Prix COUP DE CƒUR TIIl y a quelques jours, le RĂ©seau ACTION TI annonçait que, pour la premiĂšre fois en 2015, un prix du public serait remis lors du Gala des OCTAS 2015, le 28 mai prochain : le prix COUP DE CƒUR TI. Parmi les 77 organisations nominĂ©es figure le Centre collĂ©gial des services regroupĂ©s (CCSR), qui lançait rĂ©cemment VĂ©ga. Cette application Web de derniĂšre gĂ©nĂ©ration permet Ă  ses abonnĂ©s de gĂ©rer efficacement les donnĂ©es sur les produits dangereux entreposĂ©s par leur organisation, conformĂ©ment aux normes et lois en vigueur.

En tant que fournisseur ayant dĂ©veloppĂ© ce projet, Savoir-faire Linux vous suggĂšre fortement — sans aucun parti-pris LOL — de voter pour le Centre collĂ©gial des services regroupĂ©s avant le 27 mai. Comme vous allez le constater en lisant ce qui suit, ce ne sont pas les bonnes raisons qui manquent, que ce soit pour l’amour du logiciel libre, du langage Python, des applications Web utiles et bien faites, des normes de sĂ©curitĂ© publique, de l’Ă©ducation supĂ©rieure ou de la mutualisation!

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Un peu d’histoire*

Centre collĂ©gial de services regroupĂ©sEn 2001, le CCSR met sur pied une banque de fiches signalĂ©tiques de produits contrĂŽlĂ©s, Reprofics, pour en centraliser la mise Ă  jour. Reprofics est d’abord accessible aux abonnĂ©s par l’entremise d’un logiciel propriĂ©taire. Au tournant de 2008, ce logiciel n’est plus dĂ©veloppĂ©, ni supportĂ©. De nombreux Ă©tablissements continuent nĂ©anmoins de l’utiliser.

Des dĂ©marches sont entreprises pour l’adoption d’un nouveau logiciel, mais aucun des produits analysĂ©s ne convient aux utilisateurs. Le CĂ©gep rĂ©gional de LanaudiĂšre amorce alors le dĂ©veloppement d’un logiciel d’inventaire des produits contrĂŽlĂ©s sous la supervision d’un chimiste, en collaboration avec des stagiaires. Au terme de ce dĂ©veloppement, le CĂ©gep propose au CCSR d’intĂ©grer la banque de fiches au logiciel d’inventaire : la premiĂšre version de VĂ©ga voit le jour.

Cette premiĂšre application Web rĂ©alisĂ©e en .NET par des Ă©tudiants permet de rĂ©pertorier les produits se trouvant dans un local donnĂ© et de les relier aux fiches signalĂ©tiques de Reprofics. Une autre interface permet de consulter la banque de fiches. Des fonctionnalitĂ©s s’ajoutent au fil des ans (impression d’Ă©tiquettes en quatre formats, intĂ©gration de plans en PDF, aide Ă  la prĂ©paration de laboratoires).

En 2012, VĂ©ga n’est cependant utilisĂ©e que par quelques Ă©tablissements en phase pilote et n’est toujours pas commercialisable. En raison de son dĂ©veloppement par des stagiaires sur une courte pĂ©riode, de la multiplication des modules et du manque de cohĂ©rence du code, faire Ă©voluer VĂ©ga devient difficile, tant en ce qui a trait Ă  l’apparence et Ă  l’adaptabilitĂ© (tĂ©lĂ©phone, tablette) qu’Ă  l’optimisation des fonctionnalitĂ©s.

Le CCSR, propriĂ©taire de Reprofics, rachĂšte alors les droits de VĂ©ga au CĂ©gep rĂ©gional de LanaudiĂšre et entreprend la refonte de l’application dans le but de la faire Ă©voluer. Il met sur pied un comitĂ© d’utilisateurs responsable de proposer et de prioriser les adaptations et les dĂ©veloppements.

