Merci Chicago - https://flic.kr/p/B9gQNtAlors que tous les √™tres humains de bonne volont√© √©taient endeuill√©s par l’assassinat barbare d’au moins 129 innocents √† Paris ‚ÄĒ √† quelques coins de rues √† peine de notre bureau europ√©en ‚ÄĒ une petite d√©l√©gation de notre √©quipe montr√©alaise s’envolait vers Chicago samedi et dimanche, afin de participer au Liferay North America Symposium. Elle y trouva une ville magnifique, un h√Ęvre de paix, la solidarit√© et une communaut√© Liferay au grand cŇďur. Merci, Chicago!

La grande question au Symposium, cette ann√©e, c’est la prochaine version finale de Liferay 7 qui est officiellement pr√©sent√©e pour la premi√®re fois en Am√©rique du Nord. On s’attend √† ce qu’elle fasse sa marque, notamment dans les domaines de l’exp√©rience utilisateur, de la personnalisation et de l’optimisation de la performance. Nos coll√®gues Nicolas Juneau, Sven Werlen et Serjik Sayad comptent bien y acqu√©rir le plus de connaissances possibles sur les b√©n√©fices et les bonnes pratiques induits par cette nouvelle version de Liferay, tout en partageant notre propre expertise avec nos clients et partenaires pr√©sents √† l’√©v√©nement.

 
LRNAS 2015

Montr√©al Ville intelligente et num√©riqueCette semaine, le Bureau de la Ville intelligente de Montr√©al inaugurait une s√©rie de trois ateliers de cocr√©ation citoyenne sur le th√®me de l’√©volution de la pr√©sence num√©rique de la Ville de Montr√©al. Ayant d√©j√† particip√© √† deux √©v√©nements du m√™me ordre l’an dernier et trouvant ce genre d’exp√©rience int√©ressante, je me suis engag√© √† y assister. Voici un rapide compte-rendu de ma participation au premier de ces trois ateliers, qui portait sur les services num√©riques.

Comme toujours lors d’un tel exercice, l’assistance fut divis√©e en petits groupes, chacun rassembl√© autour d’une table avec mission de plancher sur un sujet pr√©cis. J’ai choisi l’un de ceux qui me semblait le plus essentiel¬†:

Imaginez un service en ligne permettant de donner un avis sur un projet de règlement [municipal]

Mon groupe √©tait constitu√© de cinq personnes, dont une animatrice du Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville. J’√©tais le seul √† avoir une id√©e relativement pr√©cise des √©changes publics pr√©c√©dant le vote des r√®glements municipaux. Ce vernis de ¬ę¬†culture¬†¬Ľ d√©mocratique de bas niveau, je l’ai acquis l’hiver dernier en assistant √† plusieurs s√©ances du Conseil d’arrondissement d’Outremont, alors aux prises avec l’une de ces m√©morables chicanes interculturelles dont l’ex-ville fusionn√©e a le secret.

Bref… Voici ce √† quoi nous sommes arriv√©s:
Feuille de notes manuscrites résumées plus bas

Cette feuille de notes r√©sume ce que quatre citoyens et une communicatrice de la ville ont r√©ussi √† d√©broussailler en trois heures. Vous n’y trouverez ni gadget ni n√©ologisme √† la mode ‚ÄĒ rien que du gros bon sens pouvant servir de base √† une r√©flexion plus pouss√©e. La pr√©sentation que nous en avons donn√©e en fin d’atelier n’aura dur√© que trois minutes et je vais tenter de la r√©sumer ici.

Problématiques actuelles

D’apr√®s notre exp√©rience limit√©e, la formule de d√©bat d√©mocratique pratiqu√©e lors de l’adoption des r√®glements municipaux en conseil d’arrondissement souffre des lacunes suivantes¬†:

  1. √Ä moins d’√™tre directement concern√©s, les citoyens n’ont pas ou que tr√®s peu d’information sur les enjeux des r√®glements propos√©s, ce qui ne favorise pas l’√©laboration d’une opinion ni, surtout, sa pertinence.
  2. La p√©riode de question est limit√©e. Peu de gens ont le loisir de s’exprimer, leurs interventions √©tant de plus restreintes √† la formulation d’une ¬ę¬†question principale¬†¬Ľ et une ¬ę¬†question corollaire¬†¬Ľ.
  3. Les r√©ponses des conseillers sont parfois artificielles, √©vasives ou hors sujet. Bien souvent, ils ne disposent tout simplement pas de l’information demand√©e, se d√©faussent sur les fonctionnaires qui n’en savent pas plus et, au final, affirment qu’ils reviendront avec la r√©ponse plus tard (ce qui, on s’en doute bien, n’arrive pas toujours).
  4. Au final, le citoyen a l’impression de n’√™tre entendu que d’une oreille distraite. Il ne peut qu’imaginer ce qui se trame en coulisse, au niveau politique, et sp√©culer sur la rationalit√© sous-tendant les positions convergentes ou divergentes des conseillers. Il a beau essayer de s’impliquer dans la vie de sa collectivit√©, il reste sur sa faim.

Les principaux avantages attendues du service sont :

  • Une meilleure compr√©hension du travail r√©alis√© par les √©lus et l’administration municipale.
  • Un engagement accru des citoyens dans les affaires de leur cit√©.

