Changer de job pour mieux changer le monde

J’ai vécu de bien belles aventures au cours de mes presque 40 années de carrière, parfois insolites et imprévues. Après mon départ de Savoir-faire Linux en mars dernier, le temps était revenu de faire le point afin de trouver ce nouveau souffle, ce nouvel engagement encore plus grand — bref ce nouveau job auquel j’aspirais.

Heureusement, le filet social canadien n’est pas encore un trou noir. J’ai bénéficié de généreuses prestations de chômage issues de la contribution financière de millions de travailleurs et employeurs à travers le pays. C’est précieux, ça. J’espère que nous saurons le conserver.

Mes étoiles se sont finalement alignées fin juillet. J’ai donc le plaisir d’annoncer à tous mes anciens collègues et relations professionnelles réunies sur LinkedIn que j’entrerai en poste le 2 septembre 2016 chez… chez… allez, encore un peu de patience, vous saurez tout à la Fête du Travail. 🙂

Merci à tous!

Lucky Luke dit "MERCI"Avant de me remettre à contribuer généreusement à la caisse de l’Assurance Emploi, j’aimerais remercier sincèrement tou(te)s celles et ceux parmi vous qui m’ont encouragé en recommandant ici mes compétences et en témoignant publiquement de la qualité de mon travail pendant cette période.

Un très gros merci à mes anciens patrons et collègues Michel Vanier (RISQ), Christophe Villemer et Jonathan Le Lous (Savoir-faire Linux) ainsi que Philippe Martin, le « passeur de liens » de La Fabrique de blogs, qui m’ont appuyé de la mise en relation initiale (et discrète) au moment décisif du choix entre les meilleurs candidats. Du fond du cœur, merci à tous.

À propos de mon réseau Linkedin

Notre réseau professionnel est un bien inestimable. Unique et intangible, il se construit au fil des années, des opportunités que l’on y saisit et des contributions qu’on y verse. Je suis très fier du mien tel qu’il se dévoile aujourd’hui sur LinkedIn et c’est la raison pour laquelle j’essaie d’y conserver un portefeuille de connexions aussi pertinent que possible depuis une dizaine d’année.

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À la découverte de Liferay 7 au Liferay North America Symposium #LRNAS2015

Merci Chicago - https://flic.kr/p/B9gQNtAlors que tous les êtres humains de bonne volonté étaient endeuillés par l’assassinat barbare d’au moins 129 innocents à Paris — à quelques coins de rues à peine de notre bureau européen — une petite délégation de notre équipe montréalaise s’envolait vers Chicago samedi et dimanche, afin de participer au Liferay North America Symposium. Elle y trouva une ville magnifique, un hâvre de paix, la solidarité et une communauté Liferay au grand cœur. Merci, Chicago!

La grande question au Symposium, cette année, c’est la prochaine version finale de Liferay 7 qui est officiellement présentée pour la première fois en Amérique du Nord. On s’attend à ce qu’elle fasse sa marque, notamment dans les domaines de l’expérience utilisateur, de la personnalisation et de l’optimisation de la performance. Nos collègues Nicolas Juneau, Sven Werlen et Serjik Sayad comptent bien y acquérir le plus de connaissances possibles sur les bénéfices et les bonnes pratiques induits par cette nouvelle version de Liferay, tout en partageant notre propre expertise avec nos clients et partenaires présents à l’événement.

 
LRNAS 2015

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Règlements municipaux : comment recueillir l’avis des citoyens de Montréal?

Montréal Ville intelligente et numériqueCette semaine, le Bureau de la Ville intelligente de Montréal inaugurait une série de trois ateliers de cocréation citoyenne sur le thème de l’évolution de la présence numérique de la Ville de Montréal. Ayant déjà participé à deux événements du même ordre l’an dernier et trouvant ce genre d’expérience intéressante, je me suis engagé à y assister. Voici un rapide compte-rendu de ma participation au premier de ces trois ateliers, qui portait sur les services numériques.