VĂ©ga, la refonte

La refonte de VĂ©ga a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e de janvier 2013 Ă  janvier 2015 en collaboration avec Savoir-faire Linux. La nouvelle solution Web, dĂ©veloppĂ©e en python avec le cadre d’applications Django, maintient et amĂ©liore les fonctionnalitĂ©s existantes, en plus d’en proposer de nouvelles :

  • Banque de fiches – AccĂšs aux fiches sommaires normalisĂ©es rĂ©alisĂ©es Ă  partir des fiches d’origine (PDF), facilitant la tĂąche des utilisateurs des produits contrĂŽlĂ©s en regroupant sur une mĂȘme feuille toute l’information relative Ă  l’identification du produit, Ă  sa classification SIMDUT, Ă  l’Ă©quipement de protection individuelle requis lors de l’utilisation, Ă  sa manutention, Ă  son entreposage et aux premiers soins Ă  donner en cas d’urgence; â—€vidĂ©osâ—„
  • Étiquettes – Production d’Ă©tiquettes conformes Ă  la loi pour chaque produit dans tout format d’Ă©tiquette possible; (voir figure 1 plus bas)
  • Inventaire – Gestion, dans un emplacement accessible Ă  tout intervenant autorisĂ©, de l’inventaire des produits dangereux reliĂ©s aux fiches signalĂ©tiques des produits; â—€vidĂ©osâ—„
  • Mesures d’urgence – Centralisation des plans de contingence concernant les produits dangereux et des plans dĂ©taillĂ©s des bĂątiments, possibilitĂ© de les imprimer Ă  mĂȘme l’interface Web et de les envoyer sous forme de fichiers PDF aux services d’urgence, possibilitĂ© de crĂ©er un compte d’accĂšs spĂ©cial permettant aux intervenants externes de rĂ©cupĂ©rer en tout temps l’information et les plans les plus rĂ©cents.
  • MobilitĂ© et consultation multi-plateformes – Prise d’inventaire et gestion des fiches signalĂ©tiques et accĂšs facilitĂ©s par l’usage de tablettes et de tĂ©lĂ©phones intelligents.
  • AccĂšs en mode consultation – AccĂšs direct Ă  partir de n’importe quel poste informatique d’une organisation membre (filtre par adresses IP), une fonctionnalitĂ© apprĂ©ciĂ©e des professeurs et Ă©tudiants.

En conclusion, VĂ©ga est un projet numĂ©rique novateur qui tire parti des technologies de l’information afin d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© et la transparence de la gestion des produits dangereux au sein des organisations. Le recours aux technologies ouvertes python et Django donne au CCSR le contrĂŽle du code et de la propriĂ©tĂ© intellectuelle et assure le dĂ©veloppement futur de l’application en fonction de l’Ă©volution des besoins des utilisateurs, sans frais de licence et sans dĂ©pendre d’un fournisseur.

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Figure 1 – Exemple de formats d’impression d’Ă©tiquettes

Émilien Edmond sur la scĂšne du WAQ 2015La semaine derniĂšre, j’ai eu la chance de passer une journĂ©e au Web Ă  QuĂ©bec, alias #WAQ15, en compagnie de 800 « passionnĂ©s du numĂ©rique Â». Le matin, j’ai filmĂ© la confĂ©rence prĂ©sentĂ©e par Émilien Edmond sur l’Ă©tat des logiciels libres pour le design. Puis, le midi, j’ai croisĂ© plusieurs collĂšgues et amis, dĂ©veloppeurs et communicateurs Web, de QuĂ©bec et de MontrĂ©al, pour une fois tous rĂ©unis au mĂȘme moment et au mĂȘme endroit.

L’aprĂšs-midi, j’ai pris quelques photos dans la salle Savoir-faire Linux oĂč avait lieu la piste dite « technique » du WAQ. Je ne sais pas si c’est la qualitĂ© du programme concoctĂ© par les organisateurs, la dĂ©co soigneusement orchestrĂ©e par Mlle Marianne, les « ubergeek goodies » tirĂ©s au sort en fin de journĂ©e ou tout cela Ă  la fois qui a enflammĂ© la #salleSFLX, mais ce qui est sĂ»r, c’est que celle-ci Ă©tait bondĂ©e et ses prĂ©sentations trĂšs apprĂ©ciĂ©es.

WAQ15

SpĂ©cialiste des mĂ©dias sociaux, MĂ©lissa s’implique comme bĂ©nĂ©vole

Avant de partir, j’ai enregistrĂ© cette conversation entre MĂ©lissa Langlais, spĂ©cialiste web et mĂ©dias sociaux chez notre client et partenaire GESTEV, et Anick Tardif, directrice du Bureau de QuĂ©bec et des Solutions Web chez Savoir-faire Linux.

