Christian Aubry

Web + Vidéo = Communication @ Montréal, Qc

Billets tagués ‘vidéo’

1 tournage = 3 capsules pour Vision PDG et l’AQT


À l’occasion du cocktail de rentrée 2009 de l’AQT, organisme rassemblant les sociétés technologiques du Québec et leurs dirigeants dans une variété d’évènements de formation et de maillage, j’ai reçu la mission de réaliser une série d’entrevues de ses membres à des fins de promotion. Dont acte.

Le tournage unique a eu lieu en septembre. Bien que les deux premières vidéos soient sorties dans le courant de l’automne, je n’en rends compte ici qu’aujourd’hui, faute de temps et d’énergie à consacrer à ma propre promotion. Les clients et la bûche de Noël d’abord ;~) Ces trois capsules sont néanmoins publiées depuis belle lurette sur la page Youtube de l’AQT :

Bilan de l’opération: deux heures de tournage, trois jours de montage, un peu de communication et de suivi pour lier le tout, et voilà ! Pour un budget très raisonnable, l’AQT valorise à la fois son action, un échantillon représentatif de ses membres, sa présence Web et elle sème en prime de jolis petits cailloux dans les moteurs de recherche :


Bienvenue à la méta-conférence #webcomlive !


webcom livePour la quatrième fois en deux ans, j’ai le plaisir d’animer aujourd’hui le webcom live, une « méta-conférence » diffusée en direct sur Internet à partir du foyer de webcom Montréal, où se rencontreront pendant toute la journée une foule d’experts et de praticiens des technologies Internet, des médias, de la communication et de l’entreprise 2.0.

Pourquoi « méta-conférence »? Parce que je ne diffuse pas la conférence comme telle — elle le sera dans quelques semaines seulement — mais un méta-discours sous forme de talk show semi-improvisé autour et, j’espère, au-delà de la conférence. Y participeront les organisateurs, commanditaires et conférenciers, bien sûr, mais aussi le public présent qui proposera, à notre micro, ses commentaires sur l’évènement.

Notre micro, en effet, puisque j’aurai le plaisir de le partager avec Sandrine Prom Tep et Charles Prémont, deux collaborateurs de taille. C’est que je bénéficie, pour cette quatrième édition du webcom live, du soutien intellectuel et financier de deux co-producteurs dont les logos sont affichés ci-contre, soit AgentSolo et le Lien MULTIMÉDIA.

Si vous ne pouvez pas assister à webcom, vous aurez ainsi accès un un aperçu riche et spontané de ce qui s’y passe. Vous pourrez passer vos commentaires et dialoguer dans le clavardage, intervenir en nous posant des questions, voire même créer votre propre show Ustream et nous proposer d’accueillir une mini-conférence à distance d’une durée de 6 à 8 mn maximum.


Martin Ouellette : « Payons la WebTV pour qu’elle reste gratuite! »


J’aime beaucoup Martin Ouellette, le président de Provokat. C’est un personnage épicé, inspiré et attachant. Un visionnaire d’une espèce et d’une honnêteté rare, même, puisqu’il est capable de donner une conférence qui remet en cause son propre modèle d’affaires.

Je croise souvent Martin à Yulbiz et, le mois dernier, il m’a parlé d’un billet qu’il voulait publier sur un modèle d’affaires 2.0 qu’il venait d’imaginer lors du RDV Media 2009.  Un modèle d’affaires pour la WebTV, basé sur le don et sur son corollaire, la gratuité. Très intéressé par son raisonnement, je me suis porté volontaire pour en faire cette capsule vidéo.

Pourquoi ? Eh bien parce que je crois énormément qu’il s’agit d’un modèle d’avenir pour les productions WebTV de divertissement et de fiction. Le temps de la propriété intellectuelle est dépassé, la culture doit désormais circuler plus librement et le plus souvent gratuitement, mais les créateurs et les artistes doivent également trouver le moyen de gagner leur vie correctement.

Il faut donc que quelqu’un paie, quelque part. L’État? À part les vedettes reconnues, ce sera difficile. Le public dans son ensemble? Cela va à l’encontre de la tendance qu gratuit que l’on observe depuis quelques années et qui devrait continuer à s’imposer. Alors qui?

  • Des “micro-mécènes”, d’abord, c’est à dire des gens comme vous et moi pouvant s’offrir le luxe d’envoyer quelques dollars à des créateurs de contenus numériques ayant de la valeur à leurs yeux, recevant en échange la gratification d’être publiquement associés à leur diffusion. Le ruissellement de contributions modestes a le pouvoir d’alimenter de grandes lacs de création.
  • Des entreprises et des marques, ensuite, qui trouveront encore plus avantage à investir dans des contenus de valeur plutôt que dans des publicités primaires (et la plupart du temps mensongères) fonctionnant de moins en moins. En s’associant à ces communautés de soutien artistique et culturel, elles gagneront leur sympathie et leurs oreilles attentives.

