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Lieux de culte à Outremont: quel est le problème?

Rouleau de la Torah

J’ai eu l’occasion de m’exprimer publiquement, lors de la consultation publique du 24 mai dernier, au sujet du projet de règlement interdisant les nouveaux lieux de culte sur les deux seules artères commerciales d’Outremont où ils étaient encore autorisés. Limité par le temps, je n’ai cependant pu livrer qu’une toute petite partie du message que j’avais préparé. Je me suis donc restreint à la première partie, plus appropriée au contexte et moins polémique (chat échaudé craint l’eau froide!), mais je tenais à ce que le reste soit connu de nos élus. Je leur ai donc adressé le texte que voici:

Madame la Mairesse,
Mesdames les Conseillères,

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Une vision citoyenne des lieux de culte à Outremont

Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

Dans cet extrait vidéo, M. Guy Archambault, résident d’Outremont, ancien diplomate du Service extérieur canadien et ancien membre du Comité consultatif sur les relations intercommunautaires de l’arrondissement, exprime une approche réaliste mais respectueuse des droits fondamentaux, de la diversité culturelle et des intérêts de tous les Outremontais (car je pense qu’ils y gagneraient tous) face à cette question. C’est celle que la communauté hassidique et Les Amis de la rue Hutchison demandent aux citoyens de promouvoir et de défendre, au Conseil d’arrondissement comme dans cette pétition.

Une vision sectaire des lieux de culte à Outremont

Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

M. Jean Larin, résident de l’arrondissement, ancien journaliste et directeur exécutif de Radio-Canada International, exprime un point de vue littéralement « sectaire » envers la minorité hassidique. Ce faisant, il révèle l’enjeu sous-jacent d’un projet de règlement qui, sans le dire ouvertement, vise à stopper l’expansion de cette communauté dans le quartier. Madame la Mairesse Marie Cinq-Mars doit s’y reprendre à deux fois pour l’arrêter, s’évertuant à balayer sous le tapis ce message tout en exprimant son admiration pour le messager.

J’aurais bien aimé qu’elle me gratifie de son admiration, moi aussi, en 2014… 😉

Relisons la Charte montréalaise des droits et responsabilités

Illustration: la ville (anonyme)Conçu dès le départ « par les citoyens et pour les citoyens », la Charte montréalaise des droits et responsabilités est un texte fondamental de la Ville de Montréal qui me semble encore trop méconnu.  En vigueur depuis le 1er janvier 2006, révisée en 2011, elle s’inscrit dans la lignée et en complément de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (1975) et de la Charte canadienne des droits et libertés. Il est très intéressant de lire attentivement ce texte car il peut aider nos différentes communautés à parler à tout le moins le même langage juridique et social.

Voici quelques exemples d’articles que tous les habitants d’Outremont, sans exception, devraient méditer plus souvent:

ARTICLE 12 | Le cosmopolitisme de Montréal représente une richesse mise en valeur par la promotion de l’inclusion et de relations harmonieuses entre les communautés et les individus de toutes les origines.

ARTICLE 13 | Montréal est une ville de langue française où les services municipaux à l’intention des citoyennes et des citoyens sont, eu égard à la loi, également accessibles en anglais.

ARTICLE 14 | Chaque citoyenne et chaque citoyen de la ville de Montréal a le devoir de ne pas porter atteinte aux droits des autres.

ARTICLE 20 | Aux fins de favoriser la jouissance par les citoyennes et les citoyens de leurs droits culturels, la Ville de Montréal s’engage à (…) soutenir le développement et la diversité des pratiques culturelles;

Article 27 | Les citoyennes et les citoyens jouissent d’un droit à des services municipaux de qualité et participent, avec l’administration municipale, à un effort collectif visant à assurer la jouissance d’un tel droit. Ils y contribuent (…) notamment en prenant part au maintien de la propreté dans la ville.

Bien entendu, il y a beaucoup d’autres articles intéressants et chacun pourra trouver, dans ce document traduit en huit langues, matière à réflexion afin d’améliorer sa propre attitude mentale et ses relations de bon voisinage.

L’antisémitisme subliminal de Pierre Lacerte

Pierre Lacerte ou le canard déchaînéCe commentaire a été rédigé et soumis le 23 mars 2015 dans le fil du billet de Pierre Lacerte intitulé LES NOUVEAUX RÉSERVISTES ou LA CHASSE AUX TROPHÉES. Après une semaine, l’ancien journaliste ne l’avait toujours pas publié ni daigné m’expliquer pourquoi. Afin de ne pas regretter cette fin de non recevoir,  j’ai décidé d’archiver dorénavant tous mes commentaires non publiés ici. Ceux qui s’intéressent aux questions touchant les relations des communautés hassidiques d’Outremont auront ainsi le loisir de reconstituer le dialogue de sourds opposant deux dangereux extrémistes laïques francophones[1] au sujet des communautés hassidiques d’Outremont.
Comme chacun sait, le ridicule ne tue pas. Il me semble encore préférable de m’y exposer que de ne pas réagir au monologue obsessionnel auquel le «canard déchaîné» d’Outremont[2] convie régulièrement la population qui pense comme lui — et elle seule.


