Gouvernement numérique: le Canada en marche vers l’ouverture et l’agilité

Publication LinkedIn d'Alex Benay, CIO du Canada

C’est dans mon flux d’actualités LinkedIn que je viens de découvrir l’existence du Digital 5 (D5), un réseau de cinq pays engagés dans le développement de leurs infrastructures de gouvernement numérique. Depuis ce matin, ce groupe vient de passer à la version « D7 » avec l’addition de deux nouveaux membres: le Canada et l’Uruguay.

Qu’ont donc en commun l’Estonie, Israël, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Canada et l’Uruguay?

  1. Leurs gouvernements s’engagent à renforcer leurs économies numériques en adoptant le principe d’ouverture (du code et des données), les standards ouverts et les logiciels libres.
  2. Ils affirment aussi vouloir développer leur infrastructure en attribuant des contrats plus petits et plus courts à des PME plutôt que de gros et coûteux éléphants blancs à de grosses firmes.

Ces deux engagements signalent l’avènement d’une nouvelle ère pour les projets numériques fédéraux marquée par plus d’agilité, de modularité, de réutilisation, de mutualisation — bref, de développement durable. C’est aussi le signal d’un renouvellement du secteurs des services informatiques, puisque des entreprises moyennes comme mon ancien employeur et d’autres devraient avoir un bien meilleur accès aux appels d’offres du gouvernement, lui transmettant ainsi expertises uniques, efficience et réactivité.

On entend tellement de mauvaises nouvelles, ces temps-ci, concernant l’avenir de la démocratie que je me réjouis aussi de déceler dans celle-ci une tendance profonde vers la connexarchie — cette wirearchy, en anglais, conceptualisée par Jon Husband. Puisque le médium est le message, parait-il, j’espère que ce dernier pénétrera dans l’appareil gouvernemental, y infusant des politiques de gestion des ressources humaines plus agiles et plus épanouissantes. On peut toujours rêver, n’est-ce pas?

▶ Cet article de iPolitics (en anglais) contient quelques citations rafraîchissantes d’Alex Benay, CIO du Canada, telles que:

« Yes, we have had some major debacles and failures and it is impossible not to talk about those, but, to be frank, so has every other country. (…) We may seem to think our failures are greater than other places but they really are not and some of our achievements are pretty cool. »

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Hydro-Québec: transition énergétique et communication responsable

Dash 8 d'Hydro-Québec - abdallah 2010 via FlickrContrairement à ce que certains peuvent penser, la « Baie James du XXIème siècle » ne consiste pas à développer de nouveaux mégaprojets hydroélectriques mais plutôt à ce qu’Hydro-Québec s’engage totalement dans la transition énergétique. Celle-ci passe pas un important changement de culture qui a peut-être déjà commencé. Son PDG prônait en effet récemment une communication plus responsable.

Hydro-Québec… et plus encore!

La transition énergétique implique de délaisser les hydrocarbures et de développer les énergies renouvelables. L’hydroélectricité en est une, mais c’est loin d’être la seule. Des alternatives comme que le solaire, l’éolien, la biomasse ou la géothermie doivent également entrer dans l’assiette énergétique des Québécois et y prendre une place de plus en plus grande.

Hydro-Québec soutient ces filières par des achats auprès de producteurs indépendants. C’est bien, mais il faut aller plus loin.

Augmenter la résilience

À l’horizon 2030, en effet, la transition ne devra pas seulement avoir pour effet de réduire les coûts, augmenter les exportations et rendre notre économie moins polluante. Le réseau devra également gagner en robustesse afin d’augmenter l’autonomie et la résilience des Québécois face aux aléas climatiques, toujours plus extrêmes et imprévisibles. Aujourd’hui, l’approvisionnement énergétique des foyers et des entreprises est encore trop à la merci des « pannes d’Hydro ».

