Étiquette : open+sources

Ce matin, j’ai été interpellé par un gazouilli que Jeff Mignon venait de publier sur Twitter et sur Facebook: « Quel journal redesigné (seulement) a vu ses revenus augmenter? C’est bien que Libé ait de l’argent pour faire de la déco. » Je venais tout juste de lire mes courriels. La newsletter quotidienne de Libération pointait en effet vers un document PDF de deux pages au lieu de la traditionnelle page Web attendue.

Ce choix de format, lourd et inutile dans le contexte de cette nouvelle, n’est pas anodin. En parcourant le dépliant auto-publicitaire, j’ai été sidéré. Voici, pour mémoire, les commentaires que j’ai renvoyés à Jeff par l’entremise de son profil Facebook :

Nuba - body painting by Rita Willaert - Licence Creative Commons BY/NC/SA

  1. C’est complètement ridicule. Je n’en reviens pas que la refonte Internet n’occupe qu’1/12e de page dans leur autopub PDF.
  2. On ne parle que de redesign graphique et éditorial. On introduit des abonnements payants qui ne donneront qu’une valeur ajoutée cosmétique aux abonnés — voir les articles au moment où ils sont envoyés à l’imprimerie, quelle belle affaire!
  3. Il n’y a là aucune vison de la valeur ajoutée d’Internet, de l’hypertexte, de la profondeur de l’info et des sources, enfin, qui restent encore inaccessibles, inviolées.

Au final, je crois qu’il ne faut pas chercher à comprendre cette nouvelle de façon rationnelle. Il faut au contraire l’interpréter de façon anthropologique, en intégrant la dimension irrationnelle qui justifie, même de nos jours, bien des prises de décisions humaines aux conséquences catastrophiques.

Plutôt que d’introduire dans sa refonte les concepts novateurs requis par le passage inévitable d’une économie matérielle à une économie immatérielle; plutôt que de se concentrer sur la valeur tangible de son produit, la valeur ajoutée offerte à ses clients et la logique profonde d’Internet et des médias sociaux, qui reconfigurent inexorablement nos besoins et nos habitudes de consommation de l’information, la direction de Libération a choisi de faire du bruit… avec rien. Elle a choisi le cosmétique, le rituel magique, l’incantation religieuse.

Quand le ciel leur tombe sur la tête, les humains primitifs revêtent des masques à plume, se dessinent des signes magiques sur le corps et exécutent des rituels destinées à chasser les mauvais esprits et à conjurer le mauvais sort. Le nouveau design éditorial de Libé n’apporte à peu près rien de neuf à part des mots creux et des concepts éculés. Il est du même ordre et aura fatalement le même résultat : aucun.

Pire. L’introduction de contenus payants sans réelle valeur ajoutée (voir plus haut) créera un réflexe de méfiance dans le lectorat, qui ne tardera pas à se sentir floué par la minceur des privilèges payants qu’on lui accorde. Or, au contraire, toute offre de contenu payante devrait puiser dans les fabuleux trésors encore inexploités par les entreprises de presse et ouvrir enfin l’accès à des contenus actuellement inaccessibles — ou très peu accessibles :

  • des sources textuelles, audio et vidéo brutes, mais validées, structurées, référencées, en consultation simple ou exportables aux fins d’exploitation par des éditeurs tiers (en mode « remix« ), qu’il s’agisse d’autres médias, de blogueurs, d’entreprises ou d’organisations — bref, ce que j’appelle des « open sources ».
  • des dossiers thématiques exhaustifs, incluant une profondeur inégalée grâce, non seulement aux archives propriétaires du journal, mais également aux liens externes menant vers les pages Wikipédia, articles de blogues, autres sites de médias voire d’entreprises de ce monde qui, tous, constituent des sources auxquelles s’abreuvent les journalistes et auxquelles leurs lecteurs trouveraient probablement enrichissant de pouvoir également s’abreuver.

Cette future architecture de l’information « open sources » nécessite de grands investissements en formation. Les journalistes en place ne veulent pas, aujourd’hui, s’embarrasser avec la production de sources multimédia (audio et vidéo) en temps réel ou quasi réel. Heureusement, la génération qui arrive derrière n’a pas de scrupule à cet égard, d’abord parce que c’est devenu très simple avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, mais aussi parce qu’elle a intégré cette dimension dans sa culture. Or, c’est le seul moyen dont la presse « écrite » dispose pour damer le pion aux médias électroniques (radio/TV) et aux médias sociaux sur lesquels l’information circule désormais en temps réel.

Cette future architecture de l’information « open sources » nécessite également le développement de systèmes informatiques complexes permettant de structurer, indexer, présenter, rendre digestes et accessibles ces masses d’informations spécialisées à haute valeur ajoutée. Au lieu de concentrer ses forces humaines et financières sur cet objectif stratégique aux plans économique, technologique et social, Libération investit son temps et son argent dans un rituel de cosmétique journalistique qui n’a aucune chance de fonctionner. C’est bien dommage.


