Étiquette : business

Le WordCamp Montreal Report est une série d’entrevues Web vidéo que je vais réaliser à Wordcamp Montreal 2010 (#WCMTL) avec une petite équipe de co-producteurs m’aidant à financer la production et à créer le contenu. Cette « anticonférence » dédiée à la plateforme de publication WordPress aura lieu pendant la fin de semaine des 28 et 29 août, à Montréal.

Comme mes reportages Confoo Report et webcom live, le WordCamp Montreal Report sera composé d’entrevues de ± 8 minutes avec des conférenciers, participants, commanditaires et organisateurs de l’événement. Nous réaliserons un minimum de 20 à 30 entrevues diffusées sous licence Creative Commons BY sur Youtube et, probablement, WordPress TV, afin de maximiser leur circulation et leur réutilisation.

Côté technique, je serai assisté de Mathieu Chartier (Kindoweb) avec qui j’ai travaillé à Confoo et à webcom 2010, sans parler des conférences du W3Québec. C’est lui qui m’a suggéré de monter ce reportage à Wordcamp et je dois dire que c’était une excellente idée.

Un partenariat média et communautaire

Depuis lors, j’ai contacté Brendan Sera-Shriar, co-organisateur de Wordcamp, que nous avions rencontré en février à Confoo. Brendan a examiné le projet avec le Comité organisateur de #WCMTL et nous a accordé un statut de « Partenaire Média » comprenant :

  • Des entrées pour l’équipe de co-production (voir plus bas);
  • Un espace de ±20 m2 pour le studio vidéo mobile dans le foyer principal;
  • L’accès au courant pour nos équipements;
  • l’autorisation de réaliser des entrevues avec qui nous voulons, pour autant que les intéressés acceptent 🙂

Car, bien entendu, ce reportage serait impossible sans la collaboration des conférenciers et participants. Pour être très précis, ce show est le leur. C’est leur travail et leur expertise que nous nous attacherons à explorer, promouvoir et célébrer. Nous ajouterons ainsi à l’événement une riche couche de conversations et d’idées lui procurant une portée plus large et une plus longue traine sur le Web.

En temps réel ou en différé ?

À l’instar du webcom live nous pourrions décider de webdiffuser l’émission sur Ustream en direct, puis d’en « pousser » les meilleurs moments sur Youtube. Cela implique cependant que nous disposions d’un accès Internet filaire dédié offrant une bande passante garantie, sans mur pare-feu ni filtrage mettrant en danger nos communications avec les serveurs de Ustream.

Wordcamp Montreal se déroulant pendant une fin de semaine d’été, je ne pense cependant pas qu’une webdiffusion en direct aurait beaucoup de succès. Il serait plus simple et plus efficace d’enregistrer les entrevues puis de les diffuser en qualité HD 720p quelques jours plus tard. Nous pourrions même les publier d’abord sur WordPress TV — bien qu’il soit impératif, pour en maximiser l’audience, de les diffuser également sur Youtube.

Un partenariat de co-production

Mes activités de reporter Web vidéo indépendant m’ont amené à développer, au cours des quatre dernières années, une expertise assez rare dans le montage et l’opération de reportages événementiels « 2.0 » de ce genre, et ce au bénéfice des communautés concernées. Ceci dit, il s’agit pour moi d’une activité primaire et je dois donc en tirer un revenu raisonnable, sans quoi je n’ai plus qu’à fermer boutique ou à me trouver un deuxième boulot de gardien de nuit. 😉

Mon modèle d’affaires innovant est le suivant :