L’un des choix majeurs identifiés avant même la naissance du réseau Internet, outre son intéropérabilité, est celui du protocole IP dont la résilience lui permet de continuer à fonctionner en cas de panne d’une partie de ses composants. Un autre choix important datant de 1974 fut celui le « dumb network« , parfois traduit pas « réseau passif« , ce qui signifie que l’intelligence du réseau se trouve non pas en son centre mais dans ses millions de terminaux. C’est ce qui a favorisé la prolifération exponentielle des contenus, applications et innovations de toutes sortes — et, en passant, c’est ce que les défenseurs de la neutralité du Net tiennent à préserver.

Une révolution économique et sociale

Une projection d’Hydro-Québec dans l’économie numérique du XXIème siècle ne peut pas ignorer ces principes fondamentaux. C’est pourquoi elle s’intéresse désormais à l’autoproduction d’électricité par des maisons intelligentes. Au cours d’une entrevue accordée au Journal de Québec, son PDG, Éric Martel, évoque ce que les Américains qualifient de « spirale de la mort« :

Si les gens commencent à autoproduire avec du solaire, ils consommeront moins. Mais on a autant de transformateurs, de fils électriques à acheter. Donc, les tarifs vont monter. Ce qui va rendre l’autoproduction encore plus rentable. C’est ça, la spirale meurtrière.

Une révolution culturelle

Pour arriver à développer un « smart grid » (réseau électrique intelligent) adaptés aux défis de notre époque, il va falloir changer la culture des décideurs politiques autant que celle de la société d’état. Vu la taille de celle-ci, ce ne sera pas chose facile. Cependant, si cette seconde citation d’Éric Martel est exacte et corroborée par les faits — gardons-nous quand même une p’tite gêne, — on est sur la bonne voie:

Il y avait une méfiance qui s’était installée envers Hydro-Québec, comme quoi on ne disait pas toujours tout, qu’on ne disait rien en fait. Maintenant, je leur dis : “Allez-y, on n’a rien à cacher et si on s’est trompé, on s’est trompé.”

Cette orientation s’inspire des principes de la communication responsable qui vise à informer plus qu’à contrôler, privilégiant le réel, la cohérence et la fiabilité. Elle intègre les valeurs du développement durable que sont la sincérité, la transparence et la collaboration et pose ainsi les bases d’une relation profondément renouvelée avec les citoyens. À suivre…

Pistes complémentaires

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King Coderre ou le choix résigné de l’establishment

Denis Coderre au lutrin, portant la couronne du Prince de Galles, sur fond de paysage panoramique du centre-ville de Montréal

Sans surprise, l’éditorialiste du quotidien Le Devoir se range aux côtés de l’establishement et du néoconservatisme en exprimant son choix pour pour Montréal. En appelant à voter pour Denis Coderre avec un bémol, il commet en effet la même erreur que l’establishment démocrate américain qui appela à voter pour Hillary Clinton au détriment de Bernie Sanders — avec le résultat que l’on connaît.

L’équipe « Déni » Coderre

Ne soyons pas dupes. Brian Myles reconnaît en effet l’immense imperfection du maire sortant: « Sous sa façade tout en bonhomie, Denis Coderre est un politicien roublard, allergique à la critique, centralisateur et revanchard. » Bien dit. Mais ni son aventure « pitoyable » dans la Formule E, ni sa proximité avec le promoteur Evenko, « symbolisée par l’abattage de 1000 arbres au parc Jean-Drapeau, sans consultation », ni sa « lubie » inacceptable et ô combien populiste de faire financer par la Ville une équipe de baseball professionnel ne l’amènent à insuffler dans ses propos l’espoir d’échapper à notre triste destin de colonisés. Votons donc Coderre et courbons l’échine jusqu’en 2021 — tel est son message, pitoyable et résigné.

Projet Montréal : une voix forte et structurée

Pas du tout certain, cependant, que l’entourage du maire sortant soit en mesure de lui expliquer « la différence entre la détermination et l’arrogance », le maître à voter du Devoir ne voit de salut que dans « une opposition forte et structurée, que Projet Montréal incarne à merveille ». Ah!!! Il reconnaît notamment que le parti de Valérie Plante « s’est distingué par sa capacité d’écoute et de défense des intérêts des citoyens, au risque de s’aliéner les commerçants, et surtout les automobilistes de passage ». Il ne s’agit donc pas, ici, d’arrogance, mais de courage politique, de cohérence, de détermination.