Comme toujours lors d’un tel exercice, l’assistance fut divisée en petits groupes, chacun rassemblé autour d’une table avec mission de plancher sur un sujet précis. J’ai choisi l’un de ceux qui me semblait le plus essentiel :

Imaginez un service en ligne permettant de donner un avis sur un projet de règlement [municipal]

Mon groupe était constitué de cinq personnes, dont une animatrice du Service des communications et des relations avec les citoyens de la Ville. J’étais le seul à avoir une idée relativement précise des échanges publics précédant le vote des règlements municipaux. Ce vernis de « culture » démocratique de bas niveau, je l’ai acquis l’hiver dernier en assistant à plusieurs séances du Conseil d’arrondissement d’Outremont, alors aux prises avec l’une de ces mémorables chicanes interculturelles dont l’ex-ville fusionnée a le secret.

Bref… Voici ce à quoi nous sommes arrivés:
Feuille de notes manuscrites résumées plus bas

Cette feuille de notes résume ce que quatre citoyens et une communicatrice de la ville ont réussi à débroussailler en trois heures. Vous n’y trouverez ni gadget ni néologisme à la mode — rien que du gros bon sens pouvant servir de base à une réflexion plus poussée. La présentation que nous en avons donnée en fin d’atelier n’aura duré que trois minutes et je vais tenter de la résumer ici.

Problématiques actuelles

D’après notre expérience limitée, la formule de débat démocratique pratiquée lors de l’adoption des règlements municipaux en conseil d’arrondissement souffre des lacunes suivantes :

  1. À moins d’être directement concernés, les citoyens n’ont pas ou que très peu d’information sur les enjeux des règlements proposés, ce qui ne favorise pas l’élaboration d’une opinion ni, surtout, sa pertinence.
  2. La période de question est limitée. Peu de gens ont le loisir de s’exprimer, leurs interventions étant de plus restreintes à la formulation d’une « question principale » et une « question corollaire ».
  3. Les réponses des conseillers sont parfois artificielles, évasives ou hors sujet. Bien souvent, ils ne disposent tout simplement pas de l’information demandée, se défaussent sur les fonctionnaires qui n’en savent pas plus et, au final, affirment qu’ils reviendront avec la réponse plus tard (ce qui, on s’en doute bien, n’arrive pas toujours).
  4. Au final, le citoyen a l’impression de n’être entendu que d’une oreille distraite. Il ne peut qu’imaginer ce qui se trame en coulisse, au niveau politique, et spéculer sur la rationalité sous-tendant les positions convergentes ou divergentes des conseillers. Il a beau essayer de s’impliquer dans la vie de sa collectivité, il reste sur sa faim.

Les principaux avantages attendues du service sont :

  • Une meilleure compréhension du travail réalisé par les élus et l’administration municipale.
  • Un engagement accru des citoyens dans les affaires de leur cité.

Donner son avis… oui, mais sur quoi?

Avant de penser à donner son avis, encore faut-il connaître un peu le dossier. À moins de vouloir mettre en scène un simulacre de démocratie directe n’ayant aucun impact sur la gouvernance réelle de la Ville, il serait judicieux d’informer les citoyens en amont des tenants et aboutissants des projets pour lesquels on sollicite leur avis.

À l’heure actuelle, les dossiers sont préparés par les fonctionnaires d’arrondissement et transmis aux élus, mais pas divulgués à la population. Celle-ci n’a droit, à quelques jours d’avis, qu’à un ordre du jour assez laconique (exemples). Ce n’est que lors de la période des questions précédant la séance de vote des conseillers que les citoyens ont la possibilité d’interroger ces derniers pour tenter de comprendre leurs positions et leur communiquer, tant bien que mal, parfois in extremis, leur opinion.

Idée n°1 – Chaque projet de règlement faisant l’objet d’un appel à avis citoyen devrait être clairement présenté sous forme de dossier accessible sur une page (URL) dédiée facile à partager. La documentation requise (échanges de lettres, courriels officiels, rapport des services juridiques, patrimoniaux, etc.) devrait, dans les limites requises par la protection légitime des informations personnelles des citoyens concernés, y être attachée. #transparence #efficience #intelligence

Esquisse des principales fonctionnalités

Ces bases étant posées, nous avons commencé à réfléchir à la forme que pourrait prendre le projet. Très rapidement, l’analogie avec un réseau social de type Facebook a été mise sur la table. Il s’agit en effet de pouvoir discuter d’un projet (forum), mais aussi de pouvoir publier des photos ou des vidéos pour appuyer son propos. Certaines fonctions seraient plus proches de celles de Google Drive (partage de documents texte, tableurs ou PDF pour les mémoires et sources documentaires) ou encore de Doodle ou Framadate (agendas et sondages en ligne).