Tu racontes n’importe quoi, Pierre Lacerte. Permets-moi, en toute transparence, de te tutoyer ici comme nous nous tutoyons aimablement lorsque nous nous croisons à la Salle du Conseil, au café ou dans la rue. Nous sommes parfois adversaires, mais te dire clairement ce que je pense ne fera jamais de moi ton « ennemi ». Si c’est ce que tu crois, je dis que tu te trompes et je te prie au moins de me considérer comme ton « meilleur ennemi ».

Bref, je n’ai lu que quelques lignes de ce nouveau brûlot imprégné de haine et d’insultes à peine dissimulées, mais c’est assez pour que je livre ici ce commentaire. Commençons par cette citation:

«Let’s consider the Jew who fights anti-Semitism. He will find anti-Semitism everywhere, even on an empty island or in the Sahara. The obsessed person becomes funny because he cannot see the exception to the rule, or he creates nonexistent rules.»

Considérons de la même manière l’anti… allez, soyons sympa — disons l’anti-hassidique, voire même, pour être vraiment gentil, l’anti-sectaire… Considérons donc l’anti-sectaire combattant l’esprit et la culture sectaire. Il verra des sectes partout, même sur la rue Hutchison et dans la paisible demeure d’agnostiques francophones ayant le malheur (à ses yeux) de défendre, pour les citoyens hassidiques d’Outremont, le même droit de vivre en paix dont leurs pairs disposent ailleurs, notamment dans le Mile-End ou NDG.

Obsédée pas l’ultime et vaillant combat pour lequel elle aura sacrifié l’essentiel de sa vie — sa maison, son travail, sa famille et probablement beaucoup d’amis — publiant pendant des années un blogue uniquement axé sur ce seul et unique sujet d’obsession compulsive, cette personne en deviendrait désopilante si sa situation et l’animosité qu’elle entretient à grand frais dans le quartier n’étaient, au fond, très tristes et délétères.

Voilà ce qu’à peu près, mon cher, tu aurais écrit
Si tu avais un peu moins de lettres et plus d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus sectaire des êtres,
Il ne t’en reste guère, et de lettres
Tu n’en discernes que trois qui forment le mot « JEW »!

Je suis trop las de cette stupide querelle pour perdre mon temps à contredire un par un tes sophismes et autres faux arguments. Non pas que tu aies tort sur chaque élément d’information habilement étalé sur cette nouvelle tartine nauséabonde — car nul n’est parfait, pas même le Peuple Élu, et il y a certainement quelques points valables qui mériteraient d’être discutés de bonne foi, si je puis dire — mais parce que l’analyse que tu en fais est viciée dès l’origine. Tu n’as plus l’esprit clair dans ce dossier. Tu es animé par une Sainte Colère qui aurait pu faire de toi, en d’autres circonstances, un prophète ou un dictateur.

Reviens sur Terre, cher « meilleur ennemi ». Mets-toi à la place des gens raisonnables qui tombent à l’occasion sur tes pamphlets bourrés de sarcasmes et d’anti-je-ne-sais-quoi. Comme moi, certains se disent: « Quel dommage! Que de talent gâché! Que d’obscurantisme dans cette débauche de lumières! Quel comportement excessif, obsessif et sectaire[3]! ».

Nous sommes au 21ième siècle. Paix à toutes les personnes et communautés de bonne volonté respectant l’ordre public, leur prochain, la liberté et les opinions de chacun (incluant les tiennes et celles des Croisés Laïques d’Outremont). 🙂

Ami Calmant,

Christian Aubry
Résident permanent au Canada et contribuable montréalais depuis 1989; résident et contribuable foncier d’Outremont depuis 2013.

Notes

[1] LOL 🙂
[2] C’est l’un des noms d’oiseaux dont j’aime bien le gratifier, moi le «sympathisant zélote»
[3] Sectaire (adjectif et nom) – Se dit de quelqu’un qui, par intolérance ou étroitesse d’esprit, se refuse à admettre les opinions différentes de celles qu’il professe: Une attitude de sectaire. (Larousse)

Ville intelligente… et lieux de culte à Outremont

Hôtel de ville d'Outremont: une ville intelligente?
Photo: Axel Drainville (via Flickr)

À l’heure de la « Ville intelligente », quelque 260 citoyens ont participé, le 1er décembre, à une consultation publique de l’arrondissement d’Outremont portant sur un projet de règlement qui interdirait l’ouverture de nouveaux lieux de culte sur les avenues Bernard et Laurier. Mes activités professionnelles m’ont empêché d’y assister, mais voici l’essentiel de la lettre que j’ai envoyée au Conseil d’arrondissement, ce jour-là:

Certains citoyens de notre arrondissement croient, à bon droit, qu’il est dommage de transformer des lieux de vies publiques (tels que le restaurant la Mère poule ou la Rôtisserie Fusée) en des lieux « fermés », puisque réservés à une seule communauté. La rue Bernard, disent-ils, devrait conserver sa vocation commerciale. Je peux comprendre ce point de vue.