La discussion porte sur la nature de l’expĂ©rience que MĂ©lissa est en train de vivre. Elle aurait pu assister au WAQ en simple participante, mais elle a choisi de s’y investir comme bĂ©nĂ©vole. De plus, elle a assistĂ© Ă  une confĂ©rence technique dont les principaux concepts, au-delĂ  de certains aspects qui la dĂ©passaient, lui ont permis de mieux apprĂ©hender la problĂ©matique technologique.

S’il est essentiel que les dĂ©veloppeurs comprennent les enjeux de leurs clients, il est Ă©galement important que ceux-ci se familiarisent avec les enjeux techniques du Web.

Cette empathie rĂ©ciproque explique peut-ĂȘtre en partie la longĂ©vitĂ© de notre relation de travail avec GESTEV qui non seulement perdure mais s’enrichit depuis des annĂ©es.

Il me semble aussi que la communautĂ© numĂ©rique de QuĂ©bec forme une grande famille, du dĂ©veloppement Ă  la communication et au marketing Web. La pluridisciplinaritĂ© constituant un atout important pour le succĂšs des projets numĂ©riques, QuĂ©bec dispose lĂ  d’un avantage sur MontrĂ©al oĂč la communautĂ©, aussi talentueuse mais beaucoup plus importante, a tendance Ă  se fragmenter en silos autour d’un mĂ©tier, d’une technologie ou d’un champ d’intĂ©rĂȘt particulier.

Ajoutez Ă  cela l’environnement naturel, l’absence de clivage linguistique et l’osmose entre les secteurs public et privĂ©s, et vous avez des conditions gagnantes pour faire de la rĂ©gion de QuĂ©bec un pĂŽle important de l’Ă©conomie numĂ©rique canadienne.

Voici donc la vidĂ©o de la prĂ©sentation du 8 dĂ©cembre dans laquelle Jonathan Le Lous prĂ©sentait le concept de DevOps en relation avec les technologies d’Infrastructure-Service (IaaS) comme OpenStack, et de Plateforme-Service (PaaS) comme OpenShift. Il dĂ©crivait ainsi l’Ă©volution des processus de collaboration entre les administrateurs systĂšmes et les dĂ©veloppeurs telles que nous la vivons, au quotidien, chez Savoir-faire Linux.

En transcrivant la vidĂ©o, il m’est apparu que ce texte Ă©tait fort intĂ©ressant, mais qu’il se lirait mieux sous forme d’entrevue. L’innovation, chez nous, ne connaissant pas de limites, je l’ai adaptĂ© selon les termes de la licence Creative Commons. Voici donc cette passionnante « non-entrevue Â». 😉

Lisez la suite

Le mois dernier, nous vous proposions de dĂ©couvrir OpenStack et OpenShift lors d’une confĂ©rence privĂ©e d’une demi-journĂ©e co-organisĂ©e avec nos amis et partenaires de chez iWeb, eNovance et Red Hat. Nous avons filmĂ© les quatre prĂ©sentations de MontrĂ©al. Les vidĂ©os sont maintenant en ligne sur notre chaĂźne Youtube. Elles contiennent beaucoup d’informations fort utiles pour les professionnels des infrastructures et du dĂ©veloppement, tant au niveau des concepts gĂ©nĂ©raux que du partage de connaissances techniques.

DevOps: de l’IaaS Ă  l’intĂ©gration continue

Jonathan Le Lous, directeur du dĂ©partement Infrastructures et meneur de pratique Infonuagique chez Savoir-faire Linux, expose la rĂ©alitĂ© actuelle du DevOps, cette boucle vertueuse reliant aujourd’hui les dĂ©veloppeurs et les administrateurs de systĂšmes grĂące Ă  la mise en place d’outils d’intĂ©gration adĂ©quats, Ă  la flexibilitĂ© des plateformes infonuagiques et, surtout, Ă  la communication et la collaboration, deux valeurs fondamentales de l’open-source pas toujours Ă©videntes Ă  mettre en oeuvre. 😉

Cloud public Openstack en production

Boris Deschenes, architecte Cloud chez iWeb, prĂ©sente un retour d’expĂ©rience concret et dĂ©taillĂ© du dĂ©ploiement d’infrastructure de nuages OpenStack dans un centre de donnĂ©es rĂ©gional.

