Ma webdiffusion de Michelle Blanc sur l’avenir des médias au Third Tuesday Montréal

J’ai eu beaucoup de plaisir, mardi soir, à capter la conférence de Michelle Blanc sur l’avenir des médias (qui débute vers 6′ 30″) organisée par Michelle Sullivan et sa dizaine de complices du 3e Mardi | Third Tuesday Montréal ! D’abord, les choses se sont assez bien passées au plan technique et nous avons ainsi permis à une cinquantaine d’internautes québécois, canadiens, européens (et même brésilienne!) d’assister à l’événement en direct. Ensuite, l’intégralité de ces deux heures d’échanges retentissants est maintenant disponible pour tout le monde ― internautes, blogueurs, chercheurs et journalistes confondus ― et librement diffusable sous licence Creative Commons BY-SA.

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J’ai eu beaucoup de plaisir, mardi soir, à capter la conférence de Michelle Blanc sur l’avenir des médias (qui débute vers 6′ 30″) organisée par Michelle Sullivan et sa dizaine de complices du 3e Mardi | Third Tuesday Montréal ! D’abord, les choses se sont assez bien passées au plan technique et nous avons ainsi permis à une cinquantaine d’internautes québécois, canadiens, européens (et même brésilienne!) d’assister à l’événement en direct. Ensuite, l’intégralité de ces deux heures d’échanges retentissants est maintenant disponible pour tout le monde ― internautes, blogueurs, chercheurs et journalistes confondus ― et librement diffusable sous licence Creative Commons BY-SA.

Mise à jour : vous pouvez également voir la période de questions au bas du billet récapitulatif de Michelle.

3e Mardi | Third TuesdayMais le meilleur, de mon point de vue, c’est le fond du discours et la vision de Michelle que je partage EN-TIÈ-REMENT depuis plus de dix ans. Nous sommes maintenant au cœur d’une révolution médiatique dont on perçoit de plus en plus les effets et je m’étonne que si peu de chemin ait été parcouru, pendant cette décennie, par les patrons et artisans de la presse.

Songeons que la pertinence d’ajouter des hyperliens dans les articles, menant à des sources externes plus riches, plus précises ou plus spécialisées, commence à peine à s’imposer dans les médias en ligne… alors qu’elle est à l’origine même du succès et de la fabuleuse richesse du World Wide Web ! Songeons que, l’an dernier encore, le groupe de presse Gesca, pressurant de plus en plus ses journalistes, n’a pas été capable de les associer intelligemment à son nécessaire virage multimédia (1). Et que dire de l’empire Québécor !

Cette grande crise de la presse à laquelle nous allons assister au cours des mois et des années à venir était déjà inscrite, il y a dix ans, dans trois réalités incontournables :

  1. L’émergence de technologies de l’information (informatique) et des communications (réseautique) extrêmement disruptives, ouvrant de vastes horizons et bouleversant à terme les processus et les modèles d’affaires.
  2. Les qualités fondamentales d’Internet: capacités de stockage et de traitement infinies, asynchronisme et ubiquité.
  3. La nature intrinsèque de notre soif d’information, qui est elle-même immatérielle et cognitive. Comme l’illustre si bien Michelle, ce besoin n’a rien à voir avec tel ou tel médium, qu’il s’agisse du papier, des ondes de radiotélévision ou des circuits de données des réseaux Internet.

La nécessité d’entretenir des équipes de journalistes compétents ayant pour mission de fouiller, vérifier, ordonner et présenter au public une vision cohérente et fiable des activités du monde a été, est et sera toujours d’actualité. Il importe cependant que ceux-ci accélèrent le pas avant que leur économie s’effondre; qu’ils s’ouvrent à une utilisation plus hardie des nouvelles technologies et des nouvelles plateformes numériques; qu’ils apprennent à utiliser les flux d’information en ligne provenant des citoyens et des entreprises comme leurs équivalents analogiques, sans se départir de leur rigueur déontologique, mais sans non plus les disqualifier sous des prétextes fallacieux.

J’espère que la personnalité extraordinaire de Michelle Blanc, la charge iconoclaste de son discours et l’acuité de sa vision contribueront à réveiller nos dinosaures médiatiques en voie de disparition.

Très honnêtement, j’espère bien participer d’une façon ou d’une autre à l’avènement de ce nouvel écosystème de l’information pour lequel je me prépare et que je défriche, médium après multimédium :} depuis plus de 12 ans.