Photo : Sudan deel 4 – De Nuba school / body painting
Photographe: Rita Willaert
Licence: Creative Commons BY/NC/SA


PS : Si vous êtes à Montréal (Québec) le week-end du 19-20 septembre, venez discuter du modèle d’affaires du journalisme « open sources » à Podcamp Montréal. Plus nous serons de fous à refaire le monde des médias et plus rira bien qui rira le dernier ;~}


Mise à jour @ 18h22 : Il y a quelques jours, 01net écrivait qu’« une application payante très innovante permettra d’accéder à d’autres services, dont on ne connaît pas encore la teneur ». Espérons que Libé ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multimédia, du temps réel et du remix. Si c’est le cas, je réviserai ma position en conséquence…

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PodcampMontréal 2009 a lieu le samedi 19 et le dimanche 20 septembre, de 10h à 16h30, au Pavillon de design de l’UQAM. Puisqu’il s’agit d’une anti-conférence, j’en webdiffuserai comme l’an dernier la piste francophone sur Ustream.TV, mais j’y animerai aussi, dimanche à 15h30, une conférence interactive sur le journalisme « open sources ».

Résumé de l’atelier

L’information est un océan sur lequel flottent des icebergs appelés « articles » dont l’essentiel, soit les « sources », demeurent toujours inaccessibles. Imaginez que vous puissiez les consulter et même les réutiliser ! Ce modèle d’information collaborative et recyclable est-il viable ? Quelles sont ses attraits et ses limites ? Pourrait-il remettre les entreprises de presse sur la voie de la rentabilité ? Après ma courte présentation (± 20 mn), c’est ce dont je vous invite à discuter ensemble.

J’aimerais beaucoup que cette conférence soit hautement interactive. Si vous êtes intéressé à y défendre votre point de vue de communicateur, de podcasteur, de journaliste, de gestionnaire de médias ou de citoyen — bref de partager votre réaction face à cette proposition, venez participez sur place et/ou inscrivez-vous à l’événement facebook afin que nous puissions donner une suite à ce brain storming collectif sur l’avenir de la presse.

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Après m’être ennuyé copieusement, hier après-midi, au premier bloc du Rendez-Vous des médias citoyens (Allo? Creative Commons, vous connaissez ?), puis avoir plaint dans ma tête les jeunes et gentils journalistes pigistes de l’AJIQ qui tombent encore beaucoup trop, à mon goût, dans le panneau de la propriété intellectuelle au lieu de se lancer en affaires, je me suis retrouvé confronté ce matin à un article citoyen traitent de l’avenir de la presse et publié sur Agoravox (Merci @VallierLapierre !) qui m’a fait réagir comme suit.

La mer de l'information vue par Natalie Lucier»

Je trouve que cet article prospectif manque singulièrement d’imagination. Une fois épuisé le recours à la publicité pour vivre, les « médias trad » n’auraient donc d’autre choix que de vivre au crochets de l’État. Ce qui me rassure, c’est que vous reconnaissez vous-même la fragilité et la maladresse de vos « pistes de solution » et que vous posez les prémisses du problème de la bonne façon : ce ne sont pas les coûts qu’il faut réduire; il faut au contraire augmenter les recettes.

Et comment augmenter les recettes sur Internet ? Simple : en vendant, plus chers, des produits à valeur ajoutée. Et de quels produits à valeur ajoutée les entreprise de presse disposent-elles ? Leurs archives ? Oui, certainement, mais ce n’est pas rare, pas très utile, donc pas suffisant. La réponse est, selon moi, évidente et je le répète depuis plus 10 ans : LES SOURCES, nom de Dieu !!!

Considérez l’information dans son ensemble comme un océan et chaque sujet comme un iceberg qui y fond tranquillement et, ainsi, l’alimente. Ce qui dépasse au-dessus de la surface, c’est le « papier », l’article. C’est beau et c’est impressionnant. Mais ce qui nourrit l’océan, ce n’est pas simplement la partie émergée de l’iceberg, c’est aussi et surtout sa partie immergée, beaucoup plus importante. Au niveau de l’information, cela s’appelle LES SOURCES.

Pour des raisons de contraintes spatiales et temporelles, puis par habitude ou par nécessité de conserver jalousement le feu qui alimente leur pouvoir magique, les journalistes des siècles passés ne publiaient pas leurs sources, même lorsqu’aucun enjeu de sécurité ou de confidentialité n’était en cause. Or, au XXIe siècle, ce comportement propriétaire n’a plus lieu d’être. Les sources viennent du peuple, qu’elles y retournent puisque ni l’espace disque ni le « temps d’antenne », désormais, ne sont limités.