Personnellement, je ne le partage pas car l’expansion de la communauté juive hassidique m’apparait comme une réalité incontournable qu’il est inutile de nier. Par essence, cette communauté a besoin de lieux de rencontre et de pratique religieuse et culturelle. Si on l’en empêche sciemment, c’est que l’on tolère à peine son existence en lui refusant toute croissance naturelle.

En ce cas, c’est sur cela qu’il faut faire porter clairement le débat: la communauté juive hassidique est-elle devenue indésirable, dans la durée, à Montréal et à Outremont? Si oui, pourquoi? Quel danger fait-elle planer sur la population? A-t-elle des velléités terroristes? Son comportement est-il source de troubles sociaux importants qu’il serait urgent de corriger? Comment s’y prendre? Et comment notre arrondissement compte-t-il régler le problème à long terme que cette cohabitation jugée difficile? En redoublant d’efforts pour la marginaliser ou en améliorant la communication susceptible de la mener vers une meilleure intégration?

En confinant les usages cultuels au nord de Van Horne, loin des lieux de vie ordinaires, en repoussant là une industrie religieuse que l’on ne saurait voir, on ne fera, à mon avis, que retarder toute possibilité d’intégration harmonieuse des nouvelles générations à long terme. Je trouve cela vraiment déplorable, d’autant que j’entretiens de très bonnes relations avec plusieurs familles de voisins hassidiques avec lesquels j’échange parfois de menus services de bon voisinage et, j’oserais dire, de fréquents témoignages d’amitié.

Ceci dit, toute cette affaire pourrait effectivement être mise sur la table, exprimée, discutée et négociée de façon acceptable pour tous. Au lieu de ça, votre administration a délibérément mis le feu aux poudres en autorisant la transformation à cet effet d’un local sur Bernard cet été, puis concocté en catimini ce plan dont je comprends fort bien l’inacceptabilité pour l’une des parties, le soumettant maintenant tel quel à une consultation publique qui va inévitablement générer énormément de méfiance, de rancœur, de frustration de part et d’autre.

Au lieu de régler la question de façon rigoureuse, par étapes successives, en préservant la paix et l’harmonie sociale, cette consultation publique mal ficelée va accentuer un peu plus l’état d’esprit conflictuel qui règne à Outremont, depuis de nombreuses années maintenant. C’est vraiment navrant et, pardonnez-moi de vous le dire, je trouve que cela parachève un échec administratif et politique cuisant dans ce dossier, imputable à toutes les administrations qui se sont succédé, à Outremont, ces vingt dernières années, incluant la vôtre. »

Une « ville intelligente », Outremont?

En clair, dans la mesure où il concerne tous les lieux de culte, ce projet de règlement ne m’apparait pas légalement discriminatoire. Mais le problème est ailleurs, essentiellement dans la mauvaise communication qui règne entre l’administration d’Outremont, son personnel politique, ses citoyens en général et sa communauté hassidique en particulier.

Avant d’en arriver à un projet de règlement contraignant, évidemment vécu comme une humiliation de plus par la plupart des citoyens Juifs du quartier, il aurait été beaucoup plus intelligent de mettre sur pied un groupe de concertation représentatif qui prenne le temps de débattre calmement des problèmes soulevés à plusieurs reprises. Ainsi, toutes les parties aurait pu faire valoir à l’autre ses griefs et ses besoins légitimes. Avec un peu de bonne volonté de part et d’autres, on en serait certainement arrivé à une entente qui n’aurait pas fait l’objet d’une levée de boucliers lors de la consultation publique préliminaire à l’adoption du nouveau règlement.

Évidemment, en procédant de façon musclée, en jouant la carte du populisme identitaire et en confortant ainsi les préjugés des uns et des autres, on ne peut arriver qu’à des positions de tranchées. L’enfer, c’est toujours les autres, n’est-ce pas? Vivement donc que le concept de « ville intelligente » débarque à Outremont. Et je ne parle pas de technologie, ici, mais de culture du « vivre ensemble ». Dans cet arrondissement comme sur toute la planète, l’avenir est pour l’heure aussi incertain que le temps qu’il fera le mois prochain.

▸ À écouter: captation audio du Conseil d’arrondissement du 16 novembre sur le sujet.

À la découverte de Liferay 7 au Liferay North America Symposium #LRNAS2015

Alors que tous les êtres humains de bonne volonté étaient endeuillés par l’assassinat barbare d’au moins 129 innocents à Paris — à quelques coins de rues à peine de notre bureau européen — une petite délégation de notre équipe montréalaise s’envolait vers Chicago samedi et dimanche, afin de participer au Liferay North America Symposium.

