Catégorie : Analyse

Dash 8 d'Hydro-Qu√©bec - abdallah 2010 via FlickrContrairement √† ce que certains peuvent penser, la ¬ę¬†Baie James du XXI√®me si√®cle¬†¬Ľ ne consiste pas √† d√©velopper de nouveaux m√©gaprojets hydro√©lectriques mais plut√īt √† ce qu’Hydro-Qu√©bec s’engage totalement dans la transition √©nerg√©tique. Celle-ci passe pas un important changement de culture qui a peut-√™tre d√©j√† commenc√©. Son PDG pr√īnait en effet r√©cemment une communication plus responsable.
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Denis Coderre au lutrin, portant la couronne du Prince de Galles, sur fond de paysage panoramique du centre-ville de Montréal

Sans surprise, l’√©ditorialiste du quotidien Le Devoir se range aux c√īt√©s de l’establishement et du n√©oconservatisme en exprimant son choix pour pour Montr√©al. En appelant √† voter pour Denis Coderre avec un b√©mol, il commet en effet la m√™me erreur que l’establishment d√©mocrate am√©ricain qui appela √† voter pour Hillary Clinton au d√©triment de Bernie Sanders ‚ÄĒ avec le r√©sultat que l’on conna√ģt.
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Montr√©al Ville intelligente et num√©riqueCette semaine, le Bureau de la Ville intelligente de Montr√©al inaugurait une s√©rie de trois ateliers de cocr√©ation citoyenne sur le th√®me de l’√©volution de la pr√©sence num√©rique de la Ville de Montr√©al. Ayant d√©j√† particip√© √† deux √©v√©nements du m√™me ordre l’an dernier et trouvant ce genre d’exp√©rience int√©ressante, je me suis engag√© √† y assister. Voici un rapide compte-rendu de ma participation au premier de ces trois ateliers, qui portait sur les services num√©riques.

Comme toujours lors d’un tel exercice, l’assistance fut divis√©e en petits groupes, chacun rassembl√© autour d’une table avec mission de plancher sur un sujet pr√©cis. J’ai choisi l’un de ceux qui me semblait le plus essentiel¬†:

Imaginez un service en ligne permettant de donner un avis sur un projet de règlement [municipal]

Mon groupe √©tait constitu√© de cinq personnes, dont une animatrice du Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville. J’√©tais le seul √† avoir une id√©e relativement pr√©cise des √©changes publics pr√©c√©dant le vote des r√®glements municipaux. Ce vernis de ¬ę¬†culture¬†¬Ľ d√©mocratique de bas niveau, je l’ai acquis l’hiver dernier en assistant √† plusieurs s√©ances du Conseil d’arrondissement d’Outremont, alors aux prises avec l’une de ces m√©morables chicanes interculturelles dont l’ex-ville fusionn√©e a le secret.

Bref… Voici ce √† quoi nous sommes arriv√©s:
Feuille de notes manuscrites résumées plus bas

Cette feuille de notes r√©sume ce que quatre citoyens et une communicatrice de la ville ont r√©ussi √† d√©broussailler en trois heures. Vous n’y trouverez ni gadget ni n√©ologisme √† la mode ‚ÄĒ rien que du gros bon sens pouvant servir de base √† une r√©flexion plus pouss√©e. La pr√©sentation que nous en avons donn√©e en fin d’atelier n’aura dur√© que trois minutes et je vais tenter de la r√©sumer ici.

Problématiques actuelles

D’apr√®s notre exp√©rience limit√©e, la formule de d√©bat d√©mocratique pratiqu√©e lors de l’adoption des r√®glements municipaux en conseil d’arrondissement souffre des lacunes suivantes¬†:

  1. √Ä moins d’√™tre directement concern√©s, les citoyens n’ont pas ou que tr√®s peu d’information sur les enjeux des r√®glements propos√©s, ce qui ne favorise pas l’√©laboration d’une opinion ni, surtout, sa pertinence.
  2. La p√©riode de question est limit√©e. Peu de gens ont le loisir de s’exprimer, leurs interventions √©tant de plus restreintes √† la formulation d’une ¬ę¬†question principale¬†¬Ľ et une ¬ę¬†question corollaire¬†¬Ľ.
  3. Les r√©ponses des conseillers sont parfois artificielles, √©vasives ou hors sujet. Bien souvent, ils ne disposent tout simplement pas de l’information demand√©e, se d√©faussent sur les fonctionnaires qui n’en savent pas plus et, au final, affirment qu’ils reviendront avec la r√©ponse plus tard (ce qui, on s’en doute bien, n’arrive pas toujours).
  4. Au final, le citoyen a l’impression de n’√™tre entendu que d’une oreille distraite. Il ne peut qu’imaginer ce qui se trame en coulisse, au niveau politique, et sp√©culer sur la rationalit√© sous-tendant les positions convergentes ou divergentes des conseillers. Il a beau essayer de s’impliquer dans la vie de sa collectivit√©, il reste sur sa faim.