  • Enregistrez donc en audio, vidéo, pdf ou HTML autant de sources INTÉGRALES que possible.
  • Puis validez-les, décrivez-les, « taxonomisez-les » et classifiez-moi tout ça.
  • Enfin, entrez-les dans un système informatique qui me permette à moi — utilisateur final, journaliste, chercheur, étudiant, cadre d’entreprise, fonctionnaire, peu importe — de la retrouver quand j’en aurai besoin.
  • En complément de votre article, disponible gratuitement en ligne et maigrement financé par la publicité, vendez-moi UN ABONNEMENT DE LUXE, au moins aussi cher qu’un abonnement papier, qui me permette, SI ET QUAND CELA M’INTÉRESSE, de visiter la partie immergée de l’iceberg — toutes ces sources que vous avez trouvées pour construire votre article et traiter le sujet.
  • Si je ne veux pas m’abonner, offrez-moi la possibilité de consulter vos sources EN FORMULE DE MICRO-PAIEMENT.
  • Si je veux RÉUTILISER VOS SOURCES, ou une partie de vos sources (audio, vidéo, PDF), VENDEZ-MOI LE DROIT DE LE FAIRE et livrez les moi en haute définition afin que je puisse en inclure un extrait dans mon propre topo audio ou vidéo.
  • Devenez ni plus ni moins qu’une AGENCE DE PRESSE LOCALE (ou nationale, ou internationale, si vous en avez les moyens) et comprenez que les citoyens et les entreprises de demain deviennent peu à peu des producteurs de contenus d’information, mais que s’ils sont capables de faire flotter de beaux icebergs à la surface de l’eau, ILS ONT BESOIN DE SOURCES VALIDES POUR LES NOURRIR SOUS LA SURFACE lorsqu’ils ne constituent pas la source eux-mêmes.

Ce faisant, vous ferez œuvre sociale, vous augmenterez la valeur de l’information commerciale et citoyenne et vous engrangerez des recettes suffisantes pour payer correctement (1) vos journalistes d’enquête et de terrain (2) vos secrétaires de rédaction traitant non seulement l’info interne, mais également celle provenant des citoyens et des entreprises et (3) vos programmeurs-intégrateurs qui feront fonctionner et amélioreront sans cesse les systèmes d’information complexes nécessaires à l’exploitation de vos sources.

Libérez le cœur même de l’information. Ouvrez vos sources. Ne les gardez plus jalousement sous clé. Permettez que l’essence-même de l’information circule librement à la manière du code, essence des logiciels libres et ouverts. Entrez dans l’ère de l’information « open sources » et n’hésitez pas à les tarifer, si nécessaire, afin de survivre et prospérer. La démocratie a un prix que les citoyens seront prêts à payer pour peu que vous sachiez la leur vendre intelligemment.

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Worried about #iranelectionLe journalisme a et aura toujours besoin de sources. Quand un État empêche les journalistes de travailler, il est bon que les citoyens prennent le relais en diffusant leurs propres témoignages. Idem quand une catastrophe survient trop loin des salles de rédaction ou que celles-ci omettent tout simplement, pour toutes sortes de raison, de couvrir un événement. Ce qui n’empêche pas les « novellistes », comme on les appellera peut-être un jour, d’avoir leur place dans la longue chaîne de l’information citoyenne. Bien au contraire !

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Ce reportage diffusé en CC-BY-SA est constituée de 18 séquences vidéo enchainées les unes aux autres. Utilisez les boutons de navigation situés dans les parties droite et gauche de l’image pour “zapper”. Si votre ordinateur et votre connexion Internet le permettent, utilisez le mode “HD” et/ou activez la fonction plein écran.

En cette belle année 2009, il me semble qu’il aurait été inconcevable de remettre ces Grand Prix du journalisme indépendant sans en assurer la captation vidéo et l’archivage en ligne. Ces archives vidéo, offertes sans frais à l’AJIQ par solidarité professionnelle, permettra aux membres n’ayant pas pu être présents au Lion d’Or jeudi dernier de découvrir quand même les Prix et leurs lauréats.

Ceux-ci  peuvent même se péter les bretelles en affichant précisément la vidéo qui les concerne sur leur blogue ou en la partageant dans leurs médias sociaux préférés, puisque chaque séquence est individuellement exportable dans n’importe quelle page Web. La source étant ouverte et disponible, chacun peut la réutiliser, l’extraire, la commenter — bref, en augmenter la valeur informationnelle. C’est ce que j’appelle couramment de l’« information open source » ;-}

Long reportage => Liste de lecture

Fort bien. Mais comment mettre en ligne plus d’une heure de vidéo de façon pratique et satisfaisante, alors que Youtube limite la durée des capsules et que les autres plateformes plafonnent la taille des fichiers vidéos ?