Donner son avis… oui, mais sur quoi?

Avant de penser √† donner son avis, encore faut-il conna√ģtre un peu le dossier. √Ä moins de vouloir mettre en sc√®ne un simulacre de d√©mocratie directe n’ayant aucun impact sur la gouvernance r√©elle de la Ville, il serait judicieux d’informer les citoyens en amont des tenants et aboutissants des projets pour lesquels on sollicite leur avis.

√Ä l’heure actuelle, les dossiers sont pr√©par√©s par les fonctionnaires d’arrondissement et transmis aux √©lus, mais pas divulgu√©s √† la population. Celle-ci n’a droit, √† quelques jours d’avis, qu’√† un ordre du jour assez laconique (exemples). Ce n’est que lors de la p√©riode des questions pr√©c√©dant la s√©ance de vote des conseillers que les citoyens ont la possibilit√© d’interroger ces derniers pour tenter de comprendre leurs positions et leur communiquer, tant bien que mal, parfois in extremis, leur opinion.

Id√©e n¬į1 – Chaque projet de r√®glement faisant l’objet d’un appel √† avis citoyen devrait √™tre clairement pr√©sent√© sous forme de dossier accessible sur une page (URL) d√©di√©e facile √† partager. La documentation requise (√©changes de lettres, courriels officiels, rapport des services juridiques, patrimoniaux, etc.) devrait, dans les limites requises par la protection l√©gitime des informations personnelles des citoyens concern√©s, y √™tre attach√©e. #transparence #efficience #intelligence

Esquisse des principales fonctionnalités

Ces bases √©tant pos√©es, nous avons commenc√© √† r√©fl√©chir √† la forme que pourrait prendre le projet. Tr√®s rapidement, l’analogie avec un r√©seau social de type Facebook a √©t√© mise sur la table. Il s’agit en effet de pouvoir discuter d’un projet (forum), mais aussi de pouvoir publier des photos ou des vid√©os pour appuyer son propos. Certaines fonctions seraient plus proches de celles de Google Drive (partage de documents texte, tableurs ou PDF pour les m√©moires et sources documentaires) ou encore de Doodle ou Framadate (agendas et sondages en ligne).

Un média social ouvert, mais aussi sécuritaire et modéré (!)

La tr√®s grosse diff√©rence, c’est que nos donn√©es personnelles n’y seraient pas analys√©es, trait√©es et transig√©es sur le march√© du Big Data. L’identit√© des utilisateurs y serait v√©rifi√©e et valid√©e, par exemple √† l’aide d’un num√©ro de compte de taxes, de carte de biblioth√®que ou d’Acc√®s Montr√©al.

Les participations seraient √©videmment nominatives et mod√©r√©es selon des r√®gles claires, appliqu√©es √† la lettre. Sans cela, on tomberait rapidement dans les travers des commentaires anonymes, insignifiants, voire insultants que l’on trouve dans certains sites de m√©dias.

Id√©e n¬į2 – Afin d’√©quilibrer la n√©cessit√© d’ouverture avec celle de la protection, il faudrait rendre les publications accessibles √† tout citoyen de la Ville enregistr√© sur la plate-forme, mais pas n√©cessairement au reste du monde ‚ÄĒ et surtout pas aux moteurs de recherche et autres moissoneuses de donn√©es.

Des fonctions de filtrage

Rares sont les citoyens int√©ress√©s √† tous les sujets trait√©s par leurs gouvernements. Ceux qui le sont, en g√©n√©ral, deviennent politiciens. ūüėČ

Id√©e n¬į3 – Dans le profil utilisateur du service, on devrait pouvoir cocher les sujets que l’on souhaite voir en priorit√© lorsqu’on se connecte. Exemple: transport, voirie, culture, urbanisme, OK, √ßa m’int√©resse. √Čducation, religion, sports, commerce, d√©sol√©, √ßa ne m’int√©resse pas (ou tout autre choix et combinaison).

Un système de notification flexible

Une fois pass√© l’effet de la nouveaut√©, il est probable que l’int√©r√™t des citoyens pour la plate-forme s’estompe rapidement. Pour le renforcer, il nous semble indispensable d’offrir √† ceux (et seulement √† ceux) qui le d√©sirent un service de notification. Reste √† accommoder aussi bien les citoyens d√©sirant se tenir inform√©s en temps r√©el que les autres, qui risqueraient de se lasser s’ils sont bombard√©s de courriels.

Id√©e n¬į4 – Le service de notification par courriel devrait permettre de choisir, √† l’aide d’une liste de cases √† cocher, les th√©matiques pour lesquelles on souhaite √™tre mis √† jour. Il devrait aussi permettre de personnaliser la p√©riodicit√© des alertes. Par exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois.

R√©duire la fracture num√©rique gr√Ęce √† la vid√©o

Tous les citoyens ne disposent pas des m√™mes capacit√©s √† s’exprimer en ligne. ¬ę 53 % de la population [qu√©b√©coise] n‚Äôatteint pas le seuil souhaitable pour fonctionner correctement dans une soci√©t√© qui gagne en complexit√© √† chaque ann√©e ¬Ľ, rappelait cet √©t√© un article du Huffington Post. De ce nombre, 19 % seraient incapable de lire et d‚Äô√©crire. En mars dernier, plusieurs groupes communautaires montr√©alais se rassemblaient afin de lutter contre l’exclusion informatique, ¬ę cette nouvelle forme d‚Äôin√©galit√© sociale touchant pr√®s d‚Äôun quart des qu√©b√©cois. ¬Ľ Il est √©vident qu’un service de consultation num√©rique ne pourrait pas totalement remplacer le travail de terrain.