Le beau risque de l’avenir

Nous pouvons échapper à la fatalité centralisatrice et passéiste d’un pouvoir municipal opaque privilégiant systématiquement l’ambition individuelle et le profit immédiat au détriment du destin collectif. Nous devrions au contraire privilégier la vision de proximité, de justice sociale, de conscience écologique, participative et solidaire mise de l’avant par les équipes de Projet Montréal dans tous nos arrondissements.

La défense de l’intérêt des citoyens n’est pas incompatible, fort heureusement, avec la gestion politique solide d’une grande ville centre tournée vers l’avenir. Au contraire. Le parti de Valérie Plante regorge lui aussi d’expérience, de talent et de diversité. Prenons le « beau risque » de lui faire confiance et que la nouvelle mairesse fasse ses preuves, tout comme nous avons permis à l’ancien ministre libéral de faire les siennes à titre de maire en 2013.

Car entre temps, malheureusement, « Kid Coderre » s’est transformé en « King Coderre » et cette mutation malsaine ne disparaîtra pas par enchantement. Parions sur l’avenir. Inventons ensemble une forme actualisée de démocratie municipale au lieu de subir la caricature monarchique que tente cyniquement de nous vendre l’establishement.

VOTONS PROJET MONTRÉAL!

Valérie Plante et l'équipe Projet Montréal d'Outremont

Valérie Plante avec l’équipe de Projet Montréal – Outremont, le 29 août dernier

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Changer de job pour mieux changer le monde

J’ai vécu de bien belles aventures au cours de mes presque 40 années de carrière, parfois insolites et imprévues. Après mon départ de Savoir-faire Linux en mars dernier, le temps était revenu de faire le point afin de trouver ce nouveau souffle, ce nouvel engagement encore plus grand — bref ce nouveau job auquel j’aspirais.

Heureusement, le filet social canadien n’est pas encore un trou noir. J’ai bénéficié de généreuses prestations de chômage issues de la contribution financière de millions de travailleurs et employeurs à travers le pays. C’est précieux, ça. J’espère que nous saurons le conserver.

Mes étoiles se sont finalement alignées fin juillet. J’ai donc le plaisir d’annoncer à tous mes anciens collègues et relations professionnelles réunies sur LinkedIn que j’entrerai en poste le 2 septembre 2016 chez… chez… allez, encore un peu de patience, vous saurez tout à la Fête du Travail. 🙂

Merci à tous!

Lucky Luke dit "MERCI"Avant de me remettre à contribuer généreusement à la caisse de l’Assurance Emploi, j’aimerais remercier sincèrement tou(te)s celles et ceux parmi vous qui m’ont encouragé en recommandant ici mes compétences et en témoignant publiquement de la qualité de mon travail pendant cette période.

Un très gros merci à mes anciens patrons et collègues Michel Vanier (RISQ), Christophe Villemer et Jonathan Le Lous (Savoir-faire Linux) ainsi que Philippe Martin, le « passeur de liens » de La Fabrique de blogs, qui m’ont appuyé de la mise en relation initiale (et discrète) au moment décisif du choix entre les meilleurs candidats. Du fond du cœur, merci à tous.

À propos de mon réseau Linkedin

Notre réseau professionnel est un bien inestimable. Unique et intangible, il se construit au fil des années, des opportunités que l’on y saisit et des contributions qu’on y verse. Je suis très fier du mien tel qu’il se dévoile aujourd’hui sur LinkedIn et c’est la raison pour laquelle j’essaie d’y conserver un portefeuille de connexions aussi pertinent que possible depuis une dizaine d’année.