Grâce aux plateformes de partage à la Youtube, ce qui était passablement complexe et pas très ergonomique du temps de mes premières armes à Yulbuz est devenu très simple. Il suffit de fractionner le reportage en plusieurs séquences et de les réunir dans une liste de lecture (playlist) que l’on peut ensuite partager et/ou enchainer dans un seul lecteur comme dans l’exemple ci-dessus.

Le Grand Prix de la Playlist 2009 est attribué à Youtube !

Je dois dire qu’au chapitre de la playlist, Youtube m’apparait aujourd’hui comme la plateforme de choix. C’est la plus ergonomique — affichage vidéo en pleine largeur, commandes visuelles dynamiques permettant de passer d’une vidéo à l’autre, évidentes et simple à utiliser.

Il y a quelques semaines, pour le webcom Live Reloaded, j’avais opté pour le module de Dailymotion, mais la colonne de texte de droite rétrécissant grandement la zone dédiée à l’affichage de la vidéo, il m’avait fallu créer une page spéciale sans menu latérale afin d’offrir un confort visuel acceptable aux spectateurs ne disposant pas d’un ordinateur assez puissant pour afficher la vidéo en plein écran. Du coup, pour le 3e Mardi de mai, je me rabattais sur Youtube.

Et l’accessibilité dans tout ça ?

Rien n’est malheureusement parfait en ce bas monde. Ainsi, les personnes souffrant d’un handicap visuel ne peuvent pas utiliser la table des matières de Dailymotion puisque les lecteurs brailles ne « lisent » pas le Flash. À l’instar des handicapés moteurs, ils ne peuvent mettre en œuvre les commandes dynamiques visuelles du lecteur de liste de Youtube. Bref, ces listes de lecture posent encore de sérieux problèmes d’accessibilité.

En attendant que les technologies avancent de ce côté-là (voir mon entrevue de l’an dernier avec Denis Boudreau), j’essaie de contourner le problème tant bien que mal, et ce de la façon suivante :

  • Ajout d’un lien vers la page Web de la liste, sorte de table des matières de la liste qui permet d’identifier chaque séquence  à même le code HTML.
  • Ajout d’un lien vers le flux RSS de ce reportage créé à partir d’une liste similaire obtenue sur blip.tv, celle-ci offrant aux handicapés visuels et aux internautes navigant à bas débit la possibilité de télécharger les pistes sonores encodées au format mp3.
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« N’accordez pas trop de crédit aux rumeurs et vérifiez par vous même. » ©amicalmant 2009

Cette captation diffusée en CC-BY-SA est constituée de neuf séquences vidéo enchainées l’une à l’autre. Utilisez les boutons de navigation situés dans les parties droite et gauche de l’image pour “zapper” plus rapidement. Si votre système le permet, utilisez le mode “HQ” qui offre une qualité d’images nettement meilleure. Voir plus bas pour plus de précisions.

Dans mon billet sur la retentissante conférence de Michelle Blanc Médias Trads versus Web 2.0 du 3e Mardi de mars dernier, j’écrivais : « J’espère que la personnalité extraordinaire de Michelle Blanc, la charge iconoclaste de son discours et l’acuité de sa vision contribueront à réveiller nos dinosaures médiatiques en voie de disparition ».

Deux mois plus tard, j’étais de retour au Daylight Factory — pas pour filmer la réplique de la FPJQ tel qu’attendu, mais celle de Jean-François Codère, un jeune dinosaure assez spécial car natif du numérique (il a débuté sa carrière il y a 10 ans au cyberquotidien Multimédium, peu de temps après que j’aie quitté le poste de rédacteur en chef), journaliste, cyberjournaliste et blogueur.

Une conférence très néo-médiatique

Pour mémoire, JFC avait lancé en mars dernier une attaque en règle contre Michelle et les «gourous du Web», accusés de jeter le bébé avec l’eau du bain afin de satisfaire leurs intérêts commerciaux. Il replongeait dans l’eau chaude quelques jours plus tard en minimisant l’importance des médias sociaux. Puis il donnait cette conférence au Third Tuesday Montréal avant d’enfoncer le clou dans un billet de précisions sur son blogue.

Co-production: Christian Aubry et Michelle Sullivan Communications

La webdiffusion de cette conférence sur Ustream et sa post-production ont été en partie financées par Michelle Sullivan Communications, co-fondatrice des 3e Mardi | Third Tuesday Montréal, selon un nouveau « modèle d’affaires sociales 2.0 » que j’expérimente depuis quelques temps. Comme pour webcom, W3Québec et la CLLAP, il s’agit de minimiser les coûts au maximum grâce aux outils 2.0 et à un savoir-faire polyvalent,  puis à trouver des commanditaires ponctuels ayant un intérêt direct à ce que ces événements soient diffusés ou souhaitant faire leur part afin d’élargir leur portée. Étant partie prenante et solidaire de ces communautés, j’assume moi-même une partie du budget.