Dans le domaine de la WebTV professionnelle et ciblée, c’est un peu déjà comme cela que je fonctionne moi-même pour certains projets. Mes webdiffusions des soirées-conférences de W3Québec et du 3e Mardi, par exemple, sont produites en coproduction avec des partenaires issus de la communauté qui me soutiennent financièrement. Idem pour le talk show interactif du webcom live, que je produirai à nouveau le mois prochain en co-production avec AgentSolo et Le Lien MULTIMÉDIA. Une fois que mes objectifs stratégiques et financiers sont atteints, le contenu généré peut bien circuler et servir à d’autres fins. Il en va de même pour tous les artisans.

Et il en va de même aussi pour la capsule de Martin. Je l’ai produite à mes frais, mais rien ne vous empêche, si vous la trouvez utile, de me verser ne serait-ce que la moitié de 5 dollars en cliquant sur le bouton ci-dessus. Si cela fonctionne, j’inventerai le « DonatorRoll » en me disant qu’il y a peut-être de l’avenir pour les journalistes reporters d’image indépendants et culottés ;D


Ma première Web vidéo industrielle sur iCRIQ.com


Vous vous souvenez peut-être qu’en mars dernier, je réalisais la webdiffusion de la conférence de presse du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), qui célébrait le dixième anniversaire de sa banque d’information en ligne — le portail iCRIQ.com. Cette opération a été un franc succès et les choses n’en sont pas restées là.

Au cours des jours qui ont suivi, j’ai eu l’occasion de discuter de vidéo d’information industrielle avec les gestionnaires du portail. Il y a quelques semaines, nous concluions une entente de production Web vidéo comportant la commercialisation d’une série de forfaits allant de la capsule de base au plan de communication par épisodes. Les tarifs, très avantageux, s’échelonnent de 895 $ à 2 500 $.

J’ai le plaisir de vous présenter aujourd’hui une première capsule réalisée dans ce contexte pour l’entreprise montréalaise de produits d’entreposage Pedlex. La vidéo sera intégrée dans quelques jours à la fiche Pedlex d’iCRIQ.com (qui ressemblera alors à ceci) et sur le site Web de pedlex. Il s’agit d’un publi-reportage d’introduction générale. J’ai dû travailler dans un esprit un peu plus publicitaire que d’habitude, mais je suis néanmoins satisfait du résultat.

Les informations contenues dans cette capsule sont factuelles et justes, en effet. La séquence centrale transmet un message pratique aux industriels, à savoir qu’il est préférable de mettre son fournisseur de systèmes d’entreposage en relation avec son architecte avant même la construction ou la rénovation d’un bâtiment. Cela permet de concevoir le meilleur système et de réaliser ainsi le meilleur investissement possible. Il ne s’agit donc pas ici de simple séduction facile, mais d’information et de partage d’expertise, deux ingrédients essentiels à toute communication Web vidéo efficace.

Pour vous renseigner sur les plans de communication Web vidéo d’iCRIQ.com, veuillez contacter le département publicitaire du portail.


Le chorégraphe José Navas se lance dans la communication Web Vidéo



Je suis extrêmement heureux de vous présenter, ce soir, la première capsule vidéo que j’ai réalisée pour la troupe de danse contemporaine montréalaise José Navas/Compagnie Flak. Elle a été tournée il y a quelques jours au Studio Flak, approuvée ce matin et mise en ligne ce soir, sur Facebook et Youtube, alors que José et les quatre excellents danseurs qui l’accompagnent sur scène s’envolaient pour l’Allemagne où ils vont présenter une nouvelle version de la pièce Anatomies.

Cette entrevue en anglais s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de communication Internet ambitieuse qui ne fait que commencer et qui risque de faire autant de musique que de bruit. Je brûle de vous en dire plus, mais en bon professionnel, je devrais rester discret pendant une dizaine de jours encore, jusqu’à ce que j’ai livré le nouveau site Web de la Compagnie.

Malheureusement, j’en suis incapable. Voici donc trois petits indices qui m’aideront à patienter :

  1. Comme il se doit quand l’on a autant de talent, de fans à choyer et d’images à offrir, il s’agira d’un vidéoblogue.
  2. Lequel sera propulsé par Wordpress, le CMS léger le plus performant qui soit.
  3. De la technologie Flash qui rend le site actuel opaque aux moteurs de recherche, il ne restera qu’un lecteur vidéo.

Sexe, mensonge, fausse pub et Web vidéo


Hier matin, sur le blogue de Yannick Manuri, j’ai découvert une fausse publicité virale pour la bière Guiness diffusée sur YouTube. La célèbre boisson y est associée à l’habile suggestion d’une relation sexuelle entre une femme et quelques hommes. La compagnie exploitant la marque a évidemment réagi en désapprouvant formellement cette parodie. Youtube n’a pas encore retiré le clip et cela ne m’étonne pas, puisque je le trouve moi-même intéressant à plus d’un titre.