À la découverte de Liferay 7 au Liferay North America Symposium #LRNAS2015

Merci Chicago - https://flic.kr/p/B9gQNtAlors que tous les êtres humains de bonne volonté étaient endeuillés par l’assassinat barbare d’au moins 129 innocents à Paris — à quelques coins de rues à peine de notre bureau européen — une petite délégation de notre équipe montréalaise s’envolait vers Chicago samedi et dimanche, afin de participer au Liferay North America Symposium. Elle y trouva une ville magnifique, un hâvre de paix, la solidarité et une communauté Liferay au grand cœur. Merci, Chicago!

La grande question au Symposium, cette année, c’est la prochaine version finale de Liferay 7 qui est officiellement présentée pour la première fois en Amérique du Nord. On s’attend à ce qu’elle fasse sa marque, notamment dans les domaines de l’expérience utilisateur, de la personnalisation et de l’optimisation de la performance. Nos collègues Nicolas Juneau, Sven Werlen et Serjik Sayad comptent bien y acquérir le plus de connaissances possibles sur les bénéfices et les bonnes pratiques induits par cette nouvelle version de Liferay, tout en partageant notre propre expertise avec nos clients et partenaires présents à l’événement.

 
LRNAS 2015

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Règlements municipaux : comment recueillir l’avis des citoyens de Montréal?

Montréal Ville intelligente et numériqueCette semaine, le Bureau de la Ville intelligente de Montréal inaugurait une série de trois ateliers de cocréation citoyenne sur le thème de l’évolution de la présence numérique de la Ville de Montréal. Ayant déjà participé à deux événements du même ordre l’an dernier et trouvant ce genre d’expérience intéressante, je me suis engagé à y assister. Voici un rapide compte-rendu de ma participation au premier de ces trois ateliers, qui portait sur les services numériques.

Comme toujours lors d’un tel exercice, l’assistance fut divisée en petits groupes, chacun rassemblé autour d’une table avec mission de plancher sur un sujet précis. J’ai choisi l’un de ceux qui me semblait le plus essentiel :

Imaginez un service en ligne permettant de donner un avis sur un projet de règlement [municipal]

Mon groupe était constitué de cinq personnes, dont une animatrice du Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville. J’étais le seul à avoir une idée relativement précise des échanges publics précédant le vote des règlements municipaux. Ce vernis de « culture » démocratique de bas niveau, je l’ai acquis l’hiver dernier en assistant à plusieurs séances du Conseil d’arrondissement d’Outremont, alors aux prises avec l’une de ces mémorables chicanes interculturelles dont l’ex-ville fusionnée a le secret.

Bref… Voici ce à quoi nous sommes arrivés:
Feuille de notes manuscrites résumées plus bas

Cette feuille de notes résume ce que quatre citoyens et une communicatrice de la ville ont réussi à débroussailler en trois heures. Vous n’y trouverez ni gadget ni néologisme à la mode — rien que du gros bon sens pouvant servir de base à une réflexion plus poussée. La présentation que nous en avons donnée en fin d’atelier n’aura duré que trois minutes et je vais tenter de la résumer ici.

Problématiques actuelles

D’après notre expérience limitée, la formule de débat démocratique pratiquée lors de l’adoption des règlements municipaux en conseil d’arrondissement souffre des lacunes suivantes :

  1. À moins d’être directement concernés, les citoyens n’ont pas ou que très peu d’information sur les enjeux des règlements proposés, ce qui ne favorise pas l’élaboration d’une opinion ni, surtout, sa pertinence.
  2. La période de question est limitée. Peu de gens ont le loisir de s’exprimer, leurs interventions étant de plus restreintes à la formulation d’une « question principale » et une « question corollaire ».
  3. Les réponses des conseillers sont parfois artificielles, évasives ou hors sujet. Bien souvent, ils ne disposent tout simplement pas de l’information demandée, se défaussent sur les fonctionnaires qui n’en savent pas plus et, au final, affirment qu’ils reviendront avec la réponse plus tard (ce qui, on s’en doute bien, n’arrive pas toujours).
  4. Au final, le citoyen a l’impression de n’être entendu que d’une oreille distraite. Il ne peut qu’imaginer ce qui se trame en coulisse, au niveau politique, et spéculer sur la rationalité sous-tendant les positions convergentes ou divergentes des conseillers. Il a beau essayer de s’impliquer dans la vie de sa collectivité, il reste sur sa faim.