Techniquement, j’appelle cela du journalisme citoyen. Le contenu est généré par les utilisateurs, qui prennent en charge les moyens de diffusion numérique. Il ne s’agit pas ici de produire de l’opinion, mais un témoignage social, une source directe d’expression, de documentation et d’information que chacun peut utiliser comme bon lui semble, que ce soit pour son information personnelle, dans son blogue, son intranet, voire son site de médias.

Car les médias « traditionnels en mutation » peuvent également bénéficier de cet apport de contenu indépendant, y collaborer, le réutiliser, le commenter, le prolonger, comme ce fut récemment le cas à webcom. Y a-t-il là de quoi fouetter un dinosaure? ;-}

Comment le mieux présenter une heure de conférence ?

J’ai eu un long échange par courriel, ce matin, avec Sébastien Paquet à propos de la présentation de ce long enregistrement vidéo de plus de 45 minutes. Il me demandait pourquoi je  l’avais découpé en morceau et publié sur Youtube plutôt qu’ailleurs. En substance, je lui ai répondu que :

  1. Le découpage est en partie imposé par la longueur, puisque Youtube limite la durée des vidéos à 10 minutes (↓) et que l’encodage de fichiers très gros est quelque peu aléatoire sur d’autres plateformes. Par ailleurs, d’un point de vue éditorial, cela permet d’effectuer une pré-indexation sommaire des sujets couverts, d’accéder plus rapidement à une portion qui vous intéresse et de ne republier au besoin qu’un extrait précis.
  2. Le choix de Youtube repose sur les fonctionnalités de ses listes de lectures (playlists), qui enchainent les vidéos dans un lecteur à commandes visuelles dynamiques présentant la vidéo en pleine largeur. On a ainsi le meilleur sous tous les rapports : choix à la carte, visionnement linéaire, zapping de scène en scène style DVD, qualité de base et haute qualité.
  3. Avantage marginal pour les co-producteurs : si vous visionnez toute la conférence, vous verrez le court générique de fin huit fois plutôt qu’une seule ;-}

Ceci dit, je reste ouvert (même la nuit) à vos commentaires, questions ou suggestions.


(1) La limitation à 10 minutes des vidéos Youtube a été montée à 15 minutes en juillet 2010, puis totalement supprimée pour les comptes vérifiés.

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Après avoir diffusé à deux reprises, via Ustream et sur le site iCRIQ.com, la conférence de presse du Centre de recherche industrielle du Québec citée précédemment, j’ai pris quelques notes vidéo sur mon propre canal. J’y livre à chaud mon retour d’expérience que je résume et complète ici ce matin.

1 – Mission accomplie !

Il n’y a pas eu 2 000 webspectateurs à cette conférence de presse virtuelle, mais une bonne soixantaine de journalistes, industriels et partenaires du CRIQ, tous très heureux de pouvoir assister aux présentations en direct sans s’être déplacés. Cela représentait tout de même trois fois plus de personnes en ligne que dans la salle !

Le clavardage a marché très fort et Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef de Direction informatique, nous a honoré d’une présence très active, posant à lui tout seul une bonne douzaine de questions fort précises, comme s’il avait été dans la salle ou presque. De même, son collègue Éric Cloutier (Gestion Logistique) s’est déclaré à la fin très favorablement impressionné par cette conférence de presse virtuelle. J’ai bien hâte d’en lire plus !

Mise à jour: voici l’article publié par Direction Informatique le 30 mars 2009

2 – Peut encore mieux faire et le fera !

On apprend de ses erreurs. Celle que j’ai commise hier, c’est de ne pas me faire assister pour la gestion en temps réel des enregistrements à archiver en ligne. Ne maîtrisant pas le déroulement de la conférence, j’ai été incapable d’arrêter et de démarrer les enregistrements lors des changements d’orateur sans abandonner ma caméra. Du coup, j’ai dû passer une heure, après la conférence, à rejouer la cassette sur ma caméra afin d’en archiver les séquences correctement.

La prochaine fois, je proposerai à mon client de me « prêter » un collaborateur supplémentaire à cette fin, j’engagerai moi-même un collaborateur ou bien je prévoirai d’office le temps nécessaire à l’encodage des séquences après la conférence. Si un délai de deux heures est acceptable, la seconde solution m’apparait d’ailleurs comme la meilleure et la moins risquée.

3 – La conférence de presse en ligne : une voie d’avenir

De nos jours, le temps de chacun est compté et les professionnels des relations publiques ne me démentiront pas si j’affirme qu’il est de plus en plus difficile d’attirer un nombre substantiel de journalistes à ce genre d’événement. La webdiffusion associée au clavardage (voire au retour vidéo par webcam) est un puissant outil pour contourner ce problème.