Alors que tous les êtres humains de bonne volonté étaient endeuillés par l’assassinat barbare d’au moins 129 innocents à Paris — à quelques coins de rues à peine de notre bureau européen — une petite délégation de notre équipe montréalaise s’envolait vers Chicago samedi et dimanche, afin de participer au Liferay North America Symposium. Elle y trouva une ville magnifique, un hâvre de paix, la solidarité et une communauté Liferay au grand cœur. Merci, Chicago!

La grande question au Symposium, cette année, c’est la prochaine version finale de Liferay 7 qui est officiellement présentée pour la première fois en Amérique du Nord. On s’attend à ce qu’elle fasse sa marque, notamment dans les domaines de l’expérience utilisateur, de la personnalisation et de l’optimisation de la performance. Nos collègues Nicolas Juneau, Sven Werlen et Serjik Sayad comptent bien y acquérir le plus de connaissances possibles sur les bénéfices et les bonnes pratiques induits par cette nouvelle version de Liferay, tout en partageant notre propre expertise avec nos clients et partenaires présents à l’événement.

LRNAS 2015

 

Règlements municipaux : comment recueillir l’avis des citoyens de Montréal?

Montréal Ville intelligente et numériqueCette semaine, le Bureau de la Ville intelligente de Montréal inaugurait une série de trois ateliers de cocréation citoyenne sur le thème de l’évolution de la présence numérique de la Ville de Montréal. Ayant déjà participé à deux événements du même ordre l’an dernier et trouvant ce genre d’expérience intéressante, je me suis engagé à y assister. Voici un rapide compte-rendu de ma participation au premier de ces trois ateliers, qui portait sur les services numériques.

Comme toujours lors d’un tel exercice, l’assistance fut divisée en petits groupes, chacun rassemblé autour d’une table avec mission de plancher sur un sujet précis. J’ai choisi l’un de ceux qui me semblait le plus essentiel :

Imaginez un service en ligne permettant de donner un avis sur un projet de règlement [municipal]

Mon groupe était constitué de cinq personnes, dont une animatrice du Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville. J’étais le seul à avoir une idée relativement précise des échanges publics précédant le vote des règlements municipaux. Ce vernis de « culture » démocratique de bas niveau, je l’ai acquis l’hiver dernier en assistant à plusieurs séances du Conseil d’arrondissement d’Outremont, alors aux prises avec l’une de ces mémorables chicanes interculturelles dont l’ex-ville fusionnée a le secret.

Bref… Voici ce à quoi nous sommes arrivés:
Feuille de notes manuscrites résumées plus bas

Cette feuille de notes résume ce que quatre citoyens et une communicatrice de la ville ont réussi à débroussailler en trois heures. Vous n’y trouverez ni gadget ni néologisme à la mode — rien que du gros bon sens pouvant servir de base à une réflexion plus poussée. La présentation que nous en avons donnée en fin d’atelier n’aura duré que trois minutes et je vais tenter de la résumer ici.

Problématiques actuelles

D’après notre expérience limitée, la formule de débat démocratique pratiquée lors de l’adoption des règlements municipaux en conseil d’arrondissement souffre des lacunes suivantes :

  1. À moins d’être directement concernés, les citoyens n’ont pas ou que très peu d’information sur les enjeux des règlements proposés, ce qui ne favorise pas l’élaboration d’une opinion ni, surtout, sa pertinence.
  2. La période de question est limitée. Peu de gens ont le loisir de s’exprimer, leurs interventions étant de plus restreintes à la formulation d’une « question principale » et une « question corollaire ».
  3. Les réponses des conseillers sont parfois artificielles, évasives ou hors sujet. Bien souvent, ils ne disposent tout simplement pas de l’information demandée, se défaussent sur les fonctionnaires qui n’en savent pas plus et, au final, affirment qu’ils reviendront avec la réponse plus tard (ce qui, on s’en doute bien, n’arrive pas toujours).
  4. Au final, le citoyen a l’impression de n’être entendu que d’une oreille distraite. Il ne peut qu’imaginer ce qui se trame en coulisse, au niveau politique, et spéculer sur la rationalité sous-tendant les positions convergentes ou divergentes des conseillers. Il a beau essayer de s’impliquer dans la vie de sa collectivité, il reste sur sa faim.

Les principaux avantages attendues du service sont :

  • Une meilleure compréhension du travail réalisé par les élus et l’administration municipale.
  • Un engagement accru des citoyens dans les affaires de leur cité.

Donner son avis… oui, mais sur quoi?

Avant de penser à donner son avis, encore faut-il connaître un peu le dossier. À moins de vouloir mettre en scène un simulacre de démocratie directe n’ayant aucun impact sur la gouvernance réelle de la Ville, il serait judicieux d’informer les citoyens en amont des tenants et aboutissants des projets pour lesquels on sollicite leur avis.