Les principaux avantages attendues du service sont :

  • Une meilleure compréhension du travail réalisé par les élus et l’administration municipale.
  • Un engagement accru des citoyens dans les affaires de leur cité.

Donner son avis… oui, mais sur quoi?

Avant de penser à donner son avis, encore faut-il connaître un peu le dossier. À moins de vouloir mettre en scène un simulacre de démocratie directe n’ayant aucun impact sur la gouvernance réelle de la Ville, il serait judicieux d’informer les citoyens en amont des tenants et aboutissants des projets pour lesquels on sollicite leur avis.

À l’heure actuelle, les dossiers sont préparés par les fonctionnaires d’arrondissement et transmis aux élus, mais pas divulgués à la population. Celle-ci n’a droit, à quelques jours d’avis, qu’à un ordre du jour assez laconique (exemples). Ce n’est que lors de la période des questions précédant la séance de vote des conseillers que les citoyens ont la possibilité d’interroger ces derniers pour tenter de comprendre leurs positions et leur communiquer, tant bien que mal, parfois in extremis, leur opinion.

Idée n°1 – Chaque projet de règlement faisant l’objet d’un appel à avis citoyen devrait être clairement présenté sous forme de dossier accessible sur une page (URL) dédiée facile à partager. La documentation requise (échanges de lettres, courriels officiels, rapport des services juridiques, patrimoniaux, etc.) devrait, dans les limites requises par la protection légitime des informations personnelles des citoyens concernés, y être attachée. #transparence #efficience #intelligence

Esquisse des principales fonctionnalités

Ces bases étant posées, nous avons commencé à réfléchir à la forme que pourrait prendre le projet. Très rapidement, l’analogie avec un réseau social de type Facebook a été mise sur la table. Il s’agit en effet de pouvoir discuter d’un projet (forum), mais aussi de pouvoir publier des photos ou des vidéos pour appuyer son propos. Certaines fonctions seraient plus proches de celles de Google Drive (partage de documents texte, tableurs ou PDF pour les mémoires et sources documentaires) ou encore de Doodle ou Framadate (agendas et sondages en ligne).

Un média social ouvert, mais aussi sécuritaire et modéré (!)

La très grosse différence, c’est que nos données personnelles n’y seraient pas analysées, traitées et transigées sur le marché du Big Data. L’identité des utilisateurs y serait vérifiée et validée, par exemple à l’aide d’un numéro de compte de taxes, de carte de bibliothèque ou d’Accès Montréal.

Les participations seraient évidemment nominatives et modérées selon des règles claires, appliquées à la lettre. Sans cela, on tomberait rapidement dans les travers des commentaires anonymes, insignifiants, voire insultants que l’on trouve dans certains sites de médias.

Idée n°2 – Afin d’équilibrer la nécessité d’ouverture avec celle de la protection, il faudrait rendre les publications accessibles à tout citoyen de la Ville enregistré sur la plate-forme, mais pas nécessairement au reste du monde — et surtout pas aux moteurs de recherche et autres moissoneuses de données.

Des fonctions de filtrage

Rares sont les citoyens intéressés à tous les sujets traités par leurs gouvernements. Ceux qui le sont, en général, deviennent politiciens. 😉

Idée n°3 – Dans le profil utilisateur du service, on devrait pouvoir cocher les sujets que l’on souhaite voir en priorité lorsqu’on se connecte. Exemple: transport, voirie, culture, urbanisme, OK, ça m’intéresse. Éducation, religion, sports, commerce, désolé, ça ne m’intéresse pas (ou tout autre choix et combinaison).

