Publication LinkedIn d'Alex Benay, CIO du Canada

C’est dans mon flux d’actualités LinkedIn que je viens de découvrir l’existence du Digital 5 (D5), un réseau de cinq pays engagés dans le développement de leurs infrastructures de gouvernement numérique. Depuis ce matin, ce groupe vient de passer à la version « D7 » avec l’addition de deux nouveaux membres: le Canada et l’Uruguay.

Qu’ont donc en commun l’Estonie, Israël, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Canada et l’Uruguay?
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Dash 8 d'Hydro-Québec - abdallah 2010 via FlickrContrairement à ce que certains peuvent penser, la « Baie James du XXIème siècle » ne consiste pas à développer de nouveaux mégaprojets hydroélectriques mais plutôt à ce qu’Hydro-Québec s’engage totalement dans la transition énergétique. Celle-ci passe pas un important changement de culture qui a peut-être déjà commencé. Son PDG prônait en effet récemment une communication plus responsable.
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Denis Coderre au lutrin, portant la couronne du Prince de Galles, sur fond de paysage panoramique du centre-ville de Montréal

Sans surprise, l’éditorialiste du quotidien Le Devoir se range aux côtés de l’establishement et du néoconservatisme en exprimant son choix pour pour Montréal. En appelant à voter pour Denis Coderre avec un bémol, il commet en effet la même erreur que l’establishment démocrate américain qui appela à voter pour Hillary Clinton au détriment de Bernie Sanders — avec le résultat que l’on connaît.
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Lucky Luke dit "MERCI"J’ai vécu de bien belles aventures au cours de mes presque 40 années de carrière, parfois insolites et imprévues. Après mon départ de Savoir-faire Linux en mars dernier, le temps était revenu de faire le point afin de trouver ce nouveau souffle, ce nouvel engagement encore plus grand — bref ce nouveau job auquel j’aspirais.

Heureusement, le filet social canadien n’est pas encore un trou noir. J’ai bénéficié de généreuses prestations de chômage issues de la contribution financière de millions de travailleurs et employeurs à travers le pays. C’est précieux, ça. J’espère que nous saurons le conserver.

Mes étoiles se sont finalement alignées fin juillet. J’ai donc le plaisir d’annoncer à tous mes anciens collègues et relations professionnelles réunies sur LinkedIn que j’entrerai en poste le 2 septembre 2016 chez… chez… allez, encore un peu de patience, vous saurez tout à la Fête du Travail. 🙂
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Rouleau de la TorahJ’ai eu l’occasion de m’exprimer publiquement, lors de la consultation publique du 24 mai dernier, au sujet du projet de règlement interdisant les nouveaux lieux de culte sur les deux seules artères commerciales d’Outremont où ils étaient encore autorisés. Limité par le temps, je n’ai cependant pu livrer qu’une toute petite partie du message que j’avais préparé. Je me suis donc restreint à la première partie, plus appropriée au contexte et moins polémique (chat échaudé craint l’eau froide!), mais je tenais à ce que le reste soit connu de nos élus. Je leur ai donc adressé le texte que voici:
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Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

M. Guy Archambault, résident d’Outremont, ancien diplomate du Service extérieur canadien et ancien membre du Comité consultatif sur les relations intercommunautaires de l’arrondissement, exprime une approche réaliste mais respectueuse des droits fondamentaux, de la diversité culturelle et des intérêts de tous les Outremontais (car je pense qu’ils y gagneraient tous) face à cette question. C’est celle que la communauté hassidique et Les Amis de la rue Hutchison demandent aux citoyens de promouvoir et de défendre, au Conseil d’arrondissement comme dans cette pétition.

Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

M. Jean Larin, résident de l’arrondissement, ancien journaliste et directeur exécutif de Radio-Canada International, exprime un point de vue littéralement « sectaire » envers la minorité hassidique. Ce faisant, il révèle l’enjeu sous-jacent d’un projet de règlement qui, sans le dire ouvertement, vise à stopper l’expansion de cette communauté dans le quartier. Madame la Mairesse Marie Cinq-Mars doit s’y reprendre à deux fois pour l’arrêter, s’évertuant à balayer sous le tapis ce message tout en exprimant son admiration pour le messager.