Un média social ouvert, mais aussi sécuritaire et modéré (!)

La très grosse différence, c’est que nos données personnelles n’y seraient pas analysées, traitées et transigées sur le marché du Big Data. L’identité des utilisateurs y serait vérifiée et validée, par exemple à l’aide d’un numéro de compte de taxes, de carte de bibliothèque ou d’Accès Montréal.

Les participations seraient évidemment nominatives et modérées selon des règles claires, appliquées à la lettre. Sans cela, on tomberait rapidement dans les travers des commentaires anonymes, insignifiants, voire insultants que l’on trouve dans certains sites de médias.

Idée n°2 – Afin d’équilibrer la nécessité d’ouverture avec celle de la protection, il faudrait rendre les publications accessibles à tout citoyen de la Ville enregistré sur la plate-forme, mais pas nécessairement au reste du monde — et surtout pas aux moteurs de recherche et autres moissoneuses de données.

Des fonctions de filtrage

Rares sont les citoyens intéressés à tous les sujets traités par leurs gouvernements. Ceux qui le sont, en général, deviennent politiciens. 😉

Idée n°3 – Dans le profil utilisateur du service, on devrait pouvoir cocher les sujets que l’on souhaite voir en priorité lorsqu’on se connecte. Exemple: transport, voirie, culture, urbanisme, OK, ça m’intéresse. Éducation, religion, sports, commerce, désolé, ça ne m’intéresse pas (ou tout autre choix et combinaison).

Un système de notification flexible

Une fois passé l’effet de la nouveauté, il est probable que l’intérêt des citoyens pour la plate-forme s’estompe rapidement. Pour le renforcer, il nous semble indispensable d’offrir à ceux (et seulement à ceux) qui le désirent un service de notification. Reste à accommoder aussi bien les citoyens désirant se tenir informés en temps réel que les autres, qui risqueraient de se lasser s’ils sont bombardés de courriels.

Idée n°4 – Le service de notification par courriel devrait permettre de choisir, à l’aide d’une liste de cases à cocher, les thématiques pour lesquelles on souhaite être mis à jour. Il devrait aussi permettre de personnaliser la périodicité des alertes. Par exemple: chaque jour, chaque semaine ou chaque mois.

Réduire la fracture numérique grâce à la vidéo

Tous les citoyens ne disposent pas des mêmes capacités à s’exprimer en ligne. « 53 % de la population [québécoise] n’atteint pas le seuil souhaitable pour fonctionner correctement dans une société qui gagne en complexité à chaque année », rappelait cet été un article du Huffington Post. De ce nombre, 19 % seraient incapable de lire et d’écrire. En mars dernier, plusieurs groupes communautaires montréalais se rassemblaient afin de lutter contre l’exclusion informatique, « cette nouvelle forme d’inégalité sociale touchant près d’un quart des québécois. » Il est évident qu’un service de consultation numérique ne pourrait pas totalement remplacer le travail de terrain.

Idée n°5 – Afin de favoriser la plus large accessibilité possible, il faudrait pouvoir accepter le partage de séquences vidéo réalisées à l’aide d’une simple webcam, ce qui encouragerait les personnes ayant des difficultés d’écriture ou d’utilisation bureautique à faire entendre leurs voix. Des individus ou des groupes communautaires pourraient également utiliser cette fonctionnalité afin de recueillir et partager des commentaires et témoignages de citoyens, un peu comme on recueille aujourd’hui les signatures d’une pétition.

NB – Cette idée soulève inévitablement la question de l’accessibilité des contenus vidéo et de leur indexation. Ce n’est donc pas la plus simple à mettre en œuvre, ni la moins coûteuse.