Un système de notification flexible

Une fois passé l’effet de la nouveauté, il est probable que l’intérêt des citoyens pour la plate-forme s’estompe rapidement. Pour le renforcer, il nous semble indispensable d’offrir à ceux (et seulement à ceux) qui le désirent un service de notification. Reste à accommoder aussi bien les citoyens désirant se tenir informés en temps réel que les autres, qui risqueraient de se lasser s’ils sont bombardés de courriels.

Idée n°4 – Le service de notification par courriel devrait permettre de choisir, à l’aide d’une liste de cases à cocher, les thématiques pour lesquelles on souhaite être mis à jour. Il devrait aussi permettre de personnaliser la périodicité des alertes. Par exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois.

Réduire la fracture numérique grâce à la vidéo

Tous les citoyens ne disposent pas des mêmes capacités à s’exprimer en ligne. « 53 % de la population [québécoise] n’atteint pas le seuil souhaitable pour fonctionner correctement dans une société qui gagne en complexité à chaque année », rappelait cet été un article du Huffington Post. De ce nombre, 19 % seraient incapable de lire et d’écrire. En mars dernier, plusieurs groupes communautaires montréalais se rassemblaient afin de lutter contre l’exclusion informatique, « cette nouvelle forme d’inégalité sociale touchant près d’un quart des québécois. » Il est évident qu’un service de consultation numérique ne pourrait pas totalement remplacer le travail de terrain.

Idée n°5 – Afin de favoriser la plus large accessibilité possible, il faudrait pouvoir accepter le partage de séquences vidéo réalisées à l’aide d’une simple webcam, ce qui encouragerait les personnes ayant des difficultés d’écriture ou d’utilisation bureautique à faire entendre leurs voix. Des individus ou des groupes communautaires pourraient également utiliser cette fonctionnalité afin de recueillir et partager des commentaires et témoignages de citoyens, un peu comme on recueille aujourd’hui les signatures d’une pétition.

NB – Cette idée soulève inévitablement la question de l’accessibilité des contenus vidéo et de leur indexation. Ce n’est donc pas la plus simple à mettre en œuvre, ni la moins coûteuse.

Encourager l’interaction par l’autorégulation

Lors des débats les plus populaires, on pourrait vite se retrouver avec des dizaines, voire, dans certains cas, des centaines de commentaires et clips vidéo à lire ou visionner. D’où cette dernière idée:

Idée n°6 – Afin d’encourager l’interaction, facteur d’engagement, et de mettre en valeur les contributions les plus populaires, on pourrait réfléchir à un système d’appréciation de style Facebook ou, plus complexe, un système d’autorégulation comme celui mis au point par Slashdot, un site américain de partage de nouvelles technologiques.

Pas de consultation sans rétroaction

Tout ceci est bien beau, mais reste l’essentiel : à quoi cette dépense d’argent public et d’énergie citoyenne servirait-elle? Comment serait-elle prise en compte par le personnel professionnel, administratif et politique de la Ville? Quelles seraient ses effets concrets en terme de gouvernance et de meilleure gestion des dossiers?

C’est pourquoi, en guise de conclusion, nous avons imaginé que chaque discussion autour d’un projet de règlement devrait faire l’objet, au final, de deux rétroactions systématiques :

  1. Avant le passage au vote, l’administration municipale concernée devrait procéder à l’analyse des contributions recueillies et en faire la synthèse, ce qui permettrait de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde et permettrait d’en tirer des conclusions plus consensuelles.
  2. Une fois le projet amendé au besoin et adopté, il serait bon que le Conseil assume pleinement sa décision finale (surtout dans les cas où elle prêterait à controverse) en l’expliquant clairement, succinctement et sans détour.

Ce travail de synthèse et de pédagogie politique constituerait une véritable rétroaction dans la mesure où il matérialiserait l’efficacité du processus et amplifierait, par le fait même, la motivation des citoyens à y participer.
 