Les principaux avantages attendues du service sont :

  • Une meilleure compr√©hension du travail r√©alis√© par les √©lus et l’administration municipale.
  • Un engagement accru des citoyens dans les affaires de leur cit√©.

Donner son avis… oui, mais sur quoi?

Avant de penser √† donner son avis, encore faut-il conna√ģtre un peu le dossier. √Ä moins de vouloir mettre en sc√®ne un simulacre de d√©mocratie directe n’ayant aucun impact sur la gouvernance r√©elle de la Ville, il serait judicieux d’informer les citoyens en amont des tenants et aboutissants des projets pour lesquels on sollicite leur avis.

√Ä l’heure actuelle, les dossiers sont pr√©par√©s par les fonctionnaires d’arrondissement et transmis aux √©lus, mais pas divulgu√©s √† la population. Celle-ci n’a droit, √† quelques jours d’avis, qu’√† un ordre du jour assez laconique (exemples). Ce n’est que lors de la p√©riode des questions pr√©c√©dant la s√©ance de vote des conseillers que les citoyens ont la possibilit√© d’interroger ces derniers pour tenter de comprendre leurs positions et leur communiquer, tant bien que mal, parfois in extremis, leur opinion.

Id√©e n¬į1 – Chaque projet de r√®glement faisant l’objet d’un appel √† avis citoyen devrait √™tre clairement pr√©sent√© sous forme de dossier accessible sur une page (URL) d√©di√©e facile √† partager. La documentation requise (√©changes de lettres, courriels officiels, rapport des services juridiques, patrimoniaux, etc.) devrait, dans les limites requises par la protection l√©gitime des informations personnelles des citoyens concern√©s, y √™tre attach√©e. #transparence #efficience #intelligence

Esquisse des principales fonctionnalités

Ces bases √©tant pos√©es, nous avons commenc√© √† r√©fl√©chir √† la forme que pourrait prendre le projet. Tr√®s rapidement, l’analogie avec un r√©seau social de type Facebook a √©t√© mise sur la table. Il s’agit en effet de pouvoir discuter d’un projet (forum), mais aussi de pouvoir publier des photos ou des vid√©os pour appuyer son propos. Certaines fonctions seraient plus proches de celles de Google Drive (partage de documents texte, tableurs ou PDF pour les m√©moires et sources documentaires) ou encore de Doodle ou Framadate (agendas et sondages en ligne).

Un média social ouvert, mais aussi sécuritaire et modéré (!)

La tr√®s grosse diff√©rence, c’est que nos donn√©es personnelles n’y seraient pas analys√©es, trait√©es et transig√©es sur le march√© du Big Data. L’identit√© des utilisateurs y serait v√©rifi√©e et valid√©e, par exemple √† l’aide d’un num√©ro de compte de taxes, de carte de biblioth√®que ou d’Acc√®s Montr√©al.

Les participations seraient √©videmment nominatives et mod√©r√©es selon des r√®gles claires, appliqu√©es √† la lettre. Sans cela, on tomberait rapidement dans les travers des commentaires anonymes, insignifiants, voire insultants que l’on trouve dans certains sites de m√©dias.

Id√©e n¬į2 – Afin d’√©quilibrer la n√©cessit√© d’ouverture avec celle de la protection, il faudrait rendre les publications accessibles √† tout citoyen de la Ville enregistr√© sur la plate-forme, mais pas n√©cessairement au reste du monde ‚ÄĒ et surtout pas aux moteurs de recherche et autres moissoneuses de donn√©es.

Des fonctions de filtrage

Rares sont les citoyens int√©ress√©s √† tous les sujets trait√©s par leurs gouvernements. Ceux qui le sont, en g√©n√©ral, deviennent politiciens. ūüėČ

Id√©e n¬į3 – Dans le profil utilisateur du service, on devrait pouvoir cocher les sujets que l’on souhaite voir en priorit√© lorsqu’on se connecte. Exemple: transport, voirie, culture, urbanisme, OK, √ßa m’int√©resse. √Čducation, religion, sports, commerce, d√©sol√©, √ßa ne m’int√©resse pas (ou tout autre choix et combinaison).

Un système de notification flexible

Une fois pass√© l’effet de la nouveaut√©, il est probable que l’int√©r√™t des citoyens pour la plate-forme s’estompe rapidement. Pour le renforcer, il nous semble indispensable d’offrir √† ceux (et seulement √† ceux) qui le d√©sirent un service de notification. Reste √† accommoder aussi bien les citoyens d√©sirant se tenir inform√©s en temps r√©el que les autres, qui risqueraient de se lasser s’ils sont bombard√©s de courriels.

Id√©e n¬į4 – Le service de notification par courriel devrait permettre de choisir, √† l’aide d’une liste de cases √† cocher, les th√©matiques pour lesquelles on souhaite √™tre mis √† jour. Il devrait aussi permettre de personnaliser la p√©riodicit√© des alertes. Par exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois.