Encourager l’interaction par l’autorégulation

Lors des débats les plus populaires, on pourrait vite se retrouver avec des dizaines, voire, dans certains cas, des centaines de commentaires et clips vidéo à lire ou visionner. D’où cette dernière idée:

Idée n°6 – Afin d’encourager l’interaction, facteur d’engagement, et de mettre en valeur les contributions les plus populaires, on pourrait réfléchir à un système d’appréciation de style Facebook ou, plus complexe, un système d’autorégulation comme celui mis au point par Slashdot, un site américain de partage de nouvelles technologiques.

Pas de consultation sans rétroaction

Tout ceci est bien beau, mais reste l’essentiel : à quoi cette dépense d’argent public et d’énergie citoyenne servirait-elle? Comment serait-elle prise en compte par le personnel professionnel, administratif et politique de la Ville? Quelles seraient ses effets concrets en terme de gouvernance et de meilleure gestion des dossiers?

C’est pourquoi, en guise de conclusion, nous avons imaginé que chaque discussion autour d’un projet de règlement devrait faire l’objet, au final, de deux rétroactions systématiques :

  1. Avant le passage au vote, l’administration municipale concernée devrait procéder à l’analyse des contributions recueillies et en faire la synthèse, ce qui permettrait de mettre tout le monde sur la même longueur d’onde et permettrait d’en tirer des conclusions plus consensuelles.
  2. Une fois le projet amendé au besoin et adopté, il serait bon que le Conseil assume pleinement sa décision finale (surtout dans les cas où elle prêterait à controverse) en l’expliquant clairement, succinctement et sans détour.

Ce travail de synthèse et de pédagogie politique constituerait une véritable rétroaction dans la mesure où il matérialiserait l’efficacité du processus et amplifierait, par le fait même, la motivation des citoyens à y participer.
 
Cocréation Montréal #innMTL

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Le Liferay North America Symposium à l’heure du DevOps

Liferay Symposium Gold SponsorLors du Liferay North America Symposium 2015, qui se tient à Chicago les 16 et 17 novembre, Sven Werlen présentera nos outils de déploiement Liferay automatisés. Grâce à ces outils, il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’une VM se monte, avec toute la pile logicielle requise par un environnement Liferay complet, basée sur JBoss, avec un serveur frontal, un serveur d’indexation et de recherche, etc. Si vous avez la chance de visiter le kiosque de Savoir-faire Linux, allez voir la démo, ça vaut la peine.

Le Liferay North American Symposium, c’est le plus grand rassemblement de développeurs, intégrateurs, clients et utilisateurs Liferay de l’année. Plusieurs de nos clients y seront présents. Pour la sixième année consécutive, le chef de file des portails web open-source figure en tête du fameux quadrant de Gartner et son succès n’est plus à démontrer. Or, cette fantastique dynamique repose en grande partie sur l’expertise et la motivation de sa vibrante communauté.

Le positionnement de Savoir-faire Linux dans cet écosystème est très particulier. Nous sommes à la fois Partenaire avancé Red Hat et Partenaire platine Liferay, deux chefs de file ayant annoncé au début de l’été une entente stratégique qui fait de la plate-forme JBoss de Red Hat le middleware privilégié pour les déploiements Liferay. Nous avons donc un accès privilégié à leurs ressources et disposons d’équipes de développeurs et administrateurs de systèmes certifiés par ces deux éditeurs, ce qui nous permet de mobiliser et d’optimiser de solides expertises Java, Web, DevOps et infonuagique autour des projets de nos clients. C’est ainsi que nous avons mis au point des méthodes de travail très sophistiquées, tant au niveau de l’intégration et du développement Liferay que du déploiement et de la maintenance.

