Étiquette : lieux de culte

Rouleau de la TorahJ’ai eu l’occasion de m’exprimer publiquement, lors de la consultation publique du 24 mai dernier, au sujet du projet de règlement interdisant les nouveaux lieux de culte sur les deux seules artères commerciales d’Outremont où ils étaient encore autorisés. Limité par le temps, je n’ai cependant pu livrer qu’une toute petite partie du message que j’avais préparé. Je me suis donc restreint à la première partie, plus appropriée au contexte et moins polémique (chat échaudé craint l’eau froide!), mais je tenais à ce que le reste soit connu de nos élus. Je leur ai donc adressé le texte que voici:
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Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

M. Guy Archambault, résident d’Outremont, ancien diplomate du Service extérieur canadien et ancien membre du Comité consultatif sur les relations intercommunautaires de l’arrondissement, exprime une approche réaliste mais respectueuse des droits fondamentaux, de la diversité culturelle et des intérêts de tous les Outremontais (car je pense qu’ils y gagneraient tous) face à cette question. C’est celle que la communauté hassidique et Les Amis de la rue Hutchison demandent aux citoyens de promouvoir et de défendre, au Conseil d’arrondissement comme dans cette pétition.

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Voici un extrait de la consultation publique du 1er décembre 2015 sur le projet de règlement municipal interdisant les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont. Rappelons que la création de nouveaux lieux de culte y est déjà interdite partout ailleurs.

M. Jean Larin, résident de l’arrondissement, ancien journaliste et directeur exécutif de Radio-Canada International, exprime un point de vue littéralement « sectaire » envers la minorité hassidique. Ce faisant, il révèle l’enjeu sous-jacent d’un projet de règlement qui, sans le dire ouvertement, vise à stopper l’expansion de cette communauté dans le quartier. Madame la Mairesse Marie Cinq-Mars doit s’y reprendre à deux fois pour l’arrêter, s’évertuant à balayer sous le tapis ce message tout en exprimant son admiration pour le messager.

J’aurais bien aimé qu’elle me gratifie de son admiration, moi aussi, en 2014… 😉

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À l’heure de la « Ville intelligente », quelque 260 citoyens ont participé, le 1er décembre, à une consultation publique de l’arrondissement d’Outremont portant sur un projet de règlement qui interdirait l’ouverture de nouveaux lieux de culte sur les avenues Bernard et Laurier. Mes activités professionnelles m’ont empêché d’y assister, mais voici l’essentiel de la lettre que j’ai envoyée au Conseil d’arrondissement, ce jour-là:

« Certains citoyens de notre arrondissement croient, à bon droit, qu’il est dommage de transformer des lieux de vies publiques (tels que le restaurant la Mère poule ou la Rôtisserie Fusée) en des lieux « fermés », puisque réservés à une seule communauté. La rue Bernard, disent-ils, devrait conserver sa vocation commerciale. Je peux comprendre ce point de vue.

Personnellement, je ne le partage pas car l’expansion de la communauté juive hassidique m’apparait comme une réalité incontournable qu’il est inutile de nier. Par essence, cette communauté a besoin de lieux de rencontre et de pratique religieuse et culturelle. Si on l’en empêche sciemment, c’est que l’on tolère à peine son existence en lui refusant toute croissance naturelle.

En ce cas, c’est sur cela qu’il faut faire porter clairement le débat: la communauté juive hassidique est-elle devenue indésirable, dans la durée, à Montréal et à Outremont? Si oui, pourquoi? Quel danger fait-elle planer sur la population? A-t-elle des velléités terroristes? Son comportement est-il source de troubles sociaux importants qu’il serait urgent de corriger? Comment s’y prendre? Et comment notre arrondissement compte-t-il régler le problème à long terme que cette cohabitation jugée difficile? En redoublant d’efforts pour la marginaliser ou en améliorant la communication susceptible de la mener vers une meilleure intégration?

En confinant les usages cultuels au nord de Van Horne, loin des lieux de vie ordinaires, en repoussant là une industrie religieuse que l’on ne saurait voir, on ne fera, à mon avis, que retarder toute possibilité d’intégration harmonieuse des nouvelles générations à long terme. Je trouve cela vraiment déplorable, d’autant que j’entretiens de très bonnes relations avec plusieurs familles de voisins hassidiques avec lesquels j’échange parfois de menus services de bon voisinage et, j’oserais dire, de fréquents témoignages d’amitié.

Ceci dit, toute cette affaire pourrait effectivement être mise sur la table, exprimée, discutée et négociée de façon acceptable pour tous. Au lieu de ça, votre administration a délibérément mis le feu aux poudres en autorisant la transformation à cet effet d’un local sur Bernard cet été, puis concocté en catimini ce plan dont je comprends fort bien l’inacceptabilité pour l’une des parties, le soumettant maintenant tel quel à une consultation publique qui va inévitablement générer énormément de méfiance, de rancœur, de frustration de part et d’autre.

Au lieu de régler la question de façon rigoureuse, par étapes successives, en préservant la paix et l’harmonie sociale, cette consultation publique mal ficelée va accentuer un peu plus l’état d’esprit conflictuel qui règne à Outremont, depuis de nombreuses années maintenant. C’est vraiment navrant et, pardonnez-moi de vous le dire, je trouve que cela parachève un échec administratif et politique cuisant dans ce dossier, imputable à toutes les administrations qui se sont succédé, à Outremont, ces vingt dernières années, incluant la vôtre. »

Une « ville intelligente », Outremont?

En clair, dans la mesure où il concerne tous les lieux de culte, ce projet de règlement ne m’apparait pas légalement discriminatoire. Mais le problème est ailleurs, essentiellement dans la mauvaise communication qui règne entre l’administration d’Outremont, son personnel politique, ses citoyens en général et sa communauté hassidique en particulier.

Avant d’en arriver à un projet de règlement contraignant, évidemment vécu comme une humiliation de plus par la plupart des citoyens Juifs du quartier, il aurait été beaucoup plus intelligent de mettre sur pied un groupe de concertation représentatif qui prenne le temps de débattre calmement des problèmes soulevés à plusieurs reprises. Ainsi, toutes les parties aurait pu faire valoir à l’autre ses griefs et ses besoins légitimes. Avec un peu de bonne volonté de part et d’autres, on en serait certainement arrivé à une entente qui n’aurait pas fait l’objet d’une levée de boucliers lors de la consultation publique préliminaire à l’adoption du nouveau règlement.

Évidemment, en procédant de façon musclée, en jouant la carte du populisme identitaire et en confortant ainsi les préjugés des uns et des autres, on ne peut arriver qu’à des positions de tranchées. L’enfer, c’est toujours les autres, n’est-ce pas? Vivement donc que le concept de « ville intelligente » débarque à Outremont. Et je ne parle pas de technologie, ici, mais de culture du « vivre ensemble ». Dans cet arrondissement comme sur toute la planète, l’avenir est pour l’heure aussi incertain que le temps qu’il fera le mois prochain.

▸ À écouter: captation audio du Conseil d’arrondissement du 16 novembre sur le sujet.

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