  • J’estime le coût commercial de production d’un reportage de ce genre à ± 3000$, incluant les ressources humaines et l’équipement. C’est la valeur nominale de ce partenariat média.
  • Puisque Mathieu et moi-même sommes membres de la communauté WordPress, nous contribuerons au budget en nature à titre de co-producteurs. Les sommes restantes seront déboursées par d’autres partenaires intéressés à co-financer le show afin d’en tirer leurs propres bénéfices.
  • En échange de quelques centaines de dollars chaque co-producteur recevra en effet :
    • L’apparition de son logo corporatif à titre de co-producteur dans chaque vidéo (début et fin);
    • Le droit d’organiser et d’animer un certain nombre d’entrevues en personne, démontrant ainsi son intérêt, ses compétences et son expertise d’une façon subtile et non-intrusive — tout comme Marc-André Lanciault d’INBOX International le fit avec Brendan à Confoo:

Je suis déjà en contact avec plusieurs entreprises œuvrant dans des secteurs distincts mais toutes reliées à WordPress, et toutes intéressées à cette production. Je reste cependant disposé à en discuter avec d’autres partenaires potentiels — que ce soit pour cette production ou pour d’autres qui suivront bientôt. N’hésitez donc pas à me contacterand please TWEET and RETWEET if you LIKE IT! 😉

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Ce matin, j’ai été interpellé par un gazouilli que Jeff Mignon venait de publier sur Twitter et sur Facebook: « Quel journal redesigné (seulement) a vu ses revenus augmenter? C’est bien que Libé ait de l’argent pour faire de la déco. » Je venais tout juste de lire mes courriels. La newsletter quotidienne de Libération pointait en effet vers un document PDF de deux pages au lieu de la traditionnelle page Web attendue.

Ce choix de format, lourd et inutile dans le contexte de cette nouvelle, n’est pas anodin. En parcourant le dépliant auto-publicitaire, j’ai été sidéré. Voici, pour mémoire, les commentaires que j’ai renvoyés à Jeff par l’entremise de son profil Facebook :

Nuba - body painting by Rita Willaert - Licence Creative Commons BY/NC/SA

  1. C’est complètement ridicule. Je n’en reviens pas que la refonte Internet n’occupe qu’1/12e de page dans leur autopub PDF.
  2. On ne parle que de redesign graphique et éditorial. On introduit des abonnements payants qui ne donneront qu’une valeur ajoutée cosmétique aux abonnés — voir les articles au moment où ils sont envoyés à l’imprimerie, quelle belle affaire!
  3. Il n’y a là aucune vison de la valeur ajoutée d’Internet, de l’hypertexte, de la profondeur de l’info et des sources, enfin, qui restent encore inaccessibles, inviolées.

Au final, je crois qu’il ne faut pas chercher à comprendre cette nouvelle de façon rationnelle. Il faut au contraire l’interpréter de façon anthropologique, en intégrant la dimension irrationnelle qui justifie, même de nos jours, bien des prises de décisions humaines aux conséquences catastrophiques.

Plutôt que d’introduire dans sa refonte les concepts novateurs requis par le passage inévitable d’une économie matérielle à une économie immatérielle; plutôt que de se concentrer sur la valeur tangible de son produit, la valeur ajoutée offerte à ses clients et la logique profonde d’Internet et des médias sociaux, qui reconfigurent inexorablement nos besoins et nos habitudes de consommation de l’information, la direction de Libération a choisi de faire du bruit… avec rien. Elle a choisi le cosmétique, le rituel magique, l’incantation religieuse.

Quand le ciel leur tombe sur la tête, les humains primitifs revêtent des masques à plume, se dessinent des signes magiques sur le corps et exécutent des rituels destinées à chasser les mauvais esprits et à conjurer le mauvais sort. Le nouveau design éditorial de Libé n’apporte à peu près rien de neuf à part des mots creux et des concepts éculés. Il est du même ordre et aura fatalement le même résultat : aucun.