J’aurais bien aimé qu’elle me gratifie de son admiration, moi aussi, en 2014… 😉

Illustration: la ville (anonyme)Conçu dès le départ « par les citoyens et pour les citoyens », la Charte montréalaise des droits et responsabilités est un texte fondamental de la Ville de Montréal qui me semble encore trop méconnu.  En vigueur depuis le 1er janvier 2006, révisée en 2011, elle s’inscrit dans la lignée et en complément de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (1975) et de la Charte canadienne des droits et libertés. Il est très intéressant de lire attentivement ce texte car il peut aider nos différentes communautés à parler à tout le moins le même langage juridique et social.

Voici quelques exemples d’articles que tous les habitants d’Outremont, sans exception, devraient méditer plus souvent:

ARTICLE 12 | Le cosmopolitisme de Montréal représente une richesse mise en valeur par la promotion de l’inclusion et de relations harmonieuses entre les communautés et les individus de toutes les origines.

ARTICLE 13 | Montréal est une ville de langue française où les services municipaux à l’intention des citoyennes et des citoyens sont, eu égard à la loi, également accessibles en anglais.

ARTICLE 14 | Chaque citoyenne et chaque citoyen de la ville de Montréal a le devoir de ne pas porter atteinte aux droits des autres.

ARTICLE 20 | Aux fins de favoriser la jouissance par les citoyennes et les citoyens de leurs droits culturels, la Ville de Montréal s’engage à (…) soutenir le développement et la diversité des pratiques culturelles;

Article 27 | Les citoyennes et les citoyens jouissent d’un droit à des services municipaux de qualité et participent, avec l’administration municipale, à un effort collectif visant à assurer la jouissance d’un tel droit. Ils y contribuent (…) notamment en prenant part au maintien de la propreté dans la ville.

Bien entendu, il y a beaucoup d’autres articles intéressants et chacun pourra trouver, dans ce document traduit en huit langues, matière à réflexion afin d’améliorer sa propre attitude mentale et ses relations de bon voisinage.

Pierre Lacerte ou le canard déchaînéCe commentaire a été rédigé et soumis sans relecture le 23 mars 2015 dans le fil du billet de Pierre Lacerte intitulé LES NOUVEAUX RÉSERVISTES ou LA CHASSE AUX TROPHÉES. Après une semaine, l’ancien journaliste ne l’avait toujours pas publié ni daigné m’expliquer pourquoi. Afin de ne pas regretter cette fin de non recevoir,  j’ai décidé d’archiver dorénavant tous mes commentaires non publiés ici. Ceux qui s’intéressent aux questions touchant les relations des communautés hassidiques d’Outremont auront ainsi le loisir de reconstituer le dialogue de sourds opposant deux dangereux extrémistes laïques francophones[1] au sujet des communautés hassidiques d’Outremont.
Comme chacun sait, le ridicule ne tue pas. Il me semble encore préférable de m’y exposer que de ne pas réagir au monologue obsessionnel auquel le «canard déchaîné» d’Outremont[2] convie régulièrement la population qui pense comme lui — et elle seule.


Tu racontes n’importe quoi, Pierre Lacerte. Permets-moi, en toute transparence, de te tutoyer ici comme nous nous tutoyons aimablement lorsque nous nous croisons à la Salle du Conseil, au café ou dans la rue. Nous sommes parfois adversaires, mais te dire clairement ce que je pense ne fera jamais de moi ton « ennemi ». Si c’est ce que tu crois, je dis que tu te trompes et je te prie au moins de me considérer comme ton « meilleur ennemi ».

Bref, je n’ai lu que quelques lignes de ce nouveau brûlot imprégné de haine et d’insultes à peine dissimulées, mais c’est assez pour que je livre ici ce commentaire. Commençons par cette citation:

«Let’s consider the Jew who fights anti-Semitism. He will find anti-Semitism everywhere, even on an empty island or in the Sahara. The obsessed person becomes funny because he cannot see the exception to the rule, or he creates nonexistent rules.»