Autres informations en open source sur le sujet :

  1. En anglais :
  2. En français :
  3. En vidéo :
  4. Et enfin, la citrouille sur le sundae :-}

Serge Ravet : ePortfolio et apprentissage tout au long de la vie

Du 5 au 7 mai prochain, une conférence apparemment très spécialisée va avoir lieu à l’Université Concordia de Montréal. Il s’agit de la deuxième Conférence Pan-Américaine et Francophone sur l’ePortfolio (on dit parfois « cyberfolio« ) et, par voie de conséquence, sur l’identité numérique.

Votre navigateur ne supporte pas la balise vidéo!

Pour explorer ces notions à la mode mais un peu floues, nous avons profité du passage à la Boule de Cristal du CRIM de Serge Ravet, président d’EIfEL (European Institute for E-Learning) qui était là pour parler de l’« entreprise apprenante » dite 2.0.

Au final, c’est à un véritable cours accéléré sur l’identité numérique et le eLearning que nous avons eu droit. La principale leçon à retenir, c’est que l’identité numérique n’a qu’un rapport très secondaire avec les questions techniques d’authentification et de protection des données personnelles qui en découlent. Le eLearning est lui-même bien plus que l’apprentissage à distance. En fait, sans le savoir, la plupart d’entre nous s’y adonnent (ne serait-ce qu’en effectuant des recherches dans Google) et construisent leur identité numérique à coup de textes, photos et vidéos.

Dans ce contexte, vous aurez vite compris que votre blogue est, le cas échéant, la pièce maîtresse de votre ePortfolio, comme l’affirme Mario Asselin en frontispice. Vous ne serez pas non plus étonné d’entendre Serge Ravet présenter la francisation des immigrants comme un processus pédagogique valorisant la culture d’origine afin de mieux intégrer celle du pays d’accueil. En fait, c’est tout le paradigme d’« apprendre à apprendre » qu’il nous faut mettre à jour au profit d’« apprendre à enseigner ». Vaste programme à l’aube d’un siècle ou l’humanité a le devoir de mûrir et de trouver son équilibre à Vitesse Grand V !

Réalisée en duo avec Laurent Maisonnave, cette entrevue a été publiée le 22 mars 2008 sur Intruders TV Canada, un blogue collaboratif qui a été fermé abruptement par Thierry Béziers en mars 2009.

Nabila et le Web 2.0

Nabila Ben Youssef L’humoriste québécoise d’origine tunisienne Nabila Ben Youssef a reçu un traitement de faveur, cette semaine, sur Yulbuzz. Dans la foulée de l’entrevue en profondeur qu’elle a accordée à mon collègue et ami Philippe Martin, j’ai cherché des pistes intéressantes à son sujet sur Internet, en restant sur ma faim. J’ai donc décidé de remédier à la situation en utilisant les médias sociaux et le matériel à notre disposition.

Nabila nous avait communiqué sa biographie ainsi qu’un DVD comprenant plusieurs extraits de son dernier spectacle. À ma demande, elle nous avait aussi donné l’autorisation d’en utiliser des extraits. J’ai donc adapté la biographie au style factuel de Wikipedia afin de lui créer sa propre page d’encyclopédie. Quant à la vidéo, j’en ai tiré cinq clips que j’ai rassemblés dans une liste d’écoute de Youtube. La vignette photo de notre entrevue s’est retrouvée sur Flickr et dans l’article de Wikipedia. Deux jours plus tard, la vidéo s’est retrouvée à la Une du média citoyen centpapiers.

Toutes ces publications étant reliées par des liens tricotés serrés, force est de constater que toute peine mérite salaire. Nabila, qui n’existait qu’indirectement sur la Toile il y a deux jours, s’y trouve maintenant dotée d’une forte identité. Une recherche simple de son nom dans Google affiche l’article de Wikipedia en premier, puis l’entrevue de Yulbuzz en second. Radio-Canada, les théâtres, festivals, blogues et autres sites d’information n’arrivent qu’ensuite. Notre playlist d’extrait sur Youtube se classe en neuvième position.

Voilà qui illustre bien la force conjuguée du texte et du multimédia. L’information élaborée, présentée et partagée intelligemment est la seule chose qui soit nécessaire pour asseoir sa marque ou son identité sur Internet. Puisse cet exemple vous inspirer dans vos efforts de communication en ligne. Si vous avez besoin d’aide, d’expertise et de créativité pour y arriver, vous savez à quelle porte frapper ! 🙂

nabila


Ce billet a été publiée le 24 mai 2007 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.