Pire. L’introduction de contenus payants sans réelle valeur ajoutée (voir plus haut) créera un réflexe de méfiance dans le lectorat, qui ne tardera pas à se sentir floué par la minceur des privilèges payants qu’on lui accorde. Or, au contraire, toute offre de contenu payante devrait puiser dans les fabuleux trésors encore inexploités par les entreprises de presse et ouvrir enfin l’accès à des contenus actuellement inaccessibles — ou très peu accessibles :

  • des sources textuelles, audio et vidéo brutes, mais validées, structurées, référencées, en consultation simple ou exportables aux fins d’exploitation par des éditeurs tiers (en mode « remix« ), qu’il s’agisse d’autres médias, de blogueurs, d’entreprises ou d’organisations — bref, ce que j’appelle des « open sources ».
  • des dossiers thématiques exhaustifs, incluant une profondeur inégalée grâce, non seulement aux archives propriétaires du journal, mais également aux liens externes menant vers les pages Wikipédia, articles de blogues, autres sites de médias voire d’entreprises de ce monde qui, tous, constituent des sources auxquelles s’abreuvent les journalistes et auxquelles leurs lecteurs trouveraient probablement enrichissant de pouvoir également s’abreuver.

Cette future architecture de l’information « open sources » nécessite de grands investissements en formation. Les journalistes en place ne veulent pas, aujourd’hui, s’embarrasser avec la production de sources multimédia (audio et vidéo) en temps réel ou quasi réel. Heureusement, la génération qui arrive derrière n’a pas de scrupule à cet égard, d’abord parce que c’est devenu très simple avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, mais aussi parce qu’elle a intégré cette dimension dans sa culture. Or, c’est le seul moyen dont la presse « écrite » dispose pour damer le pion aux médias électroniques (radio/TV) et aux médias sociaux sur lesquels l’information circule désormais en temps réel.

Cette future architecture de l’information « open sources » nécessite également le développement de systèmes informatiques complexes permettant de structurer, indexer, présenter, rendre digestes et accessibles ces masses d’informations spécialisées à haute valeur ajoutée. Au lieu de concentrer ses forces humaines et financières sur cet objectif stratégique aux plans économique, technologique et social, Libération investit son temps et son argent dans un rituel de cosmétique journalistique qui n’a aucune chance de fonctionner. C’est bien dommage.


Photo : Sudan deel 4 – De Nuba school / body painting
Photographe: Rita Willaert
Licence: Creative Commons BY/NC/SA


PS : Si vous êtes à Montréal (Québec) le week-end du 19-20 septembre, venez discuter du modèle d’affaires du journalisme « open sources » à Podcamp Montréal. Plus nous serons de fous à refaire le monde des médias et plus rira bien qui rira le dernier ;~}


Mise à jour @ 18h22 : Il y a quelques jours, 01net écrivait qu’« une application payante très innovante permettra d’accéder à d’autres services, dont on ne connaît pas encore la teneur ». Espérons que Libé ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multimédia, du temps réel et du remix. Si c’est le cas, je réviserai ma position en conséquence…

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Happy Holydays! While you were doing your Boxing Day shopping yesterday you may had to call grandma or this old friend living abroad but did not want to spend loads of dollars on expensive overseas mobile minutes. If so, you should consider using one of these cheap mobile calling services such as Mobivox, Jajah or bOK.

As a matter of fact, dozens of such services are trying to get your business today. Last months, at the Canada Technology and Science Museum, we met Aydin Mirzaee, the young CEO of bOK Inc.. This Ottawa-based startup has invested the field of cheap mobile calling rates with a slightly different approach than its competitors. It relies on short text messages (SMS) to initiate calls. When a cheap SMS containing an international phone number is received, the system dials you back as well as that phone number, then connects both lines over the Internet for a fraction of the cost that your mobile provider would charge. Short and sweet, isn’t it?

Beside showcasing the bOK system, this interview shows the enthusiasm of a new generation of Web 2.0 entrepreneurs that are able to create leading-edge business models just a few weeks after graduating from the university. Aydin and his post-graduate fellows dare to shake the old PSTN business model. They are also aware that our economy move so fast now that the bOK system may have a short livehood. This is not a problem since they are already working on other ideas that will eventually turn into new business plans. That’s the way it is in World 2.0, folks!

This interview was published on Dec. 27, 2007 on Intruders TV Canada, a vlog that has been abruptly shut off by Thierry Béziers in March, 2009.

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