Cocréation Montréal #innMTL

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Le Liferay North America Symposium à l’heure du DevOps

Liferay Symposium Gold SponsorLors du Liferay North America Symposium 2015, qui se tient à Chicago les 16 et 17 novembre, Sven Werlen présentera nos outils de déploiement Liferay automatisés. Grâce à ces outils, il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’une VM se monte, avec toute la pile logicielle requise par un environnement Liferay complet, basée sur JBoss, avec un serveur frontal, un serveur d’indexation et de recherche, etc. Si vous avez la chance de visiter le kiosque de Savoir-faire Linux, allez voir la démo, ça vaut la peine.

Le Liferay North American Symposium, c’est le plus grand rassemblement de développeurs, intégrateurs, clients et utilisateurs Liferay de l’année. Plusieurs de nos clients y seront présents. Pour la sixième année consécutive, le chef de file des portails web open-source figure en tête du fameux quadrant de Gartner et son succès n’est plus à démontrer. Or, cette fantastique dynamique repose en grande partie sur l’expertise et la motivation de sa vibrante communauté.

Le positionnement de Savoir-faire Linux dans cet écosystème est très particulier. Nous sommes à la fois Partenaire avancé Red Hat et Partenaire platine Liferay, deux chefs de file ayant annoncé au début de l’été une entente stratégique qui fait de la plate-forme JBoss de Red Hat le middleware privilégié pour les déploiements Liferay. Nous avons donc un accès privilégié à leurs ressources et disposons d’équipes de développeurs et administrateurs de systèmes certifiés par ces deux éditeurs, ce qui nous permet de mobiliser et d’optimiser de solides expertises Java, Web, DevOps et infonuagique autour des projets de nos clients. C’est ainsi que nous avons mis au point des méthodes de travail très sophistiquées, tant au niveau de l’intégration et du développement Liferay que du déploiement et de la maintenance.

Commanditaire Or de ce symposium, nous serons heureux d’y retrouver nos clients, collègues et amis et d’accueillir les visiteurs à notre kiosque afin de leur partager les petits secrets de nos outils DevOps. Et qui sait? Ayant eu l’honneur d’y recevoir un Liferay Community Excellence Award chaque année depuis 2011, nous gardons l’espoir d’en rapporter un cinquième à la maison cette année. 😉

Gold Sponsor depuis 2012

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LDAPCon 2015: la gestion d’identité LDAP de Windows à Linux en passant par le « cloud »

Pour la première fois, cette année, Savoir-faire Linux sera présent à titre de commanditaire à la conférence LDAPCon 2015, qui se tiendra du 11 au 13 novembre à l’Université d’Édimbourg, en Écosse. Il s’agit de la cinquième conférence internationale sur LDAP, et plus largement sur les services d’annuaires et la gestion des identités :

LDAPCon2015

Aujourd’hui, LDAP c’est:

  • Un protocole de troisième génération révisé en 2006.
  • Un écosystème ouvert et interopérable de serveurs commerciaux (Novell, Apple, Microsoft, IBM, Oracle, etc.) et open source (Apache Directory Server, OpenLDAP, 389 DS, OpenDJ, etc.).
  • De nombreux logiciels libres et projets open source dérivés (Apache Directory Studio, Fusion Directory, LDAP Toolbox, LemonLDAP::NG, LDAP Synchronization Connector, phpLDAPadmin, etc.)
  • Un standard d’authentification supporté par un nombre astronomique de logiciels libres ou propriétaires, des clients lourds comme des applications web.

« LDAP est la clé d’intéropérabilité de l’identification »

Pour Jonathan Le Lous, « la gestion d’identité a toujours été la clé, le nœud central de la communication au niveau des systèmes d’information et cela reste un enjeu critique chez tous les clients avec lesquels nous travaillons aujourd’hui. » Des entreprises technologiques aux banques en passant par les compagnies de transports ou n’importe quel autre secteur d’activités, en effet, les infrastructures TI sont de plus en plus et massivement tournées vers les environnements Linux et infonuagique. « La question essentielle, c’est : comment moi, qui gère mes utilisateurs dans des environnement Windows, puis-je leur permettre de communiquer ouvertement et de façon sécuritaire dans les environnements Linux, Mac OS et infonuagique? LDAP joue un rôle essentiel pour faire communiquer tous ces environnements. »

Clement OudotClément Oudot, spécialiste de la sécurité et des infrastructure et contributeur du projet LemonLDAP::NG, sera le délégué de Savoir-faire Linux à LDAPCon 2015. Il suivra pour nous le programme de la conférence et animera lui-même une présentation du protocole OpenID Connect.