Considérons de la même manière l’anti… allez, soyons sympa — disons l’anti-hassidique, voire même, pour être vraiment gentil, l’anti-sectaire… Considérons donc l’anti-sectaire combattant l’esprit et la culture sectaire. Il verra des sectes partout, même sur la rue Hutchison et dans la paisible demeure d’agnostiques francophones ayant le malheur (à ses yeux) de défendre, pour la communauté hassidique d’Outremont, le même droit de vivre en paix dont ses pairs disposent notamment dans le Mile-End ou NDG.

Obsédée pas l’ultime et vaillant combat pour lequel elle aura sacrifié l’essentiel de sa vie — sa maison, son travail, sa famille et probablement beaucoup d’amis — publiant pendant des années un blogue uniquement axé sur ce seul et unique sujet d’obsession compulsive, cette personne, en deviendrait presque drôle si sa situation et l’animosité qu’elle entretient à grand frais dans le quartier n’était au fond très triste et délétère.

Voilà ce qu’à peu près, mon cher, tu aurais écrit
Si tu avais un peu moins de lettres et plus d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus sectaire des êtres,
Il ne t’en reste plus guère, et de lettres
Tu ne discernes plus que les trois qui forment le mot : JEW !

Je suis trop las de cette stupide querelle pour perdre mon temps à contredire un par un tes sophismes et autres faux arguments. Non pas que tu aies tort sur chaque élément d’information habilement étalé sur cette nouvelle tartine nauséabonde — car nul n’est parfait, pas même le Peuple Élu, et il y a certainement quelques points valables qui mériteraient d’être discutés de bonne foi, si je puis dire — mais parce que l’analyse que tu en fais est viciée dès l’origine. Tu n’as plus l’esprit clair dans ce dossier. Tu es animé par une Sainte Colère qui aurait pu faire de toi, en d’autres circonstances, un prophète ou un dictateur.

Reviens sur Terre, cher « meilleur ennemi ». Mets-toi à la place des gens raisonnables qui tombent à l’occasion sur tes pamphlets bourrés de sarcasmes et d’anti-je-ne-sais-quoi. Comme moi, certains se disent: « Quel dommage! Que de talent gâché! Que d’obscurantisme dans cette débauche de lumières! Quel comportement excessif, obsessif et sectaire[3]! ».

Nous sommes au 21ième siècle. Paix à toutes les personnes et communautés de bonne volonté respectant l’ordre public, leur prochain, la liberté et les opinions de chacun (incluant les tiennes et celles des Croisés Laïques d’Outremont). 🙂

Ami Calmant,

Christian Aubry

Résident permanent au Canada et contribuable montréalais depuis 1989
Résident et contribuable foncier d’Outremont depuis 2013

Notes

[1] LOL 🙂
[2] C’est l’un des noms d’oiseaux dont j’aime bien le gratifier, moi le «sympathisant zélote»
[3] Sectaire (adjectif et nom) – Se dit de quelqu’un qui, par intolérance ou étroitesse d’esprit, se refuse à admettre les opinions différentes de celles qu’il professe : <em>Une attitude de sectaire.</em> (Larousse)

À l’heure de la « Ville intelligente », quelque 260 citoyens ont participé, le 1er décembre, à une consultation publique de l’arrondissement d’Outremont portant sur un projet de règlement qui interdirait l’ouverture de nouveaux lieux de culte sur les avenues Bernard et Laurier. Mes activités professionnelles m’ont empêché d’y assister, mais voici l’essentiel de la lettre que j’ai envoyée au Conseil d’arrondissement, ce jour-là:

« Certains citoyens de notre arrondissement croient, à bon droit, qu’il est dommage de transformer des lieux de vies publiques (tels que le restaurant la Mère poule ou la Rôtisserie Fusée) en des lieux « fermés », puisque réservés à une seule communauté. La rue Bernard, disent-ils, devrait conserver sa vocation commerciale. Je peux comprendre ce point de vue.