R√©duire la fracture num√©rique gr√Ęce √† la vid√©o

Tous les citoyens ne disposent pas des m√™mes capacit√©s √† s’exprimer en ligne. ¬ę 53 % de la population [qu√©b√©coise] n‚Äôatteint pas le seuil souhaitable pour fonctionner correctement dans une soci√©t√© qui gagne en complexit√© √† chaque ann√©e ¬Ľ, rappelait cet √©t√© un article du Huffington Post. De ce nombre, 19 % seraient incapable de lire et d‚Äô√©crire. En mars dernier, plusieurs groupes communautaires montr√©alais se rassemblaient afin de lutter contre l’exclusion informatique, ¬ę cette nouvelle forme d‚Äôin√©galit√© sociale touchant pr√®s d‚Äôun quart des qu√©b√©cois. ¬Ľ Il est √©vident qu’un service de consultation num√©rique ne pourrait pas totalement remplacer le travail de terrain.

Id√©e n¬į5 – Afin de favoriser la plus large accessibilit√© possible, il faudrait pouvoir accepter le partage de s√©quences vid√©o r√©alis√©es √† l’aide d’une simple webcam, ce qui encouragerait les personnes ayant des difficult√©s d’√©criture ou d’utilisation bureautique √† faire entendre leurs voix. Des individus ou des groupes communautaires pourraient √©galement utiliser cette fonctionnalit√© afin de recueillir et partager des commentaires et t√©moignages de citoyens, un peu comme on recueille aujourd’hui les signatures d’une p√©tition.

NB – Cette id√©e soul√®ve in√©vitablement la question de l’accessibilit√© des contenus vid√©o et de leur indexation. Ce n’est donc pas la plus simple √† mettre en Ňďuvre, ni la moins co√Ľteuse.

Encourager l’interaction par l’autor√©gulation

Lors des d√©bats les plus populaires, on pourrait vite se retrouver avec des dizaines, voire, dans certains cas, des centaines de commentaires et clips vid√©o √† lire ou visionner. D’o√Ļ cette derni√®re id√©e:

Id√©e n¬į6 – Afin d’encourager l’interaction, facteur d’engagement, et de mettre en valeur les contributions les plus populaires, on pourrait r√©fl√©chir √† un syst√®me d’appr√©ciation de style Facebook ou, plus complexe, un syst√®me d’autor√©gulation comme celui mis au point par Slashdot, un site am√©ricain de partage de nouvelles technologiques.

Pas de consultation sans rétroaction

Tout ceci est bien beau, mais reste l’essentiel : √† quoi cette d√©pense d’argent public et d’√©nergie citoyenne servirait-elle? Comment serait-elle prise en compte par le personnel professionnel, administratif et politique de la Ville? Quelles seraient ses effets concrets en terme de gouvernance et de meilleure gestion des dossiers?

C’est pourquoi, en guise de conclusion, nous avons imagin√© que chaque discussion autour d’un projet de r√®glement devrait faire l’objet, au final, de deux r√©troactions syst√©matiques :

  1. Avant le passage au vote, l’administration municipale concern√©e devrait proc√©der √† l’analyse des contributions recueillies et en faire la synth√®se, ce qui permettrait de mettre tout le monde sur la m√™me longueur d’onde et permettrait d’en tirer des conclusions plus consensuelles.
  2. Une fois le projet amend√© au besoin et adopt√©, il serait bon que le Conseil assume pleinement sa d√©cision finale (surtout dans les cas o√Ļ elle pr√™terait √† controverse) en l’expliquant clairement, succinctement et sans d√©tour.

Ce travail de synth√®se et de p√©dagogie politique constituerait une v√©ritable r√©troaction dans la mesure o√Ļ il mat√©rialiserait l’efficacit√© du processus et amplifierait, par le fait m√™me, la motivation des citoyens √† y participer.
 
Cocréation Montréal #innMTL

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richard-sangria-martineau

Remix photo via Julia Frost

L’ineffable et tr√®s sympathique Richard ¬ę¬†Sangria¬†¬Ľ Martineau aimerait poser cette question aux √©colos:

¬ę Selon vous, est-ce mieux de transporter du p√©trole sous la terre que dessus? ¬Ľ

Voici le commentaire que je viens de d√©poser et qui est ¬ę¬†en attente de mod√©ration¬†¬Ľ, comme on dit. Entre nous, il faut vraiment √™tre gonfl√© pour attendre de la mod√©ration sur ce blogue, mais j’ai fait de mon mieux.
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La question n’est pas de savoir si telle technologie est meilleure que telle autre. La question, c’est de savoir si le processus d’appel d’offres mis en place par le Gouvernement du Qu√©bec a √©t√© ou non correctement appliqu√© dans l’octroi d’un important contrat de mise √† jour des postes de travail informatiques de la R√©gie des rentes du Qu√©bec.