OpenStack en action: défis et solutions

Émilien Macchi, ingĂ©nieur logiciel chez eNovance (acquise par Red Hat cette annĂ©e), prĂ©sente l’Ă©tat d’OpenStack, de son architecture Ă  ses principaux cas d’utilisation, des dĂ©fis posĂ©s par son dĂ©ploiement Ă  des solutions concrĂštes permettant de les surmonter.

Introduction Ă  OpenShift #PaaS

Martin SauvĂ©, architecte de solutions Middleware chez Red Hat, prĂ©sente OpenShift, la technologie de plateforme-service (PaaS) open-source de Red Hat qui permet d’automatiser le dĂ©ploiement d’applications sur une infrastructure-service (IaaS) OpenStack.

Pour toute information complĂ©mentaire concernant DevOps et ce que Savoir-faire Linux peut faire pour vous autour d’OpenStack et OpenShift, n’hĂ©sitez pas Ă  contacter Jonathan. Vous trouverez d’autres liens utiles vers les sites Web et les comptes de mĂ©dias sociaux de nos partenaires. Bon visionnement!

Petites bottes fourrĂ©es accrochĂ©es Ă  un sapin de NoĂ«lLes fĂȘtes de fin d’annĂ©e approchent et les plate-formes de commerce Ă©lectronique tournent Ă  plein rĂ©gime. Non contents de garnir les allĂ©chantes boutiques en ligne, les petits lutins numĂ©riques du PĂšre NoĂ«l sont Ă  l’Ɠuvre dans les arcanes de mille et un systĂšmes d’information. Jour et nuit, ils Ă©changeant des donnĂ©es d’une application Ă  l’autre, d’une entreprise Ă  l’autre, d’un pays Ă  l’autre, se livrant Ă  un frĂ©nĂ©tique ballet silencieux qui assure la prospĂ©ritĂ© de l’industrie et de tout le secteur des services commerciaux.

ALDO, un leader mondial de l’industrie de la chaussure de mode, connaĂźt trĂšs bien ce phĂ©nomĂšne. Avec plus de 1750 magasins Ă  travers le monde et prĂšs de 200 millions de clients par an, la maĂźtrise d’un systĂšme d’information puissant, flexible et aussi robuste pendant les fĂȘtes que tous les autres jours de l’annĂ©e est, aujourd’hui, l’une des conditions indispensables Ă  son succĂšs.

En collaboration avec notre partenaire Talend, nous vous invitons Ă  participer, le 16 dĂ©cembre, Ă  un webinaire interactif au cours duquel vous verrez comment ALDO a mis en place une architecture flexible et orientĂ©e donnĂ©es afin de tirer le maximum de valeur de chaque commande en ligne. Le premier intervenant de ce webinaire sera notre client, Eduardo Alvarez Alcazar, chef de l’Ă©quipe d’intĂ©gration chez ALDO et voici un rapide aperçu du sujet qu’il prĂ©sentera :

Les sous-titres sont disponibles ⇗  cc  ⇗ Help us translate the subtitles!

Lors de ce webinaire en français accessible depuis le monde entier (durĂ©e: 1h30), vous dĂ©couvrirez comment :

  • rĂ©duire les coĂ»ts et augmenter la performance de vos processus tel que le traitement de commande grĂące Ă  une approche orientĂ©e donnĂ©es;
  • mieux prĂ©dire et comprendre la demande de vos clients en temps rĂ©el en convertissant vos processus du mode batch vers du temps rĂ©el;
  • mettre Ă  profit les technologies open source pour gĂ©nĂ©rer des bĂ©nĂ©fices commerciaux concrets et mesurables.