Guinness naked viral

L’aspect didactique

Cette fausse pub pousse un cran plus loin l’attitude d’exploitation psychosociale de la sensualité, de la jeunesse et du corps féminin auquel les publicitaires s’adonnent déjà depuis des lustres au profit de commerces de tout acabit — boissons, voitures, vêtements, meubles et j’en passe. Le terrain étant bien préparé, il n’est pas étonnant que plusieurs commentateurs — et commentatrices!– de Yannick avouent l’avoir appréciée. Il n’y a d’ailleurs rien d’explicitement obscène à l’écran. La connexion cognitive avec l’image d’une relation sexuelle orgiaque créée dans l’esprit du webspectateur lui appartient totalement (enfin, presque, comme le précise Martin en commentaire). D’où cette impression de plaisir polisson, mais non coupable.

C’est le même phénomène qui est à l’œuvre lorsqu’on présente une boisson houblonnée dans un contexte qui ne lui est absolument pas associé dans la réalité, mais que nos perceptions et mémoires cognitives associent à une émotion positive. La bière et le party, par exemple. La bière et le flirt lascif avec cette belle fille assise, là, au bar. La bière et le rock & roll à fond la caisse, baby. La bière et le pouvoir régénérant de la nature et de l’océan — ah ben tiens, ça c’est nouveau et cela en dit long sur l’évolution actuelle de notre société, j’y reviendrai dans un instant…

The last campaign for Guinness, created by Abbott Mead Vickers. BBDO, was a press campaign earlier this year to push the drink ahead of the start of the sporting summer. The strapline, “You can almost taste it”, drew connections between a pint of Guinness and natural scen­ery, including the ocean.

Bref, en passant de la sensualité lascive à l’allusion sexuelle explicite, ce pastiche fort bien réalisé donne à voir les ressorts subliminaux profonds du discours publicitaire traditionnel. De ce fait, il m’apparait plus didactique que scandaleux. D’une certaine manière, on peut le regarder comme on regarde une oeuvre d’art.

L’aspect politique

Par exemple, J’ai l’impression que ce genre de détournement rééquilibre quelque peu la relation de pouvoir qui existe, à travers la publicité, entre les sociétés commerciales et les simples citoyens que l’on a pris soin de déshumaniser en les baptisant « consommateurs ». Après des décennies au cours desquelles la pub a manipulé, sans se poser trop de questions éthiques, la psyché collective, voici que la manipulation n’est plus à sens unique et que les images de marque sont elles-mêmes détournées sans vergogne.

Dans le premier cas, la manipulation mentale est désignée par le noble terme de « création publicitaire ». Dans le second, on parlera plus simplement de piratage et d’atteinte à l’image de marque, celle-ci étant protégée par le système juridique des marques de commerce. Pourtant, au fond, il s’agit essentiellement du même phénomène : un mensonge ou, si vous préférez, une fausse promesse destinée à créer une émotion positive à travers une association cognitive artificielle. Pensez à toutes ces pubs automobiles qui, au premier degré, nous vendent une belle fille sexy ou un excès de vitesse criminel.

Reste à évaluer le mobile de ces deux types de manipulations. Dans le cas de la publicité commerciale, il s’agit de provoquer un acte d’achat aux finalités strictement économiques et financières. Dans le second, comme par exemple ce pastiche Guiness, il s’agit de provoquer une distanciation cognitive et, au final, une prise de conscience sociale. C’est, en tout cas, ce que je me plais à croire jusqu’à de plus amples informations sur les motivations réelles des auteurs de ce clip.

L’aspect techno-sociologique

Après avoir malmené le système institutionnalisé de protection des droits d’auteur appliqué aux industries médiatiques, musicales et cinématographiques, il est clair que les technologies numériques associées au réseau Internet commencent à malmener également le système de protection des images de marque. Les œuvres artistiques numérisées et les images de marque ont en effet ceci en commun, qu’elles sont immatérielles et peuvent donc être produites, copiées, modifiées et rediffusées à l’infini.

Par ailleurs, l’amélioration permanente des outils numériques et leur production de masse en font sans cesse baisser la courbe d’apprentissage et les coûts. La réalisation d’un tel pastiche ou la diffusion massive d’une information sont maintenant à la portée de n’importe qui d’assez intelligent et déterminé pour s’en donner la peine. Il est donc à prévoir que les détournements d’images de ce genre vont, à l’avenir, se multiplier.

Et la « comm », dans tout ça ?

Je trouve assez intéressant que Guiness ait récemment choisi d’associer sa marque avec la nature, comme on l’a vu plus haut, plutôt qu’avec l’énergie festive de la jeunesse et la sexualité. Même s’il s’agit toujours d’une exagération publicitaire aux finalités mercantiles, cela dénote un glissement de la psyché collective vers des valeurs plus naturelles, permanentes, essentielles, liées à l’être plutôt qu’à l’avoir et au paraitre.

Tout comme le monde de la pub, celui de la communication a cruellement besoin de faire son examen de conscience afin de mieux répondre aux exigences de notre époque. Je crois profondément qu’il est fini, ce temps où des spins doctors en relations publiques manipulaient sans état d’âme les journalistes — souvent consentants, il faut bien le dire — et rédigeaient des communiqués de presse ronflants et triomphants afin de faire mousser une information objectivement intéressante, mais sans plus.

