La bombe humaine

Une bombe au creux de la mainCe n’est qu’une coïncidence — une « Correspondance« , aurait écrit Beaudelaire — et je ne voudrais pas passer pour un superstitieux, moi qui me perçois, à tort ou à travers, comme un apôtre de la raison. N’empêche que, ce soir, vers 21h, lorsque les jeux de l’amour et du hasard inscrivirent sur mon écran mental les mots de BOMBE HUMAINE et que Google le Tout-Puissant eut retrouvé pour moi les paroles de cette vieille chanson du mythique groupe français Téléphone, j’ai eu un choc.

Je veux vous parler
de l’arme de demain
Enfantée du monde
elle en sera la fin
Je veux vous parler de moi,
de vous
Je vois a l’intérieur
Des images, des couleurs
Qui ne sont pas a moi
qui parfois me font peur
Sensations qui peuvent
me rendre fou
Nos sens sont nos fils
nous pauvres marionnettes
Nos sens sont le chemin
qui mène droit a nos têtes

LA BOMBE HUMAINE
tu la tiens dans ta main
Tu as l’détonateur
Juste a cote du coeur
La bombe humaine
c’est toi elle t’appartient
Si tu laisses quelqu’un
prendre en main ton destin
C’est la fin, la fin


En ces temps de totalitarisme civilisé et de terreur débridée, alors que pas une seule journée ne se passe sans qu’une bombe humaine ne ravage un poste de police, une discothèque ou un marché, ces mots à la fois puissants et hermétiques résonnent amèrement. Comme s’il était écrit, il y a déjà 30 ans, que le dangereux déséquilibre du monde nous mènerait droit à l’implosion.

Car c’est potentiellement ce qui est en train de se produire : terrorisme, épuration ethnique, ouragans, crise énergétique, revanche des intégrismes, bouleversements climatiques et naufrage des valeurs. LA BOMBE HUMAINE. Et pourtant, il faudra bien nous en sortir, comme nous nous sommes sortis d’Attila et des Huns, de la Guerre de Cent ans, du nazisme et de la Guerre froide. Il y a et il y aura toujours une lumière au bout du tunnel. Quel que soit le nombre de morts parmi nous et parmi nos enfants, quelles que soient l’étendue de nos souffrances et de nos privations, nous nous en sortirons.

Pauvre, pauvre Humanité, nous nous en sortirons, je te le promets. Et, avec nous, sortirons aussi du marasme la planète Terre, les pandas, les aigles royaux, les bélugas. À cause de toutes ces souffrances, les gens continueront à croire en Dieu sans comprendre que Dieu n’est que l’autre face de la BOMBE HUMAINE qu’ils portent en eux et qui s’appelle AMOUR. Mais qu’importe. Toi et moi le savons.

Publié dans amicalmant.ca

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