À l’heure actuelle, les dossiers sont préparés par les fonctionnaires d’arrondissement et transmis aux élus, mais pas divulgués à la population. Celle-ci n’a droit, à quelques jours d’avis, qu’à un ordre du jour assez laconique (exemples). Ce n’est que lors de la période des questions précédant la séance de vote des conseillers que les citoyens ont la possibilité d’interroger ces derniers pour tenter de comprendre leurs positions et leur communiquer, tant bien que mal, parfois in extremis, leur opinion.

Idée n°1 – Chaque projet de règlement faisant l’objet d’un appel à avis citoyen devrait être clairement présenté sous forme de dossier accessible sur une page (URL) dédiée facile à partager. La documentation requise (échanges de lettres, courriels officiels, rapport des services juridiques, patrimoniaux, etc.) devrait, dans les limites requises par la protection légitime des informations personnelles des citoyens concernés, y être attachée. #transparence #efficience #intelligence

Esquisse des principales fonctionnalités

Ces bases étant posées, nous avons commencé à réfléchir à la forme que pourrait prendre le projet. Très rapidement, l’analogie avec un réseau social de type Facebook a été mise sur la table. Il s’agit en effet de pouvoir discuter d’un projet (forum), mais aussi de pouvoir publier des photos ou des vidéos pour appuyer son propos. Certaines fonctions seraient plus proches de celles de Google Drive (partage de documents texte, tableurs ou PDF pour les mémoires et sources documentaires) ou encore de Doodle ou Framadate (agendas et sondages en ligne).

Un média social ouvert, mais aussi sécuritaire et modéré (!)

La très grosse différence, c’est que nos données personnelles n’y seraient pas analysées, traitées et transigées sur le marché du Big Data. L’identité des utilisateurs y serait vérifiée et validée, par exemple à l’aide d’un numéro de compte de taxes, de carte de bibliothèque ou d’Accès Montréal.

Les participations seraient évidemment nominatives et modérées selon des règles claires, appliquées à la lettre. Sans cela, on tomberait rapidement dans les travers des commentaires anonymes, insignifiants, voire insultants que l’on trouve dans certains sites de médias.

Idée n°2 – Afin d’équilibrer la nécessité d’ouverture avec celle de la protection, il faudrait rendre les publications accessibles à tout citoyen de la Ville enregistré sur la plate-forme, mais pas nécessairement au reste du monde — et surtout pas aux moteurs de recherche et autres moissoneuses de données.

Des fonctions de filtrage

Rares sont les citoyens intéressés à tous les sujets traités par leurs gouvernements. Ceux qui le sont, en général, deviennent politiciens. 😉

Idée n°3 – Dans le profil utilisateur du service, on devrait pouvoir cocher les sujets que l’on souhaite voir en priorité lorsqu’on se connecte. Exemple: transport, voirie, culture, urbanisme, OK, ça m’intéresse. Éducation, religion, sports, commerce, désolé, ça ne m’intéresse pas (ou tout autre choix et combinaison).

Un système de notification flexible

Une fois passé l’effet de la nouveauté, il est probable que l’intérêt des citoyens pour la plate-forme s’estompe rapidement. Pour le renforcer, il nous semble indispensable d’offrir à ceux (et seulement à ceux) qui le désirent un service de notification. Reste à accommoder aussi bien les citoyens désirant se tenir informés en temps réel que les autres, qui risqueraient de se lasser s’ils sont bombardés de courriels.

Idée n°4 – Le service de notification par courriel devrait permettre de choisir, à l’aide d’une liste de cases à cocher, les thématiques pour lesquelles on souhaite être mis à jour. Il devrait aussi permettre de personnaliser la périodicité des alertes. Par exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois.

Réduire la fracture numérique grâce à la vidéo

Tous les citoyens ne disposent pas des mêmes capacités à s’exprimer en ligne. « 53 % de la population [québécoise] n’atteint pas le seuil souhaitable pour fonctionner correctement dans une société qui gagne en complexité à chaque année », rappelait cet été un article du Huffington Post. De ce nombre, 19 % seraient incapable de lire et d’écrire. En mars dernier, plusieurs groupes communautaires montréalais se rassemblaient afin de lutter contre l’exclusion informatique, « cette nouvelle forme d’inégalité sociale touchant près d’un quart des québécois. » Il est évident qu’un service de consultation numérique ne pourrait pas totalement remplacer le travail de terrain.

Idée n°5 – Afin de favoriser la plus large accessibilité possible, il faudrait pouvoir accepter le partage de séquences vidéo réalisées à l’aide d’une simple webcam, ce qui encouragerait les personnes ayant des difficultés d’écriture ou d’utilisation bureautique à faire entendre leurs voix. Des individus ou des groupes communautaires pourraient également utiliser cette fonctionnalité afin de recueillir et partager des commentaires et témoignages de citoyens, un peu comme on recueille aujourd’hui les signatures d’une pétition.