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Copier/coller, «remixer» des informations et des opinions provenant de sources diverses, citĂ©es ou anonymes, c’est le travail (complexe s’il est bien fait) auquel se livrent journalistes, professeurs, juristes et autres communicateurs depuis des siĂšcles. La copie et la rĂ©utilisation de contenus sont inhĂ©rents au fait mĂȘme de communiquer. Ce sont, Ă  mon avis, des droits d’auteur fondamentaux. Encore faut-il les exercer adĂ©quatement. Inspiration :


Rue 89

Face aux saintes-nitouches du plagiat, dĂ©fendons le copier-coller – Rue89

La directrice exĂ©cutive de l’école de journalisme de Sciences-Po a Ă©tĂ© suspendue aprĂšs voir Ă©tĂ© accusĂ©e de copier-coller des extraits d’articles sans citer ses sources. On peut estimer qu’il s’agit de plagiat. Pas si simple. – par Xavier de La Porte | Rue89


Le « copyright » est effectivement, Ă  mes yeux, une dĂ©viance, un asservissement de la pensĂ©e engendrĂ© par le systĂšme capitaliste et l’industrialisation de la culture. Il existe aujourd’hui des licences de « copyleft » permettant heureusement de libĂ©rer la plupart des contenus tout en en documentant les sources — emprunts d’images, de mots et d’idĂ©es — et d’encadrer ainsi leur libre circulation de façon fluide et respectueuse. Les licences Creative Commons en font partie.

Tous les contenus que je produis depuis des lustres (textes, photos, vidĂ©os), pour moi-mĂȘme et mes clients, Ă  de rares exceptions prĂšs (vie privĂ©e, demandes spĂ©ciales), sont placĂ©s sous ces licences. Cela ne m’empĂȘche ni d’en ĂȘtre (humblement) fier, ni d’en tirer mes (modestes mais dignes) moyens de subsistance.

Est-ce que ce concept s’applique aussi aux Ɠuvres littĂ©raires et artistiques plus achevĂ©es? Non, dans une logique capitaliste et industrielle hĂ©ritĂ©e du XXiĂšme siĂšcle. Oui, dans une logique contemporaine renouant avec les siĂšcles et les millĂ©naires antĂ©rieurs. Ma conviction, c’est que le copyright est Ă  la pensĂ©e humaine ce que le pĂ©trole est Ă  l’atmosphĂšre: un puissant moteur Ă©conomique et industriel, certes, mais Ă  terme une aberration lĂ©thale et (espĂ©rons-le!) passagĂšre.

Thibault Cohen et SĂ©bastien CoavouxTrois mois aprĂšs le lancement du projet 24/7, l’Ă©quipe Supervision de Savoir-faire Linux fait encore parler d’elle et s’ouvre un peu plus Ă  la communautĂ©. Elle vient de sortir son premier bulletin de nouvelles et de prendre l’initiative de crĂ©er un nouveau Meetup montrĂ©alais consacrĂ© Ă  la supervision. La premiĂšre rencontre aura lieu Ă  nos bureaux, le 3 dĂ©cembre prochain.

SĂ©bastien Coavoux est consultant chez Savoir-faire Linux et membre de l’Ă©quipe de dĂ©veloppement de Shinken, la cĂ©lĂšbre plate-forme de supervision libre Ă©crite en Python. « Avec le bulletin, dit-il, nous souhaitons rester en contact et partager avec nos clients mais aussi, plus largement, avec tous ceux que les services de supervision de Savoir-faire Linux intĂ©ressent Â». Thibault Cohen, notre meneur de pratique Supervision, lui-mĂȘme membre de l’Ă©quipe de maintenance des paquets de Debian depuis l’an dernier, prĂ©cise : « nous y annoncerons rĂ©guliĂšrement nos contributions, nos rĂ©alisations et toute autre information connexe, comme par exemple l’inclusion de Shinken 2.0 dans la prochaine distribution stable de Debian, alias Jessy. Â»

Pour l’instant, ce premier bulletin a Ă©tĂ© mis en ligne sur Github et simplement diffusĂ© par les mĂ©dias sociaux. DĂ©but 2015, il sera possible de s’y abonner de diffĂ©rentes façons.

Lisez le bulletin

Plus important, l’Ă©quipe invite les professionnels de la supervision du Grand MontrĂ©al Ă  participer au premier Meetup consacrĂ© Ă  ce domaine. Dans une Ă©conomie de plus en plus numĂ©rique, automatisĂ©e, en rĂ©seau, et soucieuse d’optimiser les coĂ»ts de production, en effet, la supervision des systĂšmes en Ă©volution constante est elle-mĂȘme un domaine d’ingĂ©nierie informatique trĂšs riche en innovations qu’il est important de connaĂźtre et partager.