Tel est, en substance, ce que m’a expliqu√© Benoit Gr√©goire, directeur g√©n√©ral de Savoir-Faire Linux, qui t√©moignait la semaine derni√®re au proc√®s opposant son employeur √† ce puissant minist√®re. L’entrevue a eu lieu √† la toute fin du Confoo Report, alors que nous venions de discuter d’une tout autre question, soit la diversit√© m√©connue des syst√®mes de bases de donn√©es. Seul point commun : la diversit√© m√©connue ūüėČ

En ce qui me concerne, mon opinion est faite, mais j’esp√®re que ce t√©moignage public ‚Äē Savoir-Faire Linux cultive cette √©l√©gance tr√®s XXIe si√®cle de pratiquer la transparence ‚Äē √† la fois honn√™te et prudent vous aidera √† faire la v√ītre. Sinon, demandez √† Google ce qu’il en pense ou tapez-vous des vid√©os plus divertissantes sur la RRQ ūüėČ

Ah oui ! J’oubliais… Le Gouvernement du Qu√©bec persiste dans l’opacit√© et son Centre de services partag√©s (CSPQ) se montre d√©cid√©ment tr√®s mauvais joueur. √Ä mon humble avis de communicateur d’images et de journaliste citoyen, il devrait plut√īt flairer l’incendie qui couve et r√©gler le probl√®me en bon p√®re de famille avant que l’Opposition officielle ne s’en empare et r√©clame une autre commission d’enqu√™te sur ses chantiers de construction informatique. Surtout que SFL, voyez-vous, le domaine de la construction, elle en connait un bout ūüėČ

Divulgation et appendices

  • Ce billet a √©t√© r√©dig√© dans Google Chrome 4.0 turbinant sous Windows 7 dans un ordinateur portable de marque Lenovo made in China.
  • La capsule vid√©o n’a (h√©las!;) re√ßu aucun soutien financier de Savoir-Faire Linux, ni d’aucun gouvernement, ni d’aucune multinationale bas√©e dans le Nord-Ouest des √Čtats-Unis. En revanche, elle a √©t√© co-produite par moi-m√™me Confoo.CA, Kindo Communications et INBOX International, que je f√©licite pour leur foi dans la communication durable.
  • N’h√©sitez pas √† vous en emparer car, ayant √©t√© pay√©e, cette vid√©o peut circuler librement (BY-SA), et profitez aussi des versions t√©l√©chargeables de la colonne de droite.
  • Pour connaitre les suites de cette affaire, suivez @sflrrq, abonnez-vous au flux de Cyrille B√©raud et lisez de bons journaux (pas ceux-l√†, malheureusement).
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Hier soir, j’avais la chance de webdiffuser une conf√©rence passionnante de Tara Hunt en direct du 3e Mardi | Third Tuesday Montreal. C’√©tait la deuxi√®me fois que j’utilisais, en production,¬†le logiciel Ustream Producer Pro, sorti il y a quelques semaines √† peine. √Ä la suite d’un concours de circonstances ind√©pendant de ma volont√© suivi d’une n√©gligence fatale de ma part, j’ai rat√© cette webdiffusion. En en faisant ici l’autopsie, je souhaite fournir l’explication technique de cet √©chec et partager la le√ßon avec d’autres Ustreamer francophones.

Le concours de circonstances

Ustream Producer: l‚Äôerreur fatale √† √©viterDepuis que le 3e Mardi existe, il y a toujours eu une √©quipe de Duocom sur place assurant, gr√Ęce √† l’appui de commandite de CNW, ¬†le son et l’√©clairage. En arrivant sur place, je n’avais qu’√† brancher le c√Ęble de sortie de console dans l’une des entr√©es son de ma cam√©ra et pouvais me concentrer sur le param√©trage de ma webdiffusion tranquillement.

Or, hier soir, cet √©quipement n’√©tait pas l√†. Je ne l’ai appris qu’en arrivant sur place, 40 minutes avant l’heure pr√©vue du d√©but de mon show. J’ai pass√© ces pr√©cieuses minutes √† monter mon mat√©riel, puis √† tenter de fonctionner avec la petite console de son fournie par Daylight Factory afin de sonoriser la salle. Celle-ci ne comportant pas de seconde sortie exploitable pour ma cam√©ra, j’ai d√Ľ faire un aller-retour chez moi, en plein trafic, afin de me doter d’un mat√©riel plus ad√©quat.

√Ä 18h, j’√©tais de retour au Daylight Factory. La salle √©tait noire de monde. Au dernier moment, les organisateurs avaient invers√© la disposition de la projection et j’ai d√Ľ d√©placer quelques tables, ma cam√©ra et tout mon mat√©riel afin d’adapter l’angle de prise de vue. Puis j’ai install√© ma propre console de son, branch√© mes micros sans fil, cafouill√© avec l’effet larsen, puis, finalement, le plus rapidement possible, d√©marr√© le show en direct, sans prendre le temps de r√©viser un √† un tous les param√®tres comme je le fais habituellement.