Dans ce contexte, je crois que nous devons revenir à l’essentiel : des communications factuelles propres et bien faites, visant à servir l’intérêt public à long terme plutôt qu’à obtenir un gain corporatif artificiel à court terme. Bien sûr, c’est loin d’être aujourd’hui ce que tous nos clients nous demandent. Mais certains d’entre le font déjà, ayant compris qu’il est dans leur intérêt de positionner leur entreprise à long terme pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle prétend être. Il est également dans notre intérêt de faire comprendre cela aux autres.

Un aspirateur innovant et bien conçu n’a pas besoin de se cacher derrière une paire de seins pour être bien communiqué. Il en va de même pour une entreprise saine qui a tout à gagner à communiquer en profondeur, avec sincérité, en privilégiant les valeurs humanistes qui devraient idéalement sous-tendre chacune de ses actions économiques.

La communication Web vidéo est un outil particulièrement adapté à ce type de communication. Il n’est pas le seul, certes, mais il permet de mettre l’image, le verbe et l’humain au service des organisations mieux que n’importe quel autre. Nous en reparlerons…


Les pirates informatiques utilisent la vidéo en ligne pour appâter les internautes


Le succès phénoménal de la vidéo en ligne n’attire pas que les communicateurs d’entreprises, des médias et du divertissement. Depuis quelques temps, les actes de piraterie informatique dissimulés derrière le téléchargement d’un inoffensif clip vidéo se multiplient. Ceci dit, il n’y a là rien de nouveau et cela ne fait que confirmer deux évidences : la vidéo en ligne, c’est attirant et la sécurité informatique, c’est important.

De nos jours, en effet, les pirates informatiques n’ont plus grand chose à voir avec une bande de joyeux drilles s’amusant à contourner les dispositifs de sécurité des systèmes d’exploitation populaires par défi technico-sportif. La plupart du temps, il s’agit de gangs mafieux arraisonnant des millions d’ordinateurs à l’aide de vers et de chevaux de Troie afin de les utiliser à leurs fins criminelles : vol d’identité, pollupostage, attaques par force brute sur des sites sensibles, etc.

Pour arriver à leurs fins, les pirates exploitent toutes les failles disponibles : celles du populaire système d’exploitation Windows, bien sûr (et, à l’occasion, de son concurrent Mac OS), celles des principaux logiciels du marché, des plateformes mobiles, etc., mais surtout et avant tout, l’insouciance d’internautes avides d’information instantanée et de plaisirs faciles.

Ainsi, les courriels proposant de télécharger gratuitement une vidéo classée XXX sont tellement en vogue qu’on pourra bientôt les qualifier de maladies « cyber-vénériennes ». L’actualité constitue également un déguisement de choix. Ces jours-ci, par exemple, le programme malicieux Storm Worm se propage au moyen d’un courriel vous invitant à visionner une vidéo d’un tremblement de terre ayant frappé la Chine en endommageant les infrastructures olympiques !

En réalité, les vidéos elles-mêmes sont et restent totalement inoffensives. Ce qui l’est moins, par contre, c’est le code exécutable intégré dans les pages Web où sont présentées ces vidéos, ou encore l’enveloppe exécutable (reconnaissables aux extensions .exe ou .zip des noms de fichiers) censée favoriser un téléchargement plus rapide. Certains pirates poussent la roublardise jusqu’à demander à l’internaute la permission d’installer un nouveau codec vidéo sur son ordinateur, sans quoi il lui sera impossible d’accéder aux images convoitées.

Même si tout ceci ne date pas d’hier (on en parlait déjà en l’an 2000 !), il n’est pas inutile de rappeler à vos proches ces quelques points fondamentaux :

  • Pour peu que vous disposiez déjà des lecteurs Adobe Flash, Apple Quicktime et Windows Media (ou de logiciels libres équivalents), vous ne devriez jamais avoir à installer délibérément quoi que ce soit sur votre ordinateur pour lire une vidéo en ligne.
  • Il est totalement déconseillé d’ouvrir sans précaution un fichier exécutable de provenance inconnue ou douteuse, même si c’est un ami qui vous l’envoie.
  • Un bon logiciel antivirus et par un pare-feu efficace sont des pré-requis pour tous les internautes, y compris et surtout ceux qui ne s’intéressent pas au fonctionnement de leur ordinateur.

Internet n’est pas un réseau familial. C’est un écosystème informatique ouvert aussi merveilleux mais, parfois, aussi dangereux que peut l’être « la vraie vie ». Dans le monde réel comme dans le monde virtuel, prudence, réflexion et gros bon sens sont de mise.


Venez participer au “off Webcom” sur Yahoo! Live avec nous :)


Plus qu’une quinzaine d’heures avant le coup d’envoi de la conférence Webcom Montréal 2008 qui mettra, demain, les technologies et les usages du Web 2.0 sur toutes les bouches au siège de l’OACI. Comme vous le savez, VideoPresse y animera, pendant toute la journée, une émission de Web TV à la même sauce 2.0 : créativité, simplicité, participation, rétroaction !