« Dans un premier temps, nous allons Ă©valuer quelles technologies les professionnels utilisent Ă  MontrĂ©al — en open-source (Shinken, Nagios, Zabbix…) mais pas seulement, explique Thibault. Par la suite, nous souhaitons Ă©changer des ateliers sur des cas pratiques comme, par exemple, la supervision d’une gĂ©nĂ©ratrice de courant. Â»

« Ces Ă©changes nous permettront de dĂ©mystifier les problĂšmes que nous savons rĂ©soudre et de trouver de l’aide pour ceux pour lesquels nous cherchons encore de meilleures solutions, rĂ©sume SĂ©bastien. Nous allons donc partager nos propres connaissances avec la communautĂ© et apprendre d’elle, notamment Ă  propos des outils connexes de prĂ©sentation de rapports (reporting) sur lesquels notre expertise est un peu plus limitĂ©e. Â»

Rejoignez le Meetup

À l’Ă©tĂ© 2012, le rĂ©alisateur SĂ©bastien Landry rĂ©alisait son premier long mĂ©trage, Un parallĂšle plus tard, qui est sorti en salle cet automne et dont l’action principale se dĂ©roule Ă  Havre-Saint-Pierre, sur la CĂŽte-Nord du QuĂ©bec. L’une des premiĂšres scĂšnes se passe dans une entreprise de sĂ©curitĂ© informatique montrĂ©alaise. Le jeune cinĂ©aste cherchait donc un bureau moderne, chaleureux, avec une belle lumiĂšre, un grand espace ouvert et des bureaux largement vitrĂ©s.

La vidĂ©o est sous-titrĂ©e en français ➚  cc  ➚

Le partage et l’entraide sont des valeurs communes Ă  la culture de l’open-source et des jeunes crĂ©ateurs qui, comme SĂ©bastien, ont recours au pouvoir des communautĂ©s afin de rĂ©aliser leurs rĂȘves. MalgrĂ© le dĂ©rangement que cela pouvait susciter en pleine semaine, nous avons donc accueilli l’Ă©quipe du film Ă  bras « ouverts Â».

À la fin de la journĂ©e de tournage, j’ai demandĂ© Ă  SĂ©bastien de me parler de son expĂ©rience de socio-financement et des raisons pour lesquelles il avait choisi notre bureau comme dĂ©cor naturel.

MontrĂ©al est l’une des grandes capitales de l’industrie du divertissement numĂ©rique et les principaux cadriciels de dĂ©veloppement de cette industrie reposent, aujourd’hui, sur le langage Python. C’est Ă  partir de ce constat que l’École des arts numĂ©riques, de l’animation et du design (NAD), en partenariat avec Savoir-faire Linux, a conçu Meetup Python. Ce nouvel Ă©vĂ©nement vise Ă  rĂ©unir les dĂ©veloppeurs de l’industrie dans une communautĂ© de pratique Python spĂ©cifique Ă  leurs problĂ©matiques.

Vendredi dernier, quelques heures avant que les rues de MontrĂ©al ne soient livrĂ©es aux sorciĂšres, vampires et morts-vivants, j’ai rencontrĂ© Christian Beauchesne, directeur du service aux entreprises et des projets spĂ©ciaux du NAD, qui m’en a prĂ©sentĂ© les grandes lignes, rĂ©sumĂ©es cette vidĂ©o :

Lors du premier Meetup qui aura lieu le 17 novembre 2014 Ă  partir de 18h, dans les locaux de l’Ă©cole, Éric Thivierge (Hybride Technologies) et Dave Lajoie (Digital District) prĂ©senteront leurs techniques et mĂ©thodes de travail dans ces domaines, tandis que JordĂŹ RĂŹera (Savoir-faire Linux) donnera un aperçu des derniĂšres nouveautĂ©s en matiĂšre d’utilisation de Python dans l’industrie du divertissement numĂ©rique.