Commanditaire Or de ce symposium, nous serons heureux d’y retrouver nos clients, collègues et amis et d’accueillir les visiteurs à notre kiosque afin de leur partager les petits secrets de nos outils DevOps. Et qui sait? Ayant eu l’honneur d’y recevoir un Liferay Community Excellence Award chaque année depuis 2011, nous gardons l’espoir d’en rapporter un cinquième à la maison cette année. 😉

Gold Sponsor depuis 2012

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LDAPCon 2015: la gestion d’identité LDAP de Windows à Linux en passant par le « cloud »

Pour la première fois, cette année, Savoir-faire Linux sera présent à titre de commanditaire à la conférence LDAPCon 2015, qui se tiendra du 11 au 13 novembre à l’Université d’Édimbourg, en Écosse. Il s’agit de la cinquième conférence internationale sur LDAP, et plus largement sur les services d’annuaires et la gestion des identités :

LDAPCon2015

Aujourd’hui, LDAP c’est:

  • Un protocole de troisième génération révisé en 2006.
  • Un écosystème ouvert et interopérable de serveurs commerciaux (Novell, Apple, Microsoft, IBM, Oracle, etc.) et open source (Apache Directory Server, OpenLDAP, 389 DS, OpenDJ, etc.).
  • De nombreux logiciels libres et projets open source dérivés (Apache Directory Studio, Fusion Directory, LDAP Toolbox, LemonLDAP::NG, LDAP Synchronization Connector, phpLDAPadmin, etc.)
  • Un standard d’authentification supporté par un nombre astronomique de logiciels libres ou propriétaires, des clients lourds comme des applications web.

« LDAP est la clé d’intéropérabilité de l’identification »

Pour Jonathan Le Lous, « la gestion d’identité a toujours été la clé, le nœud central de la communication au niveau des systèmes d’information et cela reste un enjeu critique chez tous les clients avec lesquels nous travaillons aujourd’hui. » Des entreprises technologiques aux banques en passant par les compagnies de transports ou n’importe quel autre secteur d’activités, en effet, les infrastructures TI sont de plus en plus et massivement tournées vers les environnements Linux et infonuagique. « La question essentielle, c’est : comment moi, qui gère mes utilisateurs dans des environnement Windows, puis-je leur permettre de communiquer ouvertement et de façon sécuritaire dans les environnements Linux, Mac OS et infonuagique? LDAP joue un rôle essentiel pour faire communiquer tous ces environnements. »

Clement OudotClément Oudot, spécialiste de la sécurité et des infrastructure et contributeur du projet LemonLDAP::NG, sera le délégué de Savoir-faire Linux à LDAPCon 2015. Il suivra pour nous le programme de la conférence et animera lui-même une présentation du protocole OpenID Connect.

« Cet événement est très important pour la communauté LDAP, qui se retrouve tous les deux ans pour présenter les nouveautés de ses logiciels et faire vivre ce standard, explique-t-il. Les sujets sont assez variés, de l’introduction à des nouveaux protocoles à des retours d’expériences sur des architectures critiques. J’ai pour ma part hâte de suivre la conférence d’Howard Chu qui parlera des dernières avancées d’OpenLDAP. »

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Internet des objets : une affaire complexe

Le bouton comme degré zéro de l’affordance. Un monde de boutons. Et des individus réduits au rang de pousse-bouton. A la manière dont le bouton « like » de Facebook fut l’arme de distraction massive du web dit « social », le bouton « Dash » d’Amazon pourrait être la force de frappe nucléaire des — nouvelles — pratiques de consommation de l’internet des objets et du web physique. Une chose est sûre : la guerre des boutons ne fait que commencer. (Olivier Ertzscheid in affordance.info)

Désintermédiation = perte d’activité = pertes d’emploi ou délocalisation = accroissement des inégalités si des mesures de compensation socio-économiques ne sont pas parallèlement mises en place = souffrance, crise, révolte et répression.

Outre la perte d’agilité humaine que cet article soulève, l’innovation technologique n’est pas mauvaise en soi, mais elle doit être envisagée dans toutes ses dimensions complexes, en tenant compte des impacts et effets collatéraux.

C’est à cela que devrait servir un « ministère du numérique » et à cela, je crois, que devraient s’intéresser de près les « villes intelligentes » — bref, tous les pouvoirs publics chargés d’accompagner l’innovation technologique dans nos sociétés.