« Cet événement est très important pour la communauté LDAP, qui se retrouve tous les deux ans pour présenter les nouveautés de ses logiciels et faire vivre ce standard, explique-t-il. Les sujets sont assez variés, de l’introduction à des nouveaux protocoles à des retours d’expériences sur des architectures critiques. J’ai pour ma part hâte de suivre la conférence d’Howard Chu qui parlera des dernières avancées d’OpenLDAP. »

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Internet des objets : une affaire complexe

Le bouton comme degré zéro de l’affordance. Un monde de boutons. Et des individus réduits au rang de pousse-bouton. A la manière dont le bouton « like » de Facebook fut l’arme de distraction massive du web dit « social », le bouton « Dash » d’Amazon pourrait être la force de frappe nucléaire des — nouvelles — pratiques de consommation de l’internet des objets et du web physique. Une chose est sûre : la guerre des boutons ne fait que commencer. (Olivier Ertzscheid in affordance.info)

Désintermédiation = perte d’activité = pertes d’emploi ou délocalisation = accroissement des inégalités si des mesures de compensation socio-économiques ne sont pas parallèlement mises en place = souffrance, crise, révolte et répression.

Outre la perte d’agilité humaine que cet article soulève, l’innovation technologique n’est pas mauvaise en soi, mais elle doit être envisagée dans toutes ses dimensions complexes, en tenant compte des impacts et effets collatéraux.

C’est à cela que devrait servir un « ministère du numérique » et à cela, je crois, que devraient s’intéresser de près les « villes intelligentes » — bref, tous les pouvoirs publics chargés d’accompagner l’innovation technologique dans nos sociétés.

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Design web: comment tirer parti de l’innovation des logiciels libres

Émilien Edmond évolue aussi vite que le web! Designer UX/UI principal chez Savoir-faire Linux depuis bientôt trois ans, il adapte continuellement ses processus de travail. Le 18 mars dernier, il inaugurait la piste Design du Web à Québec (#WAQ) 2015 en lançant un message clair aux designers et enseignants qui utilisent encore l’arsenal logiciel classique du design propriétaire sans se poser de question. D’après lui, le moment est venu d’examiner — ou de réexaminer — de très près ce que leur propose aujourd’hui un certain nombre de logiciels libres.

Édités par des startups ou des chefs de file du secteur comme Adobe, portés ou appuyés par la communauté, ces logiciels s’adaptent rapidement aux réalités changeantes du Web et plusieurs d’entre eux arrivent aujourd’hui à maturation. En quoi leur utilisation pourrait-elle avoir un impact positif sur le travail des designers Web? Sont-ils fiables et matures? Y a-t-il encore des freins à leur utilisation? Si oui, comment les débloquer? Quelles sont les futures innovations auxquelles il faut s’attendre? Voici les principaux sujets abordés par Émilien dans cette conférence.

Sans oublier la présentation, rapide mais commentée, de plusieurs logiciels et sources d’information complémentaire:

  • Pencil: maquettes et prototypes (24’40 »)
  • Inkscape: dessin vectoriel (25’23 »)
  • Scribus: PAO (26’14 »)
  • Krita: dessin et illustration (26’31 »)
  • Gravit: éditeur graphique (27’03 »)
    NB: les sources de ce logiciel ne sont plus disponibles depuis mai 2015, mais un fork de la version GPL d’août 2014 est disponible sur Github.
  • Brackets: éditeur texte (28’05 »)
  • Framer: animation (28’57 »)

Et pour rester à l’affût de l’innovation du design libre et ouvert:

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