  1. N’ayant pas nécessairement à se déplacer, les journalistes auront quand même accès à de l’information de première main et le loisir de poser autant de questions qu’ils le désirent.
  2. L’archivage leur permettra d’y retourner le lendemain ou la semaine suivante. Des blogueurs pourront utiliser ces sources vidéo afin de bâtir leurs propres analyses. La possibilité d’intégrer gratuitement ces séquences sources aux blogues et sites médias favorisera, de plus, une meilleure information des «  citoyinternautes »; au-delà des comptes-rendus et analyse des uns et des autres, ils auront la possibilité de se faire leur propre opinion en remontant à la source.

4 – À quand une plateforme québécoise encore meilleure que Ustream ?

Ustream n’est pas une vache sacrée. C’est un outil permettant de réaliser des objets de communication interactive modernes et efficaces à des coups dérisoires.

Cet outil a cependant des défauts, les principaux étant l’unilinguisme anglais et le fait qu’il s’agisse d’un service américain. Ses performances qualitatives sont également limitées et son modèle d’affaires basé sur l’incrustation de bandeaux publicitaires optionnels au bas de la vidéo peut s’avérer irritant. Cependant :

  1. Who cares? Le problème du monolinguisme anglais de cette plateforme n’est pas rédhibitoire en soi puisque vous pouvez l’intégrer de façon transparente dans votre propre environnement. C’est ce que le CRIQ a fait en communiquant l’adresse de son propre site plutôt que celle de son canal Ustream.
  2. Les performances ont beau être limitées, elles apparaitront très suffisantes à de nombreuses PME et autres sociétés d’État plus soucieuses de servir les citoyens que de dilapider leurs impôts.
  3. Idem pour la publicité : ce n’est pas trop gênant, surtout si cela vous évite de payer de gros frais de gestion applicative et de bande passante.
  4. Les entreprises québécoises ne se gênent pas pour exporter leurs produits offrant une meilleur rapport qualité/prix que ceux fabriqués à l’étranger. De la même manière, qui, sérieusement, au Québec, s’empêche d’utiliser un produit étranger parfaitement adapté à ses besoins ?

À mon sens, c’est actuellement le cas d’une plateforme de webdiffusion participative comme Ustream, qui n’a pas d’équivalent au Québec, ni même au Canada.

Pour répondre à une critique anonyme formulée dans la session de clavardage d’hier matin, je dirais qu’au lieu de critiquer ceux qui utilisent ce service afin d’atteindre légitimement leurs objectifs d’affaires, on ferait mieux de mobiliser nos énergies afin d’offrir une solution aussi bonne, voire meilleure, made in Québec.  Cela me ferait plaisir de l’utiliser au profit des entreprises me demandant de les aider à rendre leur communication en ligne plus efficace et innovante. J’espère qu’il en sera question lors de la conférence sur les nouveaux modèles d’affaires qui figure au programme de Montréal Web Vidéo 2009, le mois prochain :-}

5 – Les organisations sont ou seront bientôt prêtes

Enfin, je suis très heureux d’avoir travaillé avec la sympathique équipe d’iCRIQ.com, qui a démontrée hier une ouverture exceptionnelle aux nouvelles façons de communiquer en ligne avec ses communautés cibles. C’est remarquable et significatif de la part d’une organisation gouvernementale, celles-ci ayant généralement tendance à être conservatrices à ce chapitre jusqu’à ce que les processus soient parfaitement établis et contrôlés.

Il est vrai qu’iCRIQ.com est une cellule dynamique et que l’innovation figure au cœur de la mission. Souhaitons que cette expérience montre la voie à de nombreuses organisations publiques et privées. Je remercie notamment Sylvie Filion, directrice de l’équipe iCRIQ, Ann Miller, qui a magistralement tenu le fort du clavardage, et Christiane Dupont, conseillère en communication du CRIQ, qui a été ma première interlocutrice dans ce dossier et qui s’est montrée, elle aussi, très réceptive à ces concepts innovants.

L'équipe d'iCRIQ.com

L’équipe d’iCRIQ.com

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Téléchargez le podcast audio (MP3, 22 Mo).

J’ai eu beaucoup de plaisir, mardi soir, à capter la conférence de Michelle Blanc sur l’avenir des médias (qui débute vers 6′ 30″) organisée par Michelle Sullivan et sa dizaine de complices du 3e Mardi | Third Tuesday Montréal ! D’abord, les choses se sont assez bien passées au plan technique et nous avons ainsi permis à une cinquantaine d’internautes québécois, canadiens, européens (et même brésilienne!) d’assister à l’événement en direct. Ensuite, l’intégralité de ces deux heures d’échanges retentissants est maintenant disponible pour tout le monde ― internautes, blogueurs, chercheurs et journalistes confondus ― et librement diffusable sous licence Creative Commons BY-SA.