Or, le son avait l’air bon. Cela sonnait impeccable dans ma cam√©ra et la premi√®re √©coute du retour en ligne se r√©v√©lait positive. √Ä deux m√®tres de moi, un complice suivait le show sur un ordinateur portable afin de mod√©rer le clavardage et me rapporter d’√©ventuels probl√®me.¬†Malheureusement, il n’avait pas de casque et je n’y ai pas fait attention.

Encore plus malheureusement, nous avions pris du retard sur l’horaire de webdiffusion, peu de gens relayaient l’√©v√©nement sur Twitter et les rares personnes (25) qui se sont connect√©es n’ont pas clairement sonn√© l’alarme.¬†Ce n’est que bien plus tard, en rentrant chez moi, heureux d’avoir r√©ussi √† dominer une situation potentiellement dangereuse, que j’ai r√©√©cout√© l’enregistrement et constat√© le probl√®me sonore. Cet enregistrement est inexploitable. J’ai fourni beaucoup d’efforts pour rien. Je n’ai pas permis √† ces centaines, voire des milliers d’internautes de se nourrir de l’excellente conf√©rence que nous a offert Tara. Je n’ai donc pas donn√© satisfaction √† mon commanditaire. Dont acte. #FAIL

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L’ennui, avec les sites d’information payants comme celui du quotidien Le Devoir auquel je viens de me r√©abonner, c’est que les fils de commentaires des articles r√©serv√©s aux abonn√©s n’y sont pas publiquement accessibles. Ce qui m’oblige, pour ne pas litt√©ralement ¬ę¬†perdre le fil¬†¬Ľ, √† republier ma r√©ponse √† Denise Bombardier. Autre avantage fort bien illustr√© par¬†@NicolasBoileau, ¬ę¬†H√Ętez-vous lentement, et sans perdre courage /¬†Vingt fois sur le m√©tier remettez votre ouvrage /¬†Polissez-le sans cesse, et le repolissez / Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. ¬Ľ ;~)

Transparence: la vie priv√©e n'est-elle plus qu'une forme d'hypocrisie?L’√©volution des technologies num√©riques, ch√®re Madame, pose en effet des probl√®mes moraux qu’il est juste d’examiner. Je ne vous reproche pas ce questionnement mettant en cause le d√©licat rapport entre transparence et¬†vie priv√©e, mais j’aimerais vous sugg√©rer un angle d’analyse un peu moins effrayant.

Nous sortons d’un si√®cle terrible, XX√®me du nom, qui a consacr√© la puissance et le d√©clin de tous les totalitarismes. Sous Hitler, Staline, McCarthy et Honecker, en effet, la d√©fense de la¬†vie priv√©e¬†√©tait absolument essentielle √† la survie de la libert√© individuelle. Au Qu√©bec de la Grande Noirceur, √©touffant de catholicisme int√©gral, elle permettait de respirer un peu.

Dans la d√©mocratie repr√©sentative qui est aujourd’hui la n√ītre, cependant, tout est diff√©rent. Le divorce, l’avortement et la garde partag√©e ne sont plus des p√©ch√©s. L’homosexualit√© et m√™me la transexualit√© sont socialement admises, m√™me si des √Ęmes conservatrices conservent encore √† cet √©gard des pr√©jug√©s. Nous savons depuis l’Antiquit√© que l’erreur est humaine, mais le pardon ne nous vient plus de Dieu, par l’entremise d’un pr√™tre plus ou moins vertueux. Il d√©coule de nos propres l√©gislations des causes et des effets li√©es √† nos conceptions de la complexit√© de la condition humaine. Nous sommes g√©n√©ralement mieux √©duqu√©s, mieux pr√©par√©s au d√©ferlement de la transparence.

D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? Tr√®s simplement et √† titre individuel, selon moi, cela revient √† vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses principes et ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois courageusement le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte √† demander de l’aide √† mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, en revanche, pourquoi devrais-je le cacher? Je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte √† me battre pour faire √©voluer la morale de mes pairs.

La transparence est inhérente au XXIème siècle

Au plan socio-politico-√©conomique, la transparence est aujourd’hui n√©cessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu inacceptable de diriger la soci√©t√© tout en acceptant des enveloppes brunes; de pr√™cher la vertu tout en exploitant sous la soutane la sensualit√© immature des enfants; de cacher des primes mirobolantes qui influent fatalement sur votre gouvernance; de polluer la plan√®te en catimini; et, m√™me, d’incarner un h√©ros multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.

La mont√©e de transparence (comme on dit ¬ę¬†mont√©e de lait¬†¬Ľ) √† laquelle nous assistons est bien r√©elle. Elle est tr√®s largement induite par les technologies que nous avons nous-m√™mes cr√©√©es : ¬ę We shape our tools and thereafter our tools shape us ¬Ľ, √©crivait Marshall McLuhan il y a d√©j√† 45 ans.¬†L’√©volution r√©cente des technologies de l’information et de la communication entraine effectivement un recul des fronti√®re de la vie priv√©e, certes, mais elle s’accompagne aussi d’une moralisation forc√©e de la soci√©t√©, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sports business et du celebrity business.