Laurent et moi avons procédé, hier après-midi, à quelques tests sur notre chaîne Yahoo!Live afin de nous assurer d’être parés au plan technique. Avec ce type d’applications en ligne, il n’est pas nécessaire de disposer de matériel sophistiqué pour réaliser une émission. Au contraire, seules les webcams et les caméras vidéos bas de gamme disposant d’une fonction webcam sont reconnues par l’extension Flash des navigateurs Web pilotant la transmission. Voilà un trait bien caractéristique du Web 2.0 : la démocratisation de l’accès aux outils de communication.

Trousse matérielle de l’émission

Trousse logicielle de l’émission

Programme et participation sur place

Nous avons déjà une liste de conférenciers, organisateurs et partenaires de la conférence qu’il serait bon d’avoir devant notre caméra, mais pas encore d’horaire établi. En fait, la programmation sera réalisée sur place, en temps réel, dans la plus pure tradition beta, et annoncée au fur et à mesure sur notre chaîne Twitter. Il vous suffit de vous abonner à celle-ci ou de la consulter en ligne pour ne rien rater de ce qui vous intéresse.

Par ailleurs, le Web 2.0 est aussi une affaire de contenu généré par l’utilisateur (UGC). Nous sommes donc très heureux d’inviter les organisateurs, conférenciers, partenaires — sans oublier les participants — à s’exprimer, témoigner, débattre et commenter la conférence devant nos caméras. À l’inverse, ceux parmi vous qui suivrons l’émission en ligne sont invités à se connecter à Yahoo! (ou à ouvrir un nouveau compte) afin de pouvoir clavarder avec nous, voire même participer aux échanges par l’entremise de leur webcam de bureau.

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que tout se passe bien dans le meilleur des mondes beta. Merci d’avance à toutes celles et ceux qui participeront à cette expérience digne de Webcom et de cette nouvelle frontière que nous essayons tous de repousser un peu plus chaque jour. Bonne conférence ! Bonne Webmission ! : )

Jordin Sparks en pleine action

PS : nous ne sommes pas les premiers à joindre Twitter à Yahoo! Live dans une même diffusion. En fait, l’équipe de Yahoo! Live a ouvert sa chaîne Twitter en janvier dernier. C’est ainsi que j’ai pu suivre, ce matin, une vidéoconférence en direct de Jordin Sparks, alias J-Speezy, qui s’entretenait de façon très naturelle avec plus d’une centaine de teenagers devant sa webcam. Imaginez, esprits créatifs et allumés, tout ce qui devient possible !


Internet façonne les blogues, qui influencent la communication vidéo


Marshall McLuhan l’a expliqué il y a 44 ans: « le médium est le message ». Transformant nos perceptions, le réseau Internet a imprimé sa marque sur la communication telle que nous la pratiquons. On lui devait déjà le mode de conversation atomisée et asynchrone pratiqué sur les blogues. Il conditionne aussi, désormais, notre approche de la Web vidéo.

Earth Hour 2008Il y a un rapprochement évident à faire entre le caractère éclaté du réseau Internet et le style de montage vidéo qui s’avère le plus apte à capter l’attention des internautes, aujourd’hui, notamment les plus jeunes. J’en ai découvert une illustration assez frappante, il y a quelques semaines, en visionnant deux vidéos destinées à promouvoir l’Heure de la Terre, un événement participatif à caractère écologique organisé par le Word Wildlife Fund.

La première vidéo est justement signée par la WWF. Une série de plans cinématographiques illustre un texte récité avec emphase par l’acteur américain Jeremy Piven, sur fond de musique pompeuse. Le concept de l’événement y est exposé dans le plus pur style « vidéo corporative ». La qualité est impeccable, le tout est très professionnel et… à mourir d’ennui.

Rien à voir avec cette vidéo, nettement plus accrocheuse, entièrement réalisée par le jeune humoriste torontois Derek Forgie. Pas de mise en scène cinématographique. Pas de musique pompeuse. Pas de plan aérien — rien qu’un animateur crédible et allumé qui, en se filmant lui-même, nous livre son message en nous regardant droit dans les yeux.

Derek a eu l’excellente idée d’enregistrer sa narration à plusieurs reprises et toujours dans la rue. En arrière-plan, on découvre un transformateur électrique, le bureau local de la WWF, une plaque murale de Toronto Hydro, des immeubles commerciaux, l’Hôtel de ville de Toronto et la devanture d’un grand magasin : rien que du quotidien ! Il a varié les angles afin de dynamiser l’image, puis a monté le tout comme on tisse un patchwork, alternant les bribes de séquences au rythme de son propos.

Au final, ce discours « éclaté » dans l’espace et dans le temps retrouve sa continuité de départ, mais ce n’est plus un discours linéaire « classique » plaqué sur des images de circonstance. Il s’agit d’un collage de moments et de lieux distincts, restitués à l’état brut (style « reportage ») et habilement superposés au montage.

Le caractère asynchrone de ce petit film n’a rien à voir avec les ellipses du cinéma classique. À la limite, on aurait pu choisir de mettre en scène plusieurs personnages composant le même discours dans des temporalités et des lieux différents, comme cela se fait couramment dans les publicités télévisées. On aurait alors abouti à un effet de conversation unifiée, à l’image même de celles qui ont cours sur un blogue. Sous un angle strictement publicitaire, cela aurait favorisé l’identification instinctive du spectateur avec les messagers. Mais le locuteur unique (et talentueux!) offre, dans ce cas-ci, beaucoup plus de connivence et augmente ainsi la force de persuasion.