Mise à jour : vous pouvez également voir la période de questions au bas du billet récapitulatif de Michelle.

3e Mardi | Third TuesdayMais le meilleur, de mon point de vue, c’est le fond du discours et la vision de Michelle que je partage EN-TIÈ-REMENT depuis plus de dix ans. Nous sommes maintenant au cœur d’une révolution médiatique dont on perçoit de plus en plus les effets et je m’étonne que si peu de chemin ait été parcouru, pendant cette décennie, par les patrons et artisans de la presse.

Songeons que la pertinence d’ajouter des hyperliens dans les articles, menant à des sources externes plus riches, plus précises ou plus spécialisées, commence à peine à s’imposer dans les médias en ligne… alors qu’elle est à l’origine même du succès et de la fabuleuse richesse du World Wide Web ! Songeons que, l’an dernier encore, le groupe de presse Gesca, pressurant de plus en plus ses journalistes, n’a pas été capable de les associer intelligemment à son nécessaire virage multimédia (1). Et que dire de l’empire Québécor !

Cette grande crise de la presse à laquelle nous allons assister au cours des mois et des années à venir était déjà inscrite, il y a dix ans, dans trois réalités incontournables :

  1. L’émergence de technologies de l’information (informatique) et des communications (réseautique) extrêmement disruptives, ouvrant de vastes horizons et bouleversant à terme les processus et les modèles d’affaires.
  2. Les qualités fondamentales d’Internet: capacités de stockage et de traitement infinies, asynchronisme et ubiquité.
  3. La nature intrinsèque de notre soif d’information, qui est elle-même immatérielle et cognitive. Comme l’illustre si bien Michelle, ce besoin n’a rien à voir avec tel ou tel médium, qu’il s’agisse du papier, des ondes de radiotélévision ou des circuits de données des réseaux Internet.

La nécessité d’entretenir des équipes de journalistes compétents ayant pour mission de fouiller, vérifier, ordonner et présenter au public une vision cohérente et fiable des activités du monde a été, est et sera toujours d’actualité. Il importe cependant que ceux-ci accélèrent le pas avant que leur économie s’effondre; qu’ils s’ouvrent à une utilisation plus hardie des nouvelles technologies et des nouvelles plateformes numériques; qu’ils apprennent à utiliser les flux d’information en ligne provenant des citoyens et des entreprises comme leurs équivalents analogiques, sans se départir de leur rigueur déontologique, mais sans non plus les disqualifier sous des prétextes fallacieux.

J’espère que la personnalité extraordinaire de Michelle Blanc, la charge iconoclaste de son discours et l’acuité de sa vision contribueront à réveiller nos dinosaures médiatiques en voie de disparition.

Très honnêtement, j’espère bien participer d’une façon ou d’une autre à l’avènement de ce nouvel écosystème de l’information pour lequel je me prépare et que je défriche, médium après multimédium :} depuis plus de 12 ans.

Autres informations en open source sur le sujet :

  1. En anglais :
  2. En français :
  3. En vidéo :
  4. Et enfin, la citrouille sur le sundae :-}
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En septembre dernier, plus de 250 podcasteurs, blogueurs, professionnels du Web et sympathisants participaient au premier PodCamp Montréal, une « anticonférence » sur la baladodiffusion et les nouveaux médias. J’y produisais la webdiffusion en direct d’une partie des présentations grâce à l’application Web 2.0 gratuite et sophistiquée Ustream.TV.

Celle-ci donne littéralement aux organisations modestes des moyens de diffusion presque comparables à ceux d’une grande entreprise. À l’aide d’une petite caméra numérique à 350 $, d’un ordinateur portable, de quelques câbles et du réseau Internet de l’UQAM, nous avons en effet pu diffuser un flux vidéo en direct, interagir avec les internautes connectés et archiver la vidéo pour visionnement ultérieur.

Manuel Angelini, expert des technologies vidéo sur IP et cofondateur de Pecunia, a eu la gentillesse de me relayer à la caméra le deuxième jour. Spécialiste des solutions professionnelles de webdiffusion utilisées dans les environnements corporatifs, il ne tarit pas d’éloge sur cette plateforme avant tout destinée au fameux « contenu généré par les utilisateurs » (UGC) :

« Ustream permet de faire du direct d’à peu près n’importe où, dit-il, avec toutes sortes d’options issues du Web 2.0 et touchant principalement l’aspect social, que l’on retrouve moins dans les plus grosses solutions de l’univers corporatif. »

L’interface de Ustream comprend en effet une fenêtre de clavardage permettant aux internautes de réagir, commenter, voire discuter entre eux, ce qui leur offre beaucoup plus qu’un simple rôle de spectateur passif. Un onglet est également prévu pour envoyer de courts messages texte sur Twitter afin, par exemple, d’annoncer les événements à venir dans les minutes qui viennent.