Id√©e n¬į5 – Afin de favoriser la plus large accessibilit√© possible, il faudrait pouvoir accepter le partage de s√©quences vid√©o r√©alis√©es √† l’aide d’une simple webcam, ce qui encouragerait les personnes ayant des difficult√©s d’√©criture ou d’utilisation bureautique √† faire entendre leurs voix. Des individus ou des groupes communautaires pourraient √©galement utiliser cette fonctionnalit√© afin de recueillir et partager des commentaires et t√©moignages de citoyens, un peu comme on recueille aujourd’hui les signatures d’une p√©tition.

NB – Cette id√©e soul√®ve in√©vitablement la question de l’accessibilit√© des contenus vid√©o et de leur indexation. Ce n’est donc pas la plus simple √† mettre en Ňďuvre, ni la moins co√Ľteuse.

Encourager l’interaction par l’autor√©gulation

Lors des d√©bats les plus populaires, on pourrait vite se retrouver avec des dizaines, voire, dans certains cas, des centaines de commentaires et clips vid√©o √† lire ou visionner. D’o√Ļ cette derni√®re id√©e:

Id√©e n¬į6 – Afin d’encourager l’interaction, facteur d’engagement, et de mettre en valeur les contributions les plus populaires, on pourrait r√©fl√©chir √† un syst√®me d’appr√©ciation de style Facebook ou, plus complexe, un syst√®me d’autor√©gulation comme celui mis au point par Slashdot, un site am√©ricain de partage de nouvelles technologiques.

Pas de consultation sans rétroaction

Tout ceci est bien beau, mais reste l’essentiel : √† quoi cette d√©pense d’argent public et d’√©nergie citoyenne servirait-elle? Comment serait-elle prise en compte par le personnel professionnel, administratif et politique de la Ville? Quelles seraient ses effets concrets en terme de gouvernance et de meilleure gestion des dossiers?

C’est pourquoi, en guise de conclusion, nous avons imagin√© que chaque discussion autour d’un projet de r√®glement devrait faire l’objet, au final, de deux r√©troactions syst√©matiques :

  1. Avant le passage au vote, l’administration municipale concern√©e devrait proc√©der √† l’analyse des contributions recueillies et en faire la synth√®se, ce qui permettrait de mettre tout le monde sur la m√™me longueur d’onde et permettrait d’en tirer des conclusions plus consensuelles.
  2. Une fois le projet amend√© au besoin et adopt√©, il serait bon que le Conseil assume pleinement sa d√©cision finale (surtout dans les cas o√Ļ elle pr√™terait √† controverse) en l’expliquant clairement, succinctement et sans d√©tour.

Ce travail de synth√®se et de p√©dagogie politique constituerait une v√©ritable r√©troaction dans la mesure o√Ļ il mat√©rialiserait l’efficacit√© du processus et amplifierait, par le fait m√™me, la motivation des citoyens √† y participer.
 
Cocréation Montréal #innMTL

Liferay Symposium Gold SponsorLors du Liferay North America Symposium 2015, qui se tient √† Chicago les 16 et 17 novembre, Sven Werlen pr√©sentera nos outils de d√©ploiement Liferay automatis√©s. Gr√Ęce √† ces outils, il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’une VM se monte, avec toute la pile logicielle requise par un environnement Liferay complet, bas√©e sur JBoss, avec un serveur frontal, un serveur d’indexation et de recherche, etc. Si vous avez la chance de visiter le kiosque de Savoir-faire Linux, allez voir la d√©mo, √ßa vaut la peine.

Le Liferay North American Symposium, c’est le plus grand rassemblement de d√©veloppeurs, int√©grateurs, clients et utilisateurs Liferay de l’ann√©e. Plusieurs de nos clients y seront pr√©sents. Pour la sixi√®me ann√©e cons√©cutive, le chef de file des portails web open-source figure en t√™te du fameux quadrant de Gartner et son succ√®s n’est plus √† d√©montrer. Or, cette fantastique dynamique repose en grande partie sur l’expertise et la motivation de sa vibrante communaut√©.

Le positionnement de Savoir-faire Linux dans cet √©cosyst√®me est tr√®s particulier. Nous sommes √† la fois Partenaire avanc√© Red Hat et Partenaire platine Liferay, deux chefs de file ayant annonc√© au d√©but de l’√©t√© une entente strat√©gique qui fait de la plate-forme JBoss de Red Hat le middleware privil√©gi√© pour les d√©ploiements Liferay. Nous avons donc un acc√®s privil√©gi√© √† leurs ressources et disposons d’√©quipes de d√©veloppeurs et administrateurs de syst√®mes certifi√©s par ces deux √©diteurs, ce qui nous permet de mobiliser et d’optimiser de solides expertises Java, Web, DevOps et infonuagique autour des projets de nos clients. C’est ainsi que nous avons mis au point des m√©thodes de travail tr√®s sophistiqu√©es, tant au niveau de l’int√©gration et du d√©veloppement Liferay que du d√©ploiement et de la maintenance.