Cette moralisation n’est pas inf√©od√©e √† une id√©ologie politique ou religieuse. Elle est ancr√©e dans une culture de la tol√©rance. Votre vie intime n’est pas menac√©e si vous vivez modestement et sans porter √† cons√©quence. Elle l’est, en revanche, si vous vivez sous les projecteurs de la soci√©t√© ou si vous pr√©tendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela tr√®s sain. C’est m√™me indispensable si nous voulons avoir une chance de r√©gler les immenses probl√®mes auxquels notre esp√®ce fait face (√©cologie => d√©veloppement durable, d√©mographie => d√©mocratie).

Cela ne nous dispense pas¬†de rester vigilant face √† deux √©piph√©nom√®nes : (1) la perversion d’un certain voyeurisme et (2) d’√©ventuelles d√©rives totalitaires, qui sont, dans ce contexte, de v√©ritables ennemies. Mais, par piti√©, ne jetons pas l’innocent b√©b√© de la transparence avec l’eau du bain ;~)

Dans la d√©mocratie repr√©sentative qui est la n√ītre, aujourd’hui, tout est diff√©rent. Le divorce, l’avortement et la garde partag√©e ne sont plus des p√©ch√©s. L’homosexualit√© et m√™me la transexualit√© sont socialement admises, m√™me si des √Ęmes conservatrices conservent encore des pr√©jug√©s. Nous savons depuis toujours que l’erreur est humaine, mais le pardon ne vient plus de Dieu par l’entremise d’un pr√™tre plus ou moins vertueux, mais de nos lois et de nos conceptions avanc√©es de la complexit√© de la condition humaine. Nous sommes g√©n√©ralement mieux √©duqu√©s, mieux pr√©par√©s au d√©ferlement de la transparence.
D’ailleurs, qu’est-ce que la transparence? D’apr√®s moi, c’est vivre ouvertement selon (et en accord avec) ses convictions. Si je crois que ce que je fais est inavouable, je dois le reconnaitre et tenter de modifier mes comportements, quitte √† demander de l’aide √† mes concitoyens. Si ce que je fais est juste, je n’ai pas √† le cacher; je suis en droit de l’assumer pleinement, quitte √† me battre pour faire √©voluer la morale de mes concitoyens.
Au plan socio-politico-√©conomique, la transparence est aujourd’hui n√©cessaire et nous pouvons le sentir tous les jours en consultant nos sources d’information favorites. Il est devenu totalement inacceptable de diriger la soci√©t√© tout en acceptant des pots de vin secrets en argent comptant; de pr√™cher la vertu religieuse tout en abusant sous la soutane du corps de jeunes enfants, de cacher des revenus mirobolants qui influent fatalement sur votre gouvernance, de polluer la plan√®te en catimini et, m√™me, d’incarner un h√©ros populaire multimillionnaire tout en cachant ses petits travers pernicieux.
La mont√©e de transparence √† laquelle nous assistons est r√©elle. Elle est tr√®s largement induite par les technologies que nous avons nous-m√™mes cr√©√©es : ¬ę¬†We shape our tools and then our tools shape us¬†¬Ľ, disait Marshall McLuhan.
Cela entraine effectivement un recul de la vie priv√©e, qui s’accompagne d’une moralisation obligatoire de la soci√©t√©, notamment de la politique, des entreprises et, marginalement, du show business, du sport business et du celebrity business.
Entendons-nous bien: cette moralisation n’est pas inf√©od√©e √† une id√©ologie politique ou religieuse. Elle est ancr√©e dans une culture de la tol√©rance mais, aussi, de la v√©rit√© des causes et des effets. Votre vie priv√©e n’est pas menac√©e si vous vivez modestement et sans porter √† cons√©quence. Elle l’est si vous souhaitez vivre en pleine lumi√®re et si vous pr√©tendez influencer la vie de vos contemporains. Je trouve cela totalement sain. Je crois m√™me que c’est indispensable si nous voulons avoir une chance de r√©gler les immenses probl√®mes auxquels notre esp√®ce fait face — √©cologie => d√©veloppement durable, d√©mographie => d√©mocratie.
Cela ne nous dispense pas de rester vigilant face √† d’√©ventuelles d√©rives id√©ologiques et totalitaires, qui sont en fait nos vraies ennemies. Mais, par piti√©, ne jetons pas l’innocent b√©b√© de la transparence avec l’eau du bain ;
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Android Montr√©al s'invite au Mobile Monday√Ē miracle! Figurez-vous que le groupe Android Montr√©al a √©t√© cr√©√© sur Facebook cette semaine et que ses co-fondateurs (John Brohan et moi-m√™me) se rencontreront pour la premi√®re fois le lundi 7 d√©cembre, au Caf√© R√©public, juste avant le Mobile Monday Montreal, alias Momomo. Celui-ci commen√ßant √† 18h30, nous invitons les utilisateurs de t√©l√©phones Android, alias ¬ę¬†GPhones¬†¬Ľ, ainsi que les d√©veloppeurs et gestionnaires int√©ress√©s par cette plateforme mobile √† nous retrouver sur place vers 18h.

