Mois : juin 2006

yulbiz-0606Les offres de services d’hĂ©bergement vidĂ©o gratuit sont de plus en plus nombreuses, en Europe et aux États-Unis. Ceci dit, tous ces services recrĂ©ent de nouveaux fichiers vidĂ©o Ă  partir des sources qu’on leur soumet, ce qui dĂ©grade Ă©normĂ©ment la qualitĂ© finale. Il faudra que se dĂ©veloppe un marchĂ© de l’hĂ©bergement vidĂ©o un peu plus haut de gamme avant que les entreprises et les amateurs exigeants ne sautent dans le bateau.

Ă€ titre d’exemple, j’ai effectuĂ© un court montage de quelques plans captĂ©s, hier soir, Ă  la soirĂ©e mensuelle de YULBIZ, au CafĂ© MĂ©liès. J’ai exportĂ© la sĂ©quence au format Windows Media encodĂ© Ă  512 Mb/s, ce qui a donnĂ© ce fichier de 7 Mo que vous pouvez tĂ©lĂ©charger ici. Ensuite, j’ai tĂ©lĂ©versĂ© ce fichier sur Yahoo Video, qui l’a converti en Flash 7 et a gĂ©nĂ©rĂ© cette page Web afin d’y prĂ©senter le rĂ©sultat que voici :

Visionnement en téléchargement progressif avec Flash
Cliquez sur l’Ă©cran et patientez quelques secondes.

Parallèlement, j’ai rĂ©alisĂ© une exportation directe de la mĂŞme sĂ©quence au format Flash 8. Étant donnĂ© la bande passante limitĂ©e de ma connexion ADSL, je ne vous en propose ici qu’un court extrait, situĂ© Ă  1’25 » du dĂ©but. Cliquez sur le contrĂ´leur ci-dessous pour comparer la qualitĂ© avec celle de Yahoo Video. Vous constaterez que la qualitĂ© est bien meilleure :

Cette diffĂ©rence de qualitĂ© est normale. Pour cette version, j’ai travaillĂ© Ă  partir d’un fichier Ă  haute rĂ©solution (720×480 pixels) et peu compressĂ© (±1,5 Mb/s), soit la sĂ©quence maĂ®tresse au format DV. L’encodeur Flash 7 de Yahoo a dĂ» se contenter du fichier Windows Media Ă  basse rĂ©solution (384×288 pixels) et dĂ©jĂ  assez compressĂ© (0,5 Mb/s). La diffĂ©rence est donc comparable Ă  celle qui existe entre une huile d’olive « première pression Ă  froid Â» et une huile ordinaire, issue d’une deuxième ou d’une troisième pression.

Étant donnĂ© le coĂ»t rĂ©el de la bande passante, on comprend fort bien que les hĂ©bergeurs Jumpcut, DailyMotion, Google Video et autres cherchent Ă  rĂ©duire le poids des fichiers qu’ils distribuent gratuitement. Les vidĂ©astes exigeants et les entreprises soucieuses de leur image ne pourront cependant pas se contenter d’une qualitĂ© aussi faible. Les services d’hĂ©bergement multimĂ©dia professionnels, sans compromis sur la qualitĂ©, offrant des prix raisonnables et des fonctionnalitĂ©s aussi simples que celles des services prĂ©citĂ©s, ont donc très certainement de beaux jours devant eux.


Ce billet a été publiée le 28 juin 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.
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Dimanche dernier, j’ai dĂ©cidĂ© qu’il Ă©tait temps de faire de l’exercice et d’expier mes pĂ©chĂ©s en gravissant « la Montagne » Ă  vĂ©lo. Après tout, depuis que Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve y a dressĂ© une croix, en 1634, en signe de remerciement Ă  la Sainte Vierge, des gĂ©nĂ©rations entières se sont arrachĂ© les genoux sur les marches des oratoires afin d’implorer la clĂ©mence divine. Or, les joggueurs et cyclistes qui se tapent les trois kilomètres de sentier menant au sommet du Mont-Royal, le matin, n’ont rien Ă  leur envier. La sueur remplace le sang, certes, mais la grimace de souffrance reste la mĂŞme.

Recevoir l’absolution de Dieu a toujours entrainĂ© quelque pĂ©nitence. Le culte de la santĂ© et de la beautĂ© fonctionne sur le mĂŞme shĂ©ma. La vie sĂ©dentaire et le manque d’oxygène font le reste, donnant lieu Ă  de nouveaux rituels.

Suant sang et eau, le système cardio-vasculaire soumis Ă  rude Ă©preuve, j’ai poursuivi l’analogie jusqu’Ă  la première station, premier terrain plat, première rĂ©compense de l’ascension : le lac des Castors. J’ai redoublĂ© d’efforts jusqu’Ă  la deuxième station, le BelvĂ©dère Kondiaronk, oĂą je me suis arrĂŞtĂ© quelques minutes pour Ă©couter le Grand Prix de Formule 1 dĂ©marrer bruyamment, lĂ  -bas, sur l’Ă®le Sainte-HĂ©lène. Puis j’ai achevĂ© mon supplice au pied de la Croix, le coeur battant, amen.

Ce que le catĂ©chisme ne dit pas, c’est le plaisir de la descente, sans effort, corps dĂ©liĂ©, une envolĂ©e dans le vent et la fraĂ®cheur de la forĂŞt.