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Sukka sur la rue rue HutchisonDe retour de la consultation publique qui avait lieu hier soir au sujet de la rĂšglementation encadrant la pĂ©riode d’installation des soukkas, je me sens un peu obligĂ© de proposer ma lecture de ce que j’y ai entendu, de ce que j’y ai dit… et de laisser malheureusement de cĂŽtĂ© ce que je n’ai plus entendu parce que l’on m’avait expulsĂ© de la salle. Rassurez-vous, cela m’a surpris mais pas vraiment blessĂ©. 🙂

La consultation avait lieu dans une grande salle du Centre communautaire intergĂ©nĂ©rationnel d’Outremont. Les Juifs hassidiques Ă©taient venus en nombre — une bonne cinquantaine d’hommes et femmes, environ, dont plusieurs de mes voisins, avec qui d’entretiens de cordiales relations. Il y avait aussi un grand nombre (100 Ă  150) de citoyens non-hassidiques, rĂ©sidents de l’arrondissement ou de ses environs, dont une assez large majoritĂ© en faveur de la tolĂ©rance et du rĂšglement « sept jours avant, sept jours aprĂšs Â» qui offre aux familles juives une marge de manƓuvre qu’elles ne jugent pas idĂ©ale mais, Ă  tout le moins, acceptable.

De façon globale, en effet, je pense qu’il faudrait ĂȘtre de trĂšs mauvaise foi pour ne pas admettre que le point de vue de l’Ă©galitĂ© et de la tolĂ©rance a largement dominĂ© le dĂ©bat, tant en nombre d’interventions qu’Ă  l’applaudimĂštre. Je pense aussi que les arguments de ce camp Ă©taient moralement plus forts, mais ça, Ă©videmment, c’est un point de vue « esthĂ©tique Â» , donc subjectif, et je ne m’attends pas Ă  ce que tous le partagent.

Nos prĂ©jugĂ©s, alimentĂ©s par nos craintes et par notre insĂ©curitĂ© intĂ©rieure, conditionnent beaucoup notre façon de recevoir les arguments qui nous dĂ©plaisent. Il n’est pas facile d’apprendre Ă  regarder et Ă©couter ce qui se passe autour de soi de façon vraiment objective. Il faut pour cela Ă©largir sa vision en se plaçant dans la peau et les Ă©motions des autres, mais trop peu de gens, malheureusement, se donnent la peine de faire cet exercice.

Une bonne douzaine de personnes, au moins, sont donc intervenues en sens contraire, soutenant la proposition « trois jours avant, trois jours aprĂšs Â» de madame Forget. Ces personnes on fait Ă©tat de la gĂȘne que leur causent les soukkas de leurs voisins, soit parce qu’elles ne sont pas « esthĂ©tiques Â», soit parce qu’elles empiĂštent sur leur intimitĂ© — dans les grands immeubles oĂč les balcons se touchent, notamment — soit parce qu’elles sont trop rudimentaires et prĂ©senteraient un risque d’incendie inquiĂ©tant.

Une citoyenne: « On paie cher pour vivre Ă  Outremont [… parce que…] On a une qualitĂ© de vue. » (sic) Une autre: « Quand il y a juste 3 ou 4 familles, c’est pas pareil. » Ou encore: [Les cabanes,] « C’est simple: je ne veux pas les voir. »

D’autres citoyens se sont empressĂ©s d’indiquer que le premier argument est Ă©minemment subjectif et que le dernier exprime une crainte toute aussi rudimentaire que les sukkas, car non Ă©tayĂ©e sur des faits rĂ©els. Une cabane collective gĂ©ante qui s’effondre Ă  Boisbriand ou un incendie causĂ© par l’Ă©lectricitĂ©, en janvier, dans une salle Ă  manger, cela n’a strictement rien Ă  voir avec les soukkas familiales d’Outremont.

La question de l’intimitĂ© dans les grands immeubles mĂ©riterait cependant que l’on s’y attarde. Il y a certainement des configurations domiciliaires se prĂȘtant mal Ă  cette fĂȘte Ă  partir du moment oĂč les voisins y sont exposĂ©s contre leur grĂ© et de façon trĂšs directe. Il faudrait pouvoir en discuter calmement, avec la volontĂ© sincĂšre de trouver des solutions plutĂŽt que de la confrontation. Mais le niveau de mĂ©fiance est tel, dans certains cas, que cela ne sera pas trĂšs facile.

