vie privée n’est pas menacée si vous vivez modestement et sans porter à conséquence. Elle l’est si vous souhaitez vivre en pleine lumière et si vous prétendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela totalement sain. Je crois même que c’est indispensable si nous voulons avoir une chance de régler les immenses problèmes auxquels notre espèce fait face — écologie => développement durable, démographie => démocratie.
Cela ne nous dispense pas de rester vigilant face à d’éventuelles dérives idéologiques et totalitaires, qui sont en fait nos vraies ennemies. Mais, par pitié, ne jetons pas l’innocent bébé de la transparence avec l’eau du bain ;

Android Montréal s’invite au Momomo

Android Montréal s'invite au Mobile MondayÔ miracle! Figurez-vous que le groupe Android Montréal a été créé sur Facebook cette semaine et que ses co-fondateurs (John Brohan et moi-même) se rencontreront pour la première fois le lundi 7 décembre, au Café Républic, juste avant le Mobile Monday Montreal, alias Momomo. Celui-ci commençant à 18h30, nous invitons les utilisateurs de téléphones Android, alias “GPhones”, ainsi que les développeurs et gestionnaires intéressés par cette plateforme mobile à nous retrouver sur place vers 18h.

Nous espérons que le milieu québécois des technologies mobiles est bien conscient de l’arrivée d’un futur joueur de poids sur le marché, puisque l’Open Handset Alliance est déjà soutenue par 48 entreprises, dont plusieurs géants de l’informatique et des technologies mobiles. Il faut bien comprendre que le succès actuel du iPhone, basé sur la technologie propriétaire de Apple, sera très bientôt relativisé par l’arrivée sur le marché d’offres de plus en plus alléchantes tablant sur la puissance de Google et l’ouverture du système d’opération Android.

Aux États-Unis, déjà, trois des huit meilleures offres mobiles sélectionnées par le Silicon Alley Insider sont propulsées par ce système d’opération. Je gage que, l’an prochain, on en sera au moins à la moitié, et peu importe que le style inimitable et l’excellence du iPhone séduise toujours une certaine élite techno/sociale !

Or, que remarque-t-on, dans la prestigieuse liste des membres de l’Open Handset Alliance ? Sauf erreur de ma part, il n’y figure aucune entreprise canadienne. À croire que, dans nos contrées nordiques, le sigle OHA ne puisse pas signifier autre chose que Ontario Hockey Association ou, à l’extrême limite, Ontario Horticultural Association.

À Montréal, cité aux aspirations technologiques s’il en est, il serait vraiment dommage que nous passions à côté d’un tel phénomène et de telles opportunités d’affaires, notamment en Asie où la pénétration du iPhone reste encore très marginale et risque de le rester longtemps.

Outre cela — et, je l’avoue, très égoïstement ;) — j’aimerais bien qu’un pool de développeurs s’engage à porter sur Android l’application mobile d’Ile sans fil que Kolt Production a développé pour le iPhone et dont le code source sera ouvert dès la fin du mois. Ce serait un beau cadeau de Noël à faire aux centaines de bénévoles de cette association visionnaire qui facilite la mobilité sans fil dans notre belle et fière cité !

Machine à remonter le temps

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