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Design web: comment tirer parti de l’innovation des logiciels libres

Émilien Edmond évolue aussi vite que le web! Designer UX/UI principal chez Savoir-faire Linux depuis bientôt trois ans, il adapte continuellement ses processus de travail. Le 18 mars dernier, il inaugurait la piste Design du Web à Québec (#WAQ) 2015 en lançant un message clair aux designers et enseignants qui utilisent encore l’arsenal logiciel classique du design propriétaire sans se poser de question. D’après lui, le moment est venu d’examiner — ou de réexaminer — de très près ce que leur propose aujourd’hui un certain nombre de logiciels libres.

Édités par des startups ou des chefs de file du secteur comme Adobe, portés ou appuyés par la communauté, ces logiciels s’adaptent rapidement aux réalités changeantes du Web et plusieurs d’entre eux arrivent aujourd’hui à maturation. En quoi leur utilisation pourrait-elle avoir un impact positif sur le travail des designers Web? Sont-ils fiables et matures? Y a-t-il encore des freins à leur utilisation? Si oui, comment les débloquer? Quelles sont les futures innovations auxquelles il faut s’attendre? Voici les principaux sujets abordés par Émilien dans cette conférence.

Sans oublier la présentation, rapide mais commentée, de plusieurs logiciels et sources d’information complémentaire:

  • Pencil: maquettes et prototypes (24’40 »)
  • Inkscape: dessin vectoriel (25’23 »)
  • Scribus: PAO (26’14 »)
  • Krita: dessin et illustration (26’31 »)
  • Gravit: éditeur graphique (27’03 »)
    NB: les sources de ce logiciel ne sont plus disponibles depuis mai 2015, mais un fork de la version GPL d’août 2014 est disponible sur Github.
  • Brackets: éditeur texte (28’05 »)
  • Framer: animation (28’57 »)

Et pour rester à l’affût de l’innovation du design libre et ouvert:

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Projet Ring : décryptage d’un système de communication décentralisé et sécurisé

Join The Ring!Imaginez un logiciel libre de communication multimédia tellement ergonomique et immédiat qu’il ne requiert ni configuration spéciale, ni compte en ligne, ni mot de passe. Imaginez qu’il soit construit à partir des dernières technologies pair à pair (P2P), sécurisé avec les meilleurs standards de chiffrement, et que vous puissiez l’utiliser gratuitement, sans frais de licence, pour échanger de la voix et de la vidéo avec un ou plusieurs correspondants. Ce logiciel vient de naître. Il s’appelle Ring et en est à sa toute première version alpha.

Voici quelques précisions techniques recueillies auprès de Guillaume Roguez, consultant senior en logiciel libre chez Savoir-faire Linux et directeur du projet.

Comment Ring est-il né et quelles sont ses caractéristiques fondamentales?

Guillaume RoguezRing est l’évolution d’un ancien projet, SFLPhone, qui a mûri au cours des dix dernières années et qui reposait sur l’ancien concept des données centralisées. Le changement des technologies et du monde en général a été le cadre directeur de ce logiciel : nous avons complètement réécrit les couches profondes et décidé de le doter de caractéristiques si nouvelles et révolutionnaires que nous devions en changer le nom.

Le concept essentiel est la décentralisation. Ring implémente le DHT : une technologie permettant d’identifier et d’obtenir l’adresse IP de clients connectés à un système réparti en réseau. Du coup, il n’est plus nécessaire de passer par un serveur centralisé sous protocole SIP ou AIX2 pour localiser et appeler un correspondant — même si nous avons conservé ces options de protocole dans le logiciel pour ceux que cela intéresse.

En mode DHT, chaque compte Ring est identifié sur le réseau par une empreinte numérique personnelle communément appelée « hash », un code unique de 40 lettres et chiffres, lié à un certificat d’identification et à une paire de clés asymétriques pour le chiffrement de ses communications. Il s’enregistre lui-même en distribuant son identité non pas à un mais à des « serveurs » équivalents, chaque machine agissant en effet comme serveur d’identité pour les autres. Ces machines peuvent apparaître, disparaître et être remplacées par d’autres à tout moment. La table des hashs contenant l’ensemble des identités des utilisateurs connectés et leurs adresses IP à un instant donné est répartie entre toutes leurs machines.