C’est pourtant dans cette voie, je crois, qu’il faut aller afin de modifier les perceptions, puis envisager des solutions et effectuer les ajustements nĂ©cessaires. De toute Ă©vidence, ce ne sont pas quatre jours de plus ou de moins qui rĂ©soudront le problĂšme. En adoptant un rĂšglement perçu comme punitif, on ne ferait qu’augmenter simplement le rayon de ce cercle vicieux: «  Tu me nuis? Alors moi aussi! Â»

Plusieurs interventions ont Ă©tĂ© d’un trĂšs haut niveau. Je pense notamment Ă  Magda Popeanu, conseillĂšre municipale de CĂŽte-des-Neiges, qui est venue dire Ă  quel point le rĂšglement « sept jours avant, sept jours aprĂšs Â» Ă©tait parfaitement adĂ©quat dans son arrondissement oĂč les soukkas ne posent finalement plus aucun problĂšme. Un rabbin de Notre-Dame-de-GrĂące a Ă©galement livrĂ© un trĂšs beau tĂ©moignage empreint de rigueur morale et de dignitĂ©, rappelant les enjeux fondamentaux et mĂȘme constitutionnels de ce dossier et invitant du mĂȘme souffle les citoyens d’Outremont Ă  agir avec cƓur et compassion afin de s’entendre et d’augmenter le bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral.

Quand mon temps de parole est arrivĂ©, tout avait donc Ă©tĂ© dit. PlutĂŽt que de suivre les feuillets que j’avais prĂ©parĂ©s mais qui Ă©taient dĂ©sormais Ă©ventĂ©s, j’ai dĂ©posĂ© une pĂ©tition de 442 signatures, rĂ©unies en cinq jours par une demi-douzaine d’Amis de la rue Hutchison, tous bien occupĂ©s. Cette pĂ©tition, qui n’est pas terminĂ©e, appuie la proposition initiale de « sept jours avant, sept jours aprĂšs Â». J’ai moi-mĂȘme contribuĂ© un tout petit 45 minutes, dimanche dernier, Ă  recueillir huit de ces signatures. C’est peu, mais cela m’a convaincu que cet accommodement « raisonnable », car rĂ©aliste, recueillerait facilement l’appui d’un grand nombre de citoyens ordinaires du quartier. Au final, il serait beaucoup mieux acceptĂ© socialement que le « trois jours avant, trois jours aprĂšs Â» , jugĂ© discriminatoire et/ou inutilement coercitif par l’ensemble de la population juive et par un grand nombre de non-juifs.

Je me suis donc contentĂ© de reprendre les points tels qu’ils sont prĂ©sentĂ© dans la version numĂ©rique de cette pĂ©tition. Au bout de trois Ă  quatre minutes, on m’a demandĂ© de conclure (ça devait ĂȘtre ennuyant!) et j’ai tentĂ© de le faire en expliquant que cet exercice rĂšglementaire reprĂ©sente une opportunitĂ© de changer la dynamique et d’instaurer un vĂ©ritable dialogue entre toutes les communautĂ©s concernĂ©es.

DerriĂšre moi, quelques personnes excĂ©dĂ©es se sont mises Ă  maugrĂ©er. Alors ma langue a dĂ©rapĂ©. Je me suis retournĂ© vers elles en prĂ©cisant que ce « message d’espoir Â» s’adressait aussi Ă  « mes concitoyens qui n’aiment pas les Hassidiques Â». LĂ , c’en Ă©tait trop. Tout le groupe des « trois jours avant, trois jour aprĂšs Â» s’est mis Ă  me huer. Un vieux monsieur au premier rang s’est retournĂ© furieux en m’accusant de l’avoir traitĂ© d’antisĂ©mite, ce qui Ă©tait tout Ă  fait faux! Qu’Ă  cela ne tienne; ma bulle d’espoir venait d’Ă©clater sur une fin de non-recevoir. Du coup, la mairesse m’a demandĂ© de quitter la salle, ce que j’ai fait avec le sourire parce qu’il vaut mieux, parfois, en rire qu’en pleurer.

Consultation publique 2014, Outremont

Christian Aubry voulait s'addresser "au gens qui aiment pas les hassidim…"Oh la la – Security!!! His take on it: http://tlmv.ca/par-ici-la-sortie

Posted by Friends of Hutchison Street/Les Amis de la rue Hutchison on Thursday, October 30, 2014

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