NB – Cette idée soulève inévitablement la question de l’accessibilité des contenus vidéo et de leur indexation. Ce n’est donc pas la plus simple à mettre en œuvre, ni la moins coûteuse.

Encourager l’interaction par l’autorégulation

Lors des débats les plus populaires, on pourrait vite se retrouver avec des dizaines, voire, dans certains cas, des centaines de commentaires et clips vidéo à lire ou visionner. D’où cette dernière idée:

Idée n°6 – Afin d’encourager l’interaction, facteur d’engagement, et de mettre en valeur les contributions les plus populaires, on pourrait réfléchir à un système d’appréciation de style Facebook ou, plus complexe, un système d’autorégulation comme celui mis au point par Slashdot, un site américain de partage de nouvelles technologiques.

Pas de consultation sans rétroaction

Tout ceci est bien beau, mais reste l’essentiel : à quoi cette dépense d’argent public et d’énergie citoyenne servirait-elle? Comment serait-elle prise en compte par le personnel professionnel, administratif et politique de la Ville? Quelles seraient ses effets concrets en terme de gouvernance et de meilleure gestion des dossiers?

C’est pourquoi, en guise de conclusion, nous avons imaginé que chaque discussion autour d’un projet de règlement devrait faire l’objet, au final, de deux rétroactions systématiques :

  1. Avant le passage au vote, l’administration municipale concernée devrait procéder à l’analyse des contributions recueillies et en faire la synthèse, ce qui permettrait de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde et permettrait d’en tirer des conclusions plus consensuelles.
  2. Une fois le projet amendé au besoin et adopté, il serait bon que le Conseil assume pleinement sa décision finale (surtout dans les cas où elle prêterait à controverse) en l’expliquant clairement, succinctement et sans détour.

Ce travail de synthèse et de pédagogie politique constituerait une véritable rétroaction dans la mesure où il matérialiserait l’efficacité du processus et amplifierait, par le fait même, la motivation des citoyens à y participer.
 
Cocréation Montréal #innMTL

Le Liferay North America Symposium à l’heure du DevOps

Lors du Liferay North America Symposium 2015, Sven Werlen présentera nos outils de déploiement Liferay automatisés. Allez voir la démo, ça vaut la peine.

Liferay Symposium Gold SponsorLors du Liferay North America Symposium 2015, qui se tient à Chicago les 16 et 17 novembre, Sven Werlen présentera nos outils de déploiement Liferay automatisés. Grâce à ces outils, il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’une VM se monte, avec toute la pile logicielle requise par un environnement Liferay complet, basée sur JBoss, avec un serveur frontal, un serveur d’indexation et de recherche, etc. Si vous avez la chance de visiter le kiosque de Savoir-faire Linux, allez voir la démo, ça vaut la peine.

Le Liferay North American Symposium, c’est le plus grand rassemblement de développeurs, intégrateurs, clients et utilisateurs Liferay de l’année. Plusieurs de nos clients y seront présents. Pour la sixième année consécutive, le chef de file des portails web open-source figure en tête du fameux quadrant de Gartner et son succès n’est plus à démontrer. Or, cette fantastique dynamique repose en grande partie sur l’expertise et la motivation de sa vibrante communauté.

Le positionnement de Savoir-faire Linux dans cet écosystème est très particulier. Nous sommes à la fois Partenaire avancé Red Hat et Partenaire platine Liferay, deux chefs de file ayant annoncé au début de l’été une entente stratégique qui fait de la plate-forme JBoss de Red Hat le middleware privilégié pour les déploiements Liferay. Nous avons donc un accès privilégié à leurs ressources et disposons d’équipes de développeurs et administrateurs de systèmes certifiés par ces deux éditeurs, ce qui nous permet de mobiliser et d’optimiser de solides expertises Java, Web, DevOps et infonuagique autour des projets de nos clients. C’est ainsi que nous avons mis au point des méthodes de travail très sophistiquées, tant au niveau de l’intégration et du développement Liferay que du déploiement et de la maintenance.

Commanditaire Or de ce symposium, nous serons heureux d’y retrouver nos clients, collègues et amis et d’accueillir les visiteurs à notre kiosque afin de leur partager les petits secrets de nos outils DevOps. Et qui sait? Ayant eu l’honneur d’y recevoir un Liferay Community Excellence Award chaque année depuis 2011, nous gardons l’espoir d’en rapporter un cinquième à la maison cette année. 😉

Gold Sponsor depuis 2012

LDAPCon 2015: la gestion d’identité LDAP de Windows à Linux en passant par le « cloud »

LDAPCon 2015, événement très important pour la communauté LDAP, qui se retrouve tous les 2 ans pour présenter les nouveautés et faire vivre ce standard.