L’Internet pour tous. Aucun citoyen oubliĂ©. Voici le plan aussi limpide qu’ambitieux dont l’Europe vient de se doter en matière d’accessibilitĂ© numĂ©rique. DatĂ©e du 12 juin 2006, la dĂ©claration ministĂ©rielle de Riga dĂ©clare la guerre Ă  la « fracture numĂ©rique Â» inhĂ©rente Ă  l’explosion de la sociĂ©tĂ© de l’information.

Cosmonaute en fauteuil volantEnviron un citoyen europĂ©en sur trois, en effet, n’a, actuellement, pas ou que partiellement accès Ă  l’information numĂ©rique, que ce soit du fait de son âge, de son appartenance sociale, de sa condition physique ou mentale, voire de sa situation gĂ©ographique. La tâche est donc Ă©norme mais nĂ©cessaire au maintien d’une sociĂ©tĂ© inclusive Ă  visage humain.

Sur Google, la recherche des mots « e-inclusion canada » mène droit au site du Réseau de recherche e-Inclusion qui vise à procurer à tous les Canadiens une expérience multimédia plus enrichissante. Dans quelques semaines, je vous reparlerai de ce consortium administré par le CRIM et à propos duquel je viens de réaliser un article à paraître dans le numéro 9 de la revue @ccéléraTIon.


Ce billet a été publiée le 16 juin 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.
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ConsommationLe petit monde de la publicitĂ© et de la communication est en effervescence. OĂą sont passĂ©s les jeunes ? Comment rejoindre les consommateurs dans un monde oĂą les mĂ©dias se concentrent pour mieux se diluer dans la Toile aux mille et une aventures inĂ©dites et incontrĂ´lables ? Chez le libraire comme sur le Web, quelques pistes commencent Ă  poindre…

Dans une chronique publiĂ©e ce matin dans Le Devoir (mais maladroitement rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s sur le site Web de ce journal d’un autre siècle), Bruno Guglielminetti rend compte de sa lecture d’un livre signĂ© Pierre Delagrave, prĂ©sident de Cossette MĂ©dia, On efface tout et on recommence!, qui parait demain aux Éditions MultiMondes. Selon le chroniqueur, Pierre Delagrave* constate « qu’un des plus grands changements dans ce monde numĂ©rique a Ă©tĂ© de sous-estimer le transfert du pouvoir dans les mains du citoyen, du consommateur Â». Il affirme Ă©galement avoir remplacĂ© la lecture matinale de son journal par celle de Google News pendant deux semaines et mieux comprendre, maintenant, pourquoi les jeunes s’abreuvent massivement aux sources d’information en ligne. La naissance rĂ©cente du mĂ©dia citoyen quĂ©bĂ©cois Cent papiers dĂ©montre d’ailleurs que cette tendance n’est pas simplement consumĂ©riste, mais plutĂ´t l’expression d’un nouveau mode d’information interactif en train de naĂ®tre.

Couverture du livre de Pierre DelagraveConsĂ©quences de cette Ă©volution techno-informationnelle : « Le consommateur consacre plus de temps aux mĂ©dias, mais est de moins en moins exposĂ© Ă  la publicitĂ© traditionnelle. Les agences de communication et les annonceurs doivent accepter ce changement fondamental et modifier leurs approches. Â» Pour ne pas perdre le contact avec le citoyen-consommateur, il faut dĂ©sormais « le rejoindre au bon endroit, au bon moment. Il faut attendre qu’il nous invite, ou tout simplement attendre qu’il nous rende visite Â». Oui, mais comment ?

Dans le domaine des relations publiques, le cabinet amĂ©ricain Burson-Marsteller s’attache dĂ©sormais Ă  courtiser les blogueurs influents, leur consacrant mĂŞme tout un site Web. Les publicitaires, de leur cĂ´tĂ©, envisagent de mettre des publicitĂ©s dans les jeux vidĂ©os (au secours!) et se creusent la cervelle en lançant des campagnes de marketing viral sur le Web, alliant sites Web, blogues corporatifs, baladodiffusion, communautĂ©s virtuelles et organisation d’Ă©vĂ©nements Ă  forte teneur communicationnelle.

Podcast vidĂ©o de LoĂŻc Le Meur et Thierry ClouzetNul ne peut rĂ©ellement prĂ©dire oĂą tout ceci va nous mener. Une chose, cependant, est certaine : nous vivons dĂ©sormais dans une Ă©conomie de rĂ©seau informelle et mondialisĂ©e. Au jeu des devinettes, le blogueur français LoĂŻc Le Meur** s’entretenait rĂ©cemment de cette question avec Thierry Crouzet, auteur d’un livre au titre rĂ©vĂ©lateur : « Le peuple des connecteurs : ils ne votent pas, ils n’Ă©tudient pas, ils ne travaillent pas, mais ils changent le monde Â». On y dĂ©couvre une vision quelque peu utopique de l’avenir social, certes, mais probablement pas très Ă©loignĂ©e de ce qui nous attend.


Ce billet a été publiée le 5 juin 2006 sur economielogique.com et transféré ici le 15 mars 2009, en prévision de la fermeture prochaine de mon ancien site corporatif.
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