Commanditaire Or de ce symposium, nous serons heureux d’y retrouver nos clients, coll√®gues et amis et d’accueillir les visiteurs √† notre kiosque afin de leur partager les petits secrets de nos outils DevOps. Et qui sait? Ayant eu l’honneur d’y recevoir un Liferay Community Excellence Award chaque ann√©e depuis 2011, nous gardons l’espoir d’en rapporter un cinqui√®me √† la maison cette ann√©e. ūüėČ

Gold Sponsor depuis 2012

Pour la premi√®re fois, cette ann√©e, Savoir-faire Linux sera pr√©sent √† titre de commanditaire √† la conf√©rence LDAPCon 2015, qui se tiendra du 11 au 13 novembre √† l’Universit√© d’√Čdimbourg, en √Čcosse. Il s’agit de la cinqui√®me conf√©rence internationale sur LDAP, et plus largement sur les services d’annuaires et la gestion des identit√©s :

LDAPCon2015

Aujourd’hui, LDAP c’est:

  • Un protocole de troisi√®me g√©n√©ration r√©vis√© en 2006.
  • Un √©cosyst√®me ouvert et interop√©rable de serveurs commerciaux (Novell, Apple, Microsoft, IBM, Oracle, etc.) et open source (Apache Directory Server, OpenLDAP, 389 DS, OpenDJ, etc.).
  • De nombreux logiciels libres et projets open source d√©riv√©s (Apache Directory Studio, Fusion Directory, LDAP Toolbox, LemonLDAP::NG, LDAP Synchronization Connector, phpLDAPadmin, etc.)
  • Un standard d’authentification support√© par un nombre astronomique de logiciels libres ou propri√©taires, des clients lourds comme des applications web.

¬ę LDAP est la cl√© d’int√©rop√©rabilit√© de l’identification ¬Ľ

Pour Jonathan Le Lous, ¬ę la gestion d’identit√© a toujours √©t√© la cl√©, le nŇďud central de la communication au niveau des syst√®mes d’information et cela reste un enjeu critique chez tous les clients avec lesquels nous travaillons aujourd’hui. ¬Ľ Des entreprises technologiques aux banques en passant par les compagnies de transports ou n’importe quel autre secteur d’activit√©s, en effet, les infrastructures TI sont de plus en plus et massivement tourn√©es vers les environnements Linux et infonuagique. ¬ę La question essentielle, c’est : comment moi, qui g√®re mes utilisateurs dans des environnement Windows, puis-je leur permettre de communiquer ouvertement et de fa√ßon s√©curitaire dans les environnements Linux, Mac OS et infonuagique? LDAP joue un r√īle essentiel pour faire communiquer tous ces environnements. ¬Ľ

Clement OudotClément Oudot, spécialiste de la sécurité et des infrastructure et contributeur du projet LemonLDAP::NG, sera le délégué de Savoir-faire Linux à LDAPCon 2015. Il suivra pour nous le programme de la conférence et animera lui-même une présentation du protocole OpenID Connect.

¬ę Cet √©v√©nement est tr√®s important pour la communaut√© LDAP, qui se retrouve tous les deux ans pour pr√©senter les nouveaut√©s de ses logiciels et faire vivre ce standard, explique-t-il. Les sujets sont assez vari√©s, de l’introduction √† des nouveaux protocoles √† des retours d’exp√©riences sur des architectures critiques. J’ai pour ma part h√Ęte de suivre la conf√©rence d’Howard Chu qui parlera des derni√®res avanc√©es d’OpenLDAP. ¬Ľ

Le bouton comme degr√© z√©ro de l’affordance. Un monde de boutons. Et des individus r√©duits au rang de pousse-bouton. A la mani√®re dont le bouton ¬ę¬†like¬†¬Ľ de Facebook fut l’arme de distraction massive du web dit ¬ę¬†social¬†¬Ľ, le bouton ¬ę¬†Dash¬†¬Ľ d’Amazon pourrait √™tre la force de frappe nucl√©aire des — nouvelles — pratiques de consommation de l’internet des objets et du web physique. Une chose est s√Ľre : la guerre des boutons ne fait que commencer. (Olivier Ertzscheid in affordance.info)

D√©sinterm√©diation = perte d’activit√© = pertes d’emploi ou d√©localisation = accroissement des in√©galit√©s si des mesures de compensation socio-√©conomiques ne sont pas parall√®lement mises en place = souffrance, crise, r√©volte et r√©pression.

Outre la perte d’agilit√© humaine que cet article soul√®ve, l’innovation technologique n’est pas mauvaise en soi, mais elle doit √™tre envisag√©e dans toutes ses dimensions complexes, en tenant compte des impacts et effets collat√©raux.

C’est √† cela que devrait servir un ¬ę¬†minist√®re du num√©rique¬†¬Ľ et √† cela, je crois, que devraient s’int√©resser de pr√®s les ¬ę¬†villes intelligentes¬†¬Ľ — bref, tous les pouvoirs publics charg√©s d’accompagner l’innovation technologique dans nos soci√©t√©s.