Nous esp√©rons que le milieu qu√©b√©cois des technologies mobiles est bien conscient de l’arriv√©e d’un futur joueur de poids sur le march√©, puisque l’Open Handset Alliance est d√©j√† soutenue par 48 entreprises, dont plusieurs g√©ants de l’informatique et des technologies mobiles. Il faut bien comprendre que le succ√®s actuel du iPhone, bas√© sur la technologie propri√©taire de Apple, sera tr√®s bient√īt relativis√© par l’arriv√©e sur le march√© d’offres de plus en plus all√©chantes tablant sur la puissance de Google et l’ouverture du syst√®me d’op√©ration Android.

Aux √Čtats-Unis, d√©j√†, trois des huit meilleures offres mobiles s√©lectionn√©es par le Silicon Alley Insider sont propuls√©es par ce syst√®me d’op√©ration. Je gage que, l’an prochain, on en sera au moins √† la moiti√©, et peu importe que le style inimitable et l’excellence du iPhone s√©duise toujours une certaine √©lite techno/sociale¬†!

Or, que remarque-t-on, dans la prestigieuse liste des membres de l’Open Handset Alliance¬†? Sauf erreur de ma part, il n’y figure aucune entreprise canadienne. √Ä croire que, dans nos contr√©es nordiques, le sigle OHA ne puisse pas signifier autre chose que Ontario Hockey Association ou, √† l’extr√™me limite, Ontario Horticultural Association.

√Ä Montr√©al, cit√© aux aspirations technologiques s’il en est, il serait vraiment dommage que nous passions √† c√īt√© d’un tel ph√©nom√®ne et de telles opportunit√©s d’affaires, notamment en Asie o√Ļ la p√©n√©tration du iPhone reste encore tr√®s marginale et risque de le rester longtemps.

Outre cela — et, je l’avoue, tr√®s √©go√Įstement ūüėČ — j’aimerais bien qu’un pool de d√©veloppeurs s’engage √† porter sur Android l’application mobile d’Ile sans fil que Kolt Production a d√©velopp√© pour le iPhone et dont le code source sera ouvert d√®s la fin du mois. Ce serait un beau cadeau de No√ęl √† faire aux centaines de b√©n√©voles de cette association visionnaire qui facilite la mobilit√© sans fil dans notre belle et fi√®re cit√©¬†!

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Ce matin, j’ai √©t√© interpell√© par un gazouilli que Jeff Mignon venait de publier sur Twitter et sur Facebook: ¬ę¬†Quel journal redesign√© (seulement) a vu ses revenus augmenter? C’est bien que Lib√© ait de l’argent pour faire de la d√©co.¬†¬Ľ Je venais tout juste de lire mes courriels. La newsletter quotidienne de Lib√©ration pointait en effet vers un document PDF de deux pages au lieu de la traditionnelle page Web attendue.

Ce choix de format, lourd et inutile dans le contexte de cette nouvelle, n’est pas anodin. En parcourant le d√©pliant auto-publicitaire, j’ai √©t√© sid√©r√©. Voici, pour m√©moire, les commentaires que j’ai renvoy√©s √† Jeff par l’entremise de son profil Facebook :

Nuba - body painting by Rita Willaert - Licence Creative Commons BY/NC/SA

  1. C’est compl√®tement ridicule. Je n’en reviens pas que la refonte Internet n’occupe qu’1/12e de page dans leur autopub PDF.
  2. On ne parle que de redesign graphique et √©ditorial. On introduit des abonnements payants qui ne donneront qu’une valeur ajout√©e cosm√©tique aux abonn√©s — voir les articles au moment o√Ļ ils sont envoy√©s √† l’imprimerie, quelle belle affaire!
  3. Il n’y a l√† aucune vison de la valeur ajout√©e d’Internet, de l’hypertexte, de la profondeur de l’info et des sources, enfin, qui restent encore inaccessibles, inviol√©es.

Au final, je crois qu’il ne faut pas chercher √† comprendre cette nouvelle de fa√ßon rationnelle. Il faut au contraire l’interpr√©ter de fa√ßon anthropologique, en int√©grant la dimension irrationnelle qui justifie, m√™me de nos jours, bien des prises de d√©cisions humaines aux cons√©quences catastrophiques.

Plut√īt que d’introduire dans sa refonte les concepts novateurs requis par le passage in√©vitable d’une √©conomie mat√©rielle √† une √©conomie immat√©rielle; plut√īt que de se concentrer sur la valeur tangible de son produit, la valeur ajout√©e offerte √† ses clients et la logique profonde d’Internet et des m√©dias sociaux, qui reconfigurent inexorablement nos besoins et nos habitudes de consommation de l’information, la direction de Lib√©ration a choisi de faire du bruit… avec rien. Elle a choisi le cosm√©tique, le rituel magique, l’incantation religieuse.