La vidéo n’est pas une conversation bi-directionnelle en soi, mais il est intéressant de constater qu’elle peut en répliquer l’essence. Si les blogues sont le produit communicationnel des technologies de réseau asynchrones et décentralisées (Internet), on peut légitimement se risquer à affirmer que la Web Vidéo est le produit multimédia de la conversation telle qu’elle se pratique dans les blogues.

Il y a des enseignements simples à tirer de cette hypothèse :

  • Pour être crédible dans une Web vidéo, il est moins important d’impressionner que d’être « vrai ».
  • Trois inconnus livrant un discours convergent en mode asynchrone seront plus efficaces, en multipliant ainsi les angles cognitifs, qu’une grosse vedette livrant le même discours de façon linéaire.
  • Ce n’est pas l’importance des moyens mis en oeuvre qui fait la différence, c’est leur adéquation à la communication Web et, surtout, la façon dont on les utilise.
  • Chaque billet de blogue est, on le sait, le point de départ d’une conversation à plusieurs éclatée dans l’espace et dans le temps. De la même manière, chaque Web vidéo est le point de départ d’une conversation entre un émetteur et des récepteurs qui réémettent vers d’autres récepteurs, et ce idéalement à l’infini, selon le shéma de la longue traîne.

C’est cette conversation virale qui constitue le produit communicationnel recherché — et non la vidéo elle-même, qui n’en est, finalement, que la mèche « allumée ». :)


Yahoo! Live bénit l’union d’Isabelle et Laurent


Grosse fin de semaine, à VideoPresse ! Samedi, Laurent Maisonnave, mon associé et animateur principal de ce blogue, a pris dame Isabelle Houle pour épouse légitime dans une auberge de St-Alexis-des-Monts, en bordure d’un lac à l’eau claire. Près de 80 invités se pressaient dans la salle de cérémonie, dont plusieurs français ayant traversé l’Atlantique pour l’occasion ainsi que quelques amis britanno-colombiens d’Isabelle, qui a vécu plusieurs années à Vancouver. Malheureusement, d’autres membres de leurs familles éloignées ne pouvaient être présents et il a donc fallu trouver un moyen de leur faire partager l’heureux événement.

Laurent Maisonnave et Isabelle Houle se marientUne webdiffusion en temps réel s’imposait aux artisans de VideoPresse, d’autant plus que l’idée d’un mariage diffusé en ligne n’est pas nouvelle. La grande première historique a eu lieu en 1999, pendant la Fête de l’Internet. Les artistes Fred Forest et Sophie Lavaud diffusaient leur mariage en vidéo sur Internet. Parmi les témoins, on retrouvait rien moins que Vinton Cerf, le « père du World Wide Web », et Jean-Michel Billaut, personnalité de premier plan de la netéconomie française.

Côté captation professionnelle, ce ne sont pas les offres de service qui manquent. Il suffit de taper « +mariage +vidéo québec montréal » dans « Big G. » pour s’en convaincre. Ceci dit, une captation de qualité ne constitue qu’une partie du cahier des charges, l’autre partie étant les moyens d’encodage en temps réel et de webdiffusion. Chez nous comme ailleurs, plusieurs entreprises spécialisées offrent ce service, mais il en coûte au bas mot quelques milliers de dollars, ce qui n’est pas à la portée de toutes les dots.

Heureusement, nous sommes à l’heure du Web 2.0, du contenu généré par les utilisateurs et des modèles d’affaires freemium. Plusieurs services de webdiffusion gratuits ont fait leur apparition sur la Toile, dont ustream et BlogTV (via Laurent).

Laurent Maisonnave et Isabelle Houle se marientMalgré le faux départ de Yahoo! Live, c’est vers cette plateforme fiable et extraordinairement simple à utiliser que nous nous sommes tournés. La raison? Je désirais utiliser deux caméras afin de me permettre de changer d’angle tout en gardant une image stable à l’écran. Or, si ustream permet bien de choisir la caméra à utiliser, mes sessions de test ont systématiquement “gelé” lorsque je changeais de caméra à la volée. Avec Yahoo! Live, aucun problème. On peut changer de caméra ou de source sonore en tout temps, sans mettre en péril la diffusion.

Last but not least, les webspectateurs peuvent également diffuser leur image vidéo en temps réel en bas de la fenêtre de clavardage. Cela signifie que la vidéoconférence interactive gratuite est arrivée en ville et cela démontre, une fois de plus, que les modèles d’affaires sont éphémères dans la bulle technologique d’Internet en constante évolution.

Au final, la webdiffusion du mariage d’Isabelle et Laurent s’est fort bien passé et a reçu très exactement 77 visiteurs. Des proches de Clermont-Ferrand, Montréal et Vancouver ont pu lâcher une petite larme d’émotion et adresser leurs voeux aux jeunes mariés en direct, sans se déplacer. Évidemment, rien ne vaut la présence physique, mais dans certains cas, la « téléprésence » vaut mieux que l’absence totale.