Quant √† Christian Aubry qui tire parti de ces vid√©os tourn√©es en toute ill√©gitimit√©, voici, selon le g√©n√©rique du repiquage qu’il a mis en ligne, les clients (ou commanditaires) de son Ňďuvre! Chapeau, Aubry! √Ä moins qu’il faille d√©sormais dire Kippa!

Encore un subtil trait d’humour bon enfant du blogueur ultra-la√Įque d’Outremont, Pierre Lacerte, pass√© ma√ģtre dans la p√©dagogie d’int√©gration sarcastique et revancharde, les sous-entendus fielleux, les photomontages d√©sobligeants, le non-respect des licences de contenu et, last but not least, les discours antis√©mites subliminaux, r√©sistant aux tribunaux, certes, mais bien r√©els pour qui y est sensible ou qui veut bien prendre la peine d’ouvrir les yeux tout en √©carquillant ses Ňďill√®res. C’est regrettable, mais attendu que:

  1. le Juge des petites m√©cr√©ances d’Outremont¬† persiste et signe,
  2. qu’il ne publie plus les commentaires et droits de r√©ponse que je lui soumets,

je me vois dans l’obligation de parler ici d’autre chose que d’¬ę¬†amour infini¬†¬Ľ. Toutes mes excuses √† l’innocente brebis √©gar√©e en cette page… ūüėČ


Voici donc (√† quelques corrections, retouches, ajouts de liens et pr√©cisions pr√™t) le commentaire dont j’ai demand√© publication, la semaine derni√®re, en r√©ponse au dernier opus du tr√®s citoyen Pierre Lacerte : LES ¬ęDEALERS¬Ľ DE L’OMBRE ‚ÄĒ magnifique titre que l’on dirait traduit d’un tablo√Įd trash londonien!


All√©gorie du juge Pierre LacerteDroit de r√©ponse, M. le Juge, SVP! Si j’ai sign√© le modeste montage de cette vid√©o (publi√©e sur ma cha√ģne Youtube, en passant), c’est pour de multiples raisons. D’abord, par souci de transparence. Ensuite, parce que je n’ai aucune honte √† appuyer mes voisins hassidiques dans leur combat, que j’estime l√©gitime, contre l’int√©grisme la√Įque que vous repr√©sentez fort bien.

Que cela vous plaise ou non, ces gens-l√† (comme ¬ę¬†ils¬†¬Ľ disent) existent. Ils sont l√†, dans notre quartier. Ils ne font de mal √† personne, sauf √† ceux qui, comme vous, s’auto-flagellent en ne faisant aucun effort pour les tol√©rer, sauf si on ne les voit pas, on ne les entend pas, s’ils n’observent pas leurs coutumes‚ÄĒ bref, s’ils n’existent pas en tant que Juifs hassidiques.

Cette attitude de rejet ne r√©pond pas √† mes standards en mati√®re de tol√©rance, de d√©mocratie et de libert√©. √Ä ce compte-l√†, il me faudrait √©galement endosser le discours des Canadians purs et durs trouvant leurs minorit√©s francophones geignardes et ind√©sirables, d’autant qu’elles s’imaginent (non mais, quelle rigolade!) avoir des droits collectifs au sein d’un Canada uni et anglophone d’un oc√©an √† l’autre, √† l’exception de son pittoresque village gaulois. Et pourquoi ne pas admettre avec eux, tant qu’√† y √™tre (comme votre blogue tend √† le sugg√©rer, M. le Juge), que les Qu√©b√©cois sont racistes, antis√©mites, voire m√™me n√©ofascistes?

Heureusement, nous savons tous deux que ce n’est pas le cas. Alors, d√©sol√©, M. le Juge, mais je ne mange pas de ce pain-l√†.

¬ę¬†En crachant au visage de M. Larin¬†¬Ľ, d√ģtes-vous…

C’est curieux comme tous ceux dont les id√©es s’opposent aux v√ītres vous semblent belliqueux, m√©prisants, intol√©rables… tandis que vous, √ī le plus paisible des √™tres, votre miroir vous renvoie l’image m√™me de la perfection. Dans chacun de vos pamphlets, il y a pourtant des signes qui ne trompent pas. Par exemple:

¬ę¬†Amy Fish, une femme qui Ňďuvrait au Jewish Eldercare¬†¬Ľ

Ben coudon! Simple fait journalistique, n’est-ce pas? Pur hasard s’il s’agit d’une femme juive. La g√©n√©ralisation insidieuse d√©coulant de la juxtaposition de cette information avec ce qui suit n’aurait, bien entendu, aucune saveur antis√©mite. Inutile, donc, d’illustrer votre propos en utilisant un autre ouvrage, comme L’art de se plaindre et de se faire entendre, du psychoth√©rapeute new-yorkais Guy Winch, un nom de famille bien anglo-saxon. Dommage, car cet ouvrage est tr√®s instructif et permettrait peut-√™tre de comprendre les j√©r√©miades sectaires des bien-pensants la√Įques d’Outremont qui n’ont de le√ßon √† recevoir de personne quant √† cet art subtil de manipuler l’√©motion citoyenne. La convocation¬† de Mme Fish dans ce billet serait le fruit d’un hasard fortuit bas√© sur un fait d√Ľment valid√©? Ben voyons…

¬ę¬†Certains diront que ces hommes en noir n’avaient pas besoin de se farcir cette plaquette puisqu’ils ont mille fois fait la preuve qu’elle coule dans leur sang depuis toujours.¬ę¬†