Pour recourir à une analogie simple, disons que cela se passe un peu comme dans une rue d’un quartier résidentiel. On connaît ses voisins, mais pas les voisins des voisins de ses voisins. Pourtant, il sera facile de les trouver en interrogeant un premier voisin qui en interrogera un autre, et ainsi de suite. Différence notable : les réseaux numériques sont beaucoup plus rapides et efficaces que le bouche à oreilles. (rires)

Peut-on réellement parler de totale confidentialité?

Oui, dans la mesure où cette question est ramenée là où elle résidait auparavant, soit au niveau humain. Quand vous communiquez avec quelqu’un, vous le faites avec confiance envers cette personne. Ring fait en sorte que cette confiance soit conservée et fiable.

Technologiquement, le chiffrement est basé sur le système bien connu des clés asymétriques, avec clé publique et clé privée. Ring utilise cette dernière pour chiffrer les communications sortantes. La clé privée n’est stockée que sur votre machine et n’en sort jamais : vous seul en posséder la copie. Même si une entité quelconque interceptait les paquets de données que vous échangez, vous pouvez être certain qu’elles ne pourra pas en tirer profit.

Un autre aspect très important de la sécurité, c’est le fait que Ring est un logiciel libre sous licence GPLv3. Son code source réside sur les serveurs publics de Savoir-faire Linux. Celui de ses dépendances logicielles est disponible sur les serveurs publics de leurs communautés respectives. Bref, tout est libre, tout est accessible, tout est transparent!

L’utilisateur avancé peut d’ailleurs nous aider à corriger les problèmes : nous acceptons volontiers les contributions. On s’attend à ce que les gens nous fassent part de ce qui ne va pas afin qu’on le corrige, mais ils peuvent aussi le corriger eux-mêmes et nous soumettre leurs correctifs. C’est ce que l’on faisait déjà avec SFLPhone et cela fonctionne très bien.

Quels systèmes d’exploitation Ring supporte-t-il et quelle est sa feuille de route?

Fin avril, nous avons ouvert au public une version alpha, encore très embryonnaire, pour les systèmes 64 bits basée sur Linux (Ubuntu 14.04/14.10 et Fedora 20/21) et Mac OSX. Nous l’avons bien entendu déjà testée à l’interne et avec quelques geeks ici et là, mais nous devons vérifier si tout se passe bien sur un grand réseau distribué. On s’attend à recevoir beaucoup de commentaires et à devoir corriger quelques problèmes. C’est précisément le but de cette première version.

Par la suite, nous aborderons la phase bêta en y ajoutant des fonctionnalités plus avancées et avec deux objectifs principaux :

  • Premièrement, la fréquence. Nous voulons en effet être très proches des retours et des besoins de la communauté. Nous offrirons donc des mises à jour fréquentes.
  • Deuxièmement, l’interopérabilité. Nous allons travailler sur les plate-formes mobiles comme Android et, parallèlement, sur un portage Windows qui est déjà bien avancé.

Il est en effet dans la logique et les valeurs du logiciel libre de rendre nos outils accessibles au plus grand nombre de personnes possible. Nous avons donc développé Ring en gardant constamment à l’esprit le fait qu’il devait être portable sur un maximum d’architectures. On pense bien entendu aux ordinateurs de bureau et aux plate-formes mobiles, mais aussi (et peut-être même surtout) aux systèmes embarqués qui vont devenir, avec l’Internet des objets, des plate-formes très sensibles dans les années à venir.

» Propos recueillis par ring:6a8da1380eb39e06d76634944384022ca92da937

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Vidéo: Un schéma vaut mille mots (Étienne Juliot, Obéo)

22 août 2014 – Étienne Juliot, fondateur et vice-président d’Obéo, présente cette société de logiciels open-source française, important contributeur de la Fondation Eclipse, qui propose des solutions de modélisation sur-mesure, ouvertes et adaptables. Il annonce également l’implantation d’Obeo au Canada, qui y est maintenant représentée par Marc Paganelli, en partenariat avec Savoir-faire Linux qui lui apporte son expertise et son soutien.