Conçue avec la technologie Adobe Flash, l’interface de contrôle des sources médias accepte n’importe quelle caméra disposant d’une fonction webcam et intègre même une minirégie permettant d’utiliser plusieurs caméras. Il faut cependant manier celle-ci avec précaution, car il s’agit d’une application bêta qui conserve encore quelques bogues et est donc susceptible de planter à tout moment.

Selon Manuel Angelini, les solutions de webdiffusion UGC comme Ustream ou Mogulus ont encore certaines étapes à franchir avant d’intéresser les grandes entreprises, qui exigent une fiabilité à toute épreuve, et les médias, qui privilégient quant à eux la qualité du signal et le contrôle des droits d’auteur.

Elles sont cependant une source d’innovation et d’inspiration pour les promoteurs de solutions plus robustes qui commencent à intégrer l’aspect communauté qu’elles proposent, comme les espaces de clavardage et la possibilité de récupérer le code d’une diffusion pour l’afficher en quelques clics de souris sur son blogue ou son site Web.

En attendant, grâce à ce genre d’applications, les petites entreprises, les nouveaux médias, les établissements d’enseignement et les organismes sans but lucratif disposent désormais d’un nouveau canal multimédia pour diffuser leurs messages sur Internet. Reste à voir jusqu’à quel point ils seront prêts à l’utiliser.

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Photo du colloqueÀ l’heure où l’ONU s’inquiétait pour la santé des océans, quatre associations de communicateurs et professionnels québécois en relations publiques signaient, hier, une déclaration solennelle en faveur du développement durable. La cérémonie de signature a eu lieu à la clôture du colloque Développement durable et communications organisé par la Chaire de relations publiques de l’UQÀM. En voici le texte, la bande son et le clip vidéo.

Cette déclaration s’inscrit évidemment dans le sillage de la Loi sur le développement durable adoptée par l’Assemblée nationale du Québec en avril dernier. Elle a été signée par Mme Francine La Haye, présidente de l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ), M. Bernard Poulin, président de l’Association des communicateurs municipaux du Québec (ACMQ), Mme France Poulain, présidente de l’Association internationale des professionnels en communication (Chapitre de Montréal) et Mme Nicole Beaulieu, présidente de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP).

La lecture de la Déclaration par Mme Solange Tremblay est également disponible sous forme audio, dans ce fichier MP3 de 2,5 Mo. En voici la transcription :

Déclaration des communicateurs et des professionnels en relations publiques du Québec à l’égard du développement durable


Dans la foulée des travaux des Nations-Unies en 2002, à Johannesburg, dans le cadre du Sommet Mondial sur le Développement Durable, les communicateurs et les professionnels en relations publiques du Québec prennent l’engagement de contribuer à la promotion et au respect du développement durable dans les sphères relevant de leurs responsabilités et de leurs activités au sein de la société québécoise.

Ce faisant, ils font leur la définition du développement durable proposée par le Rapport Brundtland en 1987 : « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »

Les communicateurs et professionnels en relations publiques du Québec s’engagent :

  • à prôner une vision fondée sur le respect des personnes, des systèmes vivants et de l’environnement qui favorise une économie respectueuse des impacts de ses activités , une société juste et un environnement sain pour les générations actuelles et à venir, dans une perspective d’amélioration de la vie des personnes et de préservation des ressources.
  • à apporter leur contribution professionnelle à la sensibilisation des différentes collectivités, organisations et entreprises de la société québécoise envers des pratiques respectueuses des principes du développement durable.
  • à stimuler l’acquisition et le partage des savoirs et des savoir-faire sur l’aspect communicationnel du développement durable.
  • à mettre en évidence les enjeux reliés au développement durable et à encourager le dialogue avec les groupes citoyens et les différentes parties prenantes des organisations et des entreprises.
  • à ne négliger aucun effort de communication pour favoriser la concertation, la collaboration et l’imputabilité des décideurs face à ces questions.
  • à favoriser l’essor du développement durable dans les différents réseaux où ils interviennent.

En prenant cet engagement, les communicateurs et professionnels en relations publiques du Québec entendent rendre hommage aux nombreuses personnes et aux nombreux groupes qui ont tracé la voie du développement durable au Québec et, avec eux, ils souhaitent participer activement au renforcement des trois fondements interdépendants du développement durable : le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement, dans la poursuite de l’oeuvre du pionnier du développement durable du Québec, M. Pierre Dansereau.

Signé à Montréal, le 4 octobre 2006, par l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec, l’Association des communicateurs municipaux du Québec, l’Association internationale des professionnels en communication – Chapitre Montréal et la Société québécoise des professionnels en relations publiques.

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» Voir aussi le reportage photo du colloque.


Ce billet a été publiée le 15 octobre 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.
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