La conscience du Juge Pierre LacerteAlors l√†, bravo! Je peux entendre Jiminy Cricket s’agitant dans votre bocal surchauff√©, M. le Juge. ¬ę¬†Voyons… Si je me livre √† cette affirmation moi-m√™me, je m’expose √† l’inacceptable accusation d’antis√©mitisme ‚ÄĒ car ¬ę¬†dans le sang depuis toujours¬ę¬†, √©videmment, c’est bien la stigmatisation de la race. OK, alors je vais commencer par ¬ę¬†certains diront que¬ę¬†… √áa, c’est un fait, donc du journalisme, coco, pas de l’antis√©mitisme de bas √©tage. Oh que non!¬†ūüôā¬†¬Ľ

Bref, moi aussi, je persiste et signe, M. le Juge. Et je vous signale que ces captations n’ont, √† ma connaissance, rien d’ill√©gal (sinon, expliquez-moi sans tacher votre toge pourquoi elles ont √©t√© tol√©r√©es), pas plus que les photos que vous preniez vous-m√™me, depuis votre arri√®re-ban, lors de ces deux consultations… publiques, faut-il le pr√©ciser. D’ailleurs, la premi√®re captation a eu un heureux effet puisque l’arrondissement a d√©cid√© de lever le voile sur la seconde en assurant lui-m√™me, cette fois-ci, sa propre captation. Comme quoi, m√™me ce qui vous d√©frise peut avoir du bon.

√Čmilien Edmond √©volue aussi vite que le web! Designer UX/UI principal chez Savoir-faire Linux depuis bient√īt trois ans, il adapte continuellement ses processus de travail. Le 18 mars dernier, il inaugurait la piste Design du Web √† Qu√©bec (#WAQ) 2015 en lan√ßant un message clair aux designers et enseignants qui utilisent encore l’arsenal logiciel classique du design propri√©taire sans se poser de question. D’apr√®s lui, le moment est venu d‚Äôexaminer ‚ÄĒ ou de r√©examiner ‚ÄĒ de tr√®s pr√®s ce que leur propose aujourd’hui un certain nombre de logiciels libres.

√Čdit√©s par des startups ou des chefs de file du secteur comme Adobe, port√©s ou appuy√©s par la communaut√©, ces logiciels s’adaptent rapidement aux r√©alit√©s changeantes du Web et plusieurs d’entre eux arrivent aujourd’hui √† maturation. En quoi leur utilisation pourrait-elle avoir un impact positif sur le travail des designers Web? Sont-ils fiables et matures? Y a-t-il encore des freins √† leur utilisation? Si oui, comment les d√©bloquer? Quelles sont les futures innovations auxquelles il faut s’attendre? Voici les principaux sujets abord√©s par √Čmilien dans cette conf√©rence.

Sans oublier la pr√©sentation, rapide mais comment√©e, de plusieurs logiciels et sources d’information compl√©mentaire:

  • Pencil: maquettes et prototypes (24’40¬†¬Ľ)
  • Inkscape: dessin vectoriel (25’23¬†¬Ľ)
  • Scribus: PAO (26’14¬†¬Ľ)
  • Krita: dessin et illustration (26’31¬†¬Ľ)
  • Gravit: √©diteur graphique (27’03¬†¬Ľ)
    NB: les sources de ce logiciel ne sont plus disponibles depuis mai 2015, mais un fork de la version GPL d’ao√Ľt 2014 est disponible sur Github.
  • Brackets: √©diteur texte (28’05¬†¬Ľ)
  • Framer: animation (28’57¬†¬Ľ)

Et pour rester √† l’aff√Ľt de l’innovation du design libre et ouvert:

Join The Ring!Imaginez un logiciel libre de communication multim√©dia tellement ergonomique et imm√©diat qu’il ne requiert ni configuration sp√©ciale, ni compte en ligne, ni mot de passe. Imaginez qu’il soit construit √† partir des derni√®res technologies pair √† pair (P2P), s√©curis√© avec les meilleurs standards de chiffrement, et que vous puissiez l’utiliser gratuitement, sans frais de licence, pour √©changer de la voix et de la vid√©o avec un ou plusieurs correspondants. Ce logiciel vient de na√ģtre. Il s’appelle Ring et en est √† sa toute premi√®re version alpha.

Voici quelques précisions techniques recueillies auprès de Guillaume Roguez, consultant senior en logiciel libre chez Savoir-faire Linux et directeur du projet.

Comment Ring est-il né et quelles sont ses caractéristiques fondamentales?

Guillaume RoguezRing est l’√©volution d’un ancien projet, SFLPhone, qui a m√Ľri au cours des dix derni√®res ann√©es et qui reposait sur l’ancien concept des donn√©es centralis√©es. Le changement des technologies et du monde en g√©n√©ral a √©t√© le cadre directeur de ce logiciel : nous avons compl√®tement r√©√©crit les couches profondes et d√©cid√© de le doter de caract√©ristiques si nouvelles et r√©volutionnaires que nous devions en changer le nom.