Personnellement, je ne le partage pas car l’expansion de la communauté juive hassidique m’apparait comme une réalité incontournable qu’il est inutile de nier. Par essence, cette communauté a besoin de lieux de rencontre et de pratique religieuse et culturelle. Si on l’en empêche sciemment, c’est que l’on tolère à peine son existence en lui refusant toute croissance naturelle.

En ce cas, c’est sur cela qu’il faut faire porter clairement le débat: la communauté juive hassidique est-elle devenue indésirable, dans la durée, à Montréal et à Outremont? Si oui, pourquoi? Quel danger fait-elle planer sur la population? A-t-elle des velléités terroristes? Son comportement est-il source de troubles sociaux importants qu’il serait urgent de corriger? Comment s’y prendre? Et comment notre arrondissement compte-t-il régler le problème à long terme que cette cohabitation jugée difficile? En redoublant d’efforts pour la marginaliser ou en améliorant la communication susceptible de la mener vers une meilleure intégration?

En confinant les usages cultuels au nord de Van Horne, loin des lieux de vie ordinaires, en repoussant là une industrie religieuse que l’on ne saurait voir, on ne fera, à mon avis, que retarder toute possibilité d’intégration harmonieuse des nouvelles générations à long terme. Je trouve cela vraiment déplorable, d’autant que j’entretiens de très bonnes relations avec plusieurs familles de voisins hassidiques avec lesquels j’échange parfois de menus services de bon voisinage et, j’oserais dire, de fréquents témoignages d’amitié.

Ceci dit, toute cette affaire pourrait effectivement être mise sur la table, exprimée, discutée et négociée de façon acceptable pour tous. Au lieu de ça, votre administration a délibérément mis le feu aux poudres en autorisant la transformation à cet effet d’un local sur Bernard cet été, puis concocté en catimini ce plan dont je comprends fort bien l’inacceptabilité pour l’une des parties, le soumettant maintenant tel quel à une consultation publique qui va inévitablement générer énormément de méfiance, de rancœur, de frustration de part et d’autre.

Au lieu de régler la question de façon rigoureuse, par étapes successives, en préservant la paix et l’harmonie sociale, cette consultation publique mal ficelée va accentuer un peu plus l’état d’esprit conflictuel qui règne à Outremont, depuis de nombreuses années maintenant. C’est vraiment navrant et, pardonnez-moi de vous le dire, je trouve que cela parachève un échec administratif et politique cuisant dans ce dossier, imputable à toutes les administrations qui se sont succédé, à Outremont, ces vingt dernières années, incluant la vôtre. »

Une « ville intelligente », Outremont?

En clair, dans la mesure où il concerne tous les lieux de culte, ce projet de règlement ne m’apparait pas légalement discriminatoire. Mais le problème est ailleurs, essentiellement dans la mauvaise communication qui règne entre l’administration d’Outremont, son personnel politique, ses citoyens en général et sa communauté hassidique en particulier.

Avant d’en arriver à un projet de règlement contraignant, évidemment vécu comme une humiliation de plus par la plupart des citoyens Juifs du quartier, il aurait été beaucoup plus intelligent de mettre sur pied un groupe de concertation représentatif qui prenne le temps de débattre calmement des problèmes soulevés à plusieurs reprises. Ainsi, toutes les parties aurait pu faire valoir à l’autre ses griefs et ses besoins légitimes. Avec un peu de bonne volonté de part et d’autres, on en serait certainement arrivé à une entente qui n’aurait pas fait l’objet d’une levée de boucliers lors de la consultation publique préliminaire à l’adoption du nouveau règlement.

Évidemment, en procédant de façon musclée, en jouant la carte du populisme identitaire et en confortant ainsi les préjugés des uns et des autres, on ne peut arriver qu’à des positions de tranchées. L’enfer, c’est toujours les autres, n’est-ce pas? Vivement donc que le concept de « ville intelligente » débarque à Outremont. Et je ne parle pas de technologie, ici, mais de culture du « vivre ensemble ». Dans cet arrondissement comme sur toute la planète, l’avenir est pour l’heure aussi incertain que le temps qu’il fera le mois prochain.

▸ À écouter: captation audio du Conseil d’arrondissement du 16 novembre sur le sujet.

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