En ce qui concerne VideoPresse, il est évident que nous allons continuer à explorer les outils disponibles pour nous permettre d’offrir à nos clients des solutions de webdiffusion simples à mettre en œuvre, économiques, conviviales et de qualité. Je songe aussi à réaliser une série de screencasts pour Intruders Canada afin de partager mes impressions. Il se pourrait bien aussi, à l’instar de Thierry Bézier, que nous produisions un de ces jours une émission en direct, que ce soit pour VideoPresse ou pour Intruders Canada. Stay tuned!

D’ici là, tous mes vœux de bonheur aux jeunes mariés qui ont raccroché leurs claviers et souris pour quelques jours — et on les comprend bien : )


René Barsalo : le « hub urbain » de la Société des arts technologiques



Cette entrevue produite par Christian Aubry a été publiée le 14 mars 2008 sur Intruders TV Canada, un « vlog » qui a été fermé sans préavis en mars 2009.

Depuis que nous avons lancé Intruders Canada l’an dernier, nous avons souvent allumé nos caméras à la SAT, la Société des arts technologiques — que ce soit au StartupCamp, à Yultour ou lors du dernier BarCamp Montréal. Ce laboratoire de la culture numérique s’impose de plus en plus comme l’un des haut lieu de réseautage, d’innovation et d’incubation technologique de la métropole québécoise.

René Barsalo, directeur, recherche et stratégie de la SAT, est l’un des co-auteurs du rapport de veille de 2005 introduisant le concept de hub urbain, qui s’articule autour de deux observations fondamentales. 1) L’Internet à très large bande offre des possibilités de transport de l’image et du son permettant de donner un spectacle dans plusieurs lieux géographiquement éloignés à la fois. 2) Les lieux de rassemblement à vocation culturelle (opéra, théâtre, bibliothèque, cinéma…) témoignent de la fonction sociale de la culture, une richesse qui gagne à être partagée. Le fait qu’elle soit analogique ou numérique n’y change rien.

Lors de la conférence Espaces et services branchés d’Interfaces Montréal, la SAT évoquait récemment la conclusion imminente d’une entente de financement pour le projet Propulse[art]. Ce groupe de recherche dotera le hub urbain d’une boîte à outils logiciels sur mesure. À suivre dans la seconde partie de l’entrevue.


WebÉducation : Frédéric Brown présente la technologie AJAX


Voici la dernière vidéo du séminaire WebÉducation sur le Web 2.0. Frederic Brown, webmestre au Centre de services partagés du Québec, y présentait la très populaire technologie AJAX dont les effets d’interface fluide et intuitive enrichissent nombre d’applications Web 2.0.

Questions abordées :

  • Qu’est-ce qu’Ajax ?
  • Comment et avec quelle technologies Ajax fonctionne-t-il ?
  • Ajax, seul ou enchâssé dans un produit de plus haut niveau, constitue-il une opportunité pour les communicateurs gouvernementaux ?
  • Si oui, comment peut-on en tirer le meilleur parti ?

Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF (790 Ko).

Retrouvez toutes les vidéos du WebÉducation du 13 décembre 2007 :


WebÉducation : Patrice Caron démêle les fils RSS


Trois mois après la conférence WebÉducation sur le Web 2.0 de décembre dernier, nous publions cette semaine les deux dernières présentations de la série. Pour commencer, voici celle qui nous aura donné le plus de fil à retordre, si je puis dire. Patrice Caron y démêle les mille et une possibilités offertes par les fils RSS.

Ce jeu de mots facile n’est pas anodin : la présentation de Patrice comportait en effet plusieurs démonstrations en temps réel fort intéressantes, mais difficiles à restituer confortablement en vidéo. Finalement, nous avons pris le parti de les retirer de la séquence. Les 30 minutes restantes permettent cependant de faire le tour des tenants et aboutissants du format RSS et de son utilisation pour diffuser l’information gouvernementale, comme le démontre Patrice dans son agrégateur des fils RSS du domaine gouv.qc.ca.

Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF (220 Ko). Notons que les deux dernières diapositives contiennent une sélection de liens complémentaires pour celles et ceux qui voudront aller plus loin.

Retrouvez toutes les vidéos du WebÉducation du 13 décembre 2007 :


Philippe Le Roux : comment intégrer la vidéo, telle est la question



Cette entrevue produite et réalisée par Christian Aubry (caméra: Laurent Maisonnave) a été publiée le 9 février 2008 sur Intruders TV Canada, un « vlog » qui a été fermé sans préavis en mars 2009.

Seconde et dernière partie de notre entrevue « novanuelle » (ne cherchez pas ce néologisme dans Wikipedia, c’est une exclusivité toute fraîche) avec Philippe Le Roux, président de VDL2, à propos de ses Tendances Internet 2008.