Le concept essentiel est la d√©centralisation. Ring impl√©mente le DHT : une technologie permettant d’identifier et d’obtenir l’adresse IP de clients connect√©s √† un syst√®me r√©parti en r√©seau. Du coup, il n’est plus n√©cessaire de passer par un serveur centralis√© sous protocole SIP ou AIX2 pour localiser et appeler un correspondant — m√™me si nous avons conserv√© ces options de protocole dans le logiciel pour ceux que cela int√©resse.

En mode DHT, chaque compte Ring est identifi√© sur le r√©seau par une empreinte num√©rique personnelle commun√©ment appel√©e ¬ę hash ¬Ľ, un code unique de 40 lettres et chiffres, li√© √† un certificat d’identification et √† une paire de cl√©s asym√©triques pour le chiffrement de ses communications. Il s’enregistre lui-m√™me en distribuant son identit√© non pas √† un mais √† des ¬ę serveurs ¬Ľ √©quivalents, chaque machine agissant en effet comme serveur d’identit√© pour les autres. Ces machines peuvent appara√ģtre, dispara√ģtre et √™tre remplac√©es par d’autres √† tout moment. La table des hashs contenant l’ensemble des identit√©s des utilisateurs connect√©s et leurs adresses IP √† un instant donn√© est r√©partie entre toutes leurs machines.

Pour recourir √† une analogie simple, disons que cela se passe un peu comme dans une rue d’un quartier r√©sidentiel. On conna√ģt ses voisins, mais pas les voisins des voisins de ses voisins. Pourtant, il sera facile de les trouver en interrogeant un premier voisin qui en interrogera un autre, et ainsi de suite. Diff√©rence notable : les r√©seaux num√©riques sont beaucoup plus rapides et efficaces que le bouche √† oreilles. (rires)

Peut-on réellement parler de totale confidentialité?

Oui, dans la mesure o√Ļ cette question est ramen√©e l√† o√Ļ elle r√©sidait auparavant, soit au niveau humain. Quand vous communiquez avec quelqu’un, vous le faites avec confiance envers cette personne. Ring fait en sorte que cette confiance soit conserv√©e et fiable.

Technologiquement, le chiffrement est bas√© sur le syst√®me bien connu des cl√©s asym√©triques, avec cl√© publique et cl√© priv√©e. Ring utilise cette derni√®re pour chiffrer les communications sortantes. La cl√© priv√©e n’est stock√©e que sur votre machine et n’en sort jamais : vous seul en poss√©der la copie. M√™me si une entit√© quelconque interceptait les paquets de donn√©es que vous √©changez, vous pouvez √™tre certain qu’elles ne pourra pas en tirer profit.

Un autre aspect tr√®s important de la s√©curit√©, c’est le fait que Ring est un logiciel libre sous licence GPLv3. Son code source r√©side sur les serveurs publics de Savoir-faire Linux. Celui de ses d√©pendances logicielles est disponible sur les serveurs publics de leurs communaut√©s respectives. Bref, tout est libre, tout est accessible, tout est transparent!

L’utilisateur avanc√© peut d’ailleurs nous aider √† corriger les probl√®mes : nous acceptons volontiers les contributions. On s’attend √† ce que les gens nous fassent part de ce qui ne va pas afin qu’on le corrige, mais ils peuvent aussi le corriger eux-m√™mes et nous soumettre leurs correctifs. C’est ce que l’on faisait d√©j√† avec SFLPhone et cela fonctionne tr√®s bien.

Quels syst√®mes d’exploitation Ring supporte-t-il et quelle est sa feuille de route?

Fin avril, nous avons ouvert au public une version alpha, encore tr√®s embryonnaire, pour les syst√®mes 64 bits bas√©e sur Linux (Ubuntu 14.04/14.10 et Fedora 20/21) et Mac OSX. Nous l’avons bien entendu d√©j√† test√©e √† l’interne et avec quelques geeks ici et l√†, mais nous devons v√©rifier si tout se passe bien sur un grand r√©seau distribu√©. On s’attend √† recevoir beaucoup de commentaires et √† devoir corriger quelques probl√®mes. C’est pr√©cis√©ment le but de cette premi√®re version.

Par la suite, nous aborderons la phase b√™ta en y ajoutant des fonctionnalit√©s plus avanc√©es et avec deux objectifs principaux :

  • Premi√®rement, la fr√©quence. Nous voulons en effet √™tre tr√®s proches des retours et des besoins de la communaut√©. Nous offrirons donc des mises √† jour fr√©quentes.
  • Deuxi√®mement, l’interop√©rabilit√©. Nous allons travailler sur les plate-formes mobiles comme Android et, parall√®lement, sur un portage Windows qui est d√©j√† bien avanc√©.

Il est en effet dans la logique et les valeurs du logiciel libre de rendre nos outils accessibles au plus grand nombre de personnes possible. Nous avons donc d√©velopp√© Ring en gardant constamment √† l’esprit le fait qu’il devait √™tre portable sur un maximum d’architectures. On pense bien entendu aux ordinateurs de bureau et aux plate-formes mobiles, mais aussi (et peut-√™tre m√™me surtout) aux syst√®mes embarqu√©s qui vont devenir, avec l’Internet des objets, des plate-formes tr√®s sensibles dans les ann√©es √† venir.