Ressourcement hivernal et mini-caméra

Suzanne Gauthier: Bain de glace à Sept-Iles from Christian Aubry on Vimeo.

Pour nombre de citadins, la période des Fêtes de fin d’année est l’occasion de quitter la ville et de se ressourcer. Certains visitent la famille, d’autres se font griller au soleil et d’autres optent pour la motoneige ou le ski. Moi, j’ai eu le bonheur de passer trois semaines près de Sept-Iles, face au Golfe du Saint-Laurent, où j’ai quelques amis. J’avais emporté mes ordinateurs et un peu de travail, mais pas de matériel vidéo, à part ma nouvelle petite caméra de poche Sanyo C40. Grâce à elle, j’ai pu réaliser un petit reportage vidéo d’une qualité très honnête pour YULBUZZ. On n’arrête pas la miniaturisation !

Cette caméra très abordable (± 300 $) permet de prendre des photos de 4 megapixels et d’enregistrer des séquences vidéo de taille VGA (640×480 pixels) compressées au format MPEG-4. Les fichiers de média sont stockés sur une carte SD qui peut contenir, dans 2 Go et en mode de qualité supérieure, environ 40 minutes de vidéo. L’accès à un ordinateur est donc souhaitable si l’on compte tourner beaucoup, à moins de disposer d’un nombre suffisant de cartes mémoire.

Les contrôles sont fournis par un bloc de boutons et de curseurs situés sur la face arrière de l’appareil. Le petit écran LCD, clair et fonctionnel, permet de lire les messages du système et de sélectionner les réglages voulus. La caméra se manipule intuitivement, un peu comme une arme de poing, mais il est aussi possible de la fixer sur un pied photo pour les séquences fixes.

Bien entendu, il ne s’agit pas là d’un appareil professionnel et ses possibilités sont assez limitées. Il n’y a pas d’entrée pour un micro externe ni assez d’autonomie de courant pour alimenter un spot vidéo. Le flash est tout de même disponible, ainsi qu’un zoom optique de 5,8x. Surtout, la légèreté (152 g) et le faible encombrement font qu’il est possible de l’avoir toujours sous la main.

C’est avec ce genre d’outils que les communications multimédias numériques vont continuer à se répandre dans notre société. Bien entendu, la chaîne de production vidéo sur Internet nécessite la maîtrise de plusieurs aspects connexes, de la gestion de la lumière et du son à la compression numérique en passant par les techniques d’entrevue, de prise de vue et de montage. C’est une autre histoire et il me fait toujours plaisir d’en discuter avec mes clients. 🙂


Ce billet a été publiée le 13 janvier 2007 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.

Portrait de blogueur(e): Marie-Chantal Turgeon

Marie-Chantal Turgeon est une artiste et communicatrice montréalaise spécialisée en culture et adepte, elle aussi, du podcasting audio et vidéo. Son blogue, Vu d’Ici est rédigé le plus souvent en anglais, la lingua franca du Web, mais parfois aussi en langue française, pour des textes plus personnels. Comme son collègue Julien Smith, elle couvre aussi des événements artistiques, tels les présentations récentes de Délirium à Montréal, ce qui en fait une véritable pionnière des nouveaux médias.

Pour cette production, j’ai repris toutes les bonnes idées des Portraits précédents. En prime, je me suis amusé à intégrer des plans de coupe tournés dans le Parc Lafontaine avant et après l’entrevue. À la fin de celle-ci, un événement insolite est arrivé et je n’ai pu m’empêcher de l’immortaliser dans le fil de l’action. ;-}

Multimediaman et corneille

© m-c turgeon

Cette fois-ci, l’éclairage naturel a facilité l’obtention d’une assez bonne qualité d’image. Cela me confirme que l’unité d’éclairage est au moins aussi importante, sur le Web, que la fixité et la simplicité du décor. La compression est une bête capricieuse qu’il faut apprendre à bien connaître…

Ce « portrait de blogueur » est le sixième de la série et le cinquième que j’ai réalisé avec mon collègue et ami Philippe Martin, fabricant de blogues chez Paradigma (publication originale).


Ce billet a été publiée le 3 juillet 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.