Pour la première fois, cette année, Savoir-faire Linux sera présent à titre de commanditaire à la conférence LDAPCon 2015, qui se tiendra du 11 au 13 novembre à l’Université d’Édimbourg, en Écosse. Il s’agit de la cinquième conférence internationale sur LDAP, et plus largement sur les services d’annuaires et la gestion des identités :

LDAPCon2015

Aujourd’hui, LDAP c’est:

  • Un protocole de troisième génération révisé en 2006.
  • Un écosystème ouvert et interopérable de serveurs commerciaux (Novell, Apple, Microsoft, IBM, Oracle, etc.) et open source (Apache Directory Server, OpenLDAP, 389 DS, OpenDJ, etc.).
  • De nombreux logiciels libres et projets open source dérivés (Apache Directory Studio, Fusion Directory, LDAP Toolbox, LemonLDAP::NG, LDAP Synchronization Connector, phpLDAPadmin, etc.)
  • Un standard d’authentification supporté par un nombre astronomique de logiciels libres ou propriétaires, des clients lourds comme des applications web.

« LDAP est la clé d’intéropérabilité de l’identification »

Pour Jonathan Le Lous, « la gestion d’identité a toujours été la clé, le nœud central de la communication au niveau des systèmes d’information et cela reste un enjeu critique chez tous les clients avec lesquels nous travaillons aujourd’hui. » Des entreprises technologiques aux banques en passant par les compagnies de transports ou n’importe quel autre secteur d’activités, en effet, les infrastructures TI sont de plus en plus et massivement tournées vers les environnements Linux et infonuagique. « La question essentielle, c’est : comment moi, qui gère mes utilisateurs dans des environnement Windows, puis-je leur permettre de communiquer ouvertement et de façon sécuritaire dans les environnements Linux, Mac OS et infonuagique? LDAP joue un rôle essentiel pour faire communiquer tous ces environnements. »

Clement OudotClément Oudot, spécialiste de la sécurité et des infrastructure et contributeur du projet LemonLDAP::NG, sera le délégué de Savoir-faire Linux à LDAPCon 2015. Il suivra pour nous le programme de la conférence et animera lui-même une présentation du protocole OpenID Connect.

« Cet événement est très important pour la communauté LDAP, qui se retrouve tous les deux ans pour présenter les nouveautés de ses logiciels et faire vivre ce standard, explique-t-il. Les sujets sont assez variés, de l’introduction à des nouveaux protocoles à des retours d’expériences sur des architectures critiques. J’ai pour ma part hâte de suivre la conférence d’Howard Chu qui parlera des dernières avancées d’OpenLDAP. »

Internet des objets : une affaire complexe

Le bouton comme degré zéro de l’affordance. Un monde de boutons. Et des individus réduits au rang de pousse-bouton. A la manière dont le bouton « like » de Facebook fut l’arme de distraction massive du web dit « social », le bouton « Dash » d’Amazon pourrait être la force de frappe nucléaire des — nouvelles — pratiques de consommation de l’internet des objets et du web physique. Une chose est sûre : la guerre des boutons ne fait que commencer. (Olivier Ertzscheid in affordance.info)

Désintermédiation = perte d’activité = pertes d’emploi ou délocalisation = accroissement des inégalités si des mesures de compensation socio-économiques ne sont pas parallèlement mises en place = souffrance, crise, révolte et répression.

Outre la perte d’agilité humaine que cet article soulève, l’innovation technologique n’est pas mauvaise en soi, mais elle doit être envisagée dans toutes ses dimensions complexes, en tenant compte des impacts et effets collatéraux.

C’est à cela que devrait servir un « ministère du numérique » et à cela, je crois, que devraient s’intéresser de près les « villes intelligentes » — bref, tous les pouvoirs publics chargés d’accompagner l’innovation technologique dans nos sociétés.

À propos de Pierre Lacerte, juge, censeur et parti

Quant à Christian Aubry qui tire parti de ces vidéos tournées en toute illégitimité, voici, selon le générique du repiquage qu’il a mis en ligne, les clients (ou commanditaires) de son œuvre! Chapeau, Aubry! À moins qu’il faille désormais dire Kippa!

Encore un subtil trait d’humour bon enfant du blogueur ultra-laïque d’Outremont, Pierre Lacerte, passé maître dans la pédagogie d’intégration sarcastique et revancharde, les sous-entendus fielleux, les photomontages désobligeants, le non-respect des licences de contenu et, last but not least, les discours antisémites subliminaux, résistant au lave-vaisselle et aux tribunaux, certes, mais bien réels pour qui y est sensible ou qui veut prendre la peine d’ouvrir les yeux tout en écarquillant ses œillères. C’est regrettable, mais attendu que:

  1. le Juge des petites mécréances d’Outremont  persiste et signe,
  2. qu’il ne publie plus les commentaires et droits de réponse que je lui soumets,

Sheep On Boulderje me vois dans l’obligation de parler ici d’autre chose que d’« amour infini ». Toutes mes excuses à l’innocente brebis égarée dans cette page… 😉


Voici donc (à quelques corrections, retouches, ajouts de liens et précisions prêt) le commentaire dont j’ai demandé publication, la semaine dernière, en réponse au dernier opus du très citoyen Pierre Lacerte : LES «DEALERS» DE L’OMBRE — magnifique titre que l’on dirait traduit d’un tabloïd trash londonien!