Il est moins question des médias, cette fois, que de la nouvelle composante de base du média Internet qu’est devenue la Web vidéo. Environ 57 % des internautes nord-américains se sentent confortables à en visionner régulièrement, un chiffre très proportionnel à la pénétration de la large bande. Du coup, la vidéo devient un type de contenu parmi les autres. Il ne s’agit pas d’une fonctionnalité en tant que telle, comme le partage de fichiers ou la téléphonie IP.

Ceci étant dit, reste la fameuse question que la plupart des producteurs de contenu Internet se posent actuellement : « Comment intégrer ce format de contenu dans ma communication et dans l’expérience que j’offre à l’utilisateur ? » Voilà une question passionnante à laquelle j’essaie de répondre chaque jour. :-}


WebÉducation: Bienvenue à l’ère du Web 2.0 !


Chose promise, chose due. Voici la vidéo de la première présentation de WebÉducation, la journée de formation des webmestres du Gouvernement du Québec sur le Web 2.0 qui a eu lieu le 13 décembre dernier. Cette courte introduction avait pour objectif de planter le décor et les enjeux principaux du Web 2.0. Elle fut suivie de cinq conférences plus étoffées dont nous mettrons les vidéos en ligne au cours des prochaines semaines.

Pour votre commodité, vous pouvez parcourir les diapositives de la présentation ci-dessus ou bien télécharger la version PDF. La vidéo commence à la troisième diapositive, les précédentes n’ayant pas vraiment d’intérêt dans le contexte de cette webdiffusion.

Retrouvez toutes les vidéos du WebÉducation du 13 décembre 2007 :


Vers l’accessibilité des nouveaux médias


Le réseau e-InclusionJe publie aujourd’hui la première version d’un article rédigé fin juin pour le CRIM et consacré au Réseau E-inclusion. À l’origine de ce projet de recherche, le concept international E-Inclusion décrit les efforts à produire pour diminuer la fracture numérique excluant de la société de l’information certaines populations, tels les personnes handicapées visuelles ou auditives et les habitants des régions pauvres ou éloignées. Au Québec, ce mouvement a pris corps sous la forme d’un réseau de recherche composé du CRIM, de plusieurs laboratoires universitaires, d’organismes communautaires et de partenaires publics et privés.

L’article que m’a commandé le CRIM a été publié dans le magazine @cceleraTIon no 9 (automne 2006), après avoir été réduit d’un tiers, faute d’espace, et légèrement remaniée par mes soins.

» Lisez la version originale, agrémentée de liens, dans mon archithèque.
» Lisez la version finale dans le magazine (PDF, 5 Mo -> pages 12-13).


Ce billet a été publiée le 8 septembre 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.

Hébergement vidéo : il n’y a pas photo


yulbiz-0606Les offres de services d’hébergement vidéo gratuit sont de plus en plus nombreuses, en Europe et aux États-Unis. Ceci dit, tous ces services recréent de nouveaux fichiers vidéo à partir des sources qu’on leur soumet, ce qui dégrade énormément la qualité finale. Il faudra que se développe un marché de l’hébergement vidéo un peu plus haut de gamme avant que les entreprises et les amateurs exigeants ne sautent dans le bateau.

À titre d’exemple, j’ai effectué un court montage de quelques plans captés, hier soir, à la soirée mensuelle de YULBIZ, au Café Méliès. J’ai exporté la séquence au format Windows Media encodé à 512 Mb/s, ce qui a donné ce fichier de 7 Mo que vous pouvez télécharger ici. Ensuite, j’ai téléversé ce fichier sur Yahoo Video, qui l’a converti en Flash 7 et a généré cette page Web afin d’y présenter le résultat que voici :

Visionnement en téléchargement progressif avec Flash
Cliquez sur l’écran et patientez quelques secondes.

Parallèlement, j’ai réalisé une exportation directe de la même séquence au format Flash 8. Étant donné la bande passante limitée de ma connexion ADSL, je ne vous en propose ici qu’un court extrait, situé à 1′25″ du début. Cliquez sur le contrôleur ci-dessous pour comparer la qualité avec celle de Yahoo Video. Vous constaterez que la qualité est bien meilleure :

Cette différence de qualité est normale. Pour cette version, j’ai travaillé à partir d’un fichier à haute résolution (720×480 pixels) et peu compressé (±1,5 Mb/s), soit la séquence maîtresse au format DV. L’encodeur Flash 7 de Yahoo a dû se contenter du fichier Windows Media à basse résolution (384×288 pixels) et déjà assez compressé (0,5 Mb/s). La différence est donc comparable à celle qui existe entre une huile d’olive « première pression à froid » et une huile ordinaire, issue d’une deuxième ou d’une troisième pression.

Étant donné le coût réel de la bande passante, on comprend fort bien que les hébergeurs Jumpcut, DailyMotion, Google Video et autres cherchent à réduire le poids des fichiers qu’ils distribuent gratuitement. Les vidéastes exigeants et les entreprises soucieuses de leur image ne pourront cependant pas se contenter d’une qualité aussi faible. Les services d’hébergement multimédia professionnels, sans compromis sur la qualité, offrant des prix raisonnables et des fonctionnalités aussi simples que celles des services précités, ont donc très certainement de beaux jours devant eux.


Ce billet a été publiée le 28 juin 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.

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