Quand le ciel leur tombe sur la t√™te, les humains primitifs rev√™tent des masques √† plume, se dessinent des signes magiques sur le corps et ex√©cutent des rituels destin√©es √† chasser les mauvais esprits et √† conjurer le mauvais sort. Le nouveau design √©ditorial de Lib√© n’apporte √† peu pr√®s rien de neuf √† part des mots creux et des concepts √©cul√©s. Il est du m√™me ordre et aura fatalement le m√™me r√©sultat : aucun.

Pire. L’introduction de contenus payants sans r√©elle valeur ajout√©e (voir plus haut) cr√©era un r√©flexe de m√©fiance dans le lectorat, qui ne tardera pas √† se sentir flou√© par la minceur des privil√®ges payants qu’on lui accorde. Or, au contraire, toute offre de contenu payante devrait puiser dans les fabuleux tr√©sors encore inexploit√©s par les entreprises de presse et ouvrir enfin l’acc√®s √† des contenus actuellement inaccessibles — ou tr√®s peu accessibles :

  • des sources textuelles, audio et vid√©o brutes, mais valid√©es, structur√©es, r√©f√©renc√©es, en consultation simple ou exportables aux fins d’exploitation par des √©diteurs tiers (en mode ¬ę¬†remix¬ę¬†), qu’il s’agisse d’autres m√©dias, de blogueurs, d’entreprises ou d’organisations — bref, ce que j’appelle des ¬ę open sources ¬Ľ.
  • des dossiers th√©matiques exhaustifs, incluant une profondeur in√©gal√©e gr√Ęce, non seulement aux archives propri√©taires du journal, mais √©galement aux liens externes menant vers les pages Wikip√©dia, articles de blogues, autres sites de m√©dias voire d’entreprises de ce monde qui, tous, constituent des sources auxquelles s’abreuvent les journalistes et auxquelles leurs lecteurs trouveraient probablement enrichissant de pouvoir √©galement s’abreuver.

Cette future architecture de l’information ¬ę open sources ¬Ľ n√©cessite de grands investissements en formation. Les journalistes en place ne veulent pas, aujourd’hui, s’embarrasser avec la production de sources multim√©dia (audio et vid√©o) en temps r√©el ou quasi r√©el. Heureusement, la g√©n√©ration qui arrive derri√®re n’a pas de scrupule √† cet √©gard, d’abord parce que c’est devenu tr√®s simple avec les outils dont nous disposons aujourd’hui, mais aussi parce qu’elle a int√©gr√© cette dimension dans sa culture. Or, c’est le seul moyen dont la presse ¬ę¬†√©crite¬†¬Ľ dispose pour damer le pion aux m√©dias √©lectroniques (radio/TV) et aux m√©dias sociaux sur lesquels l’information circule d√©sormais en temps r√©el.

Cette future architecture de l’information ¬ę open sources ¬Ľ n√©cessite √©galement le d√©veloppement de syst√®mes informatiques complexes permettant de structurer, indexer, pr√©senter, rendre digestes et accessibles ces masses d’informations sp√©cialis√©es √† haute valeur ajout√©e. Au lieu de concentrer ses forces humaines et financi√®res sur cet objectif strat√©gique aux plans √©conomique, technologique et social, Lib√©ration investit son temps et son argent dans un rituel de cosm√©tique journalistique qui n’a aucune chance de fonctionner. C’est bien dommage.


Photo : Sudan deel 4 – De Nuba school / body painting
Photographe: Rita Willaert
Licence: Creative Commons BY/NC/SA


PS : Si vous √™tes √† Montr√©al (Qu√©bec) le week-end du 19-20 septembre, venez discuter du mod√®le d’affaires du journalisme ¬ę open sources ¬Ľ √† Podcamp Montr√©al. Plus nous serons de fous √† refaire le monde des m√©dias et plus rira bien qui rira le dernier ;~}


Mise √† jour @ 18h22 : Il y a quelques jours, 01net √©crivait qu’¬ę une application payante tr√®s innovante permettra d’acc√©der √† d’autres services, dont on ne conna√ģt pas encore la teneur ¬Ľ. Esp√©rons que Lib√© ira dans le sens de l’ouverture des sources, de l’info multim√©dia, du temps r√©el et du remix. Si c’est le cas, je r√©viserai ma position en cons√©quence…

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Worried about #iranelectionLe journalisme a et aura toujours besoin de sources. Quand un √Čtat emp√™che les journalistes de travailler, il est bon que les citoyens prennent le relais en diffusant leurs propres t√©moignages. Idem quand une catastrophe survient trop loin des salles de r√©daction ou que celles-ci omettent tout simplement, pour toutes sortes de raison, de couvrir un √©v√©nement. Ce qui n’emp√™che pas les ¬ę¬†novellistes¬†¬Ľ, comme on les appellera peut-√™tre un jour, d’avoir leur place dans la longue cha√ģne de l’information citoyenne. Bien au contraire¬†!

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