¬Ľ Propos recueillis par ring:6a8da1380eb39e06d76634944384022ca92da937

22 ao√Ľt 2014 – √Čtienne Juliot, fondateur et vice-pr√©sident d’Ob√©o, pr√©sente cette soci√©t√© de logiciels open-source fran√ßaise, important contributeur de la Fondation Eclipse, qui propose des solutions de mod√©lisation sur-mesure, ouvertes et adaptables. Il annonce √©galement l’implantation d’Obeo au Canada, qui y est maintenant repr√©sent√©e par Marc Paganelli, en partenariat avec Savoir-faire Linux qui lui apporte son expertise et son soutien.

Odoo Qu√©bec MeetupLe 29 avril, lors du Meetup Odoo Qu√©bec, Pierre Lamarche et David Dufresne pr√©senteront pour la premi√®re fois en public les nouveaux modules de paie d’Odoo localis√©s pour le Qu√©bec et le Canada. Disponibles pour la version 7.0 de la plate-forme ERP open-source, cette ensemble de modules sp√©cialis√©s permettent d√©sormais √† toute petite ou moyenne entreprise du Qu√©bec de g√©rer la paie de ses employ√©s de A √† Z, du calcul √† l’√©mission des fiches de paie en passant par les √©critures comptables associ√©es.

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Un projet de stage bien encadré

Pierre Lamarche¬ę Odoo comprenait d√©j√† des modules standards pour faire la gestion de la paie, explique Pierre Lamarche, consultant fonctionnel chez Savoir-faire Linux, mais ils n’√©taient pas du tout adapt√©s √† la r√©alit√© qu√©b√©coise. On se les faisait souvent demander et c’√©tait un r√©el probl√®me. Alors, on a profit√© de l’embauche de David, un stagiaire au profil tr√®s particulier, pour les d√©velopper. ¬Ľ
David Dufresne

Employ√© √† notre bureau de Qu√©bec depuis septembre dernier, David Dufresne d√©tient en effet un baccalaur√©at en administration des affaires, avec une sp√©cialisation en comptabilit√©, et il pr√©pare un second baccalaur√©at en informatique. Il avait donc le profil id√©al pour s’attaquer √† ces modules sous la supervision de nos experts techniques Odoo et de nos consultants fonctionnels.

¬ę √áa a √©t√© un projet de stage vraiment passionnant, dit-il. Les seules sp√©cifications du Qu√©bec et du Canada prennent quelque 30 000 lignes, incluant les gabarits et la traduction. Au total, j’ai travaill√© sur ce projet un bon millier d’heures, car outre l’√©criture du code et de la documentation, nous avons r√©alis√© une centaine de tests unitaires afin d’assurer la stabilit√© du code. ¬Ľ

David a √©galement appris le fonctionnement d’une communaut√© internationale de logiciel libre, puisque les nouveaux modules ont √©t√© contribu√©s par l’entremise de la Odoo Community Association, dont notre directeur Qualit√©, Environnement et S√©curit√© et chef de pratique Odoo, Maxime Chambreuil, est l’actuel vice-pr√©sident.

Un système de gestion de la paie autorisé par Revenu Québec

Gr√Ęce √† cette contribution, Odoo est le seul logiciel libre de gestion ayant re√ßu une autorisation officielle de Revenu Qu√©bec pour l’√©mission des fiches de paie. ¬ę Les fonctionnaires du minist√®re ont mis du temps √† nous donner acc√®s aux sp√©cifications de la paie, se rappelle Pierre, car ils ne comprenaient pas que l’on fasse tout ce travail sans vendre le logiciel. C’√©tait nouveau pour eux. Nous leur avons expliqu√© le mod√®le d’affaires de l’open-source, qui nous permet de gagner notre vie en offrant simplement des services √† valeur ajout√©e d’installation, de configuration, d’int√©gration et de support, bien que le logiciel lui-m√™me et l’acc√®s √† son code soient gratuits. ¬Ľ

Lors de la pr√©sentation du 29 avril (de 17h30 √† 19h), Pierre et David pr√©senteront les modules, de leur installation √† leur fonctionnement d√©taill√©, tant au niveau de la configuration des employ√©s, des contrats, des taux horaires, etc., qu’au niveau de l’utilisation finale. Lors de la discussion, ils pr√©senteront la feuille de route pour la suite des choses, qui comprend notamment une future mise √† jour pour la version 8 d’Odoo/OpenERP.

Programme de la démo

  • Installation des nouveaux modules de la paie (en cours de r√©vision).
  • D√©finition des r√®gles pr√©cises pour chaque employ√© ou cat√©gorie d’employ√©s: cr√©ation du contrat contenant un ou plusieurs ¬ę emplois ¬Ľ, des taux horaires, des cotisations sociales ou professionnelles, un salaire annuel, etc.
  • Ajout de feuille(s) de temps selon les t√Ęches pr√©vues au contrat
  • Calcul et cr√©ation automatique d’une fiche de paie: on d√©finit la p√©riode, on appuie sur un bouton et le logiciel se charge du reste en fonction des param√®tres enregistr√©s, incluant les bons pr√©l√®vements.
  • Pr√©sentation du traitement par lot (batch) des fiches de paie.

Il ne reste plus qu’√† les v√©rifier en y int√©grant au besoin des corrections manuelles, puis √† les valider et √† les imprimer. En arri√®re, toutes les √©critures comptables sont cr√©√©es et sauvegard√©es automatiquement.

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