Allégorie du juge Pierre LacerteDroit de réponse, M. le Juge, SVP! Si j’ai signé le modeste montage de cette vidéo (publiée sur ma chaîne Youtube, en passant), c’est pour de multiples raisons. D’abord, par souci de transparence. Ensuite, parce que je n’ai aucune honte à appuyer mes voisins hassidiques dans leur combat, que j’estime légitime, contre l’intégrisme laïque que vous représentez fort bien.

Que cela vous plaise ou non, ces gens-là (comme « ils » disent) existent. Ils sont là, dans notre quartier. Ils ne font de mal à personne, sauf à ceux qui, comme vous, s’auto-flagellent en ne faisant aucun effort pour les tolérer, sauf si on ne les voit pas, on ne les entend pas, s’ils n’observent pas leurs coutumes— bref, s’ils n’existent pas en tant que Juifs hassidiques.

Cette attitude de rejet ne répond pas à mes standards en matière de tolérance, de démocratie et de liberté. À ce compte-là, il me faudrait également endosser le discours des Canadians purs et durs trouvant leurs minorités francophones geignardes et indésirables, d’autant qu’elles s’imaginent (non mais, quelle rigolade!) avoir des droits collectifs au sein d’un Canada uni et anglophone d’un océan à l’autre, à l’exception de son pittoresque village gaulois. Et pourquoi ne pas admettre avec eux, tant qu’à y être (comme votre blogue tend à le suggérer, M. le Juge), que les Québécois sont racistes, antisémites, voire même néofascistes?

Heureusement, nous savons tous deux que ce n’est pas le cas. Alors, désolé, M. le Juge, mais je ne mange pas de ce pain-là.

« En crachant au visage de M. Larin », dîtes-vous…

C’est curieux comme tous ceux dont les idées s’opposent aux vôtres vous semblent belliqueux, méprisants, intolérables… tandis que vous, ô le plus paisible des êtres, votre miroir vous renvoie l’image même de la perfection. Dans chacun de vos pamphlets, il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Par exemple:

« Amy Fish, une femme qui œuvrait au Jewish Eldercare »

Ben coudon! Simple fait journalistique, n’est-ce pas? Pur hasard s’il s’agit d’une femme juive. La généralisation insidieuse découlant de la juxtaposition de cette information avec ce qui suit n’aurait, bien entendu, aucune saveur antisémite. Inutile, donc, d’illustrer votre propos en utilisant un autre ouvrage, comme L’art de se plaindre et de se faire entendre, du psychothérapeute new-yorkais Guy Winch, un nom de famille bien anglo-saxon. Dommage, car cet ouvrage est très instructif et permettrait peut-être de comprendre les jérémiades sectaires des bien-pensants laïques d’Outremont qui n’ont de leçon à recevoir de personne quant à cet art subtil de manipuler l’émotion citoyenne. La convocation  de Mme Fish dans ce billet serait le fruit d’un hasard fortuit basé sur un fait dûment validé? Ben voyons…

« Certains diront que ces hommes en noir n’avaient pas besoin de se farcir cette plaquette puisqu’ils ont mille fois fait la preuve qu’elle coule dans leur sang depuis toujours.« 

La conscience du Juge Pierre LacerteAlors là, bravo! Je peux entendre Jiminy Cricket s’agitant dans votre bocal surchauffé, M. le Juge. « Voyons… Si je me livre à cette affirmation moi-même, je m’expose à l’inacceptable accusation d’antisémitisme — car "dans le sang depuis toujours", évidemment, c’est bien la stigmatisation de la race. OK, alors je vais commencer par "certains diront que"… Ça, c’est un fait, c’est du journalisme, coco, pas de l’antisémitisme de bas étage. Oh que non! 🙂 »

Bref, moi aussi, je persiste et signe, M. le Juge. Et je vous signale que ces captations n’ont, à ma connaissance, rien d’illégal (sinon, expliquez-moi sans tacher votre toge pourquoi elles ont été tolérées), pas plus que les photos que vous preniez vous-même, depuis votre arrière-ban, lors de ces deux consultations… publiques, faut-il le préciser. D’ailleurs, la première captation a eu un heureux effet puisque l’arrondissement a décidé de lever le voile sur la seconde en assurant lui-même, cette fois-ci, sa propre captation. Comme quoi, même ce qui vous défrise peut avoir du bon.

Capture d’écran du commentaire original:

Capture d'écran - Blogue politiquement insupportable de Pierre Lacerte