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Présentation des modules de la paie Québéc/Canada pour Odoo

Odoo Québec MeetupLe 29 avril, lors du Meetup Odoo Québec, Pierre Lamarche et David Dufresne présenteront pour la première fois en public les nouveaux modules de paie d’Odoo localisés pour le Québec et le Canada. Disponibles pour la version 7.0 de la plate-forme ERP open-source, cette ensemble de modules spécialisés permettent désormais à toute petite ou moyenne entreprise du Québec de gérer la paie de ses employés de A à Z, du calcul à l’émission des fiches de paie en passant par les écritures comptables associées.

Inscrivez-vous!

Un projet de stage bien encadré

Pierre Lamarche« Odoo comprenait déjà des modules standards pour faire la gestion de la paie, explique Pierre Lamarche, consultant fonctionnel chez Savoir-faire Linux, mais ils n’étaient pas du tout adaptés à la réalité québécoise. On se les faisait souvent demander et c’était un réel problème. Alors, on a profité de l’embauche de David, un stagiaire au profil très particulier, pour les développer. »
David Dufresne

Employé à notre bureau de Québec depuis septembre dernier, David Dufresne détient en effet un baccalauréat en administration des affaires, avec une spécialisation en comptabilité, et il prépare un second baccalauréat en informatique. Il avait donc le profil idéal pour s’attaquer à ces modules sous la supervision de nos experts techniques Odoo et de nos consultants fonctionnels.

« Ça a été un projet de stage vraiment passionnant, dit-il. Les seules spécifications du Québec et du Canada prennent quelque 30 000 lignes, incluant les gabarits et la traduction. Au total, j’ai travaillé sur ce projet un bon millier d’heures, car outre l’écriture du code et de la documentation, nous avons réalisé une centaine de tests unitaires afin d’assurer la stabilité du code. »

David a également appris le fonctionnement d’une communauté internationale de logiciel libre, puisque les nouveaux modules ont été contribués par l’entremise de la Odoo Community Association, dont notre directeur Qualité, Environnement et Sécurité et chef de pratique Odoo, Maxime Chambreuil, est l’actuel vice-président.

Un système de gestion de la paie autorisé par Revenu Québec

Grâce à cette contribution, Odoo est le seul logiciel libre de gestion ayant reçu une autorisation officielle de Revenu Québec pour l’émission des fiches de paie. « Les fonctionnaires du ministère ont mis du temps à nous donner accès aux spécifications de la paie, se rappelle Pierre, car ils ne comprenaient pas que l’on fasse tout ce travail sans vendre le logiciel. C’était nouveau pour eux. Nous leur avons expliqué le modèle d’affaires de l’open-source, qui nous permet de gagner notre vie en offrant simplement des services à valeur ajoutée d’installation, de configuration, d’intégration et de support, bien que le logiciel lui-même et l’accès à son code soient gratuits. »

Lors de la présentation du 29 avril (de 17h30 à 19h), Pierre et David présenteront les modules, de leur installation à leur fonctionnement détaillé, tant au niveau de la configuration des employés, des contrats, des taux horaires, etc., qu’au niveau de l’utilisation finale. Lors de la discussion, ils présenteront la feuille de route pour la suite des choses, qui comprend notamment une future mise à jour pour la version 8 d’Odoo/OpenERP.

Programme de la démo

  • Installation des nouveaux modules de la paie (en cours de révision).
  • Définition des règles précises pour chaque employé ou catégorie d’employés: création du contrat contenant un ou plusieurs « emplois », des taux horaires, des cotisations sociales ou professionnelles, un salaire annuel, etc.
  • Ajout de feuille(s) de temps selon les tâches prévues au contrat
  • Calcul et création automatique d’une fiche de paie: on définit la période, on appuie sur un bouton et le logiciel se charge du reste en fonction des paramètres enregistrés, incluant les bons prélèvements.
  • Présentation du traitement par lot (batch) des fiches de paie.

Il ne reste plus qu’à les vérifier en y intégrant au besoin des corrections manuelles, puis à les valider et à les imprimer. En arrière, toutes les écritures comptables sont créées et